Bonjour à tous, voici mon premier chapitre. Profitez bien de votre lecture !
Dorea boucla sa malle après avoir passé en revue toutes les affaires dont elle avait besoin. La chambre était vide et la jeune fille fit un dernier tour d'horizon avant de sortir de la pièce avec ses bagages pour rejoindre son père dans le salon.
Un canapé, recouvert d'un tissu tartan écossais aux couleurs sombres, s'imposait au centre de la pièce face à une petite table basse en bois clair.
Dans le coin de la pièce, un feu ronflait dans l'âtre de la cheminée, éclairant le salon, où la lumière du jour baissait peu à peu.
Derrière le canapé, un buffet en bois de chêne menai à la baie vitrée où l'on pouvait apercevoir la mer et les côtes de craie blanche.
Goderic, qui lisait tranquillement, se tourna vers la jeune fille.
- Papa, je vais faire un tour, annonça Dorea.
Elle sortit de la maison et se dirigea vers le bord d'une falaise, humant l'air marin.
Elle entreprit de descendre les rochers pour rejoindre son endroit préféré. De là, elle avait une vue extraordinaire. Elle s'y installa et profita de ce dernier instant de quiétude.
Le soleil se couchait progressivement et donna un éclair orangé sur la chevelure acajou de la jeune fille.
Dorea ferma les yeux tentant d'écouter les vagues. Ce bruit régulier l'apaisait et petit à petit c'était comme si tous ses problèmes s'envolaient.
Au bout de quelques minutes, qui lui avait semblé une éternité, des pas se firent entendre et bientôt une voix rauque l'arracha de sa contemplation.
- Je me doutais que tu serais là, Dorea.
L'adolescente fit volte-face et leva les yeux dix mètres plus haut pour apercevoir le professeur Dumbledore.
De son éternel habit bleu fumée, Albus Dumbledore arborait des lunettes en demi-lune cachant ses yeux d'une couleur électrique. Son nez aquilin, qui avait l'air d'avoir été cassé des années auparavant, lui donnait un air mutin.
Dorea se leva et remonta les falaises pour rejoindre le directeur de Poudlard.
- Bonjour professeur, dit-elle toute essoufflée.
- Bonjour Dorea, je suis ravie de te revoir, lui répondit-il dans un demi-sourire.
Ils se dirigèrent vers la maison et y entrèrent pour rejoindre Goderic dans le salon.
Celui-ci se leva, surpris par l'arrivée du nouveau venu.
- Professeur Dumbledore, nous ne vous attendions pas si tôt.
- Cher Goderic, veuillez m'excuser de mon intrusion mais j'ai quelques affaires à mettre au point avec Dorea, annonça Dumbledore.
L'auror invita Dumbledore à s'assoir et lui servit un verre de wiskhy pur feu. Le mage remercia Goderic, but une gorgée du liquide ambré puis posa son verre dans un geste mesuré.
- Cher Goderic, savez-vous le motif de ma venue ? demanda le directeur.
- Les rumeurs sur le retour de Voldemort, devina Goderic.
- C'est exact, affirma Dumbledore. Voldemort est de bien de retour et je viens chercher Dorea pour qu'elle puisse intégrer Poudlard, comme le spécifie notre accord.
- Oui, bien sûr, pour sa propre sécurité, dit Goderic d'un ton désabusé.
- J'aimerai, continua le professeur, dans plus totale confidentialité, que vous sachiez qu'un groupe de sorciers et sorcières se sont réunis depuis le début de l'été pour combattre Voldemort et ses partisans. Ceci, se nomme l'Ordre du Phénix Godéric, et il se base à Londres. C'est là que j'emmène Dorea ce soir.
Dorea et Goderic partagèrent un regard sceptique. Dorea n'avait pas prêter d'importance à la fin de la lettre du professeur, mais en réfléchissant, il était bien question du fameux quartier générale de l'Ordre.
- Bien, répondit Goderic. Et ce que Dorea en fera partie ? demanda le père en jetant un coup d'œil à sa fille.
- Non, il est bien évident qu'elle n'a pas assez de connaissance en matière de défense pour en faire partie, Mais … j'aimerai que vous, Goderic, en fassiez partie, fit le vieil homme d'un ton sans réplique.
Un silence de quelques secondes pesa sur la pièce.
- Je ne peux pas professeur, il y aurait un conflit d'intérêt avec mes affaires, dit Goderic dans un souffle.
- Je le conçois mais je vous conseille d'en discuter avec Kingsley Shakelbolt.
Goderic leva la tête surpris et avant qu'il ne répondît quoique ce soit, Dumbledore se tourna vers Dorea.-
- Dorea, j'aimerai que tu saches qu'après toutes ces années ton retour parmi la communauté sorcière ne sera pas facile, annonça le mage.
