Les ailes de la rébellion :
Chapitre 1 : Je me nomme Magalie :
« Moi c'est Magalie la rebelle ! Et vous ? Qui êtes-vous ? »
Erwin ne répondit pas tout de suite, mais finit par attraper la main qui lui était tendue et il se présenta à son tour.
« Erwin Smith, commandant du bataillon d'exploration et de l'escouade Rivaille. »
Elle sourit de nouveau et se tourna vers le reste des soldats qui la défigurait de haut en bas, cherchant un indice qui prouverait que tout ce qu'elle vient de dire est en fait une blague. Mais vu l'air solennel avec lequel elle leur avait expliquée sa situation, il était plus qu'évident qu'il ne s'agissait pas là d'une blague. Elle observa le rang qui c'était formé devant elle et jeta un coup d'œil au loin, puis revint sur les soldats, qui ne l'avait pas lâché du regard. Il lui avait semblé entendre certains de ces affreux monstres qui la dégoutaient au plus haut point. Elle frémit un peu en pensant à ces grosses bêtes, puis dit d'un ton clair qu'elle avait cru en entendre quelque uns. Ce à quoi Erwin répondit qu'il fallait rentrer immédiatement derrière les murs sans plus tarder. Tous les soldats revinrent ainsi à la réalité, arrêtant de détailler la nouvelle venue plus qu'étrange et folle à leurs yeux. Ils acquiescèrent et mirent en route sur leur monture. Avant qu'ils ne partent, la rebelle demanda tout bonnement ce qu'elle était censée faire maintenant. Ce à quoi Rivaille répondit tout bonnement qu'il fallait qu'elle les suivent, ce n'est pas après ce qu'elle venait de leur sortir qu'elle s'en irait comme si de rien était. Elle acquiesça simplement et se mit ainsi à leur suite. Il galopèrent, faisant face au vent, leur monture filant entre les arbres et les fourrées, sautant par-dessus les bûches au sol ou les arbres morts, piétinés par les monstres. Ils galopaient tous, déviant les lois de la gravité, donnant l'impression qu'ils volaient tous.
Eren ne pouvait pas détacher son attention de la rebelle, la trouvant trop étrange et s'éminçant dans le groupe trop facilement. Et si elle était en filature pour le compte d'un quelconque ennemi de l'armée ? De plus, pourquoi le commandant lui avait-il fait confiance si vite ? Pourquoi n'a-t-il tout simplement pas tiqué lorsqu'elle lui avait parlé de pays en guerre et de rébellion inexistante ? Sa tête allait exploser, il croulait sous toutes ses questions qu'il s'infligeait à lui-même. Mikasa remarqua très vite ce trouble qui l'accablait et lui montra qu'elle pensait la même chose que lui d'un regard qu'il compris immédiatement. Il se sentit quelque peu rassuré que l'Ackermann pense comme lui. Au moins, il n'était pas le seul à ce torturer la cervelle.
Puis, tout le monde s'arrêta devant une porte imposante, incrustée dans un mur de pierres lisses. Magalie regarda un instant cette structure et se sentit très vite impressionnée et mal à l'aise. Elle vu le sourire moqueur que lui portèrent Erwin Smith et Hanji Zoey, se remettant aussitôt d'aplomb et cacha son trouble naissant. La porte s'ouvrit et ils rentrèrent dans l'enceinte des murs.
Dans une ruelle, il y a de ça, quatre ans :
Une enfant timide et peu bavarde suivait la chef d'un grand groupe de rebelle dans les ruelles rendu sombre par les bombes et les balles tombantes. Elle escalada les quelques gravas jonchant le sol, mettant ses mains dans les cendres grises, de ce qui était autrefois, une maison jovial. Encore une famille décimée. Elles continuèrent toutes deux leur chemin, escaladant de temps à autre les murets noir de suie formant des culs de sac. Elles jonchèrent les portes en bois miteuses et criblées de balles pendant leur trajet. Puis, soudainement, la plus âgée des deux filles, se baissa près d'un corps ensanglanté. C'était une jeune femme rousse cuivrée aux cheveux longs. Elle tenait dans ses mains, une couverture dans laquelle il manquait l'enfant qui lui appartenait. A son coup, brillait une clef dorée, qui fut prise par la jeune adulte. Elle prit ensuite la couverture gisant encore dans les bras de la jeune femme et put lire à l'intérieur, un prénom, Amandine. Elle garda le bout de tissu qui se trouvait être ensanglanté et porta la rousse délicatement jusqu'à une charrette qui se trouvait pas très loin. Elle sembla ensuite chercher quelqu'un d'un regard anxieux. Mais elle abandonna et serra le chiffon qu'elle agrippait fermement. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues porcelaines et ses yeux violacés se remplissaient d'eau salée. Même en étant la chef d'un réseau de rebelles très connu, elle n'arrivait pas à contenir ses larmes devant le corps d'une jeune femme, qui était autrefois, une amie. Elle siffla ensuite plusieurs fois, et à peine deux minutes plus tard, un cheval gris pommelé arriva au galop. Il se plaça devant sa maîtresse et attendit un peu. Elle prit ensuite la charrette et la plaça derrière sa monture pour qu'elle la porte. Elle prit après, la petite qui l'accompagnait depuis peu et la plaça sur son cheval, elle prit les rennes et commença à les emmener tous vers son but qu'elle s'était fixée avant de découvrir ce corps sans vie, malheureusement. Une ou deux heures plus tard, la chef se posta devant l'entrée d'un souterrain, elle jeta un coup d'œil derrière elle pour rencontrer les yeux troublés et peureux de l'adolescente qui l'accompagnait. Elle prit la pente menant à une porte en bois vernis et peinte en vert. Elle y toqua d'une façon très particulière et celle-ci s'ouvrit. Elle rentra donc dans ce repère avec une tête d'enterrement, faisant immédiatement s'effacer le sourire que portait le garçon qui venait de lui ouvrir. Elle rentra avec sa monture, qui était suivit de la charrette. La porte se ferma une fois qu'elle fut rentrée. L'enfant qui se trouvait sur le dos de son cheval n'en cru pas ses yeux. Dans ce qui lui paraissait être un petit trou creusé dans un tunnel, servant provisoirement de planque, il y avait une écurie se trouvant près d'un espace de verdure, ce qui était d'ailleurs, assez étonnant, vu qu'ils étaient en sous-sol. Elle regarda avec intérêt les murs faits de marbre blanc et ressemblant à de vieux palais antiques. Elle se laissa glisser le long du flanc de l'animal sur lequel elle était pour mieux voir la porte se trouvant au fond d'un long couloir plongé entre l'obscurité et la lumière qu'apportait l'espace vert. Elle s'avança d'ailleurs vers celui-ci d'un pas quelque peu hésitant et posa une main sur l'une des colonnes qui servaient de piliers. Elle toucha la douce rambarde qui formait une petite barrière de marbre blanc et de craie. Celle-ci était ouverte pour permettre l'accès à l'espace fleurit. Elle se plaça en son milieu et releva la tête pour apercevoir une brèche dans le plafond fait de terre, c'est par cette brèche que venait le soleil, et en y regardant de plus près, on pouvait y voir un astre brillant à son zénith et un ciel bleu aux nuages blanc, ressemblant à d'énormes boules de coton. Elle ferma les yeux pour sentir la chaleur du soleil et monta sa tête vers le ciel. Elle sourit faiblement et d'aise, laissant des perles d'eau salée roule et s'écouler lentement. Puis, elle sentit une main réconfortante et rassurante sur son épaule. Elle ouvrit doucement ses petits yeux corbeaux et les planta dans ceux violet de sa sauveuse. Puis, elle se jeta dans ses bras, La remerciant de tout son cœur, de toute son âme. La jeune femme sourit et la décala tendrement d'elle. Elle la prise par la main tendrement, doucement, et l'emmena dans ce couloir à semi éclairé. Elle prit sa monture au passage, qui avait été allégée de la charge de la charrette.
« Et encore, dit la jeune femme d'un ton calme et berçant, tu n'as encore rien vu. Ne me remercie pas tout de suite. »
Puis, elle ouvrit la porte se trouvant au fond du couloir. Une autre porte de couleur verte vernis.
Dans le bureau du commandant Erwin Smith, retour à l'instant présent :
Elle se plaça devant la fenêtre, un air des plus sérieux plaqué sur le visage. Elle observait, perdue dans ses pensées, le ciel aux allures bleutée, ce qui leur manquait à tous terriblement là où elle vivait. Là où elle se battait chaque jour pour survivre. Elle sentit le regard du blond et celui transperçant du brun lui brûler le flanc. Elle détourna les yeux de la vitre chastement avant de revenir sur son point de concentration le ciel.
« Le roi, commença-t-elle, a commencé par rapatrier l'armée dans son château. Jusque ici, nous ne nous doutions de rien et ne suspectait rien de trop étrange. Puis, un jour, des coups de feu furent entendus dans une rue voisine à la mienne. On c'est tous précipité vers le bruit et l'on a vite retrouvé un cadavre, celui d'un enfant en bas âge. Des militaires étaient en train de le fouiller et ils l'ont par la suite jeté par-dessus le pond et ils l'ont laissés coulé sous les yeux horrifiés de ses parents et les rires moqueurs des soldats. Evidemment, le meurtre a été signalé, au roi lui-même ! Mais….Elle sera les poings et les dents. Mais cette…. Saloperie a approuvé le geste juste odieux de ses hommes en rigolant. Il se trouve d'ailleurs que l'enfant a trouvé la mort car il ne voulait pas donner aux soldats la pièce que ses parents lui avaient confiés pour qu'il ailles chercher le pain. Et de plus en plus, les meurtres provoqués par les soldats se multipliaient, sous l'indifférence la plus total du roi. Et puis, les impôts ont augmentés, et quiconque ne pouvait pas payer, devenait un défouloir à soldat. Dans tous les murs, c'était la même chose. Elle se détendit, et d'un air triste, reporta son attention sur la vitre et l'entrainement qui se passait dehors.
Excuse-moi de t'intérrompre, mais, tous les murs ? Qu'est-ce que tu entends par là ? Demanda le commandant.
Ce n'est rien. Nous avons trois enceintes de mur, comme vous.
Je vois. Tu peux continuer ton récit.
Merci. Alors, où en étais-je ? Ah, oui. Les meurtres, les viols, les vols, tout ça s'enchainait. Le monde s'appauvrissait aussi bien en monde qu'en argent. Et très vite, de fil en aiguille, le peuple à commencer à se soulever, à se rebeller. Très vite, d'énormes réseaux de rebelles se mirent en place. Et le peuple, de son soulèvement, déclara la guerre au roi et à son armée. Nous avons très vite compris pourquoi le roi avait rapatrié dès le début, l'armée dans son château. C'était pour une occasion comme celle-là, pour être sûre d'être protégé au maximum. Moi, j'ai monté mon propre réseau il y a de cela quatre ans et nous sommes devenus le groupe de rebelle le plus recherché des trois murs. Mais même avec tous nos efforts, nous n'avons pas réussi à achever le roi. De temps à autres, certains de mes compagnons se sont fait descendre. Mais que voulez-vous. C'est le risque du métier. Malgré tout, j'ai récupérer les enfants abandonnés et les ai entrainés à survivre dans ce monde hostile. Puis, il y a deux mois, nous avons découvert, lors d'une de nos sorties, que les titans que l'on croyait étains ou « légendaires », se trouvaient exister et nous avons pu apercevoir vos murs au loin. J'ai alors décidée, il y a quatre jours de cela, de partir seule, avec quelque provision et une lampe à pétrole, cherché de l'aide.
Et tu nous as trouvé à ce moment-là. Commenta la châtain qui venait de les rejoindre.
Exact. Répondit Magalie. »
Tout le monde marqua un silence, regardant Erwin du coin de l'œil pour Rivaille et dans les yeux pour Hanji et la rebelle. Il ne dis rien, marquant ainsi un grand silence. Il se leva de sa chaise sur laquelle il était assis, et contourna Rivaille qui avait pris place sur sa commode, un pied posé contre le mur. Il se posta par la suite, aux côtés de Magalie, qui ne détachait pas son regard du sien, attendant impatiemment, une réponse. Le commandant ferma les yeux, il semblait réfléchir longuement. Il se posta vers la fenêtre après que Magalie s'en soit décollée. Il rouvrit ses paupières et se focalisa sur son escouade en train de faire des tours de pistes sous le commandement de Keith. Il regarda ensuite le ciel, cligna une nouvelle fois longuement des yeux et se tourna vers les trois personnes présentes dans la salle. Il demanda ensuite à Magalie si la cime rocheuse que lui et Rivaille avait vu le matin même était bel et bien le château dont elle parlait. Elle répondit que oui, et marqua un silence, silence brisé par Erwin, assez rapidement.
« Et donc, tu demandes de l'aide à des soldats ?
J'espérais juste que tous les soldats ne soient pas aussi mauvais que ceux que je connais. Qu'ils savent ce que la valeur d'une vie représente. Je pensais que vous le sauriez, vous. »
De nouveau une pause. Erwin souffla longuement, jetant un chaste coup d'œil à Rivaille et Hanji. Puis, il repositionna son attention sur Magalie et déclara d'une voix désolée.
« Je m'excuse, mais, nous ne pouvons pas faire ça. Nous sommes des soldats de ces enceintes. Nous ne pouvons pas nous permettre d'aidé une autre enceinte, et encore moins des rebelles. Je comprends ton appel au secours et j'aurais bien aimé t'apporter notre aide, vraiment. Mais nous ne pouvons pas nous le permettre encore une fois. J'ai un devoir ici, celui d'au contraire des tiens, protéger des civils d'une menace imminente. Donc, je me dois, non, nous nous devons tous de rester ici. Je suis vraiment navré. Si tu veux, tu pourras attendre un ou deux jours avant de rentrer. »
Son ton semblait sans appel. Rivaille ferma un instant les yeux d'une manière entendu et Hanji baissa la tête, sûrement honteuse de ne pas pouvoir apporter la moindre aide à cette jeune fille en détresse, qui demandait au secours pour son peuple. Elle exprimait son cri du cœur et celui de ses compatriotes, et malheureusement, ils ne pouvaient pas répondre à cet appel.
Magalie resta sans voix. Elle voulut protester, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge, refusant ainsi de sortir. Elle ne dit tout de même rien et souffla. Elle s'avança près de la porte, tourna la poignée lentement et sortit. Avant de refermer la porte derrière elle, elle dit d'une voix remplit de déception, et le regard caché par des mèches de cheveux rendu noir à cause de l'obscurité du couloir dans laquelle elle se trouvait.
« J'aurais espérée, que vous au moins, vous comprendriez notre appel à l'aide. Il se trouve que je me suis trompé. Tan-pis, j'aurais au moins la fierté d'avoir essayée d'aider mon peuple. Merci tout de même pour m'avoir accueilli. Je ne vais pas rester ici, je m'en vais maintenant. Et si jamais l'envie de nous aider vous prenais, tenez. Dit-elle en leur tendant une carte. J'en ai une autre dans ma poche. Elle vous guidera jusqu'au château et jusqu'aux murs. »
Elle claqua la porte après avoir déposé la carte au sol, la faisant glisser jusqu'aux pieds de la commode.
Elle sortit ensuite du bâtiment, sous les yeux curieux des soldats qui se trouvaient là, sur son passage. Elle engagea sa monture qui se trouvait aux écuries, après être monté dessus. Elle la mit au galop, quittant ainsi le cartier général des bataillons sous les yeux perplexe d'Erwin qui se trouvait encore dans son bureau, les yeux rivés sur la fenêtre. Elle arriva devant la porte, qui s'ouvrit sous la demande du commandant. Puis, elle partit au grand galop, s'enfonçant dans la forêt profonde. Plus la course devenait folle, et plus les larmes de rages de la jeune fille redoublaient d'effort. Elle repensait à son peuple mourant sous les coups de canons et sous les balles. Pourquoi ne comprenaient-ils pas sa détresse ? Leur détresse à tous ? Elle allait de plus en plus vite, elle ne sentait même plus le sol sous les sabots de son cheval tellement il allait vite. Elle ne regardait même plus devant elle. Puis, elle ne remarqua pas non plus que la nuit était tombée, elle ne sentit pas sa fatigue, la faisant taire. Elle ne vit pas le soleil se lever de nouveau. Elle ne sentit pas son cheval fatiguer. Elle ne remarqua pas la présence de ces mastodontes humains qui semblaient l'ignorer. Elle ne se focalisait que sur une chose la douleur du peuple. De siens. Elle demanda à sa monture de redoubler d'effort, ce qu'elle fit sans broncher. Pourquoi n'entendaient-ils pas son cris ? Autant les oublier, c'était des soldats après tout, pourquoi s'en faire ? Pourtant, elle avait l'impression qu'ils étaient différents. Elle arriva très rapidement devant les portes du premier mur, qui s'ouvrirent grâce à un rebelle se trouvant là. Elle passa, le saluant tristement, il comprit tout de suite et baissa la tête, déçu. Puis, elle se dirigea vers le repère.
Pendant ce temps, Bureau d'Erwin Smith :
Magalie venait de partir en claquant la porte et il venait de la voir s'enfuir du QG au galop. Il se tourna par la suite en soufflant longuement et croisa le regard d'une Hanji plus que furieuse. Se retournant de lui, l'air boudeur. Puis, assez étonné tout de même, il se tourna vers Rivaille, toujours assis sur sa commode avec un pied sur son mur blanc. Celui-ci lui jeta un rapide coup d'œil vers Erwin, il cligna simplement des yeux lentement et souffla tout en se redressant. Même s'il n'avait rien dit sur le coup, il n'en pensait pas moins. Il partit de la pièce, très vite suivit par une Hanji en colère. Avant de partir, il dit à Erwin.
« Ta fait le con. Erwin. »
De sa fenêtre, le commandant put voir Rivaille descendre les marches de l'entrée du bâtiment et se diriger vers Eren et les autres. Ils se réunirent tous en cercle et Rivaille semblait leur parler de quelque chose d'important. Surement devait-il révéler à ses soldats ce qui venait de se passer et qui était cette fille, car on pouvait voir sur leur tête une certaine illumination et sur celle du semi-titan et de Mikasa, un certain soulagement, très vite remplacée, comme tous les autres, d'une petite tristesse et rage. Erwin se décida enfin une nouvelle fois à décoller son regard de cette vitre et s'avança vers sa porte. Il s'arrêta lorsqu'il se rendit compte qu'il venait de marcher sur quelque chose d'un peu glissant. Il se baissa et ramassa la carte que Magalie avait laissée avant de partir. Il la déplia et la scruta longuement, étudiant les routes. Puis, il se remit en question et remit surtout son choix en question. Il mit énormément de temps, pesant le pour et le contre, sans trouver de réelle réponse. Il s'avança par la suite vers sa table basse, tournant ainsi dos à la porte. Il n'entendit pas les pas se faire proche derrière sa porte. Il était beaucoup trop absorbé dans ses choix qu'il devait ou non faire et avait plongé son regard sur la carte. Il n'entendis pas non plus la porte s'ouvrir sur un Rivaille toujours aussi neutre. Le caporal n'ajouta rien et se contenta d'observer la scène d'un air blasé et désabusé mais gardant tout de même une certaine curiosité. Erwin ne faisait toujours attention à rien et son cerveau était en réel ébullition, il ne trouvait toujours pas de réponse. C'était simple pourtant, sois il faisait confiance en cette fille et se risquait lui et ses hommes à se mettre du camp des rebelles, sois il préférait la sécurité et ne faisait rien, oubliant totalement cette fille et cet autre peuple. Et pourtant, dans l'instant présent, ce choix et cette situation lui paraissait impossible. Si bien qu'il se mit à pousser un grognement, d'abandon. Ce fut le signal pour Rivaille qui déclara.
« Donc, je dis aux hommes de se préparer pour aller du camp des rebelles. »
Puis, il claqua la porte, sans attendre de réponse, faisant froisser la feuille à Erwin, qui ne l'avait pas vu et entendu venir. Celui-ci inspira et expira profondément. Alors, c'était donc ainsi que ça devait se passer. Il partit donc préparer son cheval. Espérons qui ne leur arrive rien de trop grave.
Plus tard, il rejoignit ses soldats qui sellaient avec entrain leur monture. Le commandant blond passa à côté de Rivaille qui monta sur son cheval et d'Hanji qui le regardait avec un immense sourire. Il monta à son tour sur un des animaux. Il observa son escouade, et au moment où la porte s'ouvrit, toute l'escouade partit au grand galop, s'enfonçant dans la masse verte de la forêt. C'est parti, le moment était venu de porter secours aux rebelles.
La guerre allait être imminente, mais ils étaient près, ils étaient des soldats après tout, des soldats qui allaient se battre aux côtés de la rébellion.
A suivre….
