Bonsoir tout le monde.
Note 1 : Me revoilà avec le premier chapitre de cette fiction, qui est assez long je dois vous avouer. Il fait pages 14 Word. J'ai voulu le couper, mais je me suis dit que vous préfériez avoir un bon long chapitre pour bien entamer cette nouvelle fiction. Alors je suis en plein dans l'écriture du troisième chapitre, mais le deuxième n'est pas corrigé, donc vous allez attendre pour l'avoir.
Note 2 : J'ai été très contente de voir que ma nouvelle fiction a plu à certains d'entre vous, alors je remercie tous ceux qui m'ont mit dans leur followers et favoris et bien sûr ceux qui m'ont laissé des review, auxquelles j'ai bien pris soin de répondre:).
Note 3 : J'ai oublié de vous préciser que cette fiction est du genre fantastique, romance, un peu de drame. Enfin vous verrez bien. Ah, et vous le savez depuis le prologue qu'il y aura de la magie:P. Bon je ne sais pas quel sera mon rythme de parution, mais ce sera sûrement pas moins d'un chapitre toutes les semaines.
RAR :
- Elendil : Contente que le prologue t'ait plu. J'espère que cette suite te plaira autant.
Je m'excuse pour les fautes restantes et je vous dis bonne lecture.
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Notre Union
Chapitre 1
L'An 1568
Au Royaume d'Écosse
Des bruits de fers s'élevaient dans l'air dans l'une des cours extérieures du palais. Ces bruits provenaient de deux personnes qui croisaient le fer, avec dextérité, parées de vêtements blancs, qui recouvraient tout leur corps. Un voile tout aussi blanc cachait leur visage, laissant parfois apparaître un bout de leur visage lorsqu'ils se mouvaient avec agilité dans leur joute.
Le combat avait débuté depuis un bon moment. Les deux combattants, qui étaient deux hommes se portaient, avec acharnement, des coups d'épée quand même bien dangereux. Les coups pleuvaient, cela allait d'un simple coup de pointe au coup de pommeau(1). Mais l'épée n'était pas leur seul moyen de défense, parfois ils s'adressaient des coups de pieds, tentant de blesser l'autre vers la partie basse de leur corps pour qu'il cède ou perde l'avantage.
Alors que le plus haut des deux réussit à effectuer un saisissement avant croisé, lorsque sa lame rencontra celle de son opposé, il effectua une forte pression sur la lame de son adversaire. Après quoi, il réalisa une subite rotation vers le haut de son pommeau afin de frapper son opposant avec. Mais ce dernier avait analysé l'attaque et avait donc relâché son épée, avant de se baisser pour porter un coup de pied puissant en plein dans l'abdomen de son assaillant qui tomba à genoux, le souffle coupé par le geste. Il relâcha alors son épée, lorsqu'il sentit la pointe de celle de son adversaire à la base de son cou. En relevant la tête, il rencontra le regard vert vainqueur de son opposant, avec un brin de moquerie.
- Tu m'as encore gagné, souffla l'homme.
- Je te gagne toujours. Mais j'appuie que tu m'as donné du fil à retorde aujourd'hui, s'exclama l'autre homme en enlevant son voile, pour laisser apparaître un magnifique visage de jeune homme.
- Il ne m'est plus obligé de te donner de cours. Tu te défends très bien désormais, cher prince, sourit l'homme en appuyant sur les deux derniers mots.
- Ne m'appelle pas comme cela, grogna le fameux prince.
- Je te taquine Harry, dit l'homme en se relevant. Mais tu es réellement doué, maintenant.
- Merci, Sirius, sourit le plus jeune.
Fils du Roi James et de la Reine Lily, Harry était le prince du Royaume d'Écosse. Et dans quelques jours, celui-ci atteindrait enfin ses dix-huit printemps(2), à sa plus grande joie.
Harry, comme ses parents, était très apprécié du peuple, de par sa gentillesse et sa bonté d'âme. Le peuple était fier de leur prince, futur Roi de leur royaume, car il savait que lorsque le fils hériterait du trône, il régnerait aussi bien que ses géniteurs. Certains disaient même, qu'il régnerait encore mieux que ses parents.
Harry était aussi un jeune homme magnifique, dont la beauté en émerveillait certains ou le faisait jalouser par d'autres. Elle était telle que le peuple, lorsqu'il le voyait, n'osait même pas regarder leur prince, par respect, au grand dam parfois du jeune prince qui voulait être vu de son peuple comme une personne un tant soit peu normale. Chaque fois qu'il vagabondait dans les rues de la ville, les habitants et tous les commerçants, se prosternaient devant lui, restant à genoux jusqu'à ce que celui-ci soit assez loin pour qu'ils se relèvent. Parfois, le prince trouvait cela dérangeant, mais son statut faisait qu'il devait recevoir le respect de tout les habitants du royaume. Ce ce fait, avec le temps il s' était fait une raison.
Cependant, certaines personnes, comme les conseillers du Roi par exemple, ne se gênaient nullement, lorsqu'ils venaient au palais lors de réunions ou même de bals. Ils lorgnaient leur jeune prince, de manière parfois bien trop suggestive, il est vrai qu'il était tout bonnement magnifique. Par ailleurs, il n'y avait pas seulement les conseillers, mais aussi les chefs de villages, élus par le Roi pour garder l'équilibre de chaque village qui composait son grand royaume, qui se donnaient à cœur joie pour mirer leur beau prince. Certains même, en secret le convoitaient soit pour eux-mêmes soit pour un fils ou une fille.
