Titre : Peter Pettigrow, ou l'erreur du choixpeau

Auteur : Thick Pillow

Disclamer : Je touche autant de noises que pour le chapitre précédent, autrement dit : nada, mis à part les fou rires solitaires dû aux betises que mon cerveau extirpe de mon inconscient débile.

Résumé : Nous nous demandons tous pourquoi Pettigrow était à Gryffondor ... Ce misérable traître abruti comme une baguette pétée La faute au choixpeau ? C'est certain. Mais encore ??

Notes : Ca se passe Le jour de l'entré à Poudlard de la génération des Maraudeurs, avec des références au futur. Pas de spoiler du tome 7 (mais qui ne l'a pas lu ??)


Retour au matin du jour de la répartition.

Albus Dumbledore était assis dans son bureau... enfin non, pas dans, dessus en fait, en tailleur ; les yeux clos, ses longs cheveux argentés descendants en cascade le long du dossier de son siège. Le directeur de Poudlard méditait. Sortant de ses hautes réflexions, il ouvrit les yeux. Et vit qu'une ampoule du lustre était grillée. Ce genre d'artefact moldu était esthétique, mais pas vraiment pratique.

Oh. C'était donc ça, le « tztzzzklac » qu'il avait entendu la nuit précédente, qui l'avait réveillé en sursaut alors qu'il s'était endormi sur ce même bureau. Il n'aurait peut être pas dû descendre en trombe dans les appartements de Rusard à 3 heures du matin pour l'avertir de l'invasion impromptue de mouches tsé-tsé invisibles de son bureau ... Mais il fallait avouer que voir le concierge affublé d'un pyjama moldu et armé d'une espèce de pelle en plastique souple à multiples petits trous – une « tapette à mouches », lui avait dit Argus – qu'il tenait en l'air, prête à l'attaque et immobile en attendant de localiser le moindre « tztzzzklac » pendant plusieurs minutes avant de s'endormir sur place s'était avéré assez distrayant.

Quelle ingéniosité, ces Moldus. Assez cruels aussi : quelle mort atroce de se faire ainsi violemment écraser et démembrer, diverses parties de l'anatomie s'introduisant dans chacun des petits trou et le sang tâchant le plastique. Le léger Avada Kedava sorcier était certes moins pratique, question de précision, mais autrement plus propre et humain.

Citron.

Dans un moment inexpliquable de lucidité, Albus comprit pourquoi il pensait au sujet à l'intérêt fortement discutable des diverses manières de tuer une mouche (tsé-tsé invisible inexistante ou pas) depuis plusieurs minutes.

Albus Dumbledore n'avait pas eu sa dose de bonbons au citron du matin. Elle lui était indispensable pour commencer sa journée, tout comme le café pour les Moldus ou les ralleries pour les Serpentards.

Savourant l'idée même de consommer ce met acidulé dans un court instant, il brandit sa baguette d'un geste lent vers une de ses armoires et murmura « Accio bonbon au citron ».

[°° La narratrice a décidé de ne pas retranscrire les pensées d'Albus Dumbledore au moment où il déguste la sucrerie, de peur de devoir changer le rating pour un qui convienne à un public plus mature, veuillez l'en excusez. °°

Après ce bonheur intense, Dumbledore se demanda ce qu'il pouvait faire en attendant l'arrivée des élèves.

Il avait envie de faire quelque chose qu'il faisait rarement, qui était vraiment très agréable, très élévateur dans un domaine spirituel personnel, un plaisir qu'il se permettait rarement, car l'objet, à son âge avancé ne devait peut être pas être trop dérangé si l'on voulait qu'il reste performant.

Il allât donc s'assoir confortablement sur sa chaise, et songea un instant aux diverses choses dont sont esprit pourrait se laisser envahir, et saisi sa baguette.

Puis dit "Accio choipeau magique" de sa voix enjouée. (1)

Il mit le choipeau sur sa tête, et attendis poliement que ce dernier commence la conversation de la manière habituelle.

"GRIFFONDOR !"

« Vous êtes en avance, cher Choipeau. La répartition a lieu cet après-midi, et vous m'avez déjà envoyé à cette maison il y a une bonne centaine d'années. »

« Oh, oui. Je me disais bien que j'avais déjà eu l'honneur d'analyser ce cerveau. Pourquoi me déloger de cette armoire ? »

« A vrai dire, j'avais envie de discuter un peu avec un viel ami. »

« Laissez-moi deviner. Cheminée en panne ? Tous les hiboux de Poudlard sont réquisitionnés ? Las de parler avec les nombreux tableaux qui ornent les murs de votre bureau ? »

« Cesser donc de les dénigrer, ce ne sont pas de simples tableaux, ce sont des peintures d'illustres sorcier qui ... »

