Coucou ! Voilà un nouvel OS sur la vie de Rosalie. Elle est humaine et elle rencontre les Cullen pour la première fois... Chapitre court, désolée !
« Mon bustier se resserra étroitement autour de ma poitrine qui, sous l'effet, se gonfla par-dessus le vêtement. Lisa, ma bonne à tout faire, m'aidait à me préparer pour le gala du soir. Mes parents prenaient soin de faire de moi une vraie poupée à chaque occasion.
J'enfilai ma belle robe rouge sombre, arrivée de Paris quelques jours plus tôt, cousue à la main, je n'en étais pas peu fière. Avec cette merveille, j'allais une fois de plus attirer le regard rêveur des hommes et le jaloux des femmes.
Car moi, Rosalie Hale, j'étais d'une beauté et d'une splendeur rare, unique, hypnotisante. Je ne cessais de me le répéter mais c'est également ce que j'entendais sur mon passage. C'était ce que mon père me disait tous les matins en me voyant descendre, apprêtée de mes plus beaux vêtements pour faire des ravages. C'était ce que ma mère soupirait de jalousie quand elle me regardait d'un air envieux en train de me maquiller dans la salle de bain.
J'étais une princesse. Les hommes se fichaient bien que j'étais jeune et étourdie. J'avais dix-sept ans, j'étais pleine de vie, ma peau était douce et lisse, j'étais pure et vierge… J'étais celle que toutes auraient voulu être, et je le savais.
Ce soir là encore, je n'eus aucun doute quant à mon succès. Mon père me présenterait fièrement à ses collègues, attirant bien entendu leur attention sur ma stupéfiante beauté. Ce serait comme toujours d'un ennui mortel.
Les autres filles de mon âge me regarderaient avec cet espèce de mépris mélangé avec d'admiration. Elles me haïssaient mais ne pouvaient pas s'empêcher de vouloir me ressembler.
C'était ma vie. Chacun se différait des autres d'une manière ou d'une autre. Mon apparence physique était mon truc à moi. Cela me rendait spéciale, comme si j'avais hérité de ce magnifique cadeau à ma naissance. Mes parents n'étant pas spécialement beaux, je me demandais donc ce qui me valait d'être si différente des autres Hale.
Lisa m'accrocha mon pendentif en forme de soleil qui tomba entre mes seins.
Lisa me para de mes boucles d'oreilles en or, étincelantes d'un diamant.
Lisa me coiffa comme je l'aimais ; les cheveux sauvages laissés en liberté, cascadant mon dos d'une tignasse blonde et soyeuse.
Lisa alla me chercher mon maquillage et j'entrepris de me poudrer un peu le visage. J'étalai une petite couche d'un rouge flamboyant sur mes lèvres, s'associant avec ma robe, et peignai mes cils de mascara. Enfin, j'accentuai mon regard d'un crayon noir et admirai le résultat.
Lisa, elle aussi, me regardait avec envie. Je ne pouvais pas la plaindre, elle était d'une banalité à faire peur.
Lorsque je fus fin prête, je descendis. Mes parents et mes deux petits frères m'attendaient dans hall de notre villa. Ces deux derniers sifflèrent, tandis que mes géniteurs se confondirent encore une fois en compliments et autre admiration de la sorte. C'était, lasse, que j'avais souri.
Dans tous les cas, ma beauté prenait une trop grande place dans ma vie. Les gens ne percevaient qu'elle, chez Rosalie Hale.
Arrivés dans ce gala de charité, je restai d'abord avec les amies de ma mère. Alors qu'elles commençaient tout doucement à profiter de la soirée en épiant les autres femmes tout en racontant les ragots de la ville, je m'éclipsai. Traîner avec des langues de vipère, non merci ! J'avais horreur de ça, je préférais de loin l'honnêteté et la franchise, même si elle s'avérait parfois blessante.
Je remarquai à peine la beauté des lieux, tout ne me semblant être qu'un remake de mes précédentes sorties familiales. Qu'est-ce que je mourrais d'ennui !
Enfin, je repérai un groupe de jeunes filles de mon âge et m'approchai d'elle. Je reconnus d'eux d'entre elles, nous étions dans le même lycée privé. Lorsqu'elles me virent, leur expression changea et elles me regardèrent avec une flamme brillant dans les yeux.
Elles pétillaient d'être en ma présence. M'admiraient. Berk.
- Rosalie Hale, s'exclama la brunette de mon lycée. Quel plaisir de t'avoir parmi nous !
- Bonsoir, dis-je avec assurance, un sourire charmeur sur mes lèvres pulpeuses.
Le coup du sourire marchait à tous les coups. Garçon ou fille, personne ne me résistait. Personne ne pouvait vraiment me détester.
La brune de mon lycée s'appelait Jocelyn ou Emelyn, je ne faisais pas réellement attention. Elle me présenta aux autres filles, dont j'oubliai aussitôt le nom dès qu'elle changeait de personne. A vrai dire, je m'en fichais royalement, j'avais juste envie que cette soirée cesse. Alors que ma nouvelle compagne me torturait de questions sur l'école, l'université, mon futur métier, mon orientation, je balayai d'un coup d'œil discret la salle devant moi.
Et là, mon cœur s'arrêta de battre pendant une seconde.
Le monde arrêta de tourner.
Je n'avais plus pieds. J'étais perdue, déboussolée.
J'avais cessé de respirer, et mon manque d'oxygène commença à se faire remarquer lorsque je devins probablement rouge et que cette idiote de Grace, ou je ne sais plus comment elle s'appelait, me demanda avec inquiétude : « Rosalie, tu vas bien ? »
Soudain, je fus relâchée de cette emprise.