Beau, voire même magnifique, n'étaient pas des termes assez adéquates pour le définir. Étant jeune, il avait un corps assez fin et svelte, mais très bien proportionné. Il n'était pas très grand, il était dans la moyenne, mais cela ne le dérangeait aucunement, même-si certaines de ces connaissances le taquinaient souvent sur cet aspect-là. Son visage était pourvu d'un petit nez en trompette, de pommettes hautes et saillantes, d'une bouche quelque peu pulpeuse et bien rosée, et enfin de magnifiques yeux d'un pur vert émeraude. Ils étaient même bien plus verts que ceux de sa mère qui était connue, autrefois, pour posséder le plus beau regard vert. Aujourd'hui, c'était lui qui était connu pour ses beaux yeux verts émeraudes autant que pour sa beauté.
Néanmoins le Roi n'était pas dupe. Il savait parfaitement que la beauté de son fils faisait tourner beaucoup de têtes, et ce, surtout chez de nombreux hommes, alors il faisait bien en sorte que son fils soit en sécurité.
Comme depuis plus d'un an, le prince s'entraînait donc avec le Chef de la garde royale(3), qui était aussi le meilleur ami de son père, et accessoirement son parrain. Sirius Black. Un homme fort et intelligent, très respecté, de par son statut, mais indubitablement pour sa droiture.
Sirius Black était l'un des descendants de la très noble famille des Black, dont certains, comme les parents de Sirius, son frère et d'autres, n'aimant pas la vie au Royaume d'Écosse, avaient migré vers l'Empire d'Angleterre, et qui grâce à leur titre, avaient pu se faire une place au sein de cet Empire. Sirius, avec seulement une cousine et sa famille, était resté au royaume, par choix. Pour lui, sa vie était ici, et non ailleurs, et sûrement pas dans l'Empire d'Angleterre. Et puis s'était ici que les personnes auxquelles il tenait le plus vivaient, comme le Roi et son fils, par exemple.
Avant tout, Sirius avait été un combattant dans les rangs de la garde royale de son Roi, puis au fil du temps, en prouvant sa bravoure, le Roi James, l'avait nommé Chef de son armée, à son plus grand honneur, mais au grand désespoir de certains qui convoitaient le grade. Certains disaient même que c'était parce qu'il était un bon ami du Roi, que celui-ci l'avait nommé Chef. Question de privilège, disaient-ils. Mais le Roi leur avait tous bien fait comprendre que malgré sa profonde amitié avec l'homme, ce n'était pas grâce à cela qu'il l'avait nommé, mais bien par mérite, et ce bien plus que n'importe qui d'autre. Sirius était un excellent Chef et même ses hommes ne pourraient, désormais, dire le contraire.
Bien que Sirius fusse bel homme et, de surcroît, un très bon parti, il n'était uni à personne. A vrai dire, il ne le voulait pas encore. Ce qu'il désirait c'était encore profiter de sa liberté pour s'adonner, comme tout homme libre, au plaisir de la chair, aussi bien avec les femmes ou les hommes, notant une certaine préférence pour la gent masculine.
Le Royaume d'Écosse, comme bien d'autres, tel que l'Empire d'Angleterre, acceptaient les unions du même genre, ce qui n'était pas le cas dans certains pays des autres continents où cela était même interdit, sous peine de mort. Alors ce n'était pas étonnant de voir des couples de même genre se promener dans les différentes rues du royaume.
L'inconvénient était que pour ces couples, qu'il ne pouvait engendrer. Il n'y avait à ce jour encore aucune potion qui le permettait. Alors certains couples adoptaient des enfants, dont les parents étaient morts de maladie ou lorsque certains villages se faisaient la guerre pour apposer leur pouvoir sur l'autre, au grand désarroi du Roi qui ne comprenait pas pourquoi certains de ces Chefs du village ne s'entendaient pas. À cause de leur animosité, ils se faisaient souvent la guerre, et cela portait préjudice aux villageois qui se retrouvaient victimes des attaques. Cependant les sorciers qui habitaient au royaume, essayaient grâce à leur connaissance et pouvoir, depuis des siècles de mettre au point une potion de fertilité, pour les hommes plus généralement. En effet, la majorité des unions du même genre était des hommes. En revanche, certains hommes n'avaient besoin d'aucune potion pour engendrer. Ces hommes étaient tout simplement des Atlas, soit des porteurs. Il en existait même dans les pays où les couples du même genre étaient inacceptables, alors ceux-là migraient dans les pays où ils auraient plus de chances de rester en vie et vivre pleinement leur différence sans danger. Et les hommes Atlas étaient extrêmement convoités, surtout par les hommes de la haute noblesse ou même des Rois et des Empereurs.
Harry, le prince, en était un. Ce dernier le savait et bien qu'il en fut fort surpris, s'y était rapidement habitué. Et peu de personnes le savaient. En fait, seuls ses parents, bien évidemment, son parrain et un autre ami de son père qui était un sorcier et conseiller du Roi, du nom de Remus Lupin, étaient au courant. Et à la demande de son père, Harry devrait garder le secret encore longtemps. Et grâce à Remus, la marque d'Harry avait été caché par un sortilège qui disparaîtrait le jour où Harry s'unirait.
