Chapitre 1 - Je t'oublierai

Je ne vais rien vous cacher, les artistes n'étaient que des suicidaires en manque de reconnaissance mais ça c'était un préjuger, c'était avant de la connaître .

Elle aurait pût devenir pianiste que son charme n'aurait été que plus immense, j'aurais été sa groupie, son fan en manque d'amour qui ne la voulait que pour lui et qui chaque jour rêvait de ses formes sveltes sous son corps puni de chair .

Elle s'appelait Nana mais ça n'avait jamais été d'une réelle importance, seule son amour m'importait, dans ses bras j'étais dans ce paradis blanc qui l'inspirait tant, je n'avais été que le fruit de son art, sa muse qui l'emportait dans sa folie artistique, elle utilisait son corps et le mien pour donner une âme à ses toiles et en transe, elle me transportait avec elle dans cet univers si pur qu'elle avait construit autour de nous .

Folie ? Schizophrénie ? Drogués ? Peut-être bien oui, mais qui êtes vous pour nous juger d'un seul regard, quand je vous aurais raconté notre vie à travers la mienne et à travers celles de mes amis, vous comprendrez l'importance de notre amour, la grandeur de notre folie romanesque .

Mais pour l'instant, seul mon petit déjeuner arrivait à me faire oublier ces moments magique .

D'un pas presque monotone, j'arrivais dans cette cuisine rouge et noir où son imagination n'avait visiblement jamais immigré mais je ne pouvais pas lui en vouloir, elle avait eu son atelier qui n'était que couleur mais n'avait jamais eu de véritable intérêt pour la maison en général, elle la trouvait trop froide, trop impersonnel et ne voulait en aucun cas changer quelque chose car, disait elle : Cela fait ton charme, je n'aime pas cet endroit mais le fait est que tu es trop normal tel un employé de bureau, tu n'as pas eu de vie jusqu'ici mais grâce à moi tu en auras une et tu la raconteras à qui voudras l'entendre mais je te le promet ta vie sera fantastique ! . J'étais, malgré moi blessé par ses propos, mais j'admet que ma vie n'avait jamais été très florissante, je n'avais jamais connu le bonheur, il n'était qu'éphémère mais avec Nana j'avais appris a aimer jour et nuit, a être heureux malgré moi grâce à ce sourire dont elle seule en avait le secret, je l'avais pardonner pour cette grossièreté dont elle avait fait preuve, mais aujourd'hui je me rends compte qu'elle n'avait pas tord, j'étais autant ennuyant qu'un pauvre employé de bureau, j'avais vu le gris jusqu'à sa connaissance où comme par magie je vis dans ses yeux marron une certaine malice, une lueur qui me disait qu'avec elle je ne verrais que la vie en rose et pourtant à cet époque j'avais refuser de le voir de cette manière .

Je m'avança près d'une armoire et d'une seule main saisit un sachet de thé, cela ne me ressemblait pas, j'étais bien trop zen pour le moment, aucun contre temps, j'aurais du être heureux mais au contraire ça m'énervait bien trop . Je chauffa l'eau sans un mot et me mit à la contemplation de l'eau bouillante, non décidément ça n'allait pas .

D'un geste brutal, j'arrachais la casserole d'eau et la versa dans la tasse en faisant couler rageusement le sachet de thé, étais-je perturbé mentalement ? Il n'y avait plus de doute possible, je m'énervais sur tout et rien en même temps .

Un meuble de travers, un coussin par terre finirent par m'exténuer visiblement mon engueulade n'avait rien pu faire, je le savais mais je me consolais en me terrant dans cette folie où elle m'avait hisser trop haut et je ne pouvais y redescendre tout seul, ma chute était inévitable .

Mes pas m'avait transporter dans un lieu que j'affectionnais et où ma bulle avait toujours été intact même avec l'arrivé de cette déesse . De ma main gauche, je touchais du bout des doigts le clavier qui avait si longtemps été fermer, noir comme les ténèbres et blanc comme un cygne, je ne pouvais qu'aimer ça, c'était toute ma vie, ma vie foutue en l'air pour une morte .