Comme ça. Comme un coup de vent, ça s'en était allé.
Je restai immobile.
Je repris ma respiration.
Je chassai ma groupie d'un geste agacé, sans même m'en rendre compte.
Et je restai là, comme une statue, les yeux rivés sur lui.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée planté là. Une expression indéchiffrable peinte sur le visage, j'avais toujours les yeux rivés sur Lui, à l'autre bout de la réception.
Il était… les mots me manquaient. Je voulais dire « beau » mais ça n'aurait pas été suffisant. Il était plus, bien plus.
En fait, c'était simple, et la vérité me sauta aux yeux. Il était parfait. Voilà.
Je le détaillai longuement, ne remarquant même pas qu'il parlait avec ferveur avec mon géniteur, cherchant à tout prix un défaut qui pouvait mettre ma théorie aux ordures. Mais rien.
Il me dépassait d'une bonne demie tête. Sa peau pâle comme la lune semblait lisse, incroyablement douce. Du marbre, pensai-je.
Ses cheveux négligés, d'un châtain cuivre magnifique décoraient un visage en cœur. Il me fit penser à un ange. Un vrai.
Mais quelque chose de plus émanait de lui. Comme un ensorcellement lancé dans le but de réduire à néant toute personne qui songerait à le regarder.
Il avait un charme hypnotique. Une grâce indiscutable.
Une beauté inhumaine.
Voilà ce que je pensais. Cet étrange jeune homme, que je voyais pour la première fois de ma vie, avait quelque chose de particulier, et cela m'avait sauté aux yeux dès la première seconde où je l'avais vu.
J'étais tombée dans une sorte de transe. Je n'en comprenais aucunement la raison. Il était, certes, très beau, divin, incroyable… mais de là à littéralement m'en faire perdre la tête ?
Alors que j'étais perdue dans mes pensées, je ne réalisai pas que mon père s'était approché de moi.
- Rosalie, viens par là. Je te présente le docteur Carlisle Cullen. Lui et son fils viennent de s'installer en ville.
Je levai des yeux incertains vers eux et mon sang se glaça. Le père du garçon ! pensai-je immédiatement. J'en étais sûre et certaine, ma main à couper.
Il avait cette même peau pâle et lisse comme la pierre. Lui aussi était incroyablement beau et impensablement jeune pour être son père.
- Enchantée de faire votre connaissance, docteur Cullen, bredouillai-je en n'oubliant pas mes bonnes manières.
- Vous avez une fille ravissante, Arthur, s'exclama l'homme d'une voix grave et chantante.
Je recommençai à suffoquer.
Ensuite, un détail de taille vint m'achever.
Ses yeux ?
Les yeux inhumainement magnifiques étaient mon domaine. J'avais des tâches de naissance dans mes pupilles.
Mon regard d'azur tinté violet faisait tourner la tête de tout le monde.
C'était ma première fierté.
Mais lui… Carlisle Cullen. Un regard… mordoré ? J'aimais particulièrement ce mot que j'avais une fois vu écrit dans un de mes ouvrages préférés. J'étais stupidement contente d'avoir réussi à l'utiliser dans un contexte personnel.
Mais je ne me mentais pourtant pas, les yeux du docteur étaient tout simplement à couper le souffle. Un mélange de marron se confondant avec de l'or cuivré. J'avais envie de m'y perdre pour toujours.
La vérité s'insuffla en moi comme du venin. J'étais jalouse.
Jalouse de leur beauté sans égale. Jalouse de leurs yeux. De leur peau. De l'éclat naturel qu'ils dégageaient. De l'aura qui les entourait. Ils étaient des Dieux, des halos de lumière, de perfection.
Ils étaient plus beaux que moi, et cela me rendait folle.
J'avais observé sans rien dire les Cullen tout au long de la soirée. Le fils, « Edward », semblait m'éviter. La raison ? Je l'ignorai, mais ce dont j'étais sûre, c'était que le je le voulais. Je voulais d'une manière déraisonnable. Et j'allais tout mettre en œuvre pour avoir la chance qu'un être si divin s'amourache de la belle et insolente Rosalie Hale. »
Je relevai brusquement la tête. La porte d'entrée avait claqué, m'arrachant de mes pensées. Couchée sur mon divan, je tenais dans les mains une photo en noir et blanc de moi et de ma mère. Je l'avais subtilisée dans ma demeure d'humaine, quelques jours plus tôt.
J'avais dix-sept ans sur cette photo. J'étais différente de ce que j'étais aujourd'hui. J'étais humaine. Ma mère m'enlaçait de manière maladroite et fausse. Elle faisait tâche à côté de moi.
Des pas. Une odeur.
Je le reconnus.
La porte de ma chambre s'ouvrit doucement et je vis Edward passer sa tête par l'entrebâillement de la porte. « Au lieu de faire l'éloge de ma beauté, tu viendrais pas chasser avec moi ? » Il éclata de rire et quitta ma chambre. Ah, qu'est-ce que je détestais qu'il lise mes pensées ! Cependant, je rangeai soigneusement ma photo dans un livre, un sourire se dessinant sur mes lèvres.
J'avais perdu ma mortalité, certes. Mais qu'avais-je gagné ?
Une famille. Une vraie famille. Des parents pour m'aimer, un frère pour m'aider.
Et voilà, c'est déjà fini, c'est assez court, je sais, mais certains chapitres vous feront hurler tellement ils seront longs !
Une petite review si le cœur vous en dit… Prochainement : la rentrée des classes.