- Oui, j'en suis consciente, assura la jeune fille.
- Il faut que tu saches, qu'à part moi et ton père, personne ne connait ton existence. James et Lily, ton confié à mes soins pour des raisons de sécurité, expliqua le professeur.
- Oui, ils savaient qu'ils étaient condamnés, continua Doréa résolue.
C'était ce qu'on lui avait répété depuis des années, mais ce qu'elle n'a jamais compris c'était pourquoi Harry était resté avec James et Lily, ses parents. La jeune adolescente avait posé plusieurs fois la question au professeur ou même à son père. Mais la réponse était toujours la même : « Tu le sauras en temps voulu, tu n'es pas assez mature pour accepter la réponse à cette question. » Et la discussion s'arrêtait toujours à ce moment-là.
- Aujourd'hui, elle ne voulait pas poser de questions, car depuis un certain temps, elle voulait trouvait la réponse toute seule.
- J'aimerai te signaler Dorea, que dés que tu rentreras à Poudlard, ton existence ne sera plus inconnue, même auprès de certains partisans de Voldemort. J'aimerais que tu fasses très attention à ta sécurité.
Dorea opina de la tête, se demandant pourquoi elle devrait faire attention à sa sécurité dans un lieu comme Poudlard.
Comprenant le cheminement des réflexions de la jeune fille, le professeur Dumbledore insista.
- Dorea, il ne s'agira pas d'utiliser ton potentiel comme bon te semble. Personne ne doit savoir que tu contrôle par la pensée tout ce qui est consistant dans ce monde.
- Mais, je ne suis pas certain qu'elle puisse le contrôler, contra Goderic.
- Je lui donnerai des cours justement pour pouvoir développer et contrôler ce … pouvoir, termina le directeur hésitant.
La jeune fille contempla son père. Depuis quelques jours, ses traits étaient tirés suite aux nuits blanches qu'il avait passées au ministère mais aussi à l'insomnie. Il était si inquiet pour elle, qu'elle en venait à se demander comment allait-il pouvoir vivre après son départ. Peut-être passerait il encore plus de temps au travail … si cela était encore possible.
- Bien, je finirais sur une note désagréable ma chère Dorea, reprit le professeur Dumbledore.
- Je vous écoute, dit la jeune fille toute ouïe.
- Ce sera une nouvelle assez surprenante, voir même choquante pour Harry et il faudra lui laissait le temps pour …
- Digérer la nouvelle, termina la jeune fille quelque peu désabusé.
- Oui, mais soit en certaine, ma chère Dorea, Harry est un garçon formidable et il s'y fera, assura le professeur Dumbledore. Bien, ci tout ceci est clair pour toi, je crois qu'il est temps d'y aller. Tes bagages sont-ils prêt ?
- Oui, ils sont dans l'entrée.
Le professeur Dumbledore se tourna vers l'entrée en question et d'un coup de baguette, les bagages disparurent.
- Je t'attends dehors, annonça le professeur.
Puis il sortit de la pièce laissant seul le père et la fille. Tous deux se levèrent et Goderic prit l'adolescente dans ses bras.
- Je t'écrirai tous les jours, lui dit-il d'une voix émue.
Dorea s'écarta de lui et l'homme pu voir dans les yeux vert émeraude de sa fille une terrible tristesse. Elle ne pleurait pas, elle ne pleurait jamais, mais son regard disait tout.
- N'oublie pas Dorea, tu es quelqu'un de fort. Quoiqu'il arrive, tu seras toujours forte. Ne te laisse pas impressionner. Tu es une grande sorcière Dorea Potter, une grande sorcière, répéta-t-il.
La jeune fille, qui commençait avoir la gorge serrée, baissa les yeux.
- Et surtout, Dorea Potter, continua son père, n'oublie jamais que seul le véritable amour sauve tout.
Dorea acquiesça et tous deux sortirent de la maison rejoindre le professeur Dumbledore. La jeune fille se dirigea vers son mentor qui lui tendait son avant-bras.
- Je vous confis la prunelle de mes yeux professeur, dit Goderic dans une dernière recommandation.
- Ne vous inquiétez pas, elle sera bien entourée, promis le mage.
Puis tout à coup Dorea sentit une décharge et vit son père disparaître. Elle eut la sensation qu'un étau se resserrait autour d'elle, l'empêchant de respirer puis petit à petit elle eut un goût de métal dans la gorge.
Ils transplanaient vers le 12 Square Grimmaud à Londres.
N'hésitez pas à laisser une review, j'aimerai savoir ce que vous pensez de ce début.
A la semaine prochaine !
RouliaClp91