Et sur ce siège de velours rouge, je m'y posais, tel un inconnu j'étais timide, j'avais honte de l'avoir abandonné si longtemps et pour être plus exacte un an, un an de solitude, un an de deuil intense mais j'effleura tout de même quelques touches d'un blanc parfait, puis en étant plus entreprenant j'appuya fortement, rageusement des notes de musique, chantant de toutes mes forces, Le Paradis Blanc de Michel Berger, j'aimais ce son, l'histoire qu'il partageait, qui émanait de mon corps tel une aura dangereuse et d'un rouge profond qui ne faisait envier personne . C'était fragile et j'aimais ça, je jouais comme un forcené sur une chanson fragile, honnête et qui dégageait un amour que je ne comprenais que trop bien .

Haletant, je m'arrêta un instant en appuyant mes doigts sur les dernières notes, j'étais un trouillard et c'était ça la vérité, j'avais peur que ce Paradis Blanc n'existait pas une deuxième fois alors que les soldats étaient debout, main posé sur le front au garde-à-vous regardant l'avenir devant leurs yeux assombrit par la guerre et moi que faisais-je ? J'étais en nage pour un monde qui n'avait exister qu'en sa présence et en plus j'avais peur !

Je me levais et partais de ce lieu, pas assez de souvenir et trop de souvenir me hantait, j'aurais pu jouer du piano debout mais je n'étais pas heureux et je n'étais pas aussi libre que j'aurais voulu le faire croire à l'époque .

Soudainement, la sonnerie d'un téléphone me tira de mes pensées, je pestais contre cet interlocuteur et vu avec consternation que ce n'était pas vraiment mon téléphone qui sonnait comme ça mais bien celui de Nana . De mes mains moites, je le pris en mains et regardait avec attention cette personne qui visiblement n'avait pas su la mort de ma petite-amie à temps .

« Nana » .

Hein?! Je ne pourrais vous compter mes palpations car elles ne cessaient de s'emballer, pris de curiosité et avec les mains plus que moite je décrochais pour entendre une voix délicieuse, féminine et qui me faisait sans aucune doute vibrer.

« - Allô Hachiko ?

-Pardon ? J'étais complètement perdu, c'était elle tromper ?

-Ha ! Je vois qu'Hachiko a des choses à me dire, visiblement elle n'a pas voulu me présenter un de ces compagnons de chambres, c'est un chiot adorable oui mais c'est une cachottière de la pire espèce ! Elle partit dans un rire que je trouvais merveilleux, mais j'étais consterné sur ses mots, car oui je ne connaissais pas ce timbre de voix .

-Pardon ? Répétais-je .

-Je m'appelle Nana Ösaki, Hachiko ne t'as pas dis ?Elle semblait perplexe mais je ne comprenais pas qui était Hachiko ?!

-Mais…qui est Hachiko ?

-Nana bien sûr ! Ha la peste elle ne vous a vraiment rien raconté à ce que je vois !

- Elle est morte ….

-Hein ?

-La peste est morte …

-Ooh »

Et c'était finit comme ça, elle avait l'air dégoutée ?

Je ne sais quoi dire d'autres, elle m'avait embarrassé, blessé par des phrases que elle-même avait soudainement détestée, malgré son humour je pouvais comprendre sa réaction soudaine, elle avait raccroché et je ne savais même pas le lien qui avait entre Nana et la mienne et je ne le saurai certainement jamais, mais que pouvais-je faire à ça ?!

Cette coïncidence me laissait perplexe, je ne pouvais rien faire et mon regarde se posa machinalement sur sa photo, cette photo prise d'elle au dépourvu et qui pourtant la rendait si humaine, si ''normal'' car oui c'était le mot . Ses cheveux brun/roux jouaient avec le vent, son regard était serein et les yeux à demie fermer elle fixait une fleur blanche d'une beauté rare et ce tout en rêvassant de son petit monde, on ne pouvait distinguer à l'œil nu cet aura qui se dégageait d'elle et pourtant j'avais été présent et époustouflé je ne sus que prendre cet instant magique en photo, je ne saurai pourtant jamais à quoi elle pensait et où ce jour-là elle était partie mais j'aurais voulu être avec elle à ce moment .

