Bonjour! Je suis navrée pour le retard, mais j'ai rencontré quelques soucis de scénario qui sont réglés à présent. Merci à ceux qui ont laissé des reviews, ça fait toujours plaisir!

C'est donc le premier chapitre. Surtout, donnez moi vos avis. Parce que je patauge..

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« La guerre ne laisse aux survivants que des cimetières à se partager » André Frossard

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Après la Guerre

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Harry Potter était enfermé dans les sous-sols du manoir Malefoy et entendait les hurlements d'Hermione au-dessus de sa tête. Harry était à Poudlard et regardait, impuissant, les sbires du Seigneur des Ténèbres détruire peu à peu le château. Harry était dans la Forêt Interdite, face à Voldemort, la Pierre de Résurrection serrée dans sa main.

Harry était agenouillé sur le plancher sale, grinçant et couvert de sang de la Cabane Hurlante. Il sentait derrière lui la présence de Ron et d'Hermione, mais n'avait d'yeux que pour le corps maigre effondré devant lui, dont il soutenait la nuque autant qu'il pouvait. Ses yeux verts étaient plongés dans les orbes onyx comme s'ils les voyaient pour la première fois. Severus Rogue, éclaboussé de son propre sang, le regardait tout aussi intensément. Puis, lentement, il sourit, d'un sourire qui n'avait jamais été vu sur son visage auparavant, souffrant et terriblement désillusionné.

« - Tu as les yeux de ta mère, Harry, dit-il d'une voix tremblante. »

Et tandis que l'homme poussait son dernier soupir, un puissant ronflement retentit. Alors, Harry se réveilla en sursaut.

Il était dans son lit, dans le dortoir de la tour Gryffondor à Poudlard. Haletant, il lui fallut quelques secondes pour se reprendre et reconnaître les lieux. Puis, sans attendre, il s'extirpa de l'enchevêtrement de ses draps et se leva pour aller s'aérer à la fenêtre la plus proche. L'air frais le calma. Il était encore tôt. Un grondement sourd brisa à nouveau le silence, provenant du lit d'à côté. Le survivant resta là, à regarder le dortoir endormi. Son esprit essayait de ne pas trop se remémorer son cauchemar. Le seul et unique moyen pour ne pas se morfondre était d'oublier rapidement. Cependant, il médita quelques instants. Ce n'était pas le premier de ses cauchemars, et certainement pas le dernier. Il savait qu'il lui faudrait un peu plus de la dizaine de jours écoulés depuis la fin de la Bataille pour se remettre du traumatisme. Mais il n'avait pas rêvé de la mort de Rogue jusqu'à cette nuit. Il avait dû subir plusieurs fois celles de Remus et Tonks, Fred, Dumbledore, parfois encore Sirius. Même la sienne. Mais pour le maître des potions, c'était une première. Severus Tobias Rogue. Le héros méconnu, songea Harry. Tant d'émotions contradictoires s'insinuaient en lui à cette pensée... Si bien qu'il remercia Ron lorsque celui-ci, d'un nouveau ronflement bruyant, le sortit de sa torpeur. Il referma la fenêtre et attrapa sur la table de nuit ses lunettes qu'il mit sur son nez avant de s'asseoir sur son lit. Ses voisins les plus proches étaient Ron, Seamus, et Neville. Il pouvait distinguer facilement leurs visages dans la semi pénombre matinale, les rideaux des baldaquins étant tous largement ouverts. Personne ne voulait s'isoler. Neville marmonna quelque chose dans son sommeil et se retourna sur le ventre, faisant sourire Harry. Le Survivant se sentit chez lui, dans ce cadre familier, et ses idées morbides lui parurent un peu plus lointaines. Mais en tournant la tête, il aperçut le lit vide et froid de Colin Crivey, et se résigna. Ça allait être une sale journée. Il finit par se lever. Ron s'étrangla dans son ronflement, signe qu'il se réveillait. Ses yeux papillonnèrent, puis il s'étira en se frottant le visage.

« - L'est quelle heure ..?

- Sept heures, lui répondit le brun, amusé.

Il fouilla dans sa valise et enfila les premiers vêtements qui lui passèrent sous la main, imité par son ami. Peu à peu, le dortoir s'éveillait, des débuts de conversations se faisaient entendre.

Harry et Ron furent parmi les premiers à descendre dans la Grande Salle. Il n'y avait pas beaucoup d'élèves réveillés. Et de toute façon il n'y avait pas beaucoup d'élèves tout court. La majorité de ceux qui avait participé à la Bataille – et qui avait survécu – étaient rentrés chez eux et ne reviendraient qu'à la rentrée. Même les septième année, qui devraient revenir passer leurs ASPICs. De plus l'année scolaire précédente avait été considéré comme nulle et perdue selon le corps professoral, et tous les élèves devraient la ré-effectuer, comme si de rien n'était.

A la table des Gryffondor, Hermione les attendait, assise seule sur le banc et délaissait le bol de porridge posé devant elle au profit d'un épais livre appuyé contre son verre de jus d'orange.

- Bonjour, salua-t-elle Harry qui s'asseyait près d'elle, tandis que Ron prenait place en face d'eux après l'avoir embrassée.

Le cœur du brun se serra lorsqu'il lut le titre de l'ouvrage de son amie. Sortilèges d'amnésie et leur

Annulation. Effectivement, Hermione rencontrait à présent quelques difficultés quant à la mémoire de ses parents.

- Alors, demanda-t-il en attrapant un scone dans un plat devant lui ainsi que de la confiture. Ça avance?

- Pas réellement, répondit faiblement la jeune femme.

Totalement absorbées par son ouvrage, elle ne cessait de tourner frénétiquement les pages, revenant parfois en arrière ou laissant un marquage.

- J'ai cherché toute la nuit, avoua-t-elle. Mais rien à faire. Il n'y a rien !

Elle ferma brutalement son livre et le repoussa loin d'elle en le toisant d'un œil noir. Puis elle soupira, passant ses mains sur son visage, l'air fatigué. Harry avait cessé de manger, inquiet. Il se tourna vers Ron.

- Tu devrais en parler à des Médicomages, Hermione, la conseilla le rouquin d'un qui se voulait concerné.

- Parce que tu crois que ce n'est pas la première chose que j'ai faite Ronald? Réplique-t-elle froidement.

Puis son visage se décomposa et ses épaules s'affaissèrent.

- Excuse-moi, souffla-t-elle. Je leur en ai déjà parlé. Ils ont dit qu'ils n'avaient pas de solution. En fait, ils sont en train d'en chercher une, parce qu'ils ont un cas similaire à l'hôpital. Il s'agit de – sa voix trembla – Gilderoy Lockart. Et si on ne trouve pas de remède? Demanda-t-elle en les regardant à tour de rôle.

Ils eurent chacun le réflexe de lui prendre une main.

- Ça n'arrivera pas, assura-t-il.

- Mange quelque chose, renchérit Ron en lui tendant une des innombrables tartines qu'il s'était préparées.

La brune la prit en souriant et mordit dedans.

Néanmoins préoccupé, Harry détourna la tête et scruta son entourage en réfléchissant. Pourquoi diable ne trouvait-on pas le contre-sort qui soignerait les parents d'Hermione? Si ni elle ni les chercheurs n'y parvenaient, personne n'y arriverait, songea-t-il en observant Blaise Zabini, qui, à la table des Serpentard, se débattait avec une théière ensorcelée sous les rires moqueurs de Théodore Nott. Plus près, chez les Serdaigle, Luna Lovegood remuait distraitement le contenu de sa tasse, plongée dans la lecture du Chicaneur. Le regard du brun se posa par hasard sur la table des professeurs, à la place désormais vide du maître des potions. Cela était bizarre à voir. Sensation étrange. Fort peu agréable. Il avait l'impression d'avoir un pincement au cœur. Il avait un pincement au cœur. Une idée fleurit dans son esprit. Il se tourna vers son amie et l'appela:

- Hermione?

- Hmm? Fit-elle en mâchant son toast.

- Dans quels domaines as-tu cherché une solution, exactement?

- Partout, s'exclama-t-elle en saisissant son verre. Contre-sorts, Principes de l'Amnésie, Sortilèges Oubliés de Médicomagie...

- Et si ce n'était pas un sortilège qu'il fallait chercher? L'interrompit-il.

- Comment ça?

- Ça pourrait être autre chose. Une incantation, un artefact... Une potion?

La jeune sorcière, qui s'apprêtait à mordre à nouveau dans sa tartine, stoppa son geste et le fixa.

- Une potion? Bredouilla-t-elle. Je, heu.. Mais pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt? Elle se leva et ramassa ses affaires qu'elle entassa dans son sac. Merci Harry, j'en parlerai au professeur Slughorn. En attendant, ajouta-t-elle.

- Tu vas à la bibliothèque, achevèrent les deux garçons à sa place.

Elle sourit, puis tourna les talons et quitta la Grande Salle. Un instant plus tard, Harry sentit deux bras fins autour de ses épaules et un baiser sur sa joue.

- Bonjour, lui fit Ginny en s'asseyant à la place qu'Hermione venait de quitter, tandis que d'autres Gryffondor s'installaient de part et d'autre de la table. Le brun sourit et effleura de sa main le dos de la jeune fille. Elle leva les yeux vers lui.

- Tu as l'air fatigué, lui dit-elle d'une voix sérieuse. Tu as fait un cauchemar?

Il la regarda un instant, touché par son attention.

- Non, mentit-il d'un ton apaisant. C'est juste que... ton frère a ronflé.

Ron lui décocha un regard noir tandis qu'à côté, Seamus ricanait dans ses céréales.

- Hermione n'est pas ici? Demanda Lavande Brown à côté de Ginny, l'air déçu.

- Tu l'as ratée de quelques secondes, lui répondit Ron d'un air las. Elle est partie à la bibliothèque.

Depuis qu'Hermione avait tiré Lavande des griffes de Greyback durant la Bataille, cette dernière lui portait un intérêt exagéré.

- Elle continue à chercher? Demanda Ginny en se servant du thé. J'espère que vous ne lui donnez pas de faux espoirs, dit-elle soudain, avec un regard sévère. Parce qu'à mon avis, si même les Médicomages ne trouvent pas de solution, il y a peu de chances...

- Les Médicomages peuvent se tromper, assura Ron.

Mais Harry réfléchissait aux paroles de la rouquine.

- Elle a raison... Ils n'ont jamais réussi à guérir Lockart... Ça va faire six ans qu'ils cherchent!

- Mais Lockart a perdu la mémoire à cause de ma baguette défectueuse, s'écria le rouquin. Hermione savait ce qu'elle faisait, elle! Bon sang, ce que vous pouvez être défaitistes! Elle n'a pas besoin de ça!

A la table voisine, quelques élèves s'étaient tournés vers eux, intrigués.

- Écoute, rétorqua le Survivant, moi aussi je veux l'aider, mais il faut rester réaliste.

Le concerné se contenta de grogner en jouant avec sa cuillère. Le brun se tourna vers sa petite amie, en quête de soutien, mais celle-ci ne suivait plus la conversation et fixait froidement un point au loin en face d'elle, à la table Serpentard. Il suivit son regard et la taquina:

- C'est Malefoy que tu admires comme ça?

- Non, dit-elle distraitement sans détourner ses yeux. C'est Pansy Parkinson que je regarde. Elle ne t'a pas lâché des yeux depuis tout à l'heure.

Harry porta son attention sur la concernée et constata qu'effectivement, la Serpentard avait les yeux posés sur lui, l'air peu avenant.

- Bah, n'y fais pas attention, la rassura-t-il.

Pourtant, quand la brune s'aperçut qu'ils la toisaient également, elle ne baissa pas son regard pour autant, et se pencha vers Malefoy à sa droite pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille.

