Bonsoir! Je vous propose ce soir un petit ScotEng avec un petit lime à la fin.

Disclamer: Himaruya possède Hetalia. Je ne gagne pas d'argent sur cette histoire


Après 1000 ans

Ecosse ne savait pas vraiment quand il avait commencé à désirer Angleterre. Il s'était juste réveillé un matin après un rêve particulièrement érotique impliquant l'autre nation et comprit qu'il avait un sérieux problème. Pas à propos de leur soi-disant «fraternité», notion toute relative quand on parle de nations apparues de nulle part où plus probablement des esprits mêlés de leur peuple. De toute façon, il n'avait jamais considéré le plus jeune comme son frère.


Angleterre ne savait pas vraiment quand il avait commencé à désirer Ecosse. C'était arrivé petit à petit. Allistair avait commencé à occuper ses pensées de plus en plus souvent, s'installant dans ses rêves la nuit et n'en délogeant plus. Il avait nié la vérité aussi longtemps que possible. Toutes les nations considéraient le roux comme son frère, même si ils n'étaient pas vraiment liés et il se demandait pourquoi lui-même n'était jamais parvenu à le considérer comme tel. Ses rêves érotiques atteignirent de tels sommets qu'il se résigna à admettre sa forte attirance sexuelle envers le représentant écossais.


Ce n'était pas un problème d'incompréhension. Certes, Arthur était une petite teigne sarcastique, adepte de la manipulation et des coups en traître, plein de cynisme et de mégalomanie mais aussi un hypersensible dont les poètes avaient écrits les plus belles sagas, un magicien doué amoureux des fées et des licornes qui protégeait et abritait de nombreuses créatures magiques, un être cultivé, intelligent, élégant et le plus doux des pères pour ses enfants (en tant que personne. En tant que nation, c'était plus compliqué. Le fait que ses anciennes colonies l'appellent toujours daddy pour la plupart malgré cela laissait Allistair stupéfait). Dans ses attraits, on pouvait compter ses talents de musiciens, l'amour sans condition et éternel qu'il donnait à peu d'élus et cet étrange capacité qu'il avait de paraître à la fois adorable et excitant. Ah, et il oubliait la dimension «Arthur en costume de pirate». Angleterre portait encore cette chose parfois, en souvenir de sa période préférée. Allistair considérait Arthur en costume de pirate comme la chose qui menaçait le plus sa santé mentale.


Il ne savait pas trop d'où cela venait. Allistair était un trou du cul patenté, vulgaire,agressif, un rustre jamais content avec un accent absolument horrible et ses cigares sentaient horriblement mauvais. Ah, et aussi le meilleur des oncles pour ses neveux et nièces, un excellent musicien, quelqu'un d'intelligent et de compréhensif qui partageait son amour pour les créatures magiques et les licornes, excellent sorcier, une personne que tout le monde appréciait(en tout cas, personne ne détestait Ecosse ni ne le surnommait «mouton noir de l'Europe» derrière son dos) et qui prenait toujours soin de sa famille avant lui-même. Ah, et il y avait le kilt. Le représentant était toujours sexy mais le kilt créait des réactions très embarrassantes dans son organisme. Penser à la reine Elizabeth II nue marchait pour apaiser ses pulsions sexuelles mais il se sentait toujours coupable de se servir de Sa Majesté ainsi.


Pour résumer, il ne comprenait que trop bien d'où venait cette attirance féroce pour son voisin, l'envie de le plaquer contre la première surface plane disponible et d'arracher ses vêtements. Écosse pouvait même admettre qu'il y avait quelque chose de plus profond qu'un simple désir sexuel. On ne courait pas dans les rues de Londres en plein Blitz pour chercher une personne pour laquelle on ne ressentait aucune affection.*


En y réfléchissant, il y avait peut-être quelques côtés d' Allistair qui le rendaient assez attrayant. Bien sûr, ce n'était qu'une ridicule attirance sexuelle. Le fait qu'il avait passé quelques nuits de guerre mondiale à le chercher sur le champ de bataille sans se reposer avant de l'avoir retrouvé et rafistolé ne signifiait rien. Il avait juste besoin de lui en état de combattre.**


Non, le problème était ailleurs, dans leur histoire commune. Une histoire écrite dans la haine, le feu et le sang. Il y avait bien eu des moments tendres, quand ils étaient encore enfants et que Britannia veillait sur eux. Après sa disparition, les choses s'étaient dégradés et pendant des siècles, ils n'avaient pu se parler sans finir par sortir leurs armes et tenter de s'étriper mutuellement. Leur relation s'était un peu apaisée ces dernières années, ils avaient même combattu côte à côte dans quelques guerres mais il restait pas mal de choses à combler et absolument aucune chance que le gentleman le voit de la façon dont lui le voyait. Le roux décida donc de garder ses encombrants désirs pour lui, se contentant de sa main droite et d'inconnus. Il réussit pendant quelques années mais son désir devenait de plus en plus fort et les réunions du Royaume-Uni de plus en plus insupportables.


