Après mon réveil, tous se produisit rapidement dans une continuation de multiples routines avec lequel je devenus confortable de suivre.
Être un nouveau-né était non seulement ennuyeux, mais surtout humiliant. Incapable de contrôler mon nouveau corps de la même manière que j'avais jadis fait m'empêchait d'accomplir les moindres tâches. Ramper, marcher ou même parler me pris énormément de temps et fût très difficile à accomplir. Certains de mes réflexes, comme celui de sucer le sein de ma mère sans que je le veuille ou de pouvoir respirer au fond de mon bain m'effraya. Être obligé de porter une couche puisqu'il m'était mpossible de me retenir fut le pire.
De plus, quand je pus enfin communiquer par autres choses que des signes, ce fut en ma première langue, ce que mes nouveaux parents ne comprenaient pas. Apparemment, le son des oiseaux était leurs voix.
L'anglais étant la langue la plus commune du monde, le seul fait qu'il ne me comprenait pas m'inquiétait. D'ailleurs, même le médecin qui m'examinait régulièrement ne pouvait interpréter mes paroles. Cependant, je crois que ce qui me surprit le plus, c'est de découvrir qu'ils parlaient tous japonais.
Ayant entendu cette langue à de nombreuses reprises, je ne pus m'empêcher de plaquer mes deux mains sur mon visage lorsque je fis cette découverte. Ce que je pouvais être stupide! Pourtant, cette découverte m'inquiéta encore plus. Le Japon, favorisant les États-Unis, était connu pour les voir d'un œil favorable et valoriser l'anglais. Or, tous ceux que je vis durant mes premières années ne montraient aucune connaissance envers ce sujet.
Je me força donc à apprendre le japonais avec l'aide de ma nouvelle mère qui était la présence la plus constante dans ma vie. Étant d'une grande beauté avec ces longs cheveux bruns et ces sévères yeux amandes, elle m'aida à apprendre les bases, même si sa définition de ce que sont les débuts d'une éducation différait certainement de la mienne. Qui force son enfant en bas de 6 ans à se battre?!
Cela aurait dû m'indiquer sur la localisation d'où j'avais atterri, mais je me console en me disant que la simple idée de ma situation semble toujours impossible.
Après mes premiers pas, Oka-san pris l'habitude de m'emmena avec elle au marché, ce qui me rappela étrangement l'ancien japon illustré dans des livres d'histoires. Rue de terres remplies de plusieurs étales extérieurs et de petits magasins attiraient mon regard tandis que les villageois habillés de simples vêtements sans motifs ou de kimono se promenaient en sandales.
C'est d'ailleurs ce qu'elle fît aujourd'hui.
Aveugler par un soudain reflet de lumière, j'émis un geindre en me couvrant le visage avant de voir ce qui avait causé ce phénomène. Ce n'était nulle autre qu'un morceau de métal, plus précisément, un morceau de métal gravé d'un symbole plus que familier sur le front d'un adulte vêtu d'un uniforme vert forêt et bleu océan.
Je restai muette un instant, les yeux toujours fixés sur le bandeau frontal devant moi avant de me dire que cela ne devait être que l'un de ces cosplayeurs.
Malheureusement, ma théorie fût très vite anéantie lorsque je croisa le regard de 4 têtes géantes sur une montagne, le monument des hokages.
Stupéfaite, j'accumulai toutes les évidences qui m'avais sauté au visage jusqu'à maintenant et en conclut que la vie après la mort c'était se retrouver dans une œuvre littéraire ou plutôt dessiner.
L'idée de réincarnation avait toujours parût fantastiques à mes yeux, alors celle de naître dans le monde de Naruto ne semblait pas si incroyable que cela toute chose pensée, juste une possibilité non envisagée.
