Voilà pour le 2e chapitre. J'espère qu'il sera au goût de tous ( surtout celui de Sandrine-RinaPP ).
Chapitre 2 : Où il se fait une nouvelle rencontre
Après avoir subi l'assaut de deux ou trois hystériques ( une pour chacun la nature faisait bien les choses ), le petit groupe alla s'asseoir à la table des Gryffondor. La cérémonie de Répartition commença, mettant à rude épreuve les estomacs gargouillants des élèves. Le dernier des premières années passa au grand soulagement de la salle, mais, contre toute attente, Dumbledore ne les invita pas à dîner comme il ne manquait pas de le faire d'habitude. Ce dernier se leva et frappa dans ses mains.
– Votre attention s'il vous plaît !
Les élèves, qui s'étaient mis à bavarder, se turent sauf les 6 amis. Ils avaient commencé une conversation fort intéressante et n'avaient pas entendu l'intervention du directeur de Poudlard. James parlait avec animation de Quidditch avec Sirius et Lily, tandis que les 3 autres faisaient le calcul de la probabilité que Gryffondor avait de gagner la Coupe. Dumbledore les regardait avec amusement à l'inverse du professeur Mc Gonagall, qui les observait, elle, les narines frémissant de colère.
Ce fut Kittie la première qui remarqua le silence anormal et les yeux braqués sur eux.
– Dites... commença t-elle à l'intention de Remus et d'Ashley, vous ne trouvez pas que la salle est vraiment très silencieuse ?
Elle avait parlé à voix haute et très audible. Sa remarque un peu stupide fit sourire le directeur et quelques rires s'élevèrent. Kittie, sans se démonter, se tourna vers Lily, qui riait aux éclats avec les deux autres.
– Lils, je crois que l'on nous attend.
La jeune fille rousse leva les yeux, les joues rougies par le rire. Son regard rencontra les yeux bleu pétillant de Dumbledore. Elle lui sourit d'un air contrit puis se tourna complètement vers lui, afin de lui montrer qu'elle écoutait ce qu'il disait.
– Bien, commença t-il, puisque nos retardataires se sont tus, je vais vous expliquer la raison pour laquelle, je ne vous laisse pas vous rassasier comme l'attendent une grande partie d'entre vous.
James et Sirius, suivis par quelques affamés, l'approuvèrent de hochements de tête vigoureux.
–Aujourd'hui est un jour assez spécial, continua t-il, une élève de sixième année va rejoindre vos rangs. C'est la première fois depuis le début de l'histoire de Poudlard. Elle était dans une autre école, je cite l'académie de Beauxbâtons, mais s'est trouvée obligée de changer de pays. J'espère que vous lui ferez bon accueil.
Approchez Miss Andrews.
Il fit un signe de la main et une jeune fille, qui s'était tenue en retrait jusqu'à présent, s'avança.
– Prenez le Choixpeau et déposez-le sur votre tête.
La fille s'exécuta et attendit. Le Choixpeau hésita quelques secondes avant de lancer un "Serdaigle" tonitruant.
La jeune fille alla vers les Serdaigles, qui l'accueillaient joyeusement. Dumbledore demanda à nouveau le silence.
– Cette année, nous avons décidé de faire un échange avec l'école française de sorcellerie Beauxbâtons. Vous étudiez le français depuis la première année, eux l'anglais et nous avons jugés bon de vous mettre au contact de la langue même. Nous serons les premiers à accueillir, en avril et eux, nous recevrons l'année prochaine en France. Cet échange vaut pour les 5e, 6e, et 7e année. Une petite précision, nous ne vous donneront pas le nom de votre correspondant, celui-ci devra vous trouver tout seul. Sur ce, bon appétit.
La salle reprit vie, et les bavardages redoublèrent, alimentés par cette nouvelle inattendue. Une partie, toutefois, ne prit même pas la peine de commenter le discours du directeur, se rua sans plus attendre sur les plats. Car si des nouvelles de voyage en France émerveillaient Remus, Kittie, Ashley ou encore Lily, il semblait que se remplir le ventre était la priorité pour les messieurs Black et Potter.
- Hé, James, James, c'est la France tu te rends compte ! Piailla Lily, surexcitée en lui agrippant le bras, hein, tu m'écoutes ? J'ai toujours rêvé d'aller en France !
Le garçon se contenta de récupérer son bras pour s'emparer d'une autre cuisse de poulet.
- Arrête de te goinfrer deux minutes et réjouis toi, stupide ! Le secoua Lily. Toi aussi, Black !
Les deux soupirèrent.
- Désolé de ne pas partager ton enthousiasme. Je suis déjà allé en France plein de fois. Donc ma joie ne surpasse pas ma faim, répondit James.
- Tu sais bien, les réunions de famille, d'affaires ou mondaines des parents, quand j'étais petit, j'en ai bouffé. Y en a beaucoup partout dans le monde, donc pareil, cet excellent ragoût passe avant, sourit Sirius en levant sa fourchette, prêt à l'enfourner.