Pour l'instant j'étais vivant et un regard à ma montre m'indiqua que j'allais être en retard à ce travail trouvé à la dernière minute . Sans un autre regard pour mon piano céleste, je courais à mon salon, pris une veste bleu et chaussa mes Converses à présent je pensais que ma vie allait juste être monotone et qu'une journée comme celle-ci j'en verrais le reste de ma vie .

Trier, classer, documenté, remplir, signer mon travail ne m'inspirait pas tant que ça, ce n'était qu'un travail comme un autre et ça allait remplir mon frigo pour un certain temps, je ne peux plus vivre d'amour et d'eau fraîche, ce n'est en tout cas plus possible du tout .

« -Bonjour ! J'entendais cette voix pour la première fois, une voix masculine qui m'inspirait à contre coeur quelqu'un de sympathique, une bonne chose et pourtant je ne m'en réjouissais pas .

-Bonjour . Je n'avais même pas daigné le regarder, je voulais faire ce travail et ce sans amusement .

- Oh, môsieur ne veut pas parler, môsieur est trop occupé à cirer les chaussures du Patron ? Il accentuait les ô ce qui avait eu le don de m'emmerder et je pense qu'il le savait parfaitement

-Non, pas du tout ! Je relevais la tête et de mon regard noir je le détaillais .

-Ha ! Enfin ! »

Ce con …. Il souriait comme un enfant, il avait de long cheveux noir ébène et portait une affreuse cravate rose pâle avec un de ces blousons vendu à plus de deux cent euros et qui généralement n'allait à personne … L'ironie c'est que lui, il la portait bien comme si elle avait été cousu sur lui . Je ne savais pourquoi et je n'aurais de toute façons pas pu l'expliquer, mais je l'aimais bien cet enfoiré .

« -Ren le méchant, méchant secrétaire me ferais tu l'honneur de ta présence à la cafétéria ?

-Je n'en sais trop rien, comment tu t'appelles déjà ? Je souriais moi aussi, visiblement la connerie devait être contagieuse

-Takumi Ichinose mais appelle moi Dieu, ça me suffira . Espèce de prétentieux ..

-Je pense que le surnom « Nose » irait parfaitement à ton ego .

-Salop ! Et il riait de plus bel m'emportant dans son fou rire, une intuition me disait que ça allait être un bon ami . »

On mangea tout les jours ensemble à midi trente, c'était l'heure à laquelle on prenait notre pause, il me racontait sa vie, ses conquêtes et par-dessus tout ses nombreuses infidélité mais ça en ne voyant que son visage ça se voyait il avait l'air charmant, égoïste, prétentieux et l'homme à femme qu'il était ne pouvait échapper à notre analyse et pourtant il avait embobiner de nombreuses femmes envoûtés par son corps qui et de son propre avis ressemblait à celui d'Apollon .

Mais et sur un ton plus sérieux, il me parlait chaque jour d'une femme unique et belle comme une déesse, il me décrivit ses courbes dans la moindre parcelle, son comportement lunatique qui la rendait si puissante à ses yeux et me disait à quel point ses cheveux rose onduler lui donnait un air d'ange inaccessible . D'après lui, elle s'appelait Layla Serizawa et d'après moi il s'inventait un vie amoureuse car cette femme était connue comme étant un grande chanteuse de renom et cela me paraissait incroyable qu'un jour elle puisse vraiment s'intéresser à cet homme mais comme Nana disait toujours : Le plus grand espoir devient toujours réalité parce que ce qui nous est destiné ressent notre envie et personne ne pourra le nier .

Citation que je ne voulais en aucun cas entendre et que je ne veux toujours pas entendre car elle paraissait tellement stupide que je doutais parfois de la santé mentale de ma chère petite amie mais j'avais accepté et ce sans broncher, sa vision des choses ce qui était plutôt rare quand on me connaît vraiment .

