Note de l'Auteur : Me voilà avec le deuxième chapitre !! ^^
Merci au reviewer, ça me fait très plaisir !! =)
Ensuite, pour les reviews signé, je réponds directement, mais pour les anonymes, les réponses sont là :
K : Merci pour ta review, j'espère que la suite te plaira ;)
Sandrine : tu as tout compris, c'est un univers alternatif sans magie ! xD
Merci pour ta review, et j'espère que ce chapitre te plaira !!
Alors, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter :
Bonne Lecture !
Une capture plus qu'envisageable
Je me faufile entre des enfants faisant des caprices pour des jouets, des vendeurs ventant les méritent éducatifs d'une peluche interactive, et renverse une montagne de boîte de poupée au passage. La peur me tiraille le ventre, l'adrénaline me donne des élans de forces et d'énergies, et j'ai beau courir comme si ma vie en dépendait, car c'est le cas, je ne sens pas l'épuisement s'emparer de moi. Par chance, c'est un magasin géant, sur plusieurs étages, ce qui ne peut que me donner plus de chances face aux malades qui veulent ma peau. Je dévale des escaliers, bouscule des clients, me cogne contre les murs et les rayons. Je trouve un recoin, une sorte d'alcôve entre deux rayons, et m'y cache. C'est risqué, mais peut-être ne se rendront-ils pas compte de ma présence ? De toute façon, je n'ai pas le choix, je dois prendre des risques et tenter, ce ne peut pas être plus risqué que de courir comme une dératée dans les rayons d'un magasin pour enfant. Je finirai simplement par me faire expulser du magasin, et aurais le droit à un gentil tête-à-tête avec des mafieux. Je respire profondément, évacuant un peu de mon stress. J'essaye d'arrêter les visions d'horreur de ces personnes, tombant comme des poupées de chiffon au sol, suite au bruit de détonation. Puis leurs visages blafards, surpris, et ces tâches brunes se propageant à une vitesse fulgurante sur leur torse, imbibant le tissu des vêtements. Ces images n'ont de cesse de tourner en boucle dans ma tête.
J'ai peur. Parmi toutes les voix d'enfants et de parents, j'ai toujours l'impression d'entendre les voix masculines des mafieux. Le plus effrayant est que je suis entourée d'une foule de personnes, mais personne ne peut me venir en aide. Je suis seule. Mais parents sont morts, et si j'ai bien compris, il n'y a qu'eux qui me protégeaient un minimum de ces barbares. Je pourrai aller voir mes amis, mais ils risquent de me prendre pour une folle, et par ailleurs, je ne tiens pas à mêler qui que ce soit qui m'est cher, à cette histoire. Je dois me débrouiller, m'en sortir seule. Je me suis toujours vu comme quelqu'un de courageux, qui gardait la tête haute, affrontait les problèmes en face, et se battait pour ces convictions ; le moment était venu de le prouver. Je dois survivre, je dois les vaincre. Je n'ai pas passé tous ces mois à chercher ce qu'était mes parents, à découvrir leur réelle profession, leur vrai vie, pour me faire tuer par leurs « collègues ».
Non, je mérite une fin légèrement plus glorieuse.
Plus j'y pense, et plus je réalise que je ne pourrai pas rester indéfiniment dans cette alcôve. Je suis peut-être patiente, mais je mettrais ma main à couper qu'ils le seront plus que moi. Ils font partis de ces gens qui n'abandonnent jamais, et qui ne fuient pas le terrain avant d'avoir terminés leur devoir, et leur devoir ; c'est de me faire disparaître.
Lentement, je sors à découvert, surveillant les alentours. Aucun signe de présence néfaste. Je marche cette fois, pour me fondre plus facilement dans la masse. Cependant, un détail de mon physique ne me facilite pas la tâche. Disons que je n'ai pas hérité d'une couleur passe-partout ; des cheveux roux flamboyant, on n'en voit pas à tous les coins de rue. Je chipe un bonnet noir, en laine, et l'enfile, veillant à remonter tous mes cheveux à l'intérieur.