- Vous êtes pas très ouverts, dites-moi. C'est pas en 2 ou 3 voyages qu'on connaît un pays ! Fit Lily, désapprobatrice.
- On s'ouvrira à la culture française en temps voulu donc maintenant tais-toi et mange avant que les plats refroidissent, ordonna Sirius avec autorité.
Les premiers rayons du matin passèrent par la fenêtre et allèrent se poser sur les paupières closes de Lily. La rouquine dormait d'un sommeil plus que profond et ne se réveilla pas. Ashley, qui couchait dans le lit voisin, ouvrit les yeux. Elle se leva silencieusement et alla se préparer dans la salle de bain. Elle fut rejointe par Grace London, une de leurs compagnes de chambre, qui se trainait l'air endormi jusqu'à un des lavabos. En sortant, elle croisa Kittie qui s'enferma dans une des cabines de douche, suivie d'Alice Williams, qui entra dans la cabine voisine. Dans la chambre, les lits étaient vides, hormis celui de la rousse, qui était réputée pour son sommeil de plomb.
– Lily, chuchota doucement Ashley en secouant son amie, Lily, debout.
Mais la jeune fille dormait toujours à poing fermés. Ashley commençait à s'impatienter.
– Lily ! Debout, merde !
Grace apparut à l'embrasure de la porte.
– Lily dort encore ? demanda t-elle.
La brune hocha la tête d'un air désespéré, puis s'assit sur son lit.
– On va attendre Alice et Kittie puis si quand elles arrivent, elle est encore au lit, on ira manger, décida t-elle en passant une main dans ses cheveux.
Grace acquiesça et se laissa tomber à son tour sur son matelas. Elle regarda son amie endormie. Un rayon de soleil s'attardait sur les boucles éparpillées de Lily, leur donnant des reflets fauves. Son visage était paisible, serein. Il n'y avait plus aucune trace des petites fossettes qui creusaient constamment ses joues.
– J'y crois pas! s'exclama Kittie, dès qu'elle refit apparition, elle est encore en train de roupiller !
– Et pour longtemps...soupira Grace, l'air blasé.
– On va manger, et elle nous rejoindra après, déclara Ashley. Les garçons doivent être en train de nous attendre.
Kittie et Grace la regardèrent d'un air moqueur tandis que ses joues s'enflammaient.
– Avoue, la taquina la blonde, tu ne tiens plus en place et tu veux le bonjour quotidien de notre cher monsieur Lupin, c'est ça ?
Ashley l'ignora bien que son teint en dise long. Alice, qui était très attentionnée et fidèle à ses amis, proposa timidement de laisser un message à Lily pour s'excuser. Les autres l'approuvèrent et Alice écrivit un petit mot qu'elle posa bien en vue, sur la table de chevet de son amie puis sortit de la chambre à la suite de ses compagnes.
Une vingtaine de minutes plus tard, Lily ouvrit enfin les yeux. Elle regarda autour d'elle et se leva d'un bond en voyant les lits vides de ses amies. Elle jeta un coup d'œil à sa montre et poussa un juron en constatant l'heure qu'il était. Les cours commençaient dans une petite demi-heure seulement. Elle fulmina contre ses amies qui ne l'avaient pas réveillée, jusqu'à ce que son regard tombe sur un bout de parchemin. Lily s'en empara et l'ouvrit.
"Hello Lily,
On a essayé de te lever une bonne douzaine de fois mais comme tu constates, ça a pas vraiment marché... Ashley a commencé à s'impatienter donc nous l'avons suivie jusqu'à la Grande Salle. Excuse-nous car nous avons pensé que ce serait mieux si tu levais par toi-même, que tu serais de meilleure humeur. Alice."
Lily sourit. Cette courte lettre était le reflet du tempérament de la jeune fille. Affectueuse, attentionnée...avec un cœur d'or. Ce petit message gentil l'avait apaisée et la jeune fille était à présent de bonne humeur.
Elle enfila son uniforme en quatrième vitesse, se lava le visage puis dévala les escaliers des dortoirs. La Salle Commune était, comme on pouvait s'y attendre, déserte. Lily vola jusqu'au tableau de la Grosse Dame et le fit pivoter. Elle piqua un sprint phénoménal, sautant dans les escaliers pour aller plus vite. Soudain elle se stoppa en voyant un groupe de filles, plus exactement Nelly et ses fidèles suivantes, apparemment en train d'utiliser leur baguettes sur quelque chose qui se trouvait devant eux. Ces dernières, en l'apercevant, tentèrent de cacher ce qu'elles faisaient. Lily s'approcha, méfiante et joua des coudes pour voir ce qu'était le centre de l'attention. Elle frémit de rage et Nelly et sa suite reculèrent prudemment. Au milieu du cercle formé, gisait une jeune fille. Des petites coupures et hématomes étaient visibles un peu partout sur le visages et les bras dénudés de la victimes. Lily fronça les sourcils et se rua vers la blonde Nelly qui avait repris contenance. Elle la prit par le col et lui demanda d'un air menaçant :
– Qu'est ce que tu lui a fait ?
Nelly regarda la Gryffondor, l'air neutre.
–Oh ! Je ne lui ai rien fait, enfin presque. Tu ne vas pas t'énerver pour si peu, Evans...
Lily resserra un peu sa prise.
– Pourquoi as-tu fais ça ?
– Je lui montre où doit aller son respect, répondit la jeune fille d'un air dédaigneux.
Elle se dégagea d'un mouvement sec et tourna les talons.
– Attends !
L'ordre claqua comme un fouet. Lily la rejoint d'un pas vif.
– Tu ne crois pas t'en tirer comme ça ma jolie. Donne-moi une raison valable et je te laisse partir.
Nelly la toisa d'un air méprisant.
– Elle m'a dérangé en me demandant le chemin jusqu'à la grande salle, lâcha t-elle.
La main de Lily jaillit vers la joue rose de la blonde. Et la frappa avec violence. Laissant une grande marque de main sur le visage de la jeune fille.
– Mauvaise réponse, dit simplement Lily.
Nelly porta une main sur sa joue et la regarda, choquée que l'on ait pu porter atteinte à sa petite personne.
– Tu peux être contente que ce soit le premier jour et que je sois d'extrême bonne humeur, continua le rousse d'un air grave. Tu devrais remercier Alice pour ça.
– Tu me revaudras ça, Evans, cracha Nelly pour toute réponse.
Mais Lily ne l'écoutait déjà plus. Elle s'était agenouillée et se pencha vers la jeune fille. Cette dernière était brune et avait les cheveux nattés. Des lunettes aux verres très grands et très épais, rondes reposaient sur son nez long et fin, un peu déformées. Lily les répara d'un coup de baguette puis elle entreprit de réanimer la victime après quelques soins élémentaires. Celle-ci se réveilla difficilement puis dès qu'elle aperçu la rousse, poussa un petit cri plaintif et se protégea le visage de ses bras. Lily éprouva un élan de compassion pour la jeune fille. Elle tendit une main vers la pauvre fille et lui sourit gentiment :
– Ça va maintenant. Ne t'inquiète pas. Je suis Lily, de Gryffondor.
La brune regarda autour d'elle et se détendit.
– Merci ! Elles auraient sûrement continué sans toi. Enfin, je commence à avoir l'habitude avec le temps, soupira t-elle. Je suis Mily Andrews, enchantée.
– Oh ! Mais tu es la fille d'hier ! se rappela Lily, la fille de Beauxbâtons ! Bienvenue à Poudlard.
Mily remercia sa compagne tandis ce que celle-ci s'affairait à masquer les blessures les plus visibles.
– Enfin, c'est un peu stupide de ma part de dire ça après ce que ces filles t'ont fait, ajouta pensivement Lily.
– Non, non, ça fait toujours plaisir à entendre.
– Et bien, tant mieux alors, sourit la rousse.
Après un cours silence, le jeune fille reprit.
– Tu es en..?
– 6ème année.
Lily sourit joyeusement.
– Parfait. Viens on va manger. Le directeur ou plutôt la directrice de ta maison te donnera ton emploi du temps. Avec un peu de chance on suivra certain cours ensemble.
Mily se réjouit à cette dernière perspective et suivit sa sauveuse qui lui tirait maintenant la manche en lui disant de se dépêcher.
Ce sont ébouriffées, les joues rougies par la course que les deux jeunes filles arrivèrent dans la Grande Salle. Les plus rapides sortaient déjà de table. Mily se dirigea vers la table des Serdaigles sans plus attendre.
– On se revoit plus tard ? demanda Lily, naturellement.
Mily hocha la tête affirmativement.
– Et évite au mieux le "clan" de Nelly, lui recommanda la rousse par la même occasion.
La Serdaigle montra qu'elle avait compris et partit vers une autre Serdaigle qui l'appelait. Lily alla retrouver ses amis qui avaient presque fini de manger.
– Lilou ! C'est pas trop tôt dis donc, s'exclama Sirius quand elle se glissa à côté de lui.
– J'ai eu un petit empêchement en cours de route, expliqua la jeune fille en s'emparant d'un toast.
– Même avant non ? glissa Alice en souriant, un empêchement nommé sommeil...
Lily donna une petite tape amicale à son amie qui alla se réfugier dans les bras de son petit ami, Frank Londubat. Puis la rousse se tourna vers Ashley qui sirotait son café d'un air distrait.
– Et toi, traîtresse ! s'exclama Lily en la faisant sursauter, préférer la compagnie des garçons à la mienne ! C'est extrêmement vexant pour moi !
La brune la regarda d'un air pas du tout désolé et reporta son attention à son café qui était miraculeusement resté dans la tasse en disant d'une voix calme :
- Évite de crier comme ça, j'ai failli me tâcher.
- T'es trop cruelle !
Le professeur Mc Gonagall arriva alors vers eux et leur distribua les emplois du temps. Le petit groupe poussa un gémissement collectif quand ils virent les premiers cours qu'ils avaient.
– Une heure de Divination avec les Poufsouffles puis double cours de Potions avec les Serdaigles...
Le professeur Mc Gonagall leur lança un regard perçant à travers ses lunettes puis s'éloigna. Lily ne voyait qu'un avantage à ces trois heures : deux d'entre elles étaient avec les Serdaigles et donc Mily.
– Je ne sais pas ce qui est le pire, commenta James.
– Une heure de Divination avec une vieille folle...commença Sirius,
– ...ou deux avec le collant Slughorn, finit Kittie en soupirant.
– Bah, au moins on est pas avec les Serpentards aujourd'hui, tenta d'optimiser Remus.
– Tu parles d'une consolation ! Enfin c'est sûr que c'est déjà ça...souffla Sirius.
– Bon, en tout cas, je crois qu'on ferait mieux d'y aller, dit Ashley en époussetant sa jupe.
Lily engloutit un dernier petit pain puis se leva en hâte.
– Allez, courage !
Et le groupe sortit de la salle d'un pas lent et démotivé, comme des condamnés marchant vers la potence. Ils montèrent en file indienne jusqu'à la tour où avait lieu le cours.
Arrivés devant l'échelle, ils attendirent la début des cours avec un groupe de filles Poufsouffles jacassantes. James et Sirius ne se privèrent pas de leur lancer des sourires charmeurs et des œillades qui en firent se pâmer plusieurs. Remus, surveillé de près par Ashley, soupira de lassitude. Lily sourit.
– Telles qu'ont les connaît, elles ont dû arriver une demi-heure avant la sonnerie pour ne pas rater un de leurs sourires, glissa t-elle aux autres. Et j'exagère pas beaucoup en disant ça.
La trappe s'ouvrit alors. Avec de remarquables réflexes dus à trois ans de Divination, les Gryffondors portèrent leur main ou mouchoir à leurs bouches, pour échapper aux effluves étourdissants qui se dégageaient par la trappe à gros pans.
– Entrez...murmura la voix du professeur Trelawney.
Lorsque la fumée se fut dissipée, les élèves un à un par l'échelle et commencèrent à s'installer en poussant des petits cris de dégoût. Quand Lily arriva à leur table habituelle, elle y trouva 6 coupelles remplies d'une chose marronâtre non identifiée. Sirius s'approcha à son tour et toucha avec précaution la chose avec la pointe de sa plume.
– Eurk ! s'écria t-il à l'adresse de ses amis, c'est tout gluant.
Ils s'assirent tous autour de la table basse, et James aidé activement par Sirius, commença à faire des conjectures abracadabrantes sur la nature de ce qui était dans la coupelle, faisant rire les autres. Le professeur Trelawney les regarda d'un air reproche puis commença ses explications d'une voix assurément douce mais soporifique :
– Vous avez devant les yeux des entrailles d'oiseau. Comme le faisaient certains oracles dans le monde grec, aujourd'hui, vous allez lire dans les entrailles d'oiseau avec l'aide de votre manuel "Lever le voile du futur, Niveau 6".
– Youpi ! Lire dans de la tripaille de poulet...se réjouit Kittie.
Elle prit les organes avec une pince, les souleva jusqu'à son œil d'un air critique puis les laissa retomber mollement dans leur récipient.
– Je ne sais pas si c'est moi qui rêve mais on dirait que la légendaire Kittie Garland manque un tout petit peu d'enthousiasme ? constata James d'un air moqueur.
– Tu penses ? lâcha cette dernière, avec ironie.
– En tout cas, moi, je sais que je n'y toucherai pas. On a pas idée de faire faire des trucs aussi répugnants aux élèves ! trancha Lily en plissant le nez avec dégoût.
Malheureusement pour elle, le professeur Trelawney passait justement par là lorsqu'elle prononça ces mots.
– Ne soyez pas stupide, Miss Evans, tout ceci est très propre. J'y ai veillé personnellement. Du tout frais.
Lily arborait maintenant une moue sceptique.
– Ah vraiment... ?
– Bien sûr, les poulets ont été égorgés ce matin, il n'y a rien de plus vrai !
– Pas les détails, c'est écœurant !
Le professeur soupira, agacée et prit la pincette qui était posée sur la table. Elle la tendit à la jeune fille qui la regardait sans comprendre.
– Oui ? demanda t-elle d'une voix qui se voulait polie.
– Prenez cette pince et ne faites pas des caprices.
Le jeune fille, piquée, s'empara de l'outil d'un geste vif. Pressée d'en finir avec cet exercice, elle commença à massacrer les boyaux qui se trouvaient devant elle.
– Non, non, non, s'exclama la vieille femme d'un air catastrophé, s'attirant par la même occasion les regards étonnés des élèves.
Elle arracha la pincette de la main inexpérimentée de son élève.
–Làààà..dit elle en ouvrant elle même les entrailles, comme ça. Maintenant, observez dans...Oh mon Dieu !
Trelawney lâcha l'outil qu'elle tenait et rejeta sa tête en arrière.
– Eh bien ? s'impatienta Lily
– Vous courrez un grave malheur ma fille, lorsque vous atteindrez vos 18 ans. Celle que vous croyiez votre amie vous trahira. C'est écrit ici, répondit la vieille femme d'un air effrayé, les oiseaux ne mentent jamais...
Lily la regarda sans trop comprendre.
– Et donc ?
– Vous n'avez pas saisi le message ? Vous aurez un accident juste après vos 18 ans à cause de quelqu'un que vous considèrerez comme une amie.
Lily haussa les épaules pour montrer le peu d'intérêt qu'elle accordait à ce genre de prédictions. Le professeur Trelawney la regarda avec compassion.
– Si jeune et si insouciante... Vous verrez un jour que je disais vrai. Gardez ces paroles en mémoire, Miss Evans.
– Vous êtes sûre que vous voulez pas vous reposer un peu madame ? S'enquit la jeune fille, inquiète.
James, qui était assis à côté de la rousse se retenait tant bien que mal de rire.
– Gardez ces paroles en mémoire, Miss Evans, singea t-il avec la voix mystérieuse de Trelawney.
Le professeur fit semblant de n'avoir rien entendu et s'en alla avec majesté. Sirius, qui avait surmonté son dégoût et avait à présent des tripes jusqu'aux coudes, leva les yeux et regarda Lily, qui avait décidé de faire un petit somme sur sa table et se faisait interroger par Ashley sur la quantité de sommeil dont elle avait besoin par jour.
– Tu n'as pas l'air très effrayée, constata t-il quand la brune eut fini de railler l'énergie débordante de Lily.
– Pourquoi ? Je devrais ? demanda Lily en se redressant.
– Oui ! Elle a dû mettre des mois à la trouver celle-là, dit Sirius, apitoyé, tu aurais du être plus gentille et réagir un peu plus, non ?
– Tu as sûrement raison mais bon ça sera pour la prochaine fois, soupira le jeune fille d'une voix pâteuse.
A la fin du cours, James, qui avait trouvé amusant de lancer des tripes de poulet sur ses camarades Poufsouffles, se trouva obligé de nettoyer la salle.
– Commencez à y aller, dit-il à ses amis, je vous rejoins tout de suite.
– Je t'attends, trancha Sirius.
– D'accord, mais vous autres allez-y.
– Si gentiment demandé, comment refuser, railla Kittie en ramassant ses affaires.
James leva les yeux au ciel mais préféra ne pas répondre. Les quatre Gryffondors partirent vers les cachots en riant joyeusement, laissant derrière eux les deux garçons. Mais est-ce vraiment très raisonnable de laisser deux Maraudeurs sans surveillance ?
Après avoir posé sur le fauteuil du professeur les vestiges des ce qui était des entrailles et jeté un sort de Camouflage dessus, les deux compères quittèrent la salle sans un bruit. Ils étaient déjà loin de la tour où avait lieu le cours de Divination et pourtant, ils entendirent parfaitement bien un hurlement suraigu suivi d'un "Vingt points en moins pour Gryffondor !" depuis là-bas.
– Je ne comprends pas pourquoi elle réagit comme ça, fit mine de s'étonner Sirius en secouant la tête, c'est du tout frais, tout propre pourtant.
C'est au hasard des couloirs que les deux garçons tombèrent sur Mily. Elle était agenouillée en plein milieu du passage, tentant de réparer son sac qui avait lâché. Ses mains tremblaient des larmes de rage embuaient ses yeux. Elle se leva d'un bond et essuya ses larmes, qui menaçaient de déborder d'un instant à l'autre avec des doigts fébriles, en voyant arriver deux garçons au regard espiègle.
– T'as besoin d'un coup de main ? proposa James avec gentillesse.
– N'hésite surtout pas, ça nous donnera au passage un bon prétexte pour être à la bourre, dit Sirius, un sourire canaille sur les lèvres.
Mily sourit devant sa franchise, puis les remercia.
- C'est gentil, mais c'est bon, j'ai tout ramassé.
Puis elle se présenta après un silence :
– Je m'appelle Mily Andrews. Je viens d'arriver et ça ne plaît pas à tout le monde.
Les deux garçons haussèrent les sourcils.
– T'as eu des problèmes ?
Mily rougit un peu, se maudissant d'avoir énoncé à voix haute cette dernière phrase où elle s'adressait plus à elle même qu'aux deux garçons.
– Quelques uns, mais rien de grave, minimisa t-elle, je pense que ça arrive à tout le monde au début, ajouta t-elle en souriant.
Les deux Gryffondors se regardèrent d'un air étonné puis se présentèrent :
– Je m'appelle James Potter, 6ème année à Gryffondor.
– Sirius Black, pareil que lui. Si tu as d'autres ennuis, n'hésite pas, viens nous voir.
Mily eu un petit sourire puis dit :
– Vous avez Potions là, du coup ?
– Comment tu sais ça ? interrogea James, intrigué.
– Je lis dans tes pensées mon petit, répondit elle d'une voix sépulcrale.
Sirius émit un petit rire.
– Doit on avoir peur ? demanda t-il, amusé.
Mily fit mine de réfléchir.
– Je pense que oui, dit elle finalement, ça doit être horrible d'avoir quelqu'un qui puisse lire dans tes pensées...
– Mais alors comment...? s'interrogea James.
– Serdaigle, le coupa la jeune fille.
– Serdaigle ? Et donc ?
– Fais avec ce que tu as. Avec un peu de réflexion, tu y arriveras. Enfin si tu possèdes un cerveau comme le commun des mortels... ajouta t-elle pensive.
James passa une main dans ses cheveux tout en cogitant. Puis un éclair de lucidité passa dans ses yeux.
– Double cours de Potions avec les Serdaigles...murmura t-il.
– Donc on ferait mieux d'y aller, conclut la brune avec justesse.
– On ne devrait pas se dépêcher ? les pressa Mily alors qu'ils marchaient tranquillement, limite lentement dans les couloirs.
– Non, t'inquiète. Au pire, on a une amie qui nous tirera de là, répondit James sereinement.
La Serdaigle le regarda avec curiosité mais son compagnon ne lui en dit pas plus.
La porte du cachot s'ouvrit. Lily se retourna et vit apparaître ses deux amis et Mily. Elle fut soulagée de voir la jeune fille en leur compagnie car un moment elle avait pensé qu'une mésaventure similaire à celle du matin, lui était arrivée.
Le professeur Slughorn, lui apprécia moins d'être interrompu et regarda les trois retardataires d'un air sévère et mécontent. Mily rougit et bafouilla des excuses mais les deux Maraudeurs, eux soutinrent le regard du professeur de Potions avec une tranquille assurance.
– Vous avez dix minutes de retard ! C'est intolérable ! Pouvez vous me donner une excuse valable à ceci ?
–J'ai du ranger la salle de Divination...commença James.
– ...et nous avons aidé une élève, qui s'était perdue de l'autre côté du château, à retrouver son chemin.
– Que voilà un bien joli mensonge ! Vous auriez pu faire plus crédible tout de même, commenta Slughorn. Voyons voir, on va dire dix points de moins chacun. Donc vingt points de moins pour Gry...
– Attendez ! coupa Lily, qui s'était levée, vous n'avez pas le droit de les punir alors qu'ils ont aidé une élève et qu'ils ont été obligés de ranger le cours d'avant !
– Miss Evans, se radoucit le professeur, comment se fait-il qu'une élève de 6ème année ne retrouve plus son chemin après six ans dans cette école ?
– Avez-vous bien regardé cette fille ? dit Lily avec insolence.
– Bien sûr que oui, s'offusqua Slughorn, c'est une élève de 6ème année, à Serdaigle dont le nom est...dont le nom est...
La Gryffondor plissa les yeux.
– Oh...cela voudrait dire que vous ne connaissez pas son nom ? Après les six ans qu'elle a passé dans cette école, c'est honteux que vous ne le connaissiez pas...
– Mais voyons, s'indigna le vieil homme, c'est une nouvelle élève ! Comment voulez vous que je sache déjà son nom ?
– Bon ! Vous admettez que cette fille est nouvelle ? Donc je renouvelle ma question. Avez-vous le droit de punir quelqu'un parce qu'il a aidé une élève en difficulté ?
Le regard du professeur passa sur Mily avant de revenir sur la jeune fille qui le défiait.
– Tiens, c'est vrai ça, murmura t-il, réalisant avec retard, elle est nouvelle...
Puis se reprenant :
– Je vous tire mon chapeau Miss Evans. Vous m'avez mené par le bout du nez ! Je reconnais que les intentions de vos amis étaient honorables.
Vous autres, allez à vos places. Et vous Miss..
– Andrews.
– Et vous Miss Andrews, venez ici, vous allez travailler avec Miss Evans. Elle est forte en Potions et je suis sûr que vous vous entendrez bien.
Mily sourit et alla s'assoir.
– Mr Lewis, je suppose que vous ne verrez aucun inconvénients d'avoir deux filles avec vous au lieu d'une ?
Sandy acquiesça distraitement et continua la bataille navale qu'il avait commencé avec Joe, qui était à la table de devant.
– Je suis contente d'être dans ton groupe ! s'exclama Lily joyeusement.
– Vous vous connaissez ? demanda Sirius depuis la table de derrière.
– Mmmh, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, c'est avec elle que je suis arrivée ce matin au petit déjeuner.
– Ah oui ! Je me disais bien que sa tête me faisait penser à quelqu'un !
– En tout cas, dit Mily à la rouquine, je suis impressionnée, comme tu as tenu tête au professeur !
– Ça aurait été quelqu'un d'autre, commenta James, il aurait été collé...
– ..mais comme elle est dans les bonnes grâces de Slughorn, continua Ashley, elle peut se permettre tout ce qu'elle veut... Honnêtement, je trouve que c'est très mal d'en profiter comme ça, ajouta-elle.
Lily lui tira la langue puis se tourna vers son amie Serdaigle.
– Je crois que je vais te présenter mes amis...Alors là devant, la fille qui me critique tout le temps, c'est Ashley. Son binôme, tu le connais sûrement, c'est...
