Titre de la fiction : Crois-moi.
Titre du chapitre : Crois-moi !
Auteur : Dealo
Disclaimer : Akihito et Asami appartiennent à Yamane Ayano.
Genre : Romance/Drama/Policier
Couple : AsamiXAkihito
Voilà une nouvelle fiction de viewfinder ! J'espère que cela vous plaira ! Autre chose : A la fin de cette fiction, qui ne devrait pas prendre trop de chapitre, il y aura la fin alternative de « retour de chine ». Ceux qui ne l'on pas lu, allez-y lisez, c'est gratuit^^ Certes un peu gore mais… la vrai fin sera mieux^^
ATTENTION, ce chapitre pourrait vous choquer sur le comportement d'Asami. Il ne faut juste pas oublier qu'Asami est un Yakusa.
Crois-moi !
Akihito respirait difficilement, tentant de reprendre le contrôle de son corps mais dans un gémissement, il recommença à trembler. Il ferma ses paupières de toutes ses forces, se concentrant comme il le pouvait pour réguler son souffle et les battements irréguliers de son cœur. Putain de… ! Il n'y arrivait pas !
Et sa poitrine lui faisait de plus en plus mal. De devoir se contracter ainsi sans pouvoir se reposer, tous son corps fatiguait. Il ne tiendrait plus longtemps ainsi. Cela faisait maintenant quelques heures qu'il se trouvait dans ce lit, attaché et torturé. L'électricité qui lui parcourait le corps ne faisait rien pour arranger sa douleur… Il n'en pouvait plus. Il se cambra un peu plus, expirant violement l'air de ses poumons, tout son corps hurlait de douleur et de plaisir mêlés.
Il laissa un nouveau sanglot s'emparer de lui. Il avait lu une fois que la douleur et le plaisir étaient régis par la même partie du cerveau. C'était peut-être pour cela qu'il avait si mal. Peut-être.
Tout son corps le brulait. Ses larmes coulaient maintenant sans s'arrêter sur ses joues rougies par l'effort. Il ne pouvait plus résister. Il hurla. Il se débattit violement contre les draps, ne faisant que rendre sa position encore plus précaire. Au bout de plusieurs minutes ainsi, il retomba sur le lit, se roulant comme il le pouvait en boule.
Il avait mal.
Pas que de douleur physique mais aussi et surtout parce qu''Asami ne l'avait pas cru. Pourquoi ne le croyait-il pas ? Bon dieu mais POURQUOI ? Il ne l'avait trahi qu'une seule fois et il avait avoué. Le pire, c'est que maintenant, il pourrait crever plutôt que de le trahir. Il vendrait même ses amis, en dernier recours, pour protéger son enfoiré d'amant.
Trop de choses avaient changées en lui depuis sa première rencontre avec Asami.
De nouveau, il se cambra. Son cœur allait exploser s'il continuait ainsi. C'était obligé. Il allait mourir. Mourir de la main de l'homme qu'il avait apprit à aimer. Mourir pour ne pas voir cette étincelle de mépris dans son regard. Mourir libre. Mais il aurait préférer vivre.
Il se calma légèrement et tenta une nouvelle fois de s'attaquer aux menottes qui le maintenaient sur le lit. Au bout de plusieurs tentatives vaines, il abandonna. Il n'y arrivait pas. Ses poignets étaient en sang. Il avait encore plus mal maintenant.
Son cœur allait lâcher s'il continuait ainsi. Il devait trouver un moyen de ne plus ressentir la douleur. Mais le seul moyen qu'il connaissait, c'était de dormir. Or, c'était impossible dans sa condition actuelle. Alors… S'assommer ? Il abandonna dans un premier temps cette idée mais au bout d'une nouvelle heure ainsi, il craqua.
Bon, comment s'assommer ? Où du moins s'évanouir… ? Il essaya dans un premier temps de ne plus respirer mais il échoua lamentablement. Alors… se cogner ? Ses yeux dérivèrent jusqu'aux barreaux métalliques du lit. Pourquoi pas après tout, au point où il en était…
Il allait se fracasser le crâne dans une tentative désespérée pour se calmer lorsque la porte s'ouvrit sur la silhouette d'Asami.
Les larmes du photographe coulèrent un peu plus en voyant le regard dédaigneux du grand brun. Celui-ci vint s'asseoir sur le bord du lit, l'observant en silence. Akihito le fixa un moment avant de se cambrer une nouvelle fois en gémissant. Putain ce qu'il se détestait d'être si faible ! Il reprit difficilement sa respiration, le regard toujours plein de larmes, se mordant la lèvre pour ne pas hurler. Asami prit finalement la parole. Pour il ne savait qu'elle raison, Akihito espérait que le brun lui annonce qu'il était désolé, qu'il s'était trompé. Mais… :
- Où étais-tu ? Réponds-moi et j'arrête tout.
Une nouvelle larme s'échappa des yeux du jeune homme. Il ne le croyait toujours pas. Pourquoi… ? Il secoua une nouvelle fois la tête de droite à gauche. Non, il ne devait pas craquer. Il ne voulait pas… plus que le brun éprouve de la pitié pour lui.
Non ! Plus jamais !
- P… Pourquoi tu ne me crois p… pas ?
Boum Boum Boum Boum.
Son cœur allait lâcher. Il avait trop mal. Il allait peut-être bien s'évanouir en fin de compte ?
- Pourquoi ne me dis-tu pas où tu étais ? Cela serait plus simple. Si tu ne m'as pas trahi, pourquoi ne pas me le dire ?
- Tu… ne me crois pas…
- Non. Tu m'as déjà trahi une fois. Je ne pardonne plus.
- Je te hais… ghhh…
Boum Boum Boum.
Asami soupira en observant attentivement le visage du jeune homme. Il était rouge. Ses yeux étaient fixés dans les siens mais il ne semblait plus le voir. Il fronça les sourcils.
- Takaba ?
Aucune réaction. Akihito ne bougeait plus, son corps n'était plus secoué de tremblements. Ses yeux se fermèrent. Il expira une nouvelle fois, moins profondément.
- Akihito ?
Asami posa ses doigts sur la poitrine du jeune homme. Son cœur battait… vite et de manière désordonnée. Que ce passait-il ? Il ouvrit l'une des paupières du jeune homme et observa attentivement son œil. Il ne réagissait pas. Il s'était évanoui ? Pourquoi cela ? Il ne lui faisait rien qui pouvait lui faire perdre connaissance… Les sourcils toujours froncés, il détacha les mains du photographe et enleva chaque jouet avec douceur. Quelque chose n'allait pas. Malgré sa colère contre le jeune homme qui lui mentait, il ne pouvait s'empêché de se sentir inquiet. Il tenta de le réveiller une nouvelle fois. Akihito gémit doucement et ouvrit péniblement un œil. Puis le deuxième suivit. Il fixa Asami avec incompréhension, totalement perdu.
Que c'était-il passé déjà… ?
Tout lui revint d'un coup et il se remit à trembler. Le choc. Il ferma violement les yeux, au point de voir des flashs jaunes exploser sur sa rétine. Calme calme…
Il prit une profonde respiration et tenta de se lever. Mal lui en prit. Asami lui attrapa le bras et le tira d'un coup sec vers lui.
Il fut projeter dans les bras du brun qui lui attrapa le menton et le força à le fixer droit dans les yeux. Akihito détourna le regard, n'ayant pas envie de voir celui de son tourmenteur.
- Takaba.
La voix colérique du Yakusa l'obligea malgré lui à le fixer une nouvelle fois.
- Pourquoi me mens-tu ?
Akihito laissa couler une larme. Puis une autre. Jusqu'à se que ses yeux le brûlent et murmura :
- Pourquoi tu ne me crois pas ?
- Pourquoi devrais-je te croire ?
Le photographe sentit une nouvelle brûlure au niveau du cœur. Mais cette fois, il aurait mis sa main à couper que ce n'était pas due à sa maladie mais à la phrase prononcée par le yakusa.
Il inspira un coup, son regard se teintant d'incompréhension. Il dégagea violement son menton de la prise d'Asami et se redressa légèrement. Il planta ensuite ses yeux dans ceux de son amant et hurla :
- POURQUOI TU DEVRAIS ME CROIRE ? T'AI-JE DONNE NE SERAIS-CE QU'UNE SEULE FOIS LE DROIT DE ME TRAITER DE MENTEUR ? HEIN ?!? ENFOIRE ! JE TE HAIS !
De ses mains tremblantes, il saisit violement le col de son vis-à-vis et l'approcha plus près de lui. Asami avait écarquillé les yeux face à sa tirade de haine.
- POURQUOI TU NE ME CROIS PAS ? POURQUOI ? ENFOIRE ! TU N'ES QU'UN SALAUD !
Asami se dégagea finalement et obligea le jeune homme à se recoucher. Akihito se débattit, griffant, donnant des coups, hurlant tout ce qu'il pouvait. Mais Asami était plus fort que lui. Il réussit finalement à lui remettre les menottes, lui maintenant les jambes d'une seule main. Il se pencha ensuite sur le jeune homme, déposant violement ses lèvres sur les siennes. Akihito, une étincelle sauvage dans le regard, lui mordit férocement la lèvre. Asami se redressa, un rictus de colère sur le visage. Il essuya le sang coulant sur son menton et se leva. Sans un mot de plus, il sortit de la pièce.
Akihito resta seul dans la pièce, la respiration erratique. Il gémit et resta sans bouger un moment. Il en avait assez. Assez de donner tout ce qu'il avait au brun et de ne recevoir que mépris. De se faire rabaisser.
- Assez… gémit-il.
Il ferma les yeux, juste satisfait de ne plus sentir contre sa peau le contact des jouets. Il soupira et tenta de se calmer. Il y parvint au bout de plusieurs minutes. Il rouvrit finalement les yeux, ayant prit sa décision. Asami ne voulait pas le croire ? Fort bien. Il n'allait plus rien faire. De toute façon, il allait mourir s'il subissait encore une fois un tel traitement.
Au bout de plusieurs minutes, la porte se rouvrit finalement. Asami pénétra dans la chambre et s'approcha du lit. Akihito détourna le regard. Il ne lui dirait plus rien. Il en avait juste assez maintenant. Même si son attitude était celle d'un gamin, il s'en foutait royalement.
Asami s'assit sur le lit et le fixa un moment en silence. Akihito ne bougea plus d'un pouce, son regard tourné vers le mur blanc. Qu'importe ce qu'il se passerait maintenant.
- Je pense que tu ne comprends pas dans quelle situation tu te trouves, Takaba.
Sa voix était froide, coupante comme de l'acier. Akihito ne réagit pas. Il savait très bien quelle était sa situation actuelle, merci bien.
- Tu es vraiment un gamin… Je te repose une dernière fois ma question. Si tu n'y réponds pas, ce que tu as subit jusqu'à maintenant te paraitra une ballade de santé. Où étais-tu ce soir là ?
Toujours aucune réaction du photographe. Asami soupira et se redressa. Il ouvrit le tiroir de la table de chevet et en sortit un flacon. Akihito qui avait les yeux fermés, ne le vit pas. Il frissonna lorsqu'Asami posa sa main sur sa poitrine. Il la remonta ensuite jusqu'à sa nuque et lui remonta le visage. Il déboucha le flacon. Akihito se mit à trembler. D'appréhension, de peur…
- Ouvre la bouche.
Tu peux toujours crever connard ! Pensa Akihito. Il fut néanmoins obligé de l'ouvrir lorsqu'Asami lui boucha le nez. Sa poitrine le brulait trop pour qu'il ne l'ouvre pas.
Il inspira une goulée d'air et le Yakusa en profita pour lui glisser le liquide dans la gorge. Akihito manqua s'étouffer. Il tenta de recracher le liquide amer mais Asami, ayant prévu sa réaction, lui maintint la bouche fermée.
Akihito avala.
Asami l'observa encore un moment puis se redressa. Mais avant, il lui murmura dans le creux de l'oreille :
- Je te souhaite bien du plaisir… Takaba.
Akihito frémit et ouvrit ses yeux. De la peine et de la pitié brillaient sur ses pupilles ambre. Asami fronça les sourcils et se leva finalement. Il ne comprenait pas ce gamin. Il ne le comprenait vraiment pas. Qu'est ce que ça lui couterait de lui dire où il était ce soir là ? Car Asami était sûr d'une chose maintenant. Ce n'était pas Akihito qui l'avait trahi. Mais alors pourquoi ne lui disait-il pas la vérité ?
Voyant le corps de son amant se mettre à trembler, il esquissa un petit sourire triste. Avec ce qu'il venait de lui donner, le photographe craquerait tôt où tard.
Lorsqu'il referma la porte derrière lui, un premier hurlement retentit dans la chambre. Asami se tendit imperceptiblement. Il déglutit et continua d'avancer jusqu'au bar. Il se servit un bourbon, attentif à tous les hurlements qui retentissaient dans l'appartement.
Akihito souffrait. C'était lui qui le faisait souffrir. Asami se maudit un moment avant de soupirer. Il n'aimait pas qu'on lui mente. Une petite leçon s'imposait. Il avait bien agit.
Dealo : O_O… Même moi je suis choqué de son comportement. C'est possible qu'Asami réagisse ainsi ?
Akihito : Je n'en reviens pas. Je n'en reviens pas… Pourquoi vous vous donnez toutes le mot pour me torturer ?
Dealo : Erm… Ben… J'avais envie.
Akihito : Mais là je souffre vraiment beaucoup !
Dealo : Ouai ! Mais c'est de la faute d'Asami.
Asami : Ce n'est qu'une simple leçon. En revanche, pourquoi Akihito ne me dit-il pas la vérité ?
Dealo : Il a peur de ta réaction s'il te le disait…
Asami : Il m'a donc bien trompé ?
Dealo : « soupir » Je n'en dis pas plus…
Asami : REVIENS ICI ! Dis-moi s'il m'a trompé !
Dealo : « plus là »
C'est le deuxième chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
