NA de l'auteur qui n'intéresse personne ou presque : Ce chapitre a été écrit dans le cadre des nuits du Fof (un thème, ici "festivités", une heure, un texte, n'hésitez pas à m'envoyer un MP pour plus de renseignements) et reprend un élément de mon canon personnel: l'entrée en guerre des sorciers britanniques contre Grindelwald.
Disclaimer : Grindelwald appartient à JKR, tous les personnