Elizabeta = Hongrie

Bella = Belgique

Michelle = Seychelles

Feliks = Pologne

Ludwig = Allemagne

Feliciano = Italie du Nord

Ivan = Russie

Alfred = États-Unis

Gilbert = Prusse

Antonio = Espagne

Francis = France


Tesselate


- Alors c'était comment hier soir ? Questionne la métisse en arrangeant ses tresses .

Elizabeta fixe Bella avec un petit sourire .

- C'était un truc de malade ...

Michelle se redresse de son lit et fixe ses deux amies .

- Racontez ...Dit-elle avec un léger sourire d'excitation.

La brune se met à côté d'elle les yeux fermé avec , elle aussi , un petit sourire.

- Bah ... Au début c'était chiant . Mais après on a été invités à la table du boss , tu vois. Et donc on parlait avec lui et tout ...

Bella s'approche d'elles en prenant une brosse posée près des deux filles .

- Puis un mec avec des piercings et venu et il à sortir un : " les russes sont là " , Reprend t-elle en faisant demi-tour .

- Les russes ?

- Ouais ! Mais genre en vrai , j'me disais c'est quoi ce bordel . Puis le boss il est parti en nous laissant comme des connes. On l' a suivi dehors du coup ...

Elizabeta se rallonge sur le lit en tripotant ses cheveux.

- Et en fait y avait vraiment tout le monde dehors, Bella et moi on comprenait vraiment que dalle . Puis après y avait un autre groupe, ils commencent à parler mais on comprenait rien , tu vois on était loin quoi .

Michelle lève un sourcil.

- ... Et ?

- Et là, BAM ! Monsieur Jones sort un flingue ! Dit la blonde en sautant sur le lit le sourire aux lèvres.

- Aïe mon pied , putain !

- Un flingue ! Reprend Michelle en se tournant vers ses amies allongées sur le lit.

- Ouais , un vrai flingue .

- Putain Bella , t' as tordu mon pied sale conne. Murmure la brune en sortant du lit .

- Mais ... Mais il a tiré sur qui ?

- Sur personne , les flics sont immédiatement arrivés.

Michelle reste silencieuse un moment avant de sourire en levant un sourcil.

- Bande de menteuses ...

Elizabeta qui a arrêté de boiter bêtement se retourne rapidement.

- Mais nous crois pas !

- Je te jure que c'est vrai ... C'était juste une seule voiture de flic . Dès qu'le poulet est sorti de la caisse , tout le monde s'est tiré.

- Mais genre c'était vraiment trop bizarre, parce que " les russes " ils sont direct partis , mais les Jone's non . Dit Elizabeta en partant de la chambre.

- Et vous avez fait quoi vous ?

- Bah on s'est taillés aussi ! ... J'voulais pas être impliquée dans leurs affaires bizarres là.

Michelle ricane en levant les yeux au ciel.

- Rien qu'le fait d'aller au soirées des Jone's c'est être impliqué dans leurs affaires bizarres ... En tout cas les filles je sais pas comment vous avez fait pour inventer un truc pareil , mais je flaire votre mensonge à des kilomètres.


- Vous avez aucune putain de preuves pour prouver que j'fais partie des Braginsky !

- Tu étais sur place hier soir , Feliks.

- Et alors ? J'peux très bien dire que j'étais un passant ou un serveur ! Ou que j'étais un mec normal qui venait juste ce défoncer la gueule !

Feliciano, un peu à l'écart , grimace en entendant le détenu crier de plus en plus fort .

- Je te connais . Je sais qui tu es, et ce que tu fais. Il me suffira de faire un joli rapport sur toi , c'est tout .

Le prénommé lève un sourcil en l'air.

- J'crois pas non . Tu es le seul flic à me "connaitre" ici , comme tu dis , Ludwig . J'aurais qu'à porter plainte en disant qu'tu racontes que de la merde pour te venger de moi parce que... Parce que j'aurai baisé ta mère.

- Arrête de faire le gamin.

Feliks se redresse en se balançant sur sa chaise.

- Cette garde à vue est aussi ENNUYEUSE que ta vie tout entière, Ludwig. Je ne dirai rien tu le sais. Alors , putain de merde , laisse-moi partir !

Feliciano , en voyant son collègue s'énerver , décide de prendre la parole .

- C'est vrai que tu n'as rien à te reprocher . C'est pas comme si on t'avais pris en flagrant délit à faire quelque chose de... De compromettant. Mais on t'a quand même arrêté parce que tu détenais une arme , et on sait de quoi tu es capable. On veut... On veut juste savoir ce qui était en train de se passer à notre arrivée . Pourquoi Ivan était là-bas ? C'était un règlement de compte ?

Feliks lève un sourcil.

- Ok , c'est vrai j'ai rien à me reprocher ...

Il se rapproche des deux policiers en affichant un sourire narquois.

- Mais par fierté, j'dirai rien.

Feliciano se retient de sursauter en voyant Ludwig se lever précipitamment de sa chaise.

- C'est quand que tu vas arrêter de nous cacher des choses !

- C'est toi qui dis ça !

Le Braginsky croise les bras en tournant légèrement la tête.

- ... Monsieur-suce-boule-d'Alfred-Jones .

- Pardon ?

Feliks lève les yeux au ciel .

- Pas la peine de faire l'étonné ! Les poulets , vous nous prenez vraiment pour des putes , sérieusement. On est déjà au courant que vous vous faites enculer par les Jone's .

Ludwig fronce les sourcils en s'adossant sur la table devant le blond .

- Ne tourne pas autour du pot.

- Ivan est déjà au courant ! Tout le monde le sait que Alfred vous donne des billets pour que vous lui sucez la bite . Vous savez très bien qui est à la tête du réseau des Jone's et vous bougez même pas votre cul pour l'arrêter ! Et , comme par hasard , hier soir quand vous êtes arrivés Alfred vous attendait tranquillement pour qu'vous lui suciez sa putain de bite !

- Sucez... quoi ?

- Roh , c'est vrai ! Ludwig le saint petit flic parfait n'est , évidemment , pas au courant de ça !

Le prénommé se relève lentement en tournant son visage vers son collègue.

- Tu ... Tu étais au courant ?

Feliciano , s'entend son stress augmenter , ravale sa salive et secoue la tête.

- Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ? J'ai dit un truc qui fallait pas ? Demande Feliks ironiquement , après un silence.
Ludwig ferme les yeux un long moment en aspirant fortement.

Il met sa main dans sa poche arrière et en ressort une arme qu'il pose devant Feliks.

- La prochaine fois , on te ratera pas .

Le délinquant reprend son arme et s'empresse de la remettre à sa place. Il se relève de sa chaise , tout joyeux.

- C'était un plaisir de discuter avec vous et d'avoir rencontré ton nouveau petit compagnon de service, Ludwig !

Avec hâte il se dirige vers la porte mais se retourne en l'ouvrant.

- Et faites attention... Vous en avez encore un peu au coin de la bouche ... ~


- Vous savez c'qu'il ma dit c'batard par message ? Qu'il était arrivé dès qu'on est partis ! Dès qu'Ivan nous a envoyé un message , ce p'tit enculé a ramené son cul .

- Qui ça ? Questionne Antonio en s'essayant sur les marches , à côté de son ami .

- Le fils de pute de la dernière fois ! On devait se donner rendez vous hier soir , tu t'en souviens pas ?

- Ah... Encore lui.

- Ouais. J'te jure , le prochaine pas j'le loupe pas .

- Gil , tu devrais arrêter d'te casser la tête pour lui .

- Hein ? Que j'arrête ? Cet enculé me doit deux cent putain de balles ! J'le paye pour avoir sa coke de merde et lui me taxe deux cent balles . Tu crois vraiment que j'vais laisser passer ça?

- Ça fait déjà un mois cette histoire... Vous faites les mecs chacun d'votre côté, mais y a jamais rien au final .

Gilbert tourne la tête en soufflant.

- Ça c'est à cause de lui ! Si c'était moi j'lui aurais cassé sa gueule depuis longtemps ...

Antonio fixe Francis en train de s'adosser contre le mur .

- Tu parles à qui comme ça ?

Le blond lève la tête de son téléphone.

- Hein ?

- Ouais , j'avoue ! C'est quelle pute encore ? Rajoute Gil , sourire aux lèvres.

- J'voudrais juste quelques grammes . Murmure Francis en tapant sur son téléphone.

- Donc toi , tu pars te défoncer et tu nous préviens même pas ?

- C'est lui qui vient ?- Ouais , c'est lui qui vient. Répond le blond à la question d'Antonio.

- Euh... C'est un " Italien " ? Questionne Gilbert perplexe.

Francis hoche la tête.

- Oh , les mecs j'vous aurais prévenus ! Le jour où vous vous ferez prendre faudra pas pleurer !

- Prévenir de quoi ? D'arrêter d'acheter aux " Italiens " sachant qu'Ivan s'arrange avec eux tous les jours ? Répond le latino .

Avant que Gilbert puisse répondre quelques chose ,deux hommes s'approchent d'eux . Antonio se décale rapidement pour les laisser entrer dans l'immeuble. Après avoir entendu la porte d'entrée claquer , Gilbert reprend là où il en était.

- Mais vous êtes des suces boules ou quoi ? À croire qu'on est sortis du vagin d'Ivan !

- Je te signale que si on travaille pour lui maintenant, c'est à cause de toi . Dit Francis en rangeant son téléphone.

- ... C'était une erreur. Si c'est moi j'me casse direct d'sa mafia bizarre là.

Antonio ricane en entendant le mot " mafia " .

- Ouais. Tu t'casses puis il te bute. C'est un bon plan Gil.

- Oh ferme là Francis.

Le blond rattache ses cheveux rapidement en un chignon et descend les petites marches ou est assis ses amis.

- J'y vais.

- Rentre pas tard, il est déjà vingt deux heures. Papa Gil va s'inquiéter.

C'est en entendant les gloussements du latino que Francis s'éloigne.