De toute façon, penser à ça ne mènerait à rien. Il n'y avait aucune chance qu' Allistair veuille même le toucher intimement. Leur histoire commune n'était qu'une succession de guerres et de révoltes avant de finalement se calmer un peu. Il était à peu près sûr que le grand rouquin le haïssait et s'estimait déjà heureux qu'il tolère sa présence. La meilleure chose à faire était d'étouffer ses sentiments inutiles comme il l'avait toujours fait. Il réussit pendant quelques années mais son désir devenait de plus en plus fort et les réunions du Royaume-Uni de plus en plus insupportables.


Ecosse ne savait plus où poser ses yeux pendant ses réunions. La moindre parcelle de peau dévoilée lui donnait envie d'en voir plus. Ne pas regarder Arthur et garder les yeux baissés sur ses feuilles de notes aidait mais malheureusement pour lui, en tant que représentant officiel du Royaume-Uni, le représentant blond était de loin celui qui parlait le plus pendant les réunions. Sa voix était magnifique et il avait du mal à rester concentré sur ses paroles. Sa capacité d'écoute diminuait à chaque réunion et il avait de plus en plus de mal à ne pas le regarder. Lorsqu' Ecosse réalisa qu'il avait passé une heure à fixer les mains d'Angleterre sans écouter un mot(alors même que ledit Angleterre lui criait dessus depuis un moment), il décida qu'à ce point, il n'avait plus rien à perdre et l'embrassa au milieu d'une diatribe particulièrement virulente.


L'une des grandes préoccupations d'Arthur en réunion était de regarder le moins possible en direction d' Allistair. La simple vue de la nation, même les yeux baissés sur ses notes et immobile, provoquait des cabrioles au-niveau de son estomac, une chaleur dans tout son corps et une soudaine envie de se jeter sur lui pour déchirer sa chemise. Il était à peu près sûr que ce n'était pas des réactions normales et faisait tout pour contrôler ses pulsions indignes d'un gentleman. Pourtant, quand il devient évident qu' Ecosse n'écoutait rien de ce qu'il racontait, il dû le regarder. On ne crie pas après quelqu'un en regardant ses chaussures, ce n'est pas crédible. La nation se concentra sur son agacement de ne pas être écouté. Cela fonctionna plutôt bien jusqu'au moment où l'autre représentant l'embrassa. Son cerveau court-circuita et il ne put que rendre le baiser.


Début du lime

Allistair ne put se défaire d'une sensation d'irréalité pendant un moment. Arthur se laissa faire quand il l'embrassa. Arthur le laissa faire quand il le prit dans ses bras pour le déposer sur la table. Il le laissa faire quand il le déshabilla. Mieux, il lui rendit son baiser et arracha ses vêtements avec impatience. Ce n'est que quand il commença à embrasser le moindre pouce de peau qu'il pouvait atteindre et que des gémissements très excitants s'échappèrent des lèvres du superbe homme sous lui qu'il réalisa que ce n'était pas juste un autre rêve.


A partir de ce moment-là, tout devient confus. Angleterre eut vaguement conscience de grandes mains qui l'allongèrent sur une surface dur, d'un corps chaud pressé contre le sien, de caresses ardentes et de baisers voraces. Son corps agit seul, rendant les caresses avec passion alors que son esprit n'était plus capable de penser. Il jouit dans un long cri et se laissa mollement aller entre les bras d'Allistair, vidé.


Allistair avait perdu toute capacité de réflexion et agissait d'instinct. Ce ne fut pas tendre, sûrement pas après mille ans de frustration sexuelle. Ce fut dur, sauvage et il en garda des traces de griffures dans le dos mais ce fut aussi intense, passionné et juste fantastique. Quand ça s'acheva, le représentant ne put ni bouger, ni parler pendant quelques minutes, à la fois heureux et incrédule, serrant contre lui le corps fin.


Fin du lime***

La tête blonde posée sur son épaule ne bougeait pas, il sentait son souffle chaud contre son coup et une part de lui voulait rester ainsi pour toujours. La tête enfouie dans le creux de son cou, tenu fermement par des bras fort, ses propres bras enserrant son torse, une part de lui voulait rester ainsi pour toujours.


Lorsqu' enfin le rouquin parvient à retrouver un semblant de raison, il se souvient de l'existence de Pays de Galle et d'Irlande du Nord qui se trouvaient encore dans la pièce quand ils avaient commencé. Un bref coup d' oeil lui prouva qu'ils étaient partis, assez précipitamment si on en jugeait leurs affaires encore éparpillés sur la table et un peu sur le sol et une chaise renversée.****


-On dirait que nous sommes seuls, murmura Arthur.

-Tant mieux.


*J'envisage d'écrire quelque chose sur Allistair qui court dans Londres bombardé.

**Peut-être aussi sur Arthur qui récupère Allistair sur un champ de bataille.

***Je ferais peut-être une version lemon pour AO3

*****Pays de Galle et Irlande du Nord ne sont pas partis bien loin. Ils ont juste trouvé un coin tranquille et appelé la République d'Irlande pour lui expliquer que les deux idiots avaient enfin craqué.

J'aime beaucoup le ScotEng depuis quelques mois. Souvent, soit c'est montré comme une relation abusive, soit on part dans l'apologie de l'inceste et je tenais vraiment à écrire quelque chose de bien sur leur relation. Merci d'avoir lu.