Vous connaissez la magie des manteaux réversibles ? Je trouve enfin une utilité à mon manteau. Je le retire et le retourne, passant d'un trench-coat noir, à un gris clair.
Cela est beaucoup mieux !
Je simule un grand intérêt pour une nouvelle console de jeu, et arrive même à attirer l'attention d'un vendeur.
« Bonjour mademoiselle, avez-vous besoin de quelques choses ?, me demande poliment le vendeur avec un grand sourire commercial.
_ Euh … j'étais intéressé par cette console de jeu, mon neveu aura huit ans la semaine prochaine, mentis-je le plus naturellement possible.
_ Vous avez bon goût !, assura le vendeur, depuis un mois, nous en vendons énormément !
_ Je pense aussi que ça va lui plaire !
_ Voudriez-vous des conseils pour choisir quel jeu acheter ?
_ Oui s'il vous plait ! Vous m'aiderez grandement », fis-je avec un grand sourire.
Un petit mensonge ne pouvait faire de mal à personne, et de toute façon, je n'avais pas beaucoup le choix, alors …
Tant que je serais avec un vendeur, les risques que les mafieux m'attrapent étaient faibles. Ça m'étonnerait qu'ils viennent m'arracher du magasin, sous les yeux du vendeur.
Je le suivis, déambulant dans le magasin, donnant l'impression extérieur que j'étais détendu, pourtant, c'était loin d'être le cas.
Il s'arrêta devant un grand étalage de jeu en tout genre, et je manquai de lui rentrer dedans suite à mon manque d'attention.
« Oups ! Désolé, m'excusais-je en retrouvant mon équilibre de justesse.
_ Ce n'est rien ! Bon alors, quel âge m'avez-vous dis ? Huit ans, c'est cela ?
_ Exactement.
_ Bon, euh … nan … pas celui là … trop jeune … ah ! Voilà ! Celui là convient tout à fait à un petit garçon de huit ans !, s'écria t-il réjouit.
_ Oui, je pense qu'il va apprécier, déclarais-je pensivement en observant la pochette ou des êtres étranges tenaient une pose, des armes à la ceinture.
_ Vous comptez l'acheter, ou voulez-vous voir d'autre jeu avant de vous décider ?
_ J'aimerai voir d'autres jeux si cela ne vous dérange pas …
_ Bien sûr que non ! »
Il farfouilla dans les pochettes, et en sortit plusieurs, me les mettant sous le nez, m'expliquant toutes les belles choses que l'on pouvait y faire, à grand renfort d'adjectifs mélioratifs. Je le laissais faire, n'interrompant jamais son long monologue ennuyeux, sur les détails surprenants, l'histoire magique et les grands succès qu'ils remportaient auprès des enfants de l'âge de mon soi-disant neveu. Comme par hasard !
Alors qu'il avait enfin arrêté son discours, la question cruciale vint, après sa jolie prestation.
« Alors, vous êtes-vous décidé ?, m'interrogea t-il en agitant les jeux devant mon visage.
_ Oui, je prendrai celui-là, me décidais-je en montrant un jeu au hasard.
_ C'est un bon choix ! », Assura t-il tout en secouant vigoureusement la tête de haut en bas.
Je le suivais jusqu'au contoir.
« Vous payez par carte, par chèque ou en liquide ?, me demanda t-il.
_ Oh, ba mince, m'exclamais-je en jouant la comédie, j'ai dû oublier mon portefeuille chez moi, continuais-je en faisant mine de chercher désespérément dans mon sac.
_ Je peu vous le réserver, et vous repasserez plus tard ?, proposa le vendeur.
_ Oh, oui ! J'en serai ravie !, acceptais-je, Encore désolé !
_ Ce n'est rien !
_ Bon, Au revoir !
_ Au revoir ! »
Mais quelle erreur d'avoir abandonnée le vendeur et de m'être une fois de plus isolée.
J'allais vite en prendre conscience.
Alors que je flânais dans l'un des rayons, observant les jouets de prêt pour faire croire que je cherchais quelques choses de précis ; je sentis une grosse douleur à l'arrière de mon crâne, puis plus rien.