Je ne m'étais pas ennuyé et ma vie n'était monotone que retourné chez moi, une semaine que je travaille et une semaine que chaque nuit était hantée par sa personne … Non, je ne pouvais vivre éternellement comme ça elle avait hanté ses murs et moi en même temps, je ne supportais plus ses cris de plaisir qui sonnaient chaque soir dans cette chambre où couleurs et originalité était étalés sur le sol et mur de la pièce et mes pas, même si au fond de moi je m'y refusais, m'ont apporté dans une agence de vente d'habitat . Mais pris de remord, je me retournais sans y avoir mis un pied et prenant ma tête dans mes mains je me lamentais de ces nuits et je n'en pouvais vraiment plus mais je faisais face sans rien dire à personne et j'allais vaincre .

Il y a une semaine j'aurais tout fais pour être hanté par elle, par ses souvenirs car elle me manquait et c'est toujours d'actualité ! Seulement, j'ai besoin d'espace et de rencontrer d'autres personnes même si elles ne sont pas si unique que Nana, ça me suffira !

Je savais que personne ne pouvait être comme elle ni la surpasser mais j'attendais un miracle et s'il ne se produisait pas et bien, la mort sera à mon rendez-vous .

Mais ce n'est pas pour l'instant, pour l'instant je veux cette personne totalement à mon goût et qui la remplacera tout en sachant ce que je ressens toujours pour elle et ce que je ressentirais toujours pour elle, car cette folle, même morte elle me semblait fabuleuse .

Je me couchais sur le canapé, prenant mes cheveux en pique et tirant de toute mes forces, je savais souffrir en silence mais j'étais crevé d'être celui qu'elle aime .

Mes forces me lâchèrent et je m'endormis là sur ce canapé rouge qui nous avait supporter quand on avait nos mains entrelacés trop bien pour parler, pour combattre la folie et nous emprisonner dans l'Art, non il y a des fois où on ne voulait rien faire et dans ces moment-là je la prenais dans mes bras lui disait ce que je pensais au plus profond de mon être et cela nous suffisaient car elle était bien, reposée et calme et moi j'étais son amour pour l'éternité, elle me le disait et semblait l'apercevoir comme une fierté elle y repensait chaque soir, elle m'aimait et me disait : Le paradis ne sera jamais plus beau que toi, Ren . Nana avait ce magnifique sourire que je trouvais malgré moi complètement étrange et pourtant tellement attirant . Après que ce passait il ? Je me contentais de lui prouver tout mon amour entre ces draps rose qui recouvraient mon lit .

2e semaines passés et je connaissais plus la vie de Nose qu'un autre de ses amis mais ce n'était pas réciproque, il ne connaissait rien de la mienne pourtant ça n'avait pas été sa faute mais je pense que j'ai réellement un problème de ce côté-là ce n'est pas que je ne lui fais pas confiance c'est surtout que j'ai peur qu'on connaisses mes sentiments et certainement que je redoute le moment où de son regard critique il me jugera .

« -Mais Allez s'il te plaît ! Dans son regard j'apercevais la vérité mais je ne voulais en aucun cas lui raconter toute ma vie

-Non, Nose il est hors de question

-Arrête de m'appeler Nose ! Il avait claqué sa main sur la table en bois et en essayant de paraître discret il la porta à sa bouche et souffla dessus

-VU ! Je m'étais exclamé en étant à moitié mort de rire, cet homme qui se disait 'fort' n'était qu'une blague à lui seul

-Mais tais toi ! Et raconte moi plutôt ta vie ! Il était énervé mais semblait sourire au coin des lèvres.

-Non hors de question, j'avais arrêter de rire et pour la peine j'avais été brutal et je ne voulais en aucun cas partager ma vie avec qui que ce soit .

-Bon ok ! Il se leva d'un coup en faisant trembler toute la table et partit visiblement énervé . »

Je soupirais à son attitude, il était tellement puéril que cela ne me donnait même plus envie de lui parler, que ce soit de sa vie ou partiellement de ma vie ou même de cette fille qui m'avait appeler et dont le nom n'était que le reflet de celui de ma petite amie .

Je partais de cet table et pris un chemin différent, je devais affronter ce que j'avais redouté le plus toutes ces années et en apprendre plus sur ma Nana .