« Oui, je sais : qui parlent comme moi, bougent comme moi, sont intelligents «comme moi», mais eux sont plaqués comme un mur et quand ils partent, c'est pour aller dans un tableau cloué ailleurs... »

« Et vous, vous êtes perché sur une armoire en attendant que je vous descende dans la grande salle, visitez et répartissez quelques cerveaux de jeunes élèves, et retournez croupir sur cette armoire toute une année en préparant votre prochaine chanson. S'il vous plait, ne soyez pas désagréable, je souhaite simplement bavarder avec vous. »

« ... »

« Que diriez-vous d'un bonbon au citron ? Cela vous mettra peut être de bonne humeur. »

« Je suis un chapeau. »

« C'est aussi ce que j'avais cru remarquer. Je suis heureux que vous ne vous mépreniez pas sur votre modeste condition malgré les grands talent qui vous ont été confiés. »

« Un chapeau ne mange pas. »

« Je ne vous propose pas de vous cuire un hypogriffe, simplement une sucrerie. »

« J'ignore quels pourrons en être les effets sur mon organisme interne. »

« J'ignorai que vous aviez un organisme interne. Vous êtes en tissus, dans le pire des cas vous serez un peu collant, je vous promet d'utiliser l'Evanesco si c'est le cas. Allons, soyez raisonnable, ça ne peux pas vous faire de mal, entendez que j'en consomme moi-même une quantité assez élevée chaque jours et que cela n'a aucune conséquence sur mon comportement. », dit-il en reprenant un bonbon.

« Voilà qui achève de me convaincre. Plutôt faire un tour sur la tête pleine d'idées effroyables du petit Tom Jedusor que d'avaler une de vos sucreries aux effets douteux. »

« Cette répartition vous a vraiment traumatisé, n'est ce pas ? »

« J'en fait des cauchemars. »

« Ca fait des cauchemars, un chapeau ? »

« Je ne parlais pas dans le sens littéral. »

« Ah. Vous prendriez bien un bonbon au citron ? »

« Vous êtres agaçant, Professeur Dumbledore. »

« Et vous grognon et peureux. »

« Peureux ? »

« Vous n'osez pas vous laisser tenter par la dégustation d'un simple bonbon. »

« ... Vous me ficheriez la paix si je cédais à votre caprice ? »

« Sans doute. »

« ... Okay. »

« AH ! » Fit Dumbledore avec un sursaut de joie, puis lança un bonbon en direction de la cavité supposée buccale du choipeau. Il attendit, le laissant déguster dans le calme comme lui aimait le faire.

Apprès quelques minutes, le choipeau rompit le silence :

« Dumbledore ? »

« oui ? »

Où vous procurez vous ces bonbons ? »

« A Honeyduke, pourquoi ? »

« hm-hum. Ca me rappelle ce rapport qu'un jeune étudiant avait fait il y a quelques années, Arthur quelque chose, sur un magasin Moldu suspecté de vendre secrètement des produits aux effets magiques qui se sont avérés être des extraits de plante Moldue dont la vente et la consommation sont illégales. »

« Je peux vous assurer que ces bonbons au citron n'ont rien de stupéfiants au sens que vous sous-entendez. »

« Je ressent pourtant les mêmes effets que ceux décrits par le rapport. »

« C'est dire ? »

« Je me sent flottant. Euphorique. Et je ne me rappelle plus des premiers vers de la chanson de la répartition. »

« Ca peut s'avérer problématique. Mais je suis certains que ces effets viennent de votre mauvaise volonté, vous vous imaginez certainement ces symptô

mes. »

Le Choipeau ne répondit pas. Un sourire béat étirait ses coutures, et sa pointe vacillait anormalement.

« Je crois que le citron n'est pas conseillé pour un chapeau, tout compte fait. » Conclu le savant Dumbledore.

Toc toc toc.

« oui ? » répondit Dumbledore en enleva rapidement le choipeau de sa tête. Il était dans un état quelque peu discutable, autant éviter de montrer que c'était lui le responsable.

« uiiiiii ? » répéta le choipeau.

Le professeur Mac Gonagall entra et déclara qu'il allait être l'heure de la répartition.

« déjà ? » Répondit Dumbledore, « hum, oui, bien sûr, voilà le Choipeau, je descend tout de suite. »

« Hey, ça va si j'fais une impro pour la chanson ? Me rappelle puu ... » Murmura le choipeau à l'adresse de Dumbledore, qui pressentait que la cérémonie allait être ... inhabituelle.


(1) : j'suis sûre qu'il y en a qui ont pensé à autre chose. Esprits mal placés :D

Désolée pour le retard, mais le prochain (et dernier) chapitre arrive bientôt, je l'ai presque terminé.