Bonjour les louloups!
Aujourd'hui GershwinTHECat nous gâte! Les autorisations obtenues deux nouvelles traductions pour cette fin de semaine.
Bleepobleep a écrit cette petite fic suite à un prompt de sterekseason qui mettait en scène les personnages de Derek et Stiles âgés d'une cinquantaine d'années. Merci à elle d'avoir autorisé GershwinTHECat de traduire son histoire.
Le titre à été trouver par notre chère traductrice étant donner que ce petit orphelin n'en avait pas
Bonne lecture!
Toutes les histoires méritent une fin
« Et ensuite, que s'est-il passé?
- Quoi ? Le vieil homme hausse ses sourcils. Je vous ai tout raconté, comment on s'est débarrassé des kelpies,(1) absolument tout. Il n'y a rien de plus à ajouter à cette histoire. »
La meute s'est formée récemment, n'a pas encore été confrontée à l'adversité. C'est un tout jeune Alpha qui est à sa tête, et qui s'efforce d'avoir la situation en main.
Un jeune garçon revêtu d'une chemise à carreaux croise les bras. « Qu'est-ce qui est arrivé à Stiles et Derek ?
« Qu'est-ce que c'est que cette question à la noix ? Sortez de mon porche, allez, débarrassez le plancher ! Vous avez des kelpies à affronter! »
L'homme se lève, les yeux étrécis par la colère.
La meute se disperse et leur jeune émissaire – le jeune garçon trop curieux qui pose tout le temps des questions- remercie rapidement d'un signe de tête le vieux sage. Ce dernier vit à l'écart de cette petite ville de l'Oregon depuis au moins une dizaine d'années. Les histoires le suivent comme un nuage de fumée et de cendres. Il est dangereux, et utilise ses pouvoirs magiques aussi facilement que si c'était un jeu d'enfant pour lui.
Ils sont venus de loin pour chercher de l'aide et ce long voyage en a valu la peine : ils ont eu droit à des heures d'explications, à des récits riches d'expérience, qui leur ont montré comment une autre meute s'est autrefois débrouillée pour affronter elle aussi ce même genre de menaces.
Le jeune garçon se retourne encore, une ultime fois, pour regarder le vieil homme qui se balance sur son fauteuil, sous son porche. Tout cela a le goût d'une histoire inachevée.
OoO
Stiles regarde les jeunes partir, le cœur lourd. Encore un groupe composé d'adolescents très différents les uns des autres. Au premier abord, ils avaient semblé plutôt naïfs et candides. Ils étaient partis du principe que Stiles allait les sous-estimer. Allait les infantiliser. N'allait pas leur donner les informations dont ils avaient besoin. Mais Stiles s'était souvenu d'une autre meute, des années auparavant.
Il rompt le décorum dont il s'entoure une fois qu'il est certain d'avoir entendu les voitures démarrer et s'éloigner pour prendre la piste qui mène vers la ville. Il est très rare que qui que ce soit vienne dans ce secteur de la forêt, d'autant plus que les rumeurs vont bon train à propos du « sorcier fou » qui y habite. Stiles ne fait rien pour démentir cette rumeur, parce que l'alimenter signifie que les gens le laisseront tranquille. De temps en temps, il se coltine une poignée d'adolescents casse-cou qui veulent prendre le risque d'aller voir le cottage hanté. Il se grime alors à l'aide d'un enchantement pour se donner l'apparence d'un centenaire et il se comporte vraiment comme un vieux grincheux. Il n'a pas de pelouse mais c'est plutôt amusant de dire quand même aux gamins de déguerpir de son gazon.
Et puis il y a aussi des gens qui cherchent de l'aide. De l'aide véritable, pour affronter des phénomènes surnaturels. Ce n'est pas fréquent, vu les efforts que Stiles déploie pour rendre le lieu où il vit très difficile à trouver, mais les plus déterminés finissent par réussir à le débusquer.
Stiles rentre dans son cottage, s'étire tout en marchant. Il capte un reflet de son visage dans le miroir de la salle de séjour et grimace. Il a plus de cheveux gris qu'il le pensait. Jour après jour, il ressemble de plus en plus au vieil homme dont il endosse le déguisement et très bientôt, il n'aura plus besoin d'utiliser la magie pour avoir l'air d'un vieillard. Il soupire, touche son ventre mou, regarde ses rides autour de ses yeux.