Elle semblait attendre une réponse avec avidité et dut être déçue car le blond ne lui répondit pas et ne daigna même pas lever les yeux de son bol, à la surprise de Harry.

- Je crois que Malefoy est malade, déclara-t-il.

- Tu m'étonnes, lui fit Seamus avec un sourire narquois. On ne peut pas dire que tout coule de source pour lui en ce moment.

- Comment ça? Demanda le dernier fils des Weasley.

- Tu n'es pas au courant? Continua Seamus. Ils en ont même fait un article dans la Gazette du Sorcier.

- Oh moi tu sais, je serai plutôt Chicaneur en ce moment.

- Tu lis le Chicaneur, toi? S'étonna Lavande, sceptique.

- Oui, bon, s'agaça Ron, ils ont dit quoi dans la Gazette?

- Eh bien, même si ses parents ont été innocentés, expliqua Dean, on a réquisitionné leur manoir. Ils en sont réduits à vivre dans une résidence secondaire. Ils ont eu pas mal d'ennuis avec la banque Gringotts.

- Sans compter que le père Malefoy n'est plus très bien vu au ministère, ajouta Ginny. Surtout depuis que c'est Kingsley qui assure les fonctions temporaires du Ministre. Peut-être que c'est la fin de l'empire Malefoy.

- Je n'en suis pas sûr, la contredit Seamus.

Il sortit un exemplaire de la Gazette du Sorcier de son sac et le leur montra.

- Regarde, c'est au bas de la première page. Ça parle d'une somme de cent cinquante mille gallions qui a été offerte à la directrice de Poudlard pour les réparations. « Grâce à ce généreux don de Monsieur Malefoy, l'école ne gardera bientôt plus de séquelles de la Bataille. » lut-il. Les Malefoy ont peut-être rencontré quelques difficultés mais ils sont encore largement assez riches pour essayer de bien se faire voir.

- Et ça, renchérit Dean, c'est l'exemplaire d'hier. Entre temps, Malefoy a encore eu le temps de faire un autre don, d'après ce que je sais.

- Ah ouais, et à qui? Grogna Ron.

En guise de réponse, quelques dizaines de hiboux s'engouffrèrent par les fenêtres de la Salle. Le courrier arrivait, en quantité étonnante pour si peu d'élèves, mais il faudrait du temps aux parents avant d'avoir à nouveau confiance.

Lorsque le groupe eut en main quelques exemplaires du journal, il y eut un instant de lecture silencieuse, puis Ron déclara:

- A Sainte Mangouste. Cent mille Gallions. On se demande d'où il sort tout cet argent, ajouta-t-il avec une moue dégoûtée. En fait non, je ne veux même pas savoir.

- Bah, fit Neville, peu importe de qui ça vient et pour quelles raisons. Ça reste cent mille Gallions pour les malades de Sainte Mangouste.

Harry acquiesça. Il savait que son ami disait ça en pensant à ses parents.

- Les grands actes de générosités de Lucius Malefoy? Lut une voix indignée par-dessus son épaule. Qu'est-ce que c'est que ça? Ils ont ré-embauché Rita Skeeter ou ils ont trouvé encore mieux ?

Le Survivant se tourna vers une Hermione outrée tandis que Ginny riait légèrement.

- Harry, lui dit la brune, j'ai croisé le professeur McGonagall. Elle voudrait te voir dans son bureau assez rapidement. Ce n'est rien de grave, s'empressa-t-elle d''ajouter en le voyant froncer les sourcils.

- On ne va pas tarder à y aller nous aussi, déclara Ron. On a du travail. Les réparations n'attendent pas.

- Oui. A tout à l'heure, fit le brun.

Il se leva et embrassa Ginny avant de quitter la Grande Salle avec Hermione.

- Tu as trouvé quelque chose à la bibliothèque? Lui demanda-t-il tandis qu'ils traversaient les couloirs vides. Tu n'y es même pas restée dix minutes..

Elle sortit un épais volume de son sac. Potions Médicinales.