– Joe Mc Grégor, compléta Mily.
– Exactement. Alors ces deux, dit elle en pointant Sandy et Amos tour à tour, tu dois savoir qui c'est aussi. A côté d'Amos, c'est la splendide Kittie. A gauche c'est Remus et Grace, derrière eux, Franck et Alice. Voilà, je crois que j'ai fait le tour...
– Je vais pas retenir tous leurs noms, trop d'amis ! dit elle en riant.
– Tu vas le faire Mily, tu as le potentiel.
La jeune fille sourit franchement puis proposa :
– On commence ?
Lily regarda autour d'elle. Tous les autres groupes avaient commencé à faire leur potion, sauf Ashley et Joe, qui faisaient maintenant un pendu avec Sandy.
– On attend qu'ils finissent. De toute manière, on a deux heures.
Dix minutes plus tard, le jeu ne finissait toujours pas.
– Il est vraiment mauvais ! S'exclama Lily.
– Je pense surtout qu'ils en ont enchaîné quelques-uns en nous laissant attendre.
– Impardonnable ! On va employer les grands moyens.
Elle prit dans sa main les cheveux de Sandy et tira d'un coup sec en arrière. Le garçon hurla de douleur et se tourna vers Lily, les yeux lançant des éclairs.
– Ça va pas ! Qu'est ce qui te prend ?
– Le point faible de ce cher Sandy, expliqua l'intéressée en ignorant son ami, c'est ses cheveux. Il est très sensible là et donc si tu veux obtenir quelque chose de lui, il suffit de s'en prendre à cette belle chevelure dorée.
– Mais ! Ça va pas de divulguer des informations personnelles ! s'indigna le pauvre garçon, je vais devenir le larbin de tout Poudlard !
Lily lui adressa un sourire éclatant puis lança :
– Alors, cette potion ?
A la sonnerie de midi, au lieu de rejoindre ses camarades de classe, Mily alla manger avec Lily et sa troupe d'amis. Elle s'avéra être une compagne agréable et très naturelle. Tous les Gryffondors l'appréciaient et lui expliquaient le fonctionnement de Poudlard. Sirius, à grands renforts de gestes et de mimes, lui raconta les principales anecdotes où ils jouaient un rôle plus ou moins important.
Après le repas, elle quitta ses nouveaux amis à regret mais fut vite prise en charge par Sandy, Amos, Joe et la gentille préfète Anne Montgomery.
Malheureusement pour elle, Nelly et ses amies voyaient d'un très mauvais œil cette amitié toute neuve avec les garçons en vue de l'école.
Elles attendirent octobre, que Mily ait pris ses aises et qu'elle commence à se déplacer seule, qu'elles la coincèrent dans un couloir vide. Elles la menacèrent et lui demandèrent d'arrêter de fréquenter les Maraudeurs. Mily refusa. Ce ne fut pas sans conséquences.
C'est trempée de la tête aux pieds, la lèvre fendue, des hématomes sur les bras et le visage livide que Kittie la trouva par hasard, accroupie en face de son sac tout aussi mouillé, cherchant sa baguette. Elle laissa échapper une exclamation horrifiée, qui alerta Lily et Ashley qui venaient de tourner au coin du couloir. Mily leva la tête et vit les trois filles se précipiter vers elle.
– Est-ce que ça va ? S'inquiéta Ashley en la séchant d'un coup de baguette.
Mily grimaça.
– J'aimerais dire oui, mais... je crois que là ça va pas trop...bredouilla-t-elle, les larmes aux yeux.
– Qui est-ce qui t'as fait ça ? grinça Kittie, les sourcils froncés.
– Nelly, c'est ça ? demanda simplement Lily en la regardent droit dans les yeux.
La jeune fille ne répondit pas, ce que la Gryffondor prit pour un oui. Elle fit signe à Kittie et commença à partir, laissant à Ashley le soin de la réconforter.
– Ne lui faites rien ! s'exclama soudain Mily d'une voix suppliante.
Les deux jeunes filles la regardèrent avec étonnement.
– Ne lui faites rien, répéta plus doucement la jeune fille.
Ashley hocha la tête et commença à soigner la Serdaigle.
– On va parler aux garçons alors.
– Non !
– Oh que si ! Il ne faut pas qu'elles recommencent, s'écria Lily.
– De toute manière, trancha Kittie, on ne te demande pas ton avis.
Le lendemain, alors que la Serdaigle et Lily se rendaient à un cours commun d'Arithmancie, Nelly et ses quatre fidèles suivantes, les accostèrent.
– Evans, tu devrais arrêter de traîner avec cette fille, tu perds ton temps. Devoir l'accompagner partout parce qu'elle n'est pas capable de retenir le plan de Poudlard par cœur ! Assommant, non ?
– Je crois que de nous deux, c'est toi qui perd le plus ton temps, ma chérie, siffla Lily.
– De quoi tu parles ?
