Alors d'abord je tiens à vous remercier d'être autant à avoir lu mon premier chapitre et surtout d'être autant à l'avoir aimé.
A toutes celles qui ont lu ma fic mais qui n'ont pas pu laisser de review car elles ne possèdent pas de compte sur , sachez que maintenant vous pouvez ! J'ai débloqué ce qu'il fallait débloquer. Et je m'excuse pour le premier chapitre car je n'avais pas pensé à le faire avant.
Ensuite, merci pour toutes les « story alert », « favorite alert » et j'ai même eu des « favorite author » et des « author alert » ! C'est génial.
Enfin, merci pour les reviews ! J'ai adoré ! Elles sont super.
Et a toutes celles qui m'ont mis en alert sans laissez de review, ben merci quand même.
Ce chapitre est pour l'instant le plus long que j'ai écris ! J'espère qu'il vous plaira autant que le premier.
Bonne lecture !
Disclaimer : Les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de la si géniale Stephenie Meyer.
Chapitre 2 : L'installation.
POV Edward
Et voilà.
Nous étions partis.
Une partie de notre histoire, de notre vie était définitivement terminée.
Nous avions déménagé.
Ou plutôt…. Nous étions en train de déménager.
Nous avions quitté depuis quelques heures déjà, notre ancienne maison. Elle se situait à Denali en Alaska. Nous y étions heureux, nous y avions de très bons amis. Nous vivions tous ensemble dans une grande maison et cela se passait bien. Malgré tout, il nous avait fallu partir ! Nous étions trop nombreux et beaucoup commençaient à se poser des questions.
Des questions ? Quelles questions ?
Ah oui c'est vrai, je ne vous ai pas dit. Ma famille et moi, nous sommes des vampires.
Nous roulions à bonne allure vers notre nouveau chez nous. Nous avions prit deux voitures, je conduisais la mienne, une Volvo grise argentée, un petit bijou ; mes deux frères et mes deux sœurs se trouvaient avec moi et à cinq, nous nous sentions un peu à l'étroit. Nos parents nous précédaient dans la Mercedes de mon père.
Je dis mes parents, je dis mes frères et sœurs, mais aucun d'entre eux n'a de lien de sang avec moi, ils sont de ma famille mais ils le sont grâce à l'amour qui nous unis. En effet, nous sommes tous nés à des époques différentes.
Nous sommes sept. Les Cullen. Le second clan de vampires le plus grand après celui des Volturi, notre « famille royale », notre gouvernement. Ils gèrent tout ce qui touche de près ou de loin au vampire, des nouveau-nés aux respects de nos lois. Malgré leur puissance et leur nombre important, nous étions pour eux une source de gêne, de part notre régime alimentaire qui différait du leur mais aussi parce que nous pouvions nous mêler aux humains sans trop de risque qu'on se jette sur eux. Nous leur faisions même presque peur, car nous avons des dons, des dons qu'ils aimeraient acquérir mais qui leurs sont refusés. Cela faisait en effet plusieurs années qu'ils nous proposaient de les rejoindre mais nous refusions. Ils se nourrissaient d'humains, contrairement à nous et surtout ils étaient cruels et perfides.
Nous n'étions que quatre dont ils voulaient vraiment la présence et pour être plus précis, plus juste, on pouvait réduire ce nombre à deux.
Il y avait Alice.
Un véritable petit lapin duracell. Non pas qu'elle était très portée sur la chose mais rien ne pouvait l'arrêter. Elle était toujours très énergique. Très optimiste. Elle était aussi adorable. Une petite brune mignonne qui pouvait se faire aimer de n'importe qui. Elle possède un don formidable. Elle voit le futur, mais pas comme n'importe qui. Enfin, pas comme prétendent le faire quantité d'humains !
Son don est plus subtil. Plus précis, mais parfois aussi plus problématique. En effet, ses visions ne lui apparaissent qu'après les décisions des autres. Tant qu'une personne n'aura pas fait de choix, qu'elle restera dans l'incertitude, Alice le sera aussi.
Elle verra des choses, certes, mais sans précision, sans certitude, et de nombreux changements.
Les humains lui apparaissent, peu, de façon très floue ; les vampires, un peu moins. Elle va être capable de voir les décisions de chaque vampire, mais plus elle est proche de ces vampires, mieux elle les voit. C'est ce qui explique qu'elle nous voit tous si bien.
Mais elle savait gérer cela à merveille. Elle en jouait parfois sachant certaines choses à l'avance et ne nous les disant pas pour nous faire la surprise. Mais il lui arrivait parfois d'avoir du mal, mais seulement avec moi. Là c'était spécial. Elle devait généralement se mettre à réciter les tables de multiplications dans tous les ordres possibles et inimaginables ou encore se mettre à chanter l'hymne américain dans des langues étrangères.
Parce que moi aussi j'avais un don. Je lis dans les pensées. Dans les pensées de tout le monde. Humains et vampires. C'est parfois très pénible. J'entends des choses horribles, des choses que je ne devrais pas entendre, des choses que je ne veux pas entendre.
Aro Volturi a le même type de don que moi. En fait c'est un savant mélange du don d'Alice et du mien. Car lui il suffit qu'il touche une personne et il voit toute sa vie, passée, présente, future. Mais il pense que savoir tout ce que les autres pensent au moment même, est un avantage tactique non négligeable et c'est pour cela qu'il cherche à tout pris à m'avoir.
Alice et moi avons le même âge, dix-sept ans. Du moins le même au moment de notre mort. Car pour ce qui est de notre âge « vampirique », c'est difficile de savoir car Alice elle-même ne sait pas quand elle a été transformée.
Il y a ensuite Jasper. Il a été transformé très jeune également, il avait dix-huit ans. Il possède aussi un don, un don qu'Aro serait heureux de posséder, d'utiliser.
Jasper contrôle l'esprit, l'humeur, les sentiments des autres. Il est capable d'attiser la colère d'une foule déjà survoltée ou au contraire de la calmer selon ses besoins. Il peut influencer les décisions d'une personne pour qu'elle soit d'accord avec lui ou bien effacer sa tristesse s'il le désire.
Dans une bataille, c'est un véritable atout. C'est d'ailleurs ce qui a conduit à sa transformation. Car, humain, il était déjà très charismatique, il était soldat pendant la guerre de sécession et faisait un très bon leader.
Et il y a Carlisle. Notre père. Celui qui m'a transformé.
Il est le plus vieux d'entre nous. Le plus sage et celui qui se maîtrise le mieux. Aro serait heureux qu'il se rende auprès de lui, à Volterra, en Italie, mais pas parce qu'il a un don exceptionnel. Non. Seulement parce que Carlisle a déjà vécu avec les Volturi, peu de temps après sa transformation. Et malgré le fait qu'il soit parti et qu'il rejette leur régime alimentaire, Aro l'apprécie beaucoup.
De plus, sa capacité a résisté au sang humain intrigue beaucoup Aro, bien qu'il trouve son entêtement stupide. Il faut dire que même pour un vampire cela est très bizarre. Carlisle est médecin.
Les trois derniers membres de ma famille, bien que ne possédant pas de vrai don, n'en sont pas moins importants.
Peut-être pas pour les Volturi, mais pour nous, oui. Ils sont notre famille et nous les aimons.
Il y a Esmée. Ma mère. Adoptive bien sûr. Mais elle nous aime tellement, que c'est pour nous, et pour elle, comme si elle nous avait mis au monde.
Un amour qu'elle nous porte sans condition et qui comble son mal d'enfant.
Mal responsable de sa transformation puisqu'elle a essayé de se suicider après le décès de son unique enfant et c'est en la transformant que Carlisle l'a sauvée. Depuis ils vivent un amour inconditionnel et heureux.
Aux yeux de tous elle est ma mère, mais aux miens aussi. La mienne est morte peu de temps avant ma transformation, et nos souvenirs humains devenant flous avec le temps, je ne m'en souviens pas très bien. Mais je sais qu'Esmée est là, qu'elle me réconforte quand je suis triste, qu'elle me défend quand Alice et les autres me tyrannisent, pour s'amuser bien entendu mais elle est là, présente, toujours.
Rosalie. Elle se décrit elle-même comme une bombe sexuelle. Certes, elle est très belle, grande, blonde, magnifique. Mais elle est aussi vaniteuse, égoïste, amère et parfois méchante. Elle est celle avec qui j'ai eu le plus de mal à nouer des liens fraternels. Sans parler du fait que Carlisle et Esmée espéraient qu'elle deviendrait ma compagne.
Heureusement pour moi, elle a trouvé Emmett. Le dernier membre de ma famille. De loin, sans le connaître, on pourrait croire qu'il n'est qu'une grande brute sans cœur, avide de sensations fortes et de morts. Mais c'est en réalité, ce que je qualifierais de « gros nounours ». Il est très protecteur avec tous les membres de notre famille. Il aime aussi nous faire des blagues, pas toujours drôle d'ailleurs, nous taquiner, nous embêter carrément même. Mais gare à celui qui essaierait de s'en prendre à l'un de nous. Ils ont tous les deux été transformés l'année de leurs 18 ans. Lui et sa carrure démentielle se chargeraient de le remettre à sa place. Il est autant brun que Rosalie est blonde. Il est autant brute, (même si ce n'est pas voulu) que Rosalie est douce. Ils sont si différents l'un de l'autre et pourtant, quand on les regarde tous les deux, on comprend que si l'un des deux venait à disparaître, pour l'autre se serait la fin du monde.
Ils sont les deux moitiés d'un tout que personne n'arriverait, en supposant que quelqu'un pourrait avoir cette idée stupide, à séparer.
Je ne dirai pas que la transformation est facile, sans douleur ni que je la conseillerais à quelqu'un. Mais malgré notre condition, parfois difficile à vivre, je ne regrette pas.
Ce que je ne savais pas, ce dont je ne me doutais pas c'est que bientôt, un nouvel argument viendrait s'ajouter à ma liste. Et que j'aurais encore plus de raison de ne pas regretter.
Nous étions enfin arrivés.
Notre nouveau chez nous. Du moins le temps que ça durerait.
Nos meubles et nos affaires étaient arrivés la veille donc nous n'avions rien à décharger. Seulement à ranger et à nous installer.
Mon père et ma mère étaient déjà sortis de la voiture et nous attendaient devant le porche pour que nous puissions entrer dans notre nouvelle maison. Enfin, pas si nouvelle que ça puisque nous y avions vécu il y a de ça une bonne soixantaine d'années.
Mais c'était la tradition, nous ne rentrions jamais dans notre nouvelle demeure sans les autres. Alors je me garai rapidement à côté de la voiture de mon père pour que nous puissions les rejoindre.
C'était notre petit rituel. Cette fois c'était différent car Alice et Jasper y entraient pour la première fois. En effet ils ne nous avaient pas encore rejoints la dernière fois que nous y avions habité. Alors au lieu de filer tout droit dans ma chambre pour l'aménager comme je le voulais, je restai avec ma famille pendant que ma mère leur faisait visiter les lieux.
Ce fut bien entendu rapide. Nous avions de nombreux souvenirs dans cette maison mais histoire de rompre la monotonie de nos nuits, de notre vie, nous avions décidé de les raconter lorsque l'occasion s'y prêterait ou qu'une situation rendrait ces anecdotes plus intéressantes.
Alice et Jasper s'installèrent dans leur chambre, alors chacun rejoignit la sienne pour s'installer. On commençait toujours par là et ensuite, ensemble on s'occupait des autres pièces.
C'est le moment que je préférais et que je redoutais le plus à la fois.
Car j'étais seul. Je n'avais pas de partenaires, moitié, âme sœur, ou que sais-je d'autre pour partager ce moment.
J'entendais, et quand je dis entendre ce n'est pas seulement leurs bruits, mais aussi leurs pensées, mêmes les plus intimes, Emmett et Rose rire, Jasper et Alice qui se chamaillaient, Esmée et Carlisle qui discutaient posément, mais avec une infinie tendresse, pour l'emplacement de chaque chose.
Dans ma chambre c'était le silence. Un silence chargé de tristesse et de mélancolie. Alors, comme presque toujours, je finis par fermer ma porte et mettre de la musique, classique, c'est ce qui me faisait le plus de bien dans ces cas là, afin de ne plus entendre leur bonheur.
Notre installation fut rapide. Evidemment ça a des avantages d'être vampire. Pas besoin de dormir, ni de manger, une force colossale, une rapidité extrême. Bref, les rois du déménagement !
Esmée nous ayant déjà inscrit au lycée, nous n'avions rien d'autre à faire que d'attendre que le week-end se passe avant d'aller « parader », comme le disait si bien Emmett, au lycée.
Tout comme Alice j'entrerais en première, à nouveau, tandis que Rosalie, Emmett et Jasper entreraient en Terminal. Je les envieais, ils n'auraient à supporter qu'un an, les regards, les murmures, l'hostilité, parfois même la haine et d'autres l'amour. On est des vampires, c'est normal, on est en quelques sortes conçus pour plaire, attirer les humains, mais je m'étonnais toujours de ce que nous inspirions aux jeunes humains, pardon, aux ados.
Du coup j'y allais, comme on dit, à reculons, car contrairement aux autres je n'étais pas en couple, contrairement aux autres rien ne me cataloguait « d'intouchable ». Ce qui m'obligeait à subir les assauts de nombreuses filles qui espéraient devenir « l'élue », non pas que je sois prétentieux, vaniteux ou quoi que ce soit d'autre, mais ça arrivait à chaque fois et c'était particulièrement lassant et gênant. Heureusement ça finissait toujours par se calmer.
Vers le milieu de la nuit tout devient calme, chacun était occupé; nous avions repris nos activités comme si nous vivions ici depuis des années. Je fus pris d'une envie subite de me dégourdir les jambes alors je décidai d'aller chasser, pas dans la région, j'aurai tout le temps de l'explorer à nouveau plus tard, mais dans la réserve animale un peu trop peuplée qui se trouvait vers Olympia.
Je descendis, et au passage mis ma famille au courant de mes intentions.
Je trouvais ma famille presque au grand complet dans le salon. Sans m'adresser à quelqu'un en particulier je lançai :
« - J'ai envie d'aller me dégourdir les jambes, je vais chasser dans la réserve. Je serai de retour au petit matin je pense. »
Emmett se leva et vint me rejoindre.
« - Super! Ca te dérange si je viens avec toi? Une sortie entre frères pour célébrer notre arrive ici!
- Euh….. Pourquoi pas! Répondis-je, fort peu convaincu.
J'espérai ne pas trop avoir l'air déçu. Mais bon avec Emmett ce serait forcément sympa.
- Génial! JASPER! Hurla t-il. On va chasser entre frères! Viens! »
Jasper émergea de la bibliothèque suivi de près par mon père. Je me sentais un peu coupable alors je lui proposai de venir aussi.
« - Carlisle? Tu viens avec nous? Entre hommes?
- Et nous! Intervint Rosalie, pas franchement ravie d'être mise à l'écart.
- Oui c'est vrai! Rajouta Alice. Pourquoi pas une sortie familiale plutôt? Après tout, nous aussi on a le droit de fêter notre emménagement! »
Aie! Si Alice s'y met aussi on est foutu! Jasper et Emmett ne résisteront pas!
« - Mais Rosie…. Une sortie entre frères! S'écria Emmett scandalisé. »
Tiens! Il fait de la résistance! Miracle! Enfin un qui essaye de résister aux femmes de la famille! C'est un jour à marquer d'une pierre blanche! Peut-être va-t-on sortir entre hommes finalement!
« - Emmett! Nous aussi on a le droit de chasser! Lui répondit Rosalie, en tapant du pied. »
Son regard indiquait clairement quelque chose. Quelque chose que j'entendis très bien dans ses pensées et qu'Emmett comprit parfaitement.
« - Ok, ok ma Rose! Vous venez! Une sortie en famille c'est très bien aussi! Dit-il en me regardant d'un air résigné. »
Ben voyons ! Je me disais aussi ! Emmett est incapable de résister à Rosalie ! Surtout si d'un simple regard elle est capable de le menacer de…..enfin, vous savez !
Rosalie et Alice avaient une mine triomphante. Carlisle, Esmée et Jasper, qui s'étaient bien gardés d'intervenir arboraient une expression amusée sur le visage et Emmett me regardait d'un air coupable, sûrement pour avoir capitulé si vite.
Je poussai un soupir résigné et dis :
« - Bon alors c'est parti ! »
Et ce qui aurait dû être une partie de chasse solitaire, qui m'aurait permis de m'acclimater, de me remettre les idées en place afin de me préparer à affronter une nouvelle année au lycée, une année seul, devint l'un des meilleurs souvenirs de ma très longue vie.
Nous nous étions beaucoup amusés ! Après avoir festoyés nous nous étions courus après comme des gamins, comme des gens normaux, même mes parents avaient participés !
Sur le chemin du retour ça n'avait été qu'une suite de courses, de bousculades et de franche rigolade.
Et si nous nous étions moins amusés, si nous avions été plus attentifs on aurait remarqué une odeur de vampire qui n'était pas l'une des nôtres. Une odeur qui aurait pu nous effrayer. Mais tout à notre bonheur et à notre bonne humeur nous n'avons rien remarqué.
Nous avons profité de nos quelques jours à la maison pour nous installer correctement, prendre nos marques et chasser plus que nécessaire. Tout s'était bien déroulé, sans incident. Alice avait insisté pour choisir ce qu'on allait porter le lendemain. Nous arrivions au lycée un vendredi mais tout ça été calculé, tout d'abord on ne pouvait pas débarquer le lendemain de notre arrivée, ça aurait paru trop bizarre et puis en allant au lycée le dernier jour de la semaine, on laissait aux humains le week-end pour s'habituer à nous. C'était parfois une bonne chose, d'autre pas.
Elle voulait qu'on fasse une bonne impression. Mais on faisait toujours une bonne impression, enfin jusqu'à ce que notre inaccessibilité nous fasse détester, ou envier, ou maudire, ça dépendait là aussi, des gens et de l'endroit ! Personnellement je trouvais qu'on était trop bien habillé pour le lycée mais quand il s'agit de vêtement essayer de raisonner Alice c'est comme essayer d'empêcher un tremblement de terre.
Le vendredi matin, donc, sans nous presser, nous nous rendîmes au lycée de Forks. Il comprenait moins de quatre cents élèves. Ca allait être vraiment très difficile de passer inaperçu.
On s'y rendit dans ma Volvo, c'était, je crois, la voiture que l'on possédait qui faisait le moins tape à l'œil.
Quand on se gara sur le parking, de nombreuses têtes se tournèrent vers nous et tout de suite leurs pensées m'assaillirent. Ils se posaient les questions habituelles. C'est qui ? Ils viennent d'où ? Est-ce qu'ils sont de la même famille ? Frères et sœurs, cousins, … ? Est-ce qu'ils sont en couple ? Etc…. Il y eut de nombreuses déceptions quand ils comprirent que Rosalie et Emmett, Alice et Jasper formaient des couples. Mais, il y eut un regain d'enthousiasme quand les filles comprirent que j'étais seul.
Cela continua pendant qu'on se dirigeait vers l'accueil.
La première pensée de la dame à l'accueil fut qu'on était tous très beaux. Qu'on ressemblait à des gravures de mode et pas à des lycéens. Elle flirta même un peu.
« - Alors voilà un plan du lycée. Récita-t-elle. Et vos emplois du temps. Vous voulez que je vous fasse visiter peut-être ?
Ce fut Rosalie qui Répondit.
- Non merci madame, ça ira. Lui répondit-elle d'un ton aimable, tout sourire.
- Bien les jeunes, si vous avez besoin de quoi que ce soit vous savez où me trouver ! N'hésitez pas, je suis là ! »
Elle nous débita cela tout en battant des cils comme une écolière.
Ce ne fut qu'en repartant qu'elle pensa une chose étrange, ou en tout cas plutôt bizarre. Au moment où on passait la porte elle se dit « c'est bizarre, ils pourraient être de la même famille ». Chose plutôt étrange puisqu'elle était parfaitement au courant de notre lien de parenté. Et même s'il subsistait un doute, nos noms de famille identiques suffisaient à établir le lien.
Je décidai de laisser tomber. Après tout on provoquait souvent des réactions bizarres chez les gens.
On se dirigea tranquillement vers les bâtiments où se trouvaient les salles de classes.
Je m'arrêtai devant le premier qu'on rencontra car c'est celui où se trouvait ma salle d'histoire
« - Bon, moi je m'arrête là ! On se voit au déjeuner !
- Quelle question ! Intervint Rosalie.
- Sûr petit frère ! A toute ! Me répondit Emmett en m'envoyant une claque dans le dos.
- A tout à l'heure Edward ! Me dit Alice avec un grand sourire. Ca va bien se passer, promis.
- A plus Ed !
- M'appelle pas comme ça Jasper ! Tu sais que je n'aime pas ça ! Tu traînes trop avec Emmett !
- Peut-être ! Me répondit-il. On se voit plus tard.
- Ouais c'est ça ! »
La matinée se passa plutôt bien. Les profs étaient sympas. Ils ne mettaient pas la pression. Arrivé en cours d'année, dans une nouvelle ville, un nouveau lycée, une nouvelle classe ils savent que ce n'est pas facile. Même si ça ne me posait aucun problème. L'avantage d'avoir refait cette année des dizaines de fois…
Les élèves chuchotaient sur mon passage. Normal, les nouveaux sont toujours le centre de l'attention. C'est partout pareil. J'entendais leurs pensées. Rien de très inhabituel.
Les filles se disaient surtout que j'étais très beau et cherchaient un moyen de venir me parler. Les garçons étaient, pour la plupart, curieux, ils se disaient que je pourrais peut-être faire parti de l'équipe de foot, vu ma carrure, ils ne devaient pas encore avoir croisé Emmett, que j'avais l'air sympathique mais renfrogné et hésitaient à s'approcher pour faire connaissance. Les autres étaient carrément jaloux. J'étais apparemment trop beau pour leur tranquillité d'esprit et ils avaient peur que je leur pique toutes les filles « potables » du lycée. Surtout une apparemment. Ils la trouvaient tous très belle mais complètement inaccessible malgré tout nombreux étaient encore à espérer.
Je ne cherchais pas plus loin et me dirigeais tranquillement vers la cafétéria où devait déjà m'attendre les autres.
En entrant je les vis tout de suite. Ils s'étaient assis tous les quatre à une table vers le fond. Ils avaient déjà leur plateau devant eux. Accessoire indispensable pour faire croire à notre humanité.
Je les rejoignis et m'assis, tournant le dos à presque toute la cafétéria.
« - Hey Edward ! Alors cette matinée ? Me demanda Alice.
- Tranquille. Je ne me suis pas trop fait harceler. M'esclaffai-je. Et vous ?
- Bah, tranquille aussi. Les coups d'œil et chuchotis habituels, répondit-elle.
- Ouais, je dirais même que les élèves de ce lycée ont l'air assez sympa, intervint Emmett.
- N'importe quoi. Répliqua Rosalie.
- Pour des humains. Répondit Emmett.
- Même. Rétorqua Rosalie.
- Rabat-joie ! Lui dit-il tout en souriant. »
Elle lui lança un regard noir.
« - Et toi Jasper ? Demanda-t-elle.
- Dur. Comme d'hab'. Mais supportable.
- T'es le plus fort. Lui chuchota Alice, un sourire mutin aux lèvres.
- Bravo Jasper. Lui dis-je. »
Il me lança un petit sourire qui disait clairement qu'il espérait qu'à force de gagner des batailles il gagnerait la guerre. Nous continuâmes à discuter durant toute la pause déjeuner, riant comme des élèves normaux. Puis nous nous séparâmes pour retourner en cours. Deux petites heures et nous pourrions rentrer.
J'entrai dans le bâtiment en même temps qu'une blonde décolorée qui ne se gêna pas pour m'accoster.
« - Salut toi ! Me dit-elle.
- Salut. Répondis-je. RestepoliEdward,c'estlepremierjour. - Je m'appelle Lauren. Je peux t'aider ? T'as quel cours ?
- Biologie avec M. Banner…
- Oh ! C'est juste là ! Tu sais que… »
Et elle se mit à jacasser, jusqu'à se qu'on arrive devant la porte de ma salle de classe. Là, pendant l'un des rares moments où elle se taisait pour reprendre sa respiration, je dis :
« - Bon je te laisse. Je dois parler au prof avant le début du cours.
- Ah bon, d'accord. A plus tard alors. Me dit-elle d'un ton empli d'espoir. Je suis en maths pas très loin, la salle tout au fond du couloir à droite. Je…..
- Ok, bye. La coupai-je afin de me débarrasser d'elle. »
J'entrais dans la classe. Pendant que je m'entretenais avec le professeur, les élèves commencèrent à arriver. Ils me regardaient comme si j'étais une bête curieuse. Certes, je l'étais, mais ils ne pouvaient le savoir.
Le prof était plutôt sympa et je sentais que ses cours ne seraient pas trop ennuyeux malgré le fait que je connaissais le programme par cœur. Il m'envoya à une table libre. Je m'assis et priai pour que la place à côté de moi reste vide. A priori tous les élèves étaient là. Il ne restait plus que deux places dans la salle. Je m'installais tranquillement quand une odeur, différente de celles des humains présents dans la pièce, me frappa.
Je relevai vivement la tête et j'entrai en contact avec une paire d'yeux identiques aux miens et à ceux de toute ma famille à seulement quelques mètres de moi. Je me fis plus attentif et c'est là que je la vis pour la première fois.
Alors vous en avez pensé quoi ? Laissez-moi une petite reviews pour me le dire. Et je rappelle que désormais les reviews anonymes sont acceptées.
Rendez vous vendredi prochain pour le chapitre suivant.