Aujourd'hui, comme bien d'autres avant, Harry et Sirius s'étaient entraînés, bien que Sirius sût que son filleul n'avait plus besoin d'entraînement, car ce dernier avait beaucoup acquis en seulement une année. Il fallait dire que Harry avait cette soif d'apprendre, tant en combat qu'en magie magie qu'il se faisait enseigner depuis ses quinze printemps.
Tout le monde, qu'il s'agisse du royaume ou de l'extérieur, ne pratiquait pas la magie. La magie choisissait elle-même ceux seraient aptes à la manier. Elle les choisissait donc sur deux critères extrêmement importants. Il fallait donc posséder un corps sain et un esprit puissant. Un corps sain pour la canaliser sans porter préjudice au sorcier mais aussi un esprit fort pour maîtriser son utilisation. Cette maîtrise s'obtenait en cheminant avant tout sur la voie de confiance en soi. Une fois l'esprit confiant, il fallait le nourrir et l'entraîner pour le fortifier. Les personnes choisies qui parvenaient à acquérir la connaissance de l'esprit, tout en arrivant à axer leurs pensées, sentiments, influences et volontés, avant vers une destinée qui leur procurait un bien-être tangible.
Cependant, la puissance de l'esprit était telle qu'il fallait en apprendre l'usage, afin de ne pas en subir de conséquences néfastes. Et malheureusement, le cœur des hommes étant facilement corruptible, le pouvoir pouvait avoir de lourdes conséquences en de mauvaises mains. C'était pour cela que, lorsqu'une personne se faisait choisir par la magie, elle devait apprendre, en premier lieu, à travailler sa confiance en elle, car une fois la magie en elle, elle devait faire en sorte d'être confiant afin de l'utiliser le plus possible et ce toujours à bon escient.
La magie était ancrée tout autour d'eux, alors lorsqu'un simple homme voyait des êtres vivants tels que des fées, des elfes, et d'autres créatures venant du milieu de la magie, dans des endroits du royaume, il n'en était point surpris. Certains étaient émerveillés et d'autres encore manifestaient un enthousiasme bien trop grand les créatures magiques, et finissaient parfois fous, à cause de ce besoin malsain de les posséder. Toutefois les lois étaient là pour les arrêter. L'une d'entre elles, interdisait tout homme de porter préjudice à des êtres issus de la magie, au risque de se retrouver emprisonné dans la Tour Sanglante, la prison du royaume. Et selon le degré du préjudice, cela pouvait même monter jusqu'à la peine de mort, par pendaison, à la vue du peuple.
Cette loi était une parmi tant d'autres, à être similaire à celle de l'Empire d'Angleterre, où la magie était une ressource d'une très grande importance, toute aussi importante que l'eau.
Le Roi James, ne plaisantait pas là-dessus. Tous ceux qui bravaient les lois, étaient punis. Même si c'était un de ses proches. Les lois s'appliquaient à tous, sans exception.
Harry, comme bien d'autres, avait la chance d'avoir été nommé par la magie pour devenir un sorcier, car il présentait toutes les caractéristiques pour pouvoir posséder et manier la magie. Actuellement, il n'était qu'un sorcier de Premier Ordre, car il était encore novice en la matière, même-ci cela faisait bien trois années qu'il était désormais sorcier.
Il existait trois catégories de sorcier, nommés ainsi Premier, Second et Troisième Ordre. Ces trois ordres se différenciaient grâce à la source de pouvoir de magie qu'un sorcier possédait en son lui, mais aussi à l'étendue de son savoir et de sa connaissance sur la magie qu'il acquierait au cours de sa vie.
On distinguait ces trois ordres grâce à un symbole, et sa couleur marquait sur l'épaule, qui ressemblait à un oiseau(4). Jaune pour le Premier Ordre, bleu pour le Second et rouge pour le Troisième. Mais au cours de sa vie, un sorcier pouvait augmenter sa puissance et acquérir plus de savoir, alors à ce moment-là le symbole se colorait de lui-même dans la couleur du ordre suivant.
Et c'était ce qu' Harry aimerait plus tard. Son symbole était jaune, et il envisageait que celui-ci se colore au moins en bleu, l'élevant ainsi au rang de Second Ordre. Mais pour l'instant, il avait encore du chemin à faire. Mais il n'était pas inquiet, l'homme qui lui enseignait la magie était revenu au royaume, après un voyage diplomatique à la demande du Roi. Cet homme n'était autre que Remus Lupin, sorcier de Troisième Ordre.
Remus, comme Sirius, était un ami proche du Roi. Il était son conseiller et le sorcier en qui le Roi James avait le plus confiance. Il était orphelin de ses deux parents, alors seul, il avait survécu tant bien que mal dans de nombreux villages, jusqu'au jour où il devint un sorcier.
Il ne remercierait jamais assez la magie de lui avoir accordé cela, car depuis qu'il était un sorcier sa vie avait radicalement changé, le mettant au rang des personnes les plus influentes et importantes du royaume comme tout bon sorcier. Au cours de sa vie, il avait alors rencontré le Roi qui l'avait accepté dans son cercle d'intimité, puis Sirius Black avec lequel sa relation était quelque peu confuse et chaotique.
Harry avait quand même bien de la chance d'avoir Remus pour enseignant, car il savait qu'avec lui il deviendrait un excellent sorcier.
Alors que les deux hommes se faisaient encore face, l'un des hommes de Sirius vint les déranger.
- Chef, veuillez m'excuser de ce dérangement, mais le Roi vous demande, dit l'homme en s'inclinant, car le prince était présent.
- Très bien ! Nous avions fini de toute façon, dit Sirius. Tu peux y aller, finit-il en faisait un geste de la main.
L'homme s'en alla, après une dernière révérence envers son prince.
- Que vas-tu faire ?, demanda Sirius à Harry.
- Prendre un bain, sourit le prince. Après j'irais sûrement voir si Remus est bien rentré.
- Remus ?
- Oui. Père m'a dit qu'il rentrait aujourd'hui. J'en conviens que tu n'étais pas au courant, dit Harry en voyant la visage de son parrain exprimer sa surprise.
- Et bien non. Ton père ne m'en avait pas fait part.
- Pourquoi ne t'entends-tu pas avec Remus ? Demanda le prince. C'est un brave homme, que je respecte beaucoup d'ailleurs.
- Je ne le déteste pas si c'est cela que tu penses. Mais je n'arrive pas à me montrer aimable avec lui et je ne saurais pas de te dire pourquoi.
- Je vois. C'est bien dommage. Mais ma foi, peut-être qu'un jour vous arriverez à vous entendre, même à devenir bon ami.
- Peut-être. Bien, je dois m'éclipser, sinon ton père risque de me tomber dessus si je le fais trop attendre, grimaça le plus âgé.
- Oui, tu devrais, rit Harry.
Une fois que Sirius l'eut laissé, il s'en alla lui aussi par un autre chemin qui le menait à ses appartements.
Marchant dans le long corridor ouvert sur l'un des jardins du palais, Harry se faisait saluer par toutes les personnes qu'il rencontrait sur son passage. Tous, s'inclinaient devant lui et lorsqu'il les dépassait après qu'il leur ait rendu leur salut, ils pouvaient reprendre leur route.
Il arriva bien vite à l'escalier qui le mènerait à l'étage, là où se trouvait ses appartements. D'ailleurs en arrivant devant ceux-ci, il vit sa mère en sortir, avant qu'elle ne s'arrête, lorsqu'elle le vit à son tour.
- Mère ! S'exclama Harry. Que faisiez-vous dans mes appartements ?
- J'étais simplement venu voir si tu y étais. J'avais eu dans l'espoir de passer un peu de temps avec toi.
- Oh ! J'étais dans la cours à m'entraîner avec Sirius.
- Je vois cela, lui sourit sa mère en voyant la tenu de son fils.
- Mais je pourrais passer le reste du temps avec vous mère, il faut juste que je me nettoie. Je ne suis pas très présentable.
- Oui. Je te laisse alors faire tes ablutions et tu me retrouveras dans le jardin principal.
- Très bien, acquiesça le fils.
- Bien, fit sa mère avant de s'en aller.
Tranquillement, Harry entra dans ses appartements, pour ensuite se diriger vers son armurerie pour y déposer son épée.
Tout en s'étirant, détendant ainsi ses muscles, il se dirigea vers sa salle d'eau dans laquelle il y avait un grand bassin fait d'une belle mosaïque bleu, composé d'un magnifique pommeau de douche qui représentait une sirène ayant les yeux fermés et la bouche ouverte, semblant chanter, où l'eau s'écoulait, remplissant ainsi le bassin.
Avançant dans sa belle salle d'eau, il entreprit de se dévêtir délicatement, enlevant avec des gestes lents ses vêtements de combat qui se composait d'un chandail simple et un pantalon bouffant en soie, tous deux de couleur blanche.
Une fois nu, il trempa d'abord le bout de ses pieds, puis se mouilla la nuque, avant d'entrer complètement dans son bassin où une eau tiède l'accueillit chaleureusement.
Comme il aimait souvent le faire, il plongea sa tête un petit moment sous l'eau, avant de remonter à la surface et se caler contre son bassin pour se laisser aller, mais pas trop longtemps aujourd'hui, car il devait rejoindre sa mère.
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Sirius arriva dans une grande salle où trônait une grande table avec à son bout le Roi James, en compagnie d'un homme qu'il reconnut très bien comme étant Remus Lupin.
Cette salle servait aux réunions données par le Roi avec ses conseillers et les Chef des villages, qui se déroulaient au moins deux fois par mois.
Lorsque le Roi vit son ami entrer dans la salle et s'approcher de lui, il l'accueillit avec un grand sourire, sourire qui lui fut rendu par son Chef de garde royal, avant qu'ils ne reprennent tous deux leur sérieux.
- James !, salua Sirius.
- Sirius, salua en retour le Roi.
- Bonjour Sirius, s'exprima Remus, jusque là, resté silencieux.
- Humf, Bonjour Lupin, salua poliment le Chef, ne relevant pas la familiarité de ce dernier à son encontre. Pourquoi m'as-tu fait demander, James ?
- Je dois te faire part de choses très importantes, lui dit James.
- Tu m'as l'air bien sérieux tout d'un coup.
- Je le suis, car ce que je vais t'apprendre est extrêmement important et délicat.
- Je t'écoute, fit Sirius portant tout attention à son Roi.
- Si Remus était parti quelque temps du palais, c'est parce que je lui ai demandé d'aller s'enquérir auprès de tous les villages pour savoir pourquoi, depuis des années, nous ne recevons plus de jeunes hommes pour entrer dans les rangs de la garde royale. Et d'après Remus, c'est parce que la plupart préféraient s'accommoder d'une activité à moins haut risque.
- Oh, je vois. C'est pour cela, chaque année que de moins en moins d'hommes viennent se présenter à moi. A vrai dire, je me posais aussi la question.
- Je me suis alors rendu compte que mon armée, avec le temps, n'était plus aussi puissante qu'elle l'avait été par le passé. Je n'ai pas moins de mille hommes et cela est bien trop peu. Mes conseillers, m'ont en fait la remarque à plusieurs reprises lors des réunions.
- Bien, mais après ? Que comptes-tu faire ? Tu ne vas pas obliger les jeunes hommes des villages à entrer dans les rangs.
- Non bien sûr que non. Nous avons toujours donné le choix à tous d'entrer ou non dans l'armée.
- Et en les obligeants, ce serait contre ce principe inscrit dans nos lois depuis des siècles, rajouta Remus.
- Cela est exacte. Cependant c'est un problème. Si cela continue, le royaume sera bien trop affaiblie et cela donnera une chance à mes ennemis, et même à de nouvelles menaces, à nous déclarer la guerre. Je ne peux pas me permettre d'entrer en conflit, surtout maintenant.
- Il faut d'abord que tes ennemis sachent ce problème, fit Sirius.
- Oh, tu sais Sirius, beaucoup de gens parlent, notamment certains de mes conseillers, alors je ne serais pas étonné si mes ennemis savaient que mon armée est faible.
- Combien de fois aussi t'ai-je suggéré de bien choisir tes conseillers et même tes chefs de villages. Certains mériteraient la potence, dit Sirius en grognant.
- Je sais, souffla le Roi. Je réglerais cela bien plus tard, pour l'instant le point important est d'arriver à grossir les rangs de ma garde royale. Et pour cela, j'ai peut-être une idée. Idée qui ne va sûrement pas te plaire, mais elle me semble être applicable.
- Je t'écoute.
- Je vais demander de l'aide à l'Empereur d'Angleterre.
- C'est une plaisanterie, James ? Demanda Sirius choqué.
- Non. Nous savons tous que l'armée de l'Empereur d'Angleterre est la plus puissante et la plus dévastatrice. Au cours de son règne, l'Empereur à gagner d'innombrables batailles et récupérer des terres, même hors du Vieux Continent. Des hommes venus des quatre coins du monde viennent spécialement s'enrôler dans ses rangs. Tu comprends ce que j'essaye de te dire Sirius.
- J'essaye, mais je t'avoue que je ne te comprends pas. Pourquoi demander de l'aide à... lui ? Tu as des alliés qui possèdent une armée tout aussi importante et qui seraient prêts à te porter secours.
- Leur armée n'est pas aussi conséquente que celle de l'Empereur. Les hommes de son armée sont durement entraînés pour faire face à n'importe quel obstacle. Je pense que si je m'allie à lui, je serais bien plus en sécurité et mon royaume sera encore longtemps bien protégé. Et puis, j'aurais enfin un avantage contre mes ennemis, notamment contre le Roi d'Irlande, qui essaye toujours de s'approprier mes terres. Il y a quelques temps de cela, certains villages de l'ouest se sont fait attaquer par des hommes du Roi qui avaient réussi à passer nos frontières, malgré nos barrières protectrices. T'en souviens-tu?
- Oui, évidemment, j'étais d'ailleurs allé afin de voir si aucun débordement de ce genre ne s'était reproduis. Mais sais-tu aussi que l'Empereur n'accepte aucune demande lorsqu'il ne reçoit rien en échange ? Et crois-moi, il est aussi très connu pour être capricieux, ne voulant que les meilleures choses qui l'avantageront dans n'importe quel domaine. Que comptes-tu lui offrir en échange?
Le Roi James resta un moment silencieux face aux dires son ami. Ce dernier avait raison. l'Empereur acceptait de porter assistance à ceux qui le demandait qu'en contrepartie de recevoir quelque chose qui parfois dépassait l'inimaginable.
Mais il avait longuement réfléchi et après s'être informé de quoi l'empereur pouvait manquer, il avait trouvé ce qu'il allait négocier. Et cela n'allait pas plaire à son ami. Tout comme cela ne lui avait pas plu, non plus.
- James ? S'impatienta Sirius.
- J'ai ouï dire que l'Empereur envisageait de s'unir pour engendrer sa descendance, mais qu'il n'avait pas encore trouvé celle ou celui qui s'unira à lui. Alors je vais lui proposer une union entre mon fils et lui.
- Ai-je bien entendu ? Fit Sirius bien trop estomaqué.
- Oui. Et cette décision, je ne l'ai pas prise par gaîté de cœur.