C'est probablement pourquoi je n'ai pas trop paniqué quand Yamanaka Inoichi est apparu dans le seuil de mon salon familial et me prit dans ces bras en m'appelant Ino-chan à mon retour. Décidément, j'avais été née dans le corps d'un personnage connu du manga. Néanmoins, je pris vite conscience que cela n'était pas vrai. Cette apparence n'était pas celle d'une admiratrice du dernier Uchiha, mais la mienne. Ino n'étais pas le prénom d'une jeune fille dans un anime, mais le mien. Je suis Yamanka Ino.
La vie après cela changea, car si j'étais Ino, il fallait que je me prépare. J'orientai donc mes intérêts vers imiter mon père, ce qui plus énormément à celui-ci. Je crois même que ma mère nous avait décrits comme un poussin suivant sa mère une fois.
La guerre finit depuis longtemps, je pus donc rester coller sur ces races aussi longtemps que je voulais, ce qui fût très utile au final. L'observant dans sa routine, je pus vite apprendre à méditer, exécuter des signes de mains et habituer mes mains à tenir des armes quand il avait le dos tourné, ce qui amusa énormément ces collègues.
Puis, Inoichi prit un jour de congé et m'emmena dans un quartier du village que je n'avais encore jamais visité. Nous traversâmes une forêt dense jusqu'à ce que nous voilions une grande mansion de styles traditionnels. Mon père rentra sans s'annoncer et procéda à enlever ces sandales dans l'entrée, ce que je fis vite de copier.
Je ne compris pas tous de suite ce que nous fessions là jusqu'à ce que je les vis. Deux hommes étaient assis l'un en face de l'autre autour d'un jeu de shogi. L'un d'entre eux était de taille massive et grand avec une chevelure bouffante rouge tandis que l'autre était mince et avait ces cheveux noirs attachés en une haute queue de cheval au sommet de sa tête. Les deux autres membres du trio Ino-Shika-Cho de toute évidence.
«Inoichi! Content que tu puisses être venu avec ton ombre!» exclama l'Akimichi. Il était visiblement d'humeur joviale. Celui à ces côtés ne donna qu'un signe de tête en signe de salutation.
«Moi aussi, je suis heureux d'être là malgré ma surdose de travail...» lui répondit mon père, en lançant un regard oblique au Nara.
«Tu aurais fini plus tôt si tu n'étais pas aussi distrait» murmura celui-ci sans lever ces yeux du jeu, ce qui irrita Oto-san encore plus.
«Ce n'est pas une question de vitesses, mais de toi qui me refile toute ta papasseries quand je regarde ailleurs!» fini par crier Inoichi, ce qui me fît pouffer de rire en compagnie de Choza.
«Un ninja se doit d'être toujours sur ces gardes» déclara d'un air solennel l'homme, visiblement amusé lui aussi aux dépens de mon père. La seule différence est qu'il l'était plus pour l'air désespérer que le chef des Yamanaka avait lancé à sa fille après l'avoir entendu rire de sa situation et donc de lui.
«Ino-chan pourrait peut-être rejoindre Shikamaru-kun et Chouji? Ils sont dans le balcon du jardin» proposa Choza avec un sourire encourageant en direction du père de celle-ci. Les trois corniauds voulaient visiblement reformer leur formation dans le futur chez leurs enfants, mais vu l'espoir dans les yeux de l'Akimichi, il souhaitait sûrement plus que son fils se fasse des amis.
Me rappelant un épisode lors duquel Chouji fût exclu d'un jeu et la tristesse du garçon, je ne pus m'empêcher d'accepter avant que mon père puisse ouvrir sa bouche et me dirigea donc vers le jardin, après que Shikaku m'ai indiqué où aller.
Suivant lentement le chemin indiqué, j'observai les quelques décorations que la mère de Shikamaru avait dû placer en repensant aux deux garçons que j'allais bientôt rencontrer pour la première fois.
Le premier était un génie paresseux qui éliminera un immortel par vengeance, qui a comme passe-temps de regarder les nuages, de jouer au shogi et de dormir. Il sera le premier à devenir chûnin après avoir battu Sabaku no Temari et a comme mauvaise habitude de lancer des commentaires sexistes de temps à autre.
Le deuxième, quant à lui, était un goinfre amical très loyal envers son meilleur ami, qui adore un restaurent de viandes grillés et qui attaque tous ceux qui insinue qu'il est gros. Il risquera aussi sa vie lors d'une mission pour ramener Sasuke au village et peut se transformer en géant.
Dit comme ça, les cotayers régulièrement, être leur amie et coéquipière ne semblait pas trop mal. Ils me laisseraient tranquille lorsque je ferais quelque chose qui m'intéresse et ne me trahirait pas. Il n'y avait qu'un problème, ils n'étaient pas motivés à s'entrainer. C'est d'ailleurs pour ça que l'équipe 10 était connue pour être la plus faible des Rookie 9.
Selon mes souvenirs l'autre Ino avait tout fait pour qu'ils s'entrainent plus sérieusement, mais n'avait pas réussi. Cependant, il faut dire qu'elle-même n'avait jamais pris très au sérieux son métier de kunoichi. Elle était trop focalisée sur son cher Sasuke-kun pour cela.
Je ne connais rien de leur équipe, mis à part les quelques apparences de ceux-ci dans l'anime. Je ne suis pas leur Ino, alors il se pourrait qu'un imprévu se produise un moment ou à un autre. Il m'est donc obligatoire de changer de l'originale et de prendre mes précautions. Cela sans oublier que je me suis attachée à mes nouveaux parents à force d'être chouchouter et traiter comme une princesse par mon père, alors empêcher leurs morts imminentes est devenu de haute importance.
Secouant ma tête, je repris mes esprits et arriva enfin à la rencontre de mes futurs coéquipiers.
Shikamaru était couché sur le sol et regardait les nuages tandis que Choji dessinait sur une feuille en papier avec des crayons de couleur. Un sachet de croustille était visible entre les deux. Le second leva ces yeux à mon arrivée et me lança un sourire hésitant, mais le premier resta dans la même position. Ils ressemblaient beaucoup à leurs pères. Je me demande si la même chose peut être dite de moi.
«Bonjour!» dis-je aux deux gamins devant moi avec un air décontracté. Il fallait décidément que j'entame la conversation.
«Salut» me répondit timidement le jeune Akimichi. Voyant le léger retroussement de mes lèvres, il hésita un instant avant de se reprendre.
«Tu...veux dessiner avec moi?» proposa-t-il doucement en détournant son regard. Il prévoyait sûrement mon refus, peut-être même des injures. Les actions valent parfois plus que les paroles, ce qui est le cas ici. Je m'assis donc à ces côtés, pris une feuille de papier et y mis plusieurs fleurs différentes que j'avais vues dans la boutique de mes parents.
C'est ainsi que nous passions nos rencontres ensemble, Shikamaru, Choji et moi, pendant les jours de congé communs de nos pères. Parfois, lorsque Choji se sentait courageux, nous parlions ensemble puis essayons de faire un dessin commun. D'autres fois, Shikamaru nous lançait des remarques ou nous le joignions.
Le reste de mon temps libre fût consacré à l'apprentissage du langage des fleurs et de toutes leurs utilisations, puis de leurs besoins particuliers avec ma mère. De temps à autre, certains membres du clan venaient nous rendre visite et j'en profitais pour avancer mes connaissances sur les Yamanaka. Je ne fus pas déçu.
Les plus vieux me parlèrent des origines du clan, les femmes discutèrent avec moi de manières discrètes d'augmenter ma quantité de chakra et d'entrainer mon esprit et les hommes eurent la bonté de me prévenir de plusieurs dangers que je risquais de rencontrer dans le futur sur le terrain. Or, ceux que j'aimais le plus étaient les jeunes gennins et les autres enfants. Les nouveaux ninjas prirent plaisir à exécuter plusieurs techniques devant mes applaudissements et mes flatteries tandis que les enfants n'hésitèrent pas à me répéter ce qu'ils avaient entendu leurs parents dirent devant eux en échange de quelques sucreries.
Puis, le jour de mes 5 ans vint et ma routine changea brusquement.