–Je parle d'une bande de cinq filles, commandé par une créature stupide que je nommerai pas. Je parle de cette même bande, qui traque nuit et jour les moindres faits et gestes d'une fille qui est plus aimée que ces cinq filles réunies. Qui font chier cette fille car elle a réussi là où elles ont toutes échoué pour manque de naturel et minauderies incessantes, qui se sont fait jeter maintes fois par...
– Ça suffit !
– ...par les Maraudeurs et qui ne supportent pas de voir qu'une fille ait réussi en quelques mois ce qu'elles n'ont pas eut en six ans...
– J'ai dit ça suffit ! glapit Nelly, rouge de colère.
– Pourquoi tu t'énerves ? Tu te reconnais dans ce portrait ? Il faut pas voyons. Tu sais très bien que le teint rouge te va très mal mon chou.
Nelly échappa un miaulement contrarié et s'avança vers la rousse qu'elle gifla de toutes ses forces. Pourtant, quand elle rouvrit les yeux pour voir son œuvre, Lily était devant elle, intacte, ouvrant des yeux ronds comme des billes, horrifiée. La jeune fille se mit à genoux et regarda la frêle Mily qui était tombée sous le choc.
– Pourquoi ? murmura Lily.
Puis, elle se releva, et regarda Nelly d'un air assassin. Cette dernière renifla d'un air satisfait et cracha :
– C'est aussi bien comme ça ! Il est parfois bon de voir souffrir les autres pour soi-même.
C'en fut trop pour Lily qui se jeta à corps perdu sur la blonde, comme un chat sauvage. Elle allait griffer ce petit visage hautain et fier quand la voix de Remus retentit dans son dos :
– Laisse cette fille, ordonna-t-il.
– Oh ! Tu es venu me sauver de cette sauvageonne, se délecta Nelly, un sourire satisfait flottant sur le visage.
– Moony t'es fou !
– Elle ne mérite pas que tu la frappes, tu te salirais les mains...la stupidité c'est beaucoup plus contagieux que ce que l'on croit...continua Remus en regardant Nelly d'un air méprisant.
Le sourire de Nelly disparut aussi vite qu'il était apparut.
– On s'occupera d'elle, ajouta Sirius, après tout ce qu'elle a fait, je ne vois pas comment elle pourrait y échapper.
Lily lâcha son ennemie à contrecœur et aida Mily à se relever.
– Je l'amène à l'infirmerie, cette blonde a une seule qualité, c'est une force hors du commun. Elle a du lui décrocher la mâchoire.
Mrs Pomfresh l'accueillit avec l'empressement qui lui était propre. Elle examina Mily avec soin et ne trouva rien de très grave. Elle appliqua de la pommade sur la joue, à présent enflée de la jeune Serdaigle.
– On va la laisser se reposer un peu. Elle s'est un peu cogné la tête contre le sol donc, elle va avoir mal au crâne toute la journée, je pense, déclara l'infirmière. Revenez plus tard, dans la soirée.
Obéissants, les Gryffondor battirent retraite, notamment pour concocter rapidement un plan d'attaque. Les filles revinrent, comme suggéré, après le dîner et trouvèrent la convalescente, réveillée, en pleine forme.
– Je ne sais pas ce qu'elle a votre infirmière, mais elle tient absolument à me garder pour la nuit, rouspéta d'ailleurs celle-ci.
– Faut pas lui en vouloir, elle est très mère poule donc, le moindre bobo c'est couché, avec obligation de dormir quelques heures, rit Kittie pour apaiser l'irritation de la Serdaigle.
Mily soupira, résignée et se tourna vers Lily, qui avait gardé bouche close depuis son entrée. C'est alors qu'elle se rendit compte que Lily trépignait presque.
– Alors Lily, qu'est ce qui t'arrive ?
– Les Maraudeurs ont fait leur travail, mais elle n'osait pas te le dire, expliqua Ashley, tous les quatre James, Sirius, Remus et Lily. C'est vrai que cette fois-ci, c'est assez horrible...
–On a euh...modifié sa garde-robe. Un haut bien indécent où on a fait défiler la scène qui s'est passée en boucle. Impossible de mettre autre chose, même pas son uniforme ! Elle a récolté une punition pour habit non règlementaire et aussi pour violence envers un camarade ! Et puis, le point final, c'est que dès qu'elle parle, un insecte sort de sa bouche. Tout le monde la fuit du coup. Maintenant, tout le monde la regarde de travers et ses belles boucles blondes n'attirent que des regards dégoûtés ! Même ses petits chiens ont du mal à ne pas lui fausser compagnie !
– Oh... Elle absolument affreuse, mais je peux pas m'empêcher de la plaindre un peu, soupira Mily. C'est gentil de m'avoir vengée mais ne la laissez pas comme ça trop longtemps !
– Tu as le cœur trop tendre, la rabroua Kittie, en souriant d'un air carnassier. Il faut savourer...
– On va le laisser une semaine pour que tous les élèves aient le temps de s'en imprégner, compléta Lily, hautement satisfaite de son œuvre, son pire cauchemar est en train de se réaliser... On ne peut pas s'arrêter en si bon chemin !
Si il y a des suggestions, j'écoute ! :)