- Il faut que je m'asseye, dit Sirius en s'asseyant, bien trop ahuri par les paroles de son ami.
- Je comprends que tu trouves cette idée incongrue, mais pense que c'est pour le bien du royaume.
- Et pour le bien de ton royaume tu serais prêt à donner fils ?
- Ne le vois pas comme cela, grogna le Roi. Je vais simplement arranger une union entre l'empereur et mon fils. Il se peut que ce dernier refuse.
- Pas si tu lui dis de quoi ton fils est capable, intervint Remus. S'il accepte, Harry pourra lui accorder une descendance.
- Et tout cela pour agrandir ton armée ?
- Pas seulement Sirius. J'assure la sécurité de mon royaume. Harry est un excellent compromis. Nous pourrons enfin envisager une vraie possibilité d'unification entre nos pays et peut-être même alléger certaines de nos règles inscrites dans notre entente, comme ouvrir le plus souvent possible nos frontières communes.
- L'ouvrir une fois tous les deux mois, est amplement suffisant. Cela nous évite bien des problèmes.
- Sûrement, mais j'ai déjà pris ma décision. Je voulais que tous deux vous le sachiez avant tous. Même ma Reine ne le sait pas encore, souffla le Roi.
- Et Harry non plus. Il risque de mal le prendre.
- C'est possible, mais il fera ce que je lui demande. Je ne lui donnerais aucun choix.
- Honnêtement, James, je ne te comprends pas. Tu pouvais trouver une solution moins drastique.
- Les mariages arrangés sont monnaies courantes en termes de diplomatie, lui dit Remus.
- Pourquoi n'es-tu pas autant ébranlé que moi ?
- Parce que je suis de l'avis de James. Et tu devrais l'être.
- Oh, ne me dis pas comment je devrais être, grogna le chef. Je n'aime pas spécialement l'Empereur même si j'avoue qu'il dirige excellemment bien son Empire. Mais de me dire que mon filleul s'unira à lui, je n'apprécie guère cela. C'est mon point de vue.
- Et je l'accepte, dit James. Mais je ne reviendrais pas sur ma parole. J'ai déjà envoyé une missive à l'Empereur qui la recevra demain, si le messager arrive sans heurts aux portes de la frontière.
- Alors, tu n'as plus qu'à aller prévenir notre Reine que tu as décidé d'unir son fils sans même avoir pris la peine de lui demander son avis et à ton fils, qui bientôt, se retrouvera enchaîné, dit simplement Sirius en se levant pour s'en aller sans un regard en arrière, sous les yeux douloureux du Roi, qui comprenait la réticence de son ami.
- Crois-tu vraiment que j'ai bien fait Remus ?
- Honnêtement. Oui, répondit ce dernier.
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Un peu plus tard, dans le jardin principal du palais.
Dans le jardin principal du palais, la Reine Lily se promenait à travers les nombreuses rangées de tous types de fleurs, en compagnie de son fils, avec, en retrait, deux gardes rapprochés du Roi.
La Reine Lily aimait passer ces petits moments avec son fils unique, qui grandissait à vue d'œil devenant un magnifique jeune homme. Comme bien des autres, elle était consciente que son fils détenait une beauté à couper le souffle. Et comme toute mère, elle essayait par tous les moyens de le protéger des mauvaises personnes qui osaient lui jeter des regards suggestifs qui étaient au-delà de l'irrespect, alors qu'il était leur prince.
Elle désirait encore protéger la vertu et l'innocence de son fils, mais elle savait que les dix-huit printemps de son fils qui arrivaient à grand pas, annonçaient enfin les nouvelles responsabilités qu'il aurait et qu'il était même prêt à se marier. Nombre de demandes étaient déjà arrivés au palais pour cela. Certaines demandes venaient des pays alliés ou mêmes des pays qui souhaitaient s'allier à leur royaume par une union du prince avec leur propre héritier ou héritière. Mais la Reine, ne se sentait vraiment pas encore prête à laisser son fils s'unir à une quelconque personne pour le moment. Pour elle, il était fort jeune, il avait encore un peu de temps pour cela. Et puis, elle voulait avant tout que son fils ait le choix de celui ou celle avec qui il s'unirait pour le restant de sa vie.
Toujours en silence, ils marchèrent le longs des petits chemins du jardin, s'émerveillant encore et toujours de la beauté du lieu, avant de s'approcher de la grande fontaine qui ornait le centre du jardin. Au centre de la fontaine, il y avait une grande statue qui représentait la déesse de la sagesse, Athéna.
Doucement, la Reine s'avança vers les rebords de la fontaine pour s'y asseoir, tout en faisant signe à son fils de faire de même.
- Tu fêtes bientôt tes dix-huit printemps. Que le temps passe vite. J'ai encore l'impression que c'était hier que je te donnais la vie, dit sa mère les yeux rivés sur l'eau de la fontaine.
- Oui, dans six jours exactement. C'est vrai que le temps passe vite. Je deviens un homme.
- Oui, souffla la Reine en migrant son regard vers sa progéniture.
- Mais j'ai encore tant à apprendre, dit le prince.
- C'est exact. J'ai ouï dire par Remus, ce matin même, que tu lui as demandé de t'enseigner la magie à un niveau plus élevé.