Il a la cinquantaine bien tassée mais c'est de toute façon assez rare pour n'importe quel individu côtoyant les phénomènes surnaturels de vivre aussi longtemps. La plupart des gens le considéreraient comme chanceux d'avoir atteint cet âge.
Stiles n'aime pas trop réfléchir à cette question.
Il trouve son chapeau et le met. Il lui évitera d'attraper un coup de soleil à son âge. Il retourne dehors, s'installe de nouveau dans son fauteuil à bascule, regarde les nuages se gonfler et traverser le ciel. C'est beau, ce coin de l'Oregon. Il ne s'y passe pas grand-chose. Des meutes stables, sans soucis particuliers, sont installées aux alentours. Il n'a pas grand-chose à faire mais, de temps en temps, quelqu'un vient pour lui demander de l'aide. Ca ne dérange pas Stiles. Il mène une vie agréable, sereine. Il se réveille, boit son café en mangeant un bagel , jardine un peu. Se fait à manger. Lit un bouquin ou fait la sieste. Regarde ce qui passe à la télé. Mange son repas du soir . Contemple le coucher de soleil depuis son porche. Quand il rentre, il vérifie que ses fichiers sur les phénomènes surnaturels sont à jour. Se met au lit. C'est la routine. C'est tranquille. A part les moments où il doit parfois répondre à des questions posées par des meutes installées dans l'Oregon, jamais rien n'arrive. C'est une existence solitaire, plaisante, du moins tant que Stiles se comporte comme s'il ignorait la douloureuse solitude qui hante son cœur.
Il est assis sur son fauteuil à bascule, se balance d'avant en arrière, il est en train de se demander s'il ne va pas faire une sieste quand , soudain, il entend des pas approcher. Stiles ouvre les yeux.
« Monsieur … J'étais curieux de savoir… oh… hum…. »
C'est encore le jeune garçon, cette fois sans sa meute.
« Dites donc, les gamins, vous ne devriez pas être sur la route? » Stiles hausse un sourcil.
« Jimmy et les filles peuvent rentrer en prenant une seule voiture. Moi, je peux revenir plus tard dans la mienne. En plus, ils n'ont pas besoin de moi pour négocier. Je suis seulement le mec qui fait des recherches. »
« Pas seulement, » s'écrie Stiles en levant une main. Il s'appuie un peu plus sur sa jambe droite pour se lever de son fauteuil. « Eh bien, si tu as l'intention de traîner dans le coin, tu pourrais tout aussi bien te rendre utile en m'aidant à désherber. »
« Oh ! Oui, je peux vous donner un coup de main. »
« Comment tu t'appelles ? » Stiles fixe le garçon qui- aimerait- devenir- émissaire-de - la-meute. Et qui ne sait pas qu'il en est déjà un.
« Ricky. Merci, Monsieur, euh… »
Stiles renifle un coup et fait un signe de la main en direction du gamin pour l'interrompre. Il sait bien comment les jeunes le surnomment. Commérages, rumeurs et compagnie. Celui-Qui- a- Couru- avec- les- Loups. Le Gardien des Sortilèges. La Mort Incarnée.
C'est ce dernier surnom qui lui donne la nausée. Il n'aime jamais se souvenir de cette époque.
Stiles montre au gamin où se trouve l'abri de jardin et rentre au cottage pour faire du thé. Il entrevoit son reflet dans la bouilloire et s'assied sur une chaise.
Il est si las. Il a vu ses amis – des gens bien, des gens qu'il aimait – mourir avant que leur heure soit venue, en défendant leur territoire, leur foyer. Il se demande, un court instant, comment c'est, maintenant, Beacon Hills. Il a entendu dire que la ville avait un nouveau protecteur mais il n'a pas le courage d'y retourner. De toute façon, il n'y a plus rien là-bas. Tous ceux qu'il a aimés sont soit morts, soit partis, éparpillés aux quatre coins de la terre.
Le vrombissement du moteur de la tondeuse s'arrête et Ricky entre, hésitant, dans la cuisine, en passant par l'arrière du cottage. « Est-ce que je peux vous être utile à autre chose ? »
« Viens prendre un thé, » dit Stiles, en poussant une tasse vers lui. « Il y a de la menthe dedans. C'est bon pour ton étincelle. »
« Ma quoi? »
Stiles joue le rôle d'un Obi Wan Kenobi pendant quelques minutes. Ricky n'est pas un mauvais bougre, se convainc-t-il, même s'il est un peu effronté. Après que Stiles lui a expliqué l'enchantement qu'il utilise pour se donner l'apparence d'un vieillard, Ricky s'accorde à dire que la longue barbe blanche est assez cool et qu'elle donne de la crédibilité à son incarnation de sorcier qui maîtrise des pouvoirs occultes. Cependant, il suggère que Stiles se fasse plutôt pousser une barbe, qui serait vraiment la sienne. Stiles est vexé. Ses cheveux grisonnent mais ne sont pas blancs. Il est un homme dans la force de l'âge, même si l'employée qui vend les tickets d'entrée au cinéma lui donne systématiquement la réduction sénior.
Il se dirige en titubant un peu vers sa bibliothèque, sélectionne quelques exemplaires de livres, revient, les pose sur la table et les pousse vers le gosse.
« Je ne peux pas les prendre, » dit Ricky et ses yeux s'écarquillent alors qu'il caresse du doigt la couverture d'un des livres. « Ils sont d'une valeur inestimable. Légués et transmis d'un émissaire à un autre émissaire… »
« Eh bien, c'est à toi que je les lègue, » réplique Stiles, agacé.
Ricky boit son thé, il est assis d'une manière qui montre qu'il appréhende de demander quelque chose et il fixe Stiles .
« Allez, vas-y, pose tes questions. C'est pour cela que tu es resté, pas vrai? »
Ricky pose sa tasse.
"J'ai juste … oui. J'ai juste besoin de savoir quelque chose. La meute à propos de laquelle vous nous avez raconté votre histoire, celle qui a négocié avec les kelpies, c'étaient des gens qui ont réellement existé et c'étaient … vu la façon dont vous avez parlé d'eux … C'étaient vos amis ? »
« Oui , » répond Stiles. Il prend une profonde inspiration puis souffle. « La plupart sont morts. Ou partis. Je suis plus âgé que j'en ai l'air, gamin. »
La magie provoque des choses étranges quand elle circule dans votre corps. Tout comme pour les loups-garous, l'espérance de vie des émissaires – si on survit à tous les aléas du surnaturel – est relativement inconnue, étant donné que les plus vieux émissaires sont éparpillés aux quatre coins du territoire et qu'ils veillent jalousement à protéger leurs secrets. Stiles ne sait pas vraiment à quoi il peut s'attendre de ce point de vue-là. Va-t-il vivre encore cinquante ans de plus ou même cent ans de plus ? Impossible à dire. Sa vie est toute tracée de toute façon, quel que soit le nombre d'années qui lui reste à vivre en solitaire. Il peut tout à fait se projeter dans l'avenir : il va vieillir dans ce petit cottage, devenir plus fragile avec l'âge avant de disparaître lentement de l'univers.
« Est-ce que vous pouvez me dire ce qui est arrivé à Stiles et Derek? »
« Mais pourquoi est-ce que tu veux savoir ça ? » Les joues de Ricky commencent à rougir. « C'est juste…. J'aime les histoires. Et on aurait dit qu'ils étaient amoureux, vous savez… » Il a l'air pensif et mélancolique.
Le regard de Stiles se perd dans le vague, se perd dans les souvenirs. « Peut-être, » déclare-t-il enfin. « Ils n'ont jamais eu la chance de le savoir. » *
« Vous voulez dire… »
« Ecoute, Derek a quitté Beacon Hills une année avant que les kelpies attaquent. Lui et sa soeur sont revenus à cette époque pour visiter la ville et ont pu aider la meute à faire face aux kelpies. Derek a donné à Stiles la clé de la salle des coffres où étaient entreposés des documents traitant de diverses coutumes et pratiques magiques. Tu connais le reste de l'histoire, la façon dont ils ont traité avec les kelpies et tout et tout. Derek a quitté la ville peu après et voilà comment tout ça s'est terminé. Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu cherches à savoir de plus. »
Ricky se rembrunit. « Mais… La façon dont vous avez parlé d'eux … et Stiles a sauvé la vie de Derek ! Là, au beau milieu du lac ! Et quand les kelpies ont réclamé un sacrifice, Derek s'est proposé à la place de Stiles et je … juste… je ne vois pas comment on ne peut pas affirmer qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. »
Stiles pose sa tasse de thé et le bruit métallique de la tasse sur la table a un son chargé d'amertume. « Comme tu veux, gamin. Mais tu cherches un peu trop la petite bête. C'est juste une histoire, ok? C'était il y a très longtemps, tu n'étais même pas né. Ce n'est pas important. »
« Mais si, ça l'est, » insiste Ricky.
« Non. »
La lèvre de Ricky tremble et, mince , Stiles ne voulait pas faire pleurer le gosse, il pleure vraiment ?
« Pourquoi vous ne pouvez pas simplement me dire ce qui leur est arrivé ? Est-ce que Stiles est parti à son tour et lui a avoué ses sentiments? Est-ce que Derek est revenu ? Je veux tout simplement savoir… Savoir si un amour tel que celui-ci peut marcher… Je veux … J'aime quelqu'un dans ma meute de cette façon-là et j'ai simplement besoin…"
Stiles pose une main sur l'épaule du garçon, avec douceur. « Ecoute. Ce n'est pas parce que ça n'a pas marché entre moi et Derek que ça veut dire que toi et cette personne, vous ne trouverez pas le moyen d'être heureux. Les relations, c'est difficile. Si tu te fais du souci à ce propos, alors, parlez-en tout simplement ensemble. Soutenez-vous, l'un et l'autre. Vous pourrez réussir à faire en sorte que ça fonctionne. »
Ricky acquiesce.
Ils restent assis, tout en sirotant leur thé et Stiles ouvre même une boîte de cookies qu'il partage avec le gosse. Ils sont secs, le genre de cookies achetés en grande surface, ce qui fait prendre encore plus conscience à Stiles du triste état de sa vie, mais, bon, quoi qu'il en soit… Il va bien.
Ricky discute avec lui un peu encore et c'est plaisant d'avoir une conversation avec quelqu'un. Finalement, Stiles lui dit au revoir sur le pas de la porte en lui donnant une boîte en carton contenant des livres, le paquet de cookies et une tasse de thé à la menthe poivrée pour la route.
« Au revoir », dit Ricky, alors qu'il franchit le porche.
« Au revoir, Ricky », réplique Stiles en fermant la porte.
Ricky se fige soudain, il s'est rendu compte de quelque chose. « Attendez, vous … »
Stiles souffle, agacé. « Fais un bon voyage et rentre bien. »
OoO
L'été succède au printemps. Stiles est dans le jardin, en train de tailler ses rosiers. Il s'étire un peu et son dos craque. « Aïe, » grogne-t-il.
Il retourne à l'intérieur du cottage, et se demande si ça vaut le coup de dépenser de l'énergie et du temps pour mettre en route un sort de guérison. Est-ce qu'il lui reste d'ailleurs de l'armoise ?
Quelqu'un toque à la porte.
Stiles arrive à distinguer à travers les rideaux la silhouette d'un inconnu. Les coups sur la porte reprennent.
« Retenez vos chevaux, j'arrive ! » ronchonne Stiles, en traînant des pieds jusqu'à l'entrée.
Il ouvre, prêt à chasser d'un seul regard l'importun , quel qu'il soit et quoi qu'il demande, mais il se fige.
"Hum… Salut."
"Salut." Stiles cligne des yeux.
Les années ont été clémentes pour Derek. Ses cheveux sont poivre et sel, plus grisonnants aux tempes et ses traits se sont un peu amollis. Il semble à l'aise, il porte un sweater vert pâle, et ses yeux sont tout aussi magnifiques qu'ils l'étaient des années auparavant.
« C'est toi. » Derek souffle un coup, comme soulagé.
« C'est bien moi, » dit Stiles et il regrette immédiatement ce qu'il vient de dire. Non mais vraiment, après tout ce temps, tout ce qu'il arrive à dire, c'est « Salut » et « C'est bien moi » ?
« Hum… Tu aimerais entrer ? » demande-t-il.
Derek entre, regarde la salle de séjour avec intérêt. Stiles met en route la bouilloire pour faire du thé et ils s'asseyent. Se raconter tout ce qui s'est passé depuis leur dernière rencontre n'est pas facile mais il y a de bons moments aussi. Derek sort un portefeuille plein à craquer de photographies : Cora, sa femme et leurs enfants, tous installés au Pérou où ils mènent une vie heureuse. La dynastie des Hale continue. Et Derek ? Derek a voyagé dans le monde entier, faisant un peu de tout.
« Tu as travaillé comme ébéniste… le bois ? » demande Stiles, ravi. « C'est … »
« Tu ne vas pas oser, » dit Derek, les yeux brillants et rieurs.
« Il y a tant de jeux de mots possibles… Travailler le bois, ça te branche ? » lance Stiles en secouant la tête.
Derek rit. C'est un rire qu'il est bon d'entendre et dont le son chaleureux réchauffe l'atmosphère du petit cottage.
« Alors, pourquoi es-tu ici ? Et comment as-tu su que j'étais ici ? » demande Stiles, parce qu'il a besoin de savoir.
Derek regarde sa tasse et ensuite Stiles. «Je vivais depuis un moment dans le Nevada et il y a eu ce jeune garcon qui est venu à ma recherche. Il m'a dit où tu étais et … il a ajouté que notre histoire n'était pas terminée. »
« Oh. » Stiles ne sait pas trop quoi faire de cette information. Il se demande s'il n'est pas en train de rêver.
« Je savais que si je ne venais pas en personne pour vérifier si c'était vraiment toi, je le regretterais pour le reste de mon existence. »
"Pourquoi ?"
« Parce que j'ai été assez idiot pour te quitter une première fois sans te dire au revoir et la seconde fois…. J'avais trop peur de ce que ce que tu étais devenu pour moi, de l'importance que tu avais prise dans ma vie. Désormais, je n'ai plus peur. »
« Bien, » dit Stiles et il fait la chose la plus spontanée qu'il ait jamais faite depuis des anné se penche en avant et l'embrasse.
Derek émet un petit bruit, exprimant à la fois sa surprise et sa satisfaction, et il l'embrasse à son tour, ses lèvres sont douces et tendres, il tend les mains pour prendre en coupe le visage de Stiles, pour le rapprocher encore plus de lui. Le baiser semble durer une éternité mais semble aussi bien trop court lorsque leurs lèvres se détachent. Derek presse son front contre celui de Stiles et ils se tiennent enlacés étroitement.
« Est-ce que tu vas rester ? » chuchote Stiles.
« Oui, » répond Derek.
Les choses ne changent pas beaucoup, sauf qu'elles changent tout de même. La vie est plutôt tranquille, à cet endroit de la forêt. Chaque matin, Stiles se retourne dans son lit pour réveiller Derek en l'embrassant, ils prennent leur café et leur petit déjeuner ensemble dans le jardin, écoutent les oiseaux gazouiller dans la forêt. Ensuite, Derek sculpte des babioles dans le bois ou alors entreprend de terminer la table qu'il taille depuis une éternité pendant que Stiles jardine. Ils peuvent tout aussi bien prendre la voiture pour aller manger en ville ou faire les magasins ou encore revenir au cottage pour faire une sieste ensemble, leurs doigts entrelacés. Les soirées sont paisibles : ils déambulent dans la forêt, main dans la main ou alors lisent des bouquins assis l'un à côté de l'autre.
En fait, c'est plutôt ennuyeux.
Mais Stiles ne pourrait pas être plus heureux.
(1) Kelpies: sorte de créatures ressemblant à des chevaux qui auraient des caractéristiques humanoïdes.
A tout de suite pour la deuxième traduction mes puppies