- J'ai pris ça, expliqua-t-elle d'un air sceptique. Je n'ai pas beaucoup cherché. Parce que j'ai réfléchi et je me suis dit...

Elle hésita, gênée. Elle s'était arrêtée au milieu du couloir et il fit de même.

- Quoi? L'encouragea-t-il.

- Harry, le professeur Slughorn sait de quoi il parle, mais... Il y avait quelqu'un de plus doué encore.

Il fit semblant de ne pas comprendre de qui elle parlait.

- Qui donc?

- Harry... Il faut que tu me dises où se trouve le manuel de potions du Prince de Sang-Mêlé. Il y aura peut-être des choses dedans qui pourront...

- Sais pas où il est, grogna-t-il d'un ton bourru en se remettant à marcher.

- Je suis désolée, s'exclama-t-elle, je sais que c'est un sujet sensible!

Elle le rattrapa en courant et lui saisit le bras.

- Harry, tu refuses d'évoquer le professeur Rogue depuis que tu nous as montré ses souvenirs. C'est comme s'il n'avait jamais existé. Tu ne crois pas qu'il serait temps d'en parler une bonne fois pour toutes?

- Je ne vois pas ce que tu veux dire, Hermione, marmonna-t-il en tirant sur la manche que la brune retenait.

Il y eut un silence et il put enfin récupérer son bras.

- J'imagine à peu près ce que tu ressens en ce moment. Déclara-t-elle d'un ton calme. Je ne veux pas que tu restes comme ça.

Harry se retourna vers sa meilleure amie. Il avait envie de se mettre en colère mais ne le fit pas. Il la regarda un instant, avec ses grands yeux marron, ses cheveux touffus et son cœur sur la main, et il sourit. C'était dans ces moments-là qu'il l'aimait le plus. Il s'approcha d'elle et la serra dans ses bras. Il savait très bien où était le livre de potions, mais un doute s'insinua en lui. Et si le livre avait été brûlé dans l'incendie de la Salle sur Demande, lors de la Bataille? Il fallait tout de même vérifier. Il se sentit affreusement honteux de sa réaction. Hermione voulait retrouver ses parents.

- Nous irons chercher ce livre quand j'aurai vu la directrice, d'accord?

- Oui, fit Hermione en souriant.

Devant la statue qui donnait sur l'escalier en colimaçon, Harry s'aperçut qu'il ignorait le mot de passe.

- Citronnade, prononça Hermione, arrachant au jeune homme un petit sourire mélancolique.

Lorsque les escaliers apparurent, elle se tourna vers lui:

- Je vais rejoindre les autres, maintenant, lui dit-elle.

Elle hésita, puis l'embrassa sur la joue avant de tourner les talons et de disparaître dans les couloirs. Aussitôt, il grimpa les escaliers et alla frapper à la porte du bureau.

- Entrez, entendit-il.

Il entra. Le bureau était, comme de coutume, un sanctuaire d'objets tous plus fascinants et encombrants les uns que les autres. C'était comme si Dumbledore y vivait encore. Les mêmes fragiles instruments d'argent sur les petites tables, les mêmes étagères de livres, la même pensine de pierre, le même bureau. Seul le perchoir de Fumseck avait disparu. Tout comme l'oiseau. Au mur, les innombrables tableaux des directeurs de Poudlard. Un instant, Harry se demanda si, plus tard, un tableau serait accroché au mur pour Rogue. Il songea distraitement que si cela se faisait, il n'oserait peut être plus jamais entrer dans ce bureau.

- Bonjour, Harry.

Le concerné releva la tête et sourit chaleureusement au portrait de Albus Dumbledore juste en face de lui.

- Bonjour, Monsieur, répondit-il.

- Comment vas-tu?

- Oh, je...

- Hum, hum...

Harry sursauta bien malgré lui à cette imitation de Dolores Ombrage et se tourna vers l'origine du bruit pour laisser échapper un gloussement en constatant qu'il s'agissait du professeur McGonagall assise à son bureau, vexée d'avoir été confondue avec le décor.

- Oh, bonjour, Professeur. Excusez-moi, sourit-il tandis que Dumbledore lui faisait un clin d'œil.

- Asseyez-vous, monsieur Potter.

Il s'exécuta et pris place sur une chaise en face du bureau.

- Comment vous sentez-vous? S'enquit-elle, le visage neutre.

-... Bien? S'étonna Harry.

Il n'était pas dans les habitudes du professeur McGonagall de perdre son temps avec les civilités.

- Bien, fit-elle.

Elle joignit ses mains sur la table et le regarda, toujours impassible.

- J'imagine, commença-t-elle, que vous aviez prévu de vous joindre aux travaux aujourd'hui.

- Oui, répondit Harry, désorienté. Comme chaque jour. Oh, les réparations avancent très vite, si c'est ce que vous souhaitez savoir.

- Oui, approuva-t-elle, et je dois dire que je suis touchée que tous ces élèves soient restés pour nous aider. Je n'espérais pas ça.

- Et je suppose que ça ira encore plus vite maintenant que nous avons reçu ce... don, déclara-t-il avec une moue ironique.

La vieille femme sourit.

- Ce que la Gazette du Sorcier oublie de préciser Monsieur Potter, c'est que nous refusons ce don.

- Oh, fit intelligemment Harry, surpris.

- Mais ne nous attardons pas plus sur le sujet, dit-elle. En réalité, j'ai à vous proposer quelque chose de plus … intéressant que les réparations du château, si je puis me permettre.

- Comment ça?

- Comme vous le savez, fit McGonagall d'un air sérieux, les partisans les plus importants du Seigneur des Ténèbres de sont plus une menace. Fenrir Greyback, Bellatrix Lestrange et Antonin Dolohov sont morts. Les Malefoy ne peuvent plus être considérés comme des Mangemorts et Dorian Nott est en prison. Quant au professeur Rogue...

- Il n'en a jamais vraiment été une, de menace. Fit amèrement le Survivant.

- Cependant, reprit la directrice, il reste encore des Mangemorts en liberté. Des anonymes, le rassura-t-elle, pas très dangereux. Mais gênants tout de même, et qui risquent de vouloir se venger. Je ne vous demande pas de partir à la chasse aux crapules, Monsieur Potter. Mais il se trouve qu'un groupuscule de ces individus s'est réfugié dans une boutique que vous connaissez certainement, dans l'Allée des Embrumes: Barjow et Beurk. Si vous voulez aider un peu... c'est l'occasion, conclut-elle.

Harry sut immédiatement qu'il allait accepter. Il ressentait le besoin de se débarrasser une bonne fois pour toutes de tout ce qui touchait à la guerre. Faire le ménage. Cependant, plus de morts. Il y en avait eu déjà trop.

- J'accepte, déclara-t-il en souriant. Quand est-ce que je pars?

McGonagall se leva de son fauteuil.

- Maintenant, déclara-t-elle.

- Vous venez ?! S'exclama Harry, stupéfait, en se levant à son tour de sa chaise.

- Je suis un peu plus endurante que ce que vous imaginez, Potter, gronda-t-elle. Mais nous ne serons pas seuls, rajouta-t-elle en enfilant une cape. Deux personnes nous accompagnent.

- Qui donc? Fit Harry.

- Notre ministre en personne, Kingsley. Et aussi George Weasley, répondit-elle en lui jetant un regard qui en disait long. Ils nous attendent sur place. Avez-vous votre baguette? S'enquit-elle en mettant la sienne dans une poche de son manteau.

- Oui, fit-il en la lui montrant.

- Parfait, nous pouvons partir sans attendre.

- Quoi? Comme ça, là, maintenant tout de suite? S'étonna Harry

- Oui, Potter, comme ça, là, maintenant tout de suite. Nous allons transplaner. Comme vous le savez, les protections du château, sortilège anti-transplanage compris, n'ont pas encore été ré-installées.

Il acquiesça, et pris le bras qu'elle lui tendait. Un instant plus tard, ils avaient disparu.

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Il y a déjà des indices sur certains futur couples. Des avis?