- Oui. J'aimerais m'élever au Second Ordre et plus tard j'envisagerais de m'élever jusqu'au Troisième. Ce serait une bonne chose si je devenais un sorcier accompli avant que je ne monte sur le trône.
- Oui, sans aucun doute, lui sourit sa mère. Mais ton père n'est pas encore prêt à te céder le trône. Il est encore en pleine forme pour régner, sourit la Reine.
- Oui, c'est vrai. C'est un très bon Roi. Je lui accorde encore quelques années, rit doucement le prince à sa plaisanterie.
- Votre majesté, les interrompit un garde qui fit une révérence, tête baissée près de la Reine qui le regarda, surprise de son intervention.
- Qui y a-t-il ?
- Le Roi demande après vous.
- Oh ! Eh bien je ne vais pas le faire attendre, dit-elle en se levant, tout en époussetant sa belle robe d'un beau bleu pastel, ornée de paillettes grises sur la traîne. Harry que fais-tu ?
- Je vais encore rester un moment ici, mère.
- Bien. Vous, dit-elle en désignant les deux gardes qui les avaient suivi depuis le début. Je veux que vous restiez avec le prince.
- Oui, majesté, dirent-ils à l'unisson, en s'inclinant.
- Ne restes pas trop longtemps, s'exclama-t-elle pour finir, à l'intention de son fils.
- Oui, mère.
- Bien. Nous y allons, dit-elle auprès du garde messager.
La Reine partit, laissant son fils profiter encore du beau temps et de l'atmosphère apaisante du jardin principal.
Comme souvent, ce bref moment passé en compagnie de sa mère lui avait fait extrêmement plaisir. Avec son père il n'en passait pas beaucoup à cause de son titre qui demandait beaucoup d'attention. Mais lorsqu'il le pouvait, le Roi ne rejetait jamais un moment avec son fils, allant même parfois l'entraîner lui-même au combat. Harry adorait ces moments-là qu'il privilégiait énormément.
Il ne pouvait pas en vouloir à son père de ne pas être très présent auprès de lui. Après tout, il était Roi. Plus tard, lui aussi le serait et serait tout autant occupé que son père avec la gestion du royaume. Cependant il avait encore du temps avant de monter sur le trône. Et puis, il avait encore tant de choses à apprendre pour apaiser sa soif de connaissance. De plus il ne se sentait pas encore prêt à monter sur le trône.
Laissant, ses doigts jouer avec l'eau fraîche de la fontaine, il ne fit pas attention à des petits points lumineux qui se dirigeaient vers lui. Ce ne fut que lorsque des petits chuchotements et des rires se firent entendre, qu'il daigna y prêter attention, tombant ainsi sur des petites fées des bois.
Harry n'était pas très étonné de les voir ici, à vrai dire celles-ci venaient souvent au palais pour le plaisir et Harry adorait ça. Ces petites créatures étaient tellement mignonnes, qu'à chaque fois qu'il les voyait, il ne pouvait s'empêcher de s'extasier devant elles. C'était d'ailleurs pour cela, qu'il aimait à savoir que la magie qui les entourait tous, permettait aux créatures comme les fées par exemple, d'aller et venir librement d'un village à un autre, ou de venir dans la ville principale où se trouvait le palais.
Les fées qui peuplaient leur royaume, étaient des petites fées ailées avec ailes similaires à celles des papillons et ne mesurant pas plus de dix centimètres. Elles pouvaient voler grâce à la magie présente en elles. Leur rôle était semblable à celui des elfes, elles étaient là pour maintenir l'équilibre entre les êtres pourvus de magie et ceux qui en étaient dépourvus.
Leurs habitations se trouvaient essentiellement dans la grande forêt du royaume. Félindra, la forêt magique du royaume où l'on pouvait rencontrer toutes sortes de créatures aussi inoffensives que dangereuses.
D'ailleurs, Harry avait dans l'idée qu'un jour, peut-être, il pourrait se rendre dans cette forêt qui renfermait tant de chose merveilleuse à son avis. Mais il savait, par Remus, que la forêt pouvait être autant un endroit dangereux qu'anodin.
Doucement, il laissa les fées se poser sur ses deux épaules, avant d'aller leur gratter délicatement la tête, recevant en retour des petits rires de plaisir.
Il resta le reste de son temps à s'amuser avec les petites fées, avant qu'un garde ne lui suggère de rentrer au palais.
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Bien plus tard, dans les appartements du Roi et de la Reine
- Lily, appela le Roi.
La Reine était partie rejoindre son époux qui l'avait attendu dans leur appartement pour parler d'une chose très importante. Mais elle ne s'était pas attendu à ce que son Roi lui révèle qu'il avait décidé d'unir son fils à l'Empereur d'Angleterre, par diplomatie. Elle n'arrivait tout simplement pas à assimiler les paroles de son époux tant elle était abasourdie.
Alors, assise sur l'un des fauteuils, elle regarda l'âtre de leur cheminée d'un regard lointain, même si en réalité, elle se sentit bouillir de colère face à ce que son Roi avait osé entreprendre et sans même l'avoir consulté au préalable.
- Lily, dis-moi quelque chose, je te prie.
- J'essaye de garder ma colère en moi et ne pas me lever pour t'arracher les yeux James, dit la Reine d'une voix froide faisant déglutir le Roi.
