Review : Ca a toujours pas changé !

Note : Merci pour vos commentaire, ça fait toujours vraiment plaisir ^^. Et en particulier à Caradya que je n'ai pas put remercié par Mp =). J'espère que la suite de l'histoire vous plaira aussi et vous souhaite une bonne lecture !


Le sifflement de la bouilloire sortit John de ses pensées. Il éteignit le feu et s'attela à la préparation du thé. Il le versa dans deux tasses, ajouta le sucre sur le plateau et quitta la cuisine. La journée avait été forte en événement et ne semblait pas prête de se terminer. Il était presque dix-huit heures mais John avait sentit le besoin irrémédiable d'une bonne tasse de thé. Le médecin posa le plateau sur la table basse avant de s'asseoir en face de Mycroft. Le brun le remercia mais n'ajouta rien d'autre. Il s'était installé là après que John ait mit Sherlock au lit. Il n'avait pas voulu de l'aide de l'ainé des Holmes, lui disant que ce n'était rien. Mais c'était surtout parce qu'il ne comprenait toujours pas ce qui s'était passé dans cette salle de bain. Une fois dans sa chambre, Sherlock s'était réveillé quelques secondes, regardant autours de lui avant de se rendormir. John fut soulager de voir que, pendant ce bref instant, les pupilles de son colocataire étaient à nouveau normales. Mycroft attrapa une tasse et but quelques gorgés avant de parler :

_Je suppose que vous voulez des explications.

_Ce ne serait pas de trop en effet. Répondit John, contenant une pointe d'agacement.

Mycroft eut un petit sourire avant de reposer sa tasse.

_Mais d'abord, j'aimerais savoir une chose : avez-vous vu quelque chose d'étrange à propos de Sherlock toute à l'heure?

John fronça légèrement les sourcils, se demandant où voulez en venir le membre du gouvernement. Mais il prit le temps de réfléchir à la question. Bien entendu, il y avait cette histoire de pupille et de grognement. C'était de ça que voulez parler Mycroft ?

_Ses yeux... Ils n'étaient pas comme d'habitude. Commença-t-il. On aurait dit ceux...

_D'un reptile ? Proposa l'ainé des Holmes avec un sourire.

Le médecin hocha la tête avant de demander :

_Vous savez ce que c'est n'est-ce pas?

_Bien entendus. Répondit Mycroft. Mais je ne sais pas si vous allez me croire.

_Pourquoi cela ? Je suis trop... Stupide, ordinaire ? Demanda le médecin avec ironie.

_Voyons John, vous savez bien que je vous accord plus de crédit que ça. Répondit le brun avec honnêteté.

_Alors pourquoi ?

_Et bien... Est-ce que vous croyez en l'impossible ?

_J'ai vu beaucoup de choses impossibles lors de la guerre. Fit John avant de souffler sur son thé. Mais comme direz votre frère, il y a toujours une explication logique cachée.

A cette remarque, l'homme du gouvernement ne put s'empêcher de ricaner. John, de son côté, n'avait pas vraiment envie de rire. Il ne savait pas pourquoi Mycroft tournait autours du pot comme ça et c'était agaçant.

_John, je vais vous dire quelque chose de très important. Peu importe ce que vous allez entendre, je vous prierez de ne pas m'interrompre. Je sais que vous êtes un homme intelligent alors même si ça vous parez dingue, essayer de garder l'esprit ouvert. Déclara soudain très sérieusement Mycroft.

Cela surprit John et il ne put s'empêcher de demander, déconcerté :

_Mais qu'est-ce qui se passe ? On dirait que vous allez m'annoncer que c'est un vampire ou un truc du genre.

_Vous y êtes presque.

_Pardon ? Fit John en écarquillant les yeux.

Mycroft hocha doucement la tête avant de commencer ses explications.

_Notre famille est très particulière. Vous avez dû vous en rendre compte, beaucoup de gens disent que Sherlock n'est pas humain. Et même si ce n'est que pour l'insulter, ils ont raison.

L'homme du gouvernement leva une main pour empêcher John de parler. Celui-ci avait ouvert la bouche, n'aimant pas qu'on insulte Sherlock en sa présence. Mais devant le regard de Mycroft, il se tut et le laissa poursuivre :

_Lui comme moi ne sommes pas des êtres humains. La famille Holmes descend d'une ligné d'êtres de légendes. Nous sommes des créatures de contes qui ont rarement eut le beaux rôles. Nos ancêtres étaient chassés et ont dû s'adapter à l'évolution du monde des hommes. Peu à peu, ils ont utilisé leurs magies pour cacher leur véritables formes. Des enfants hybrides ont vu le jour, ouvrant de nouvelles perspectives d'avenir. Certains ont refusé de « s'abaisser » à prendre formes humaines mais c'étaient des idiots. Ils se sont éteints alors que les autres ont survécus. Bien entendu, nous faisons partie de cette catégorie.

L'ainé des Holmes fit une petite pose, pensif. John n'osa pas parler, son esprit pédalant à cent à l'heure pour essayer de tout comprendre. Il n'était pas loin de la surchauffe, ayant déjà du mal à croire l'autre. Mycroft profita de ce silence pour continuer :

_John, nous ne sommes pas des vampires mais des dragons.

L'esprit rationnel du médecin se mit à crier à la folie. L'ainé des Holmes était juste complètement cinglé ! Tout ce discours n'était qu'une vaste plaisanterie. D'accord, il y avait bien cette histoire de pupille mais il avait surement mal vu. Il y avait toujours une explication réaliste. Toujours. Peut-être un abus de caféine... En attendant, il croisa les bras dans un geste purement buté.

_Vous ne me croyez pas. Fit soudain Mycroft, légèrement amusé.

_Bien sur que je ne vous crois pas ! S'exclama John. J'ai passé l'âge de croire à ce genre d'histoire. Sérieusement Mycroft, vous me prenez pour un imbécile ? Et si ce n'est pas le cas, je vais vraiment devoir appeler une ambulance et se ne sera pas pour le Holmes que je croyais !

Le brun fit une légère grimace avant de secouer la tête. Il s'était douté de ce genre de réaction. Cependant, il avait les moyens de se faire croire. Après tout, lui aussi était un dragon... Pas qu'il appréciait particulièrement d'en être un. D'ailleurs, la dernière fois qu'il s'était hybridé remontait à dix ans. Mais contrairement à son frère, il n'avait jamais eut d'amis s'approchant de près ou de loin à John. Alors, il estimait que c'était son devoir d'éclairer la lenterne du médecin. Il l'aimait bien après tout.

_Non et c'est justement pour ça que je vous en parle. Répondit Mycroft honnêtement. Mais peut-être qu'une preuve ou deux vous aidera à me croire.

_Ce ne serait pas de trop en effet. Répliqua sarcastiquement le médecin.

Mycroft ne releva pas et se contenta de cligner des yeux. Il fixa John et ce dernier sursauta brusquement. Il dévisagea sans aucune gène son interlocuteur. C'était impossible... Les yeux de Mycroft étaient comme ceux de Sherlock : reptilien. John déglutit lentement, le doute commençant à l'assaillir. Pour bien enfoncer le clou, Mycroft laissa échapper un petit nuage de fumé grise de sa bouche.

_Vous voulez que je vous montre aussi mes écailles ?

_Non... Non je crois que ça ira. Balbutia John abasourdit.

_Tant mieux, ça a tendance à couper les vêtements. Confia Mycroft l'air de rien.

Il ferma les yeux et quand il les rouvrit, ils étaient à nouveaux normaux. Il y eut un moment de silence pendant lequel John se demanda s'il rêvait. Mais il se doutait que son subconscient puisse lui sortir un truc pareille. Il n'avait pas assez d'imagination pour inventer tout ça. Et il se doutait que Mycroft n'était pas du genre à monter un supercherie pareille.

_Donc... Vous êtes des dragons.

Mycroft hocha la tête et le médecin continua :

_Alors, je veux que vous me juriez sur la tête de la reine que vous ne m'avez pas drogué ou que ce n'est pas une caméra caché.

Le brun eut malgré lui un petit sourire avant d'hocher à nouveau la tête. John resta silencieux quelques secondes avant de demander :

_Mais qu'est-ce qui arrive à Sherlock alors ?

Cette fois, l'homme du gouvernement se pinça l'arrête du nez, un peu fatigué.

_Comme je l'ai dis plus tôt, nous avons dû nous adapter. Nous mettons du temps à parvenir à maturité. Mais une fois ce stade atteint, notre sang se réveille violemment. Pendant quatre ou cinq jours, notre corps se transforme et nous devenons des dragons. Ensuite, nous n'avons qu'à choisir la forme que nous préférons adopter.

_Attendez... Sherlock va devenir un dragon ? Mais il ne va pas devenir... Euh... Énorme ? Fit John en fronçant légèrement les sourcils.

De ce qu'il se souvenait, les dragons étaient des créatures immenses. Il doutait que la chambre de Sherlock ou même l'appartement entier soit assez grand. Mycroft eut un petit sourire avant de rassurer John :

_Il va juste avoir son corps d'hybride alors sa taille ne devrait pas vraiment changer. Mais c'est un processus qui est très douloureux. Ses ailes, sa queue et ses cornes vont pousser. Il va aussi avoir une première vagues d'écailles avant de muer dans les jours suivants. Ah, et il risque de cracher un peu de feu aussi.

John resta silencieux, n'en croyant pas ses oreilles. Les mots « feu », « écailles », « ailes » et autres tournoyaient dans son cerveau. Il avait tellement de mal à imaginer Sherlock ainsi qu'il ne savait pas quoi penser. Encore une fois, tout lui paraissait impossible. Cependant, la vérité était là et il allait devoir l'accepter. Les prochains jours allaient être... Extrêmement étranges. Mais c'est dans ce genre de moment qu'il aimait sa capacité d'adaptation toute militaire. Bien que celle-ci ne le préparait pas à ce genre de nouvelle.

_D'accord... Alors je dois prévoir un stock d'extincteurs ? Dit-il en tentant de plaisanter.

L'ainé des Holmes le fixa pendant une longue minute, le regard indéchiffrable.

_Ce ne sera pas nécessaire, je suis venus chercher Sherlock. Si je vous ait expliqué notre histoire, c'est parce que vous êtes la seule personne que mon frère considère comme un ami. Vous méritiez de connaître la vérité.

John fut étrangement flatté par cette idée. Mais quand il comprit ce que voulait faire son interlocuteur, il fronça les sourcils.

_Pourquoi vous voulez l'emmener ? S'il ne se transforme pas en grosse bestiole, il peut bien rester à Baker Street, non ?

_John, vous voulez vraiment vivre en colocation avec un dragon ? Demanda Mycroft pour le moins surprit.

Le médecin resta muet quelques secondes. Il venait d'apprendre que toute la famille Holmes étaient des dragons et pourtant, il voulait encore vivre avec Sherlock. John jeta un rapide coup d'œil à l'appartement et secoua doucement la tête. Non, il ne pouvait décidément pas concevoir le 221B. Baker Street sans Sherlock Holmes. Il regarda à nouveau l'ainé des Holmes.

_Est-ce que ça changer son caractère ? Rétorqua le médecin.

_Non, pas vraiment.

_Alors oui je compte rester son colocataire. Je vivais déjà avec lui alors que tout le monde le traité de « monstre ».

_Ce n'est pas la même chose John. Répondit le brun, tentant clairement de dissuader le mé jeunes dragons sont instables et la moindre émotions fortes peut les rendent dangereux.

_Heureusement que tout le monde sait que je n'en ait pas. Fit soudain une voix derrière eux.

John se tourna et vit Sherlock, appuyé contre l'encadrement de la porte. Le médecin grimaça en voyant la tête de son colocataire. Il était d'une pâleur effrayante et malgré sa robe de chambre, il frissonnait. Il avait surement dû faire un effort monstrueux pour venir ici. Le détective fit un petit sourire à John, essayant maladroitement de le rassurer.

_Sherlock tu sais très bien que tu devrais revenir au manoir familiale. Du moins, jusqu'à que ta transformation se passe.

Le cadet des Holmes darda un regard noir sur Mycroft. Il s'approcha et se redressa dans une pose menaçante.

_Hors de question que je quitte cet appartement. En plus, je suis sais très bien que tu m'empêcherais de revenir ici.

_Sherlock, ne fait pas l'enfant. Répondit avec agacement le brun.

_Si jamais tu me force à partir, je m'échapperais du manoir et je mettrais le feu à Londres.

John le regarda, étonné par la menace. Mais cela tombait plus ou moins sous le sens quand on connaissait la vrais nature de Sherlock. Mycroft grimaça avant de se lever à son tour.

_Tu n'oserais pas.

_Tu veux prendre le risque Mycroft ? Rétorqua le détective, sérieux.

Les deux frères s'affrontèrent du regard et John n'osa rien dire. La tension était tellement palpable qu'il aurait put la couper au couteau. Les minutes passèrent avant que l'ainé ne soupire et tourne la tête.

_Bien mais au moindre problème, tu rentreras à la maison de grès ou de force.

Sherlock lui jeta un regard dédaigneux avant de partir dans la cuisine. Mycroft le suivit du regard avant de se tourner vers John.

_Si jamais vous avez des questions, n'hésitez pas.

Le médecin hocha la tête et salua l'homme du gouvernement avant que celui-ci ne prenne congé. Il entendit du bruit dans la cuisine et s'approcha de Sherlock. Celui-ci avait posé toutes les bouteilles d'eau qu'il restait sur la table.

_Qu'est-ce que tu fais ?

_Je prend mes dispositions. Répondit le détective avant d'attraper l'extincteur qui se trouvait dans un placard. Il se mordilla pensivement la lèvre : il lui en faudrait d'autre.

Le blond fixa Sherlock comme s'il ne l'avait jamais vu avant. Son ami n'était pas humain mais ça allait beaucoup plus loin que ce que les mauvais langues auraient pus croirent. Bien plus loin que tout ce qu'il n'aurait jamais pus imaginer un jour. John enfouit les mains dans ses poches.

_Pourquoi... Pourquoi tu ne m'en a jamais parlé ? Fit soudain le médecin.

_Honnêtement, John est-ce que tu m'aurais cru ?

_Non. Concéda son colocataire.

_Alors cette information aurait-été inutile. Tant que je n'étais pas dans ma « maturité », je n'avais aucune preuve à t'avancer. Cependant, je suis assez étonné que tu veuilles rester ici. Je croyais que tu aimais... La normalité. Fit pensivement Sherlock, ses doigts glissant distraitement sur l'extincteur.

John mit un peu de temps à répondre, les pensées embrouillées. C'est toute sa perception de la réalité qui était remise en cause depuis tout à l'heure. Pourtant, quand il regarda à nouveau Sherlock, il ne chercha pas à mentir sur ses raisons :

_Tu étais mon ami avant que je ne sache ça.

Sherlock le fixa dans les yeux, attentif. John eut un petit sourire en voyant un flash d'espoir traverser les yeux du détective.

_Donc je ne vois pas pourquoi ça changerais.

Le brun hocha doucement la tête avec un petit sourire sincère. Mais il agrippa soudain les rebords de la table en fermant les yeux. Le médecin le rejoignit rapidement, lui demandant ce qui se passait.

_Ca va commencer ce soir... Souffla Sherlock après une minute.

_Ta maturation c'est ça ?

Le détective hocha la tête avant d'attraper les bouteilles d'eau. John insista pour l'aider et ils transportèrent le tout dans la chambre du brun. Le médecin ne savait pas vraiment à quoi tout cela allait servir mais il se doutait que c'était pour empêcher un éventuel incendie. Il eut une pensée pour Mme Hudson. Comment allait-il faire pour l'empêcher de venir ? Et Lestrade ? Si jamais une enquête se présentait, Sherlock ne pourrait pas être présent. Perdu dans ses pensées, il ne se rendit pas compte tout de suite que le détective lui parler. Il s'excusa brièvement avant de le faire répéter :

_John, peut importe ce que tu vas entendre dans les prochains jours, n'ouvre surtout pas cette porte.

_Tu es sur que tu n'auras pas besoin d'aide ?

Sherlock posa sa main sur l'épaule du médecin, le fixant dans les yeux.

_N'entre dans cette chambre sous aucun prétexte.

John soupira doucement avant d'hocher la tête. Sherlock se détourna pour aller fermer les volets de sa chambre. Il vérifia une dernière fois que tout était en place avant de s'asseoir sur son lit. John comprit que c'était le temps pour lui de partir. Néanmoins, il s'immobilisa sur la pas de la porte.

_Sherlock...

Ce dernier le regarda, l'encourageant silencieusement à continuer. Il se mordilla la lèvre, incertain :

_ Juste... On se revoit dans quatre jours.

Le médecin se serait frappé pour avoir dit quelque chose d'aussi stupide. Mais c'était la seule parole cohérente qui lui était venue à ce moment là. Pourtant, à la place du regard moqueur qu'il s'attendait à recevoir, Sherlock lui sourit.

_Oui, on se revoit dans quatre jours.


Voila ! Merci d'avoir lu ! J'espère que ça vous a plus, n'hésitez pas à laisser une petite review pour la route ! =) See you again au prochain chapitre !