Lorsque sa femme était en colère, cela était mauvais, très mauvais. Elle était tellement impressionnante, qu'on n'osait jamais lui adresser la parole dans ces moments-là, évitant ainsi tout confrontation explosive. Sauf que là, James n'avait pas le choix, il allait devoir se confronter à la colère de son épouse, colère qu'il avait lui même provoquer, alors il devait assumer.
- Toi, mieux que quiconque peut comprendre pourquoi j'ai pris cette décision.
- Tu te trompes James, je ne comprends pas pourquoi tu as entrepris une union arrangée avec l'Empereur. N'y avait-il pas d'autres solutions ?
- C'était la meilleure.
- Oh, James as-tu seulement pris le temps de bien réfléchir ? Claqua la voix froide de la Reine.
- Évidemment. Ce n'est pas non plus facile pour moi de proposer une union entre mon fils unique et l'Empereur pour assurer la sécurité du pays. Mais tu savais que tôt ou tard, il y avait une chance que cela puisse arriver. De nos jours, pour préserver nos pays contre de potentielles attaques ennemis, si nous sommes en état de faiblesse, il est monnaie courante de s'allier à un pays qui possède une armée puissante par une union. C'est un très bon compromis.
- Je le conçois bien, mais te rends-tu bien compte de ce que tu es en train de faire ?
- Oui. Mais parfois il faut savoir faire des concessions. Je ne te demande pas de me pardonner, mais seulement de me comprendre. Nous sommes devenu faibles, et si je ne fais rien, le royaume risque de tomber et je ne peux concevoir cela. Ma famille s'est battue à travers les siècles pour assurer la protection de ces terres, et aujourd'hui c'est à moi de le faire. Ma décision est irrévocable, finit de dire le Roi, d'un ton assez ferme.
- Bien. Je ne peux aller à l'encontre de tes directives. Mais ne crois pas que je puisse te pardonner ton geste si facilement. Je te laisse le soin de l'annoncer à ton fils qu'à ses dix-huit printemps il sera uni à un homme qu'il ne connaît même pas.
- Il se peut que l'Empereur refuse l'union et me demande autre chose.
- J'en doute fort, dit la Reine en se levant de son fauteuil, avant de sortir de ses appartements d'une démarche majestueuse, malgré la colère encore bien présente en elle.
Le Roi James, regarda d'un œil triste son épouse sortir de la pièce. Il ne pouvait qu'accepter sa colère. Mais maintenant, il appréhendait la confrontation avec son fils. Il savait que ce dernier, avait le même caractère que sa mère, serait lui aussi en colère contre lui. Mais au point où il en était, il était même prêt à recevoir les foudres d'autres personnes.
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Comme il s'en doutait, la confrontation avec son fils n'avait pas été de tout repos. Harry lui avait presque craché à quel point ce qu'il avait osé faire, était inacceptable. Qu'il serait même prêt à s'enfuir du palais pour ne pas se retrouver enchaîné à un homme qu'il ne connaissait que de réputation.
Harry avait cru et espéré qu'après ses dix-huit printemps, il serait enfin libre dans ses choix. Mais maintenant, le fait de s'unir, ne lui accorderait plus aucune chance de cette liberté tant espérée.
Les appartements du prince avaient été en proie aux cris perçant de colère du prince face à l'affront de son géniteur qui, après sa révélation, était resté silencieux, laissant son fils extérioriser sa colère, son amertume envers lui.
Les paroles de son fils avaient été comme un coup de poignard, s'enfonçant douloureusement dans sa chair. Mais il avait encaissé avec douleur. Après tout, il s'y était attendu. Mais voir son fils les larmes aux yeux, lui crier qu'il ne lui pardonnerait jamais pour sa décision, lui avait donné envie de se jeter par la fenêtre des appartements tant il s'était détesté de voir son fieu(5) dans cet état-là.
Après avoir passé plus d'une heure dans les appartements de son fils, à la demande froide et sans aucune émotion de ce dernier, il était sorti non sans laisser une unique larme coulait sur son visage, lorsqu'il se rendit compte qu'en une journée il s'était mis à dos sa femme, son fils et même son meilleur ami. Mais pourtant il ne comptait pas changer d'avis, surtout que pas plus tard que demain, l'Empereur d'Angleterre, Thomas Marvolo Riddle II recevrait sa demande. Et si celui-ci acceptait, son fils serait uni à lui dans exactement six jours.
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(1) Un pommeau c'est le manche de l'épée, là où l'on pose sa main.
(2) Ici « printemps » ce sera seulement pour qualifier l'âge de quelqu'un. Je trouve que c'est original. Non ?
(3) Garde royale = armée. J'utiliserais les deux termes pour changer
(4) Je me suis inspiré du tatouage qu'ont les personnages du manga Fairy Tail.
(5) Fieu = fils
Voilà, voilà pour ce premier long chapitre. Alors qu'en avez-vous pensé ? Suite ? Pas suite ?
Pauvre Harry qui s'unira avec homme dont il ne connaît pas le jour même de ses dix-huit ans.
Bien, je vais vous laisser et je vous dis merci de m'avoir lu et à la prochaine pour le prochain chapitre qui se portera sur notre cher Empereur Tom.
Laissez une trace de votre passage, c'est toujours bien:).
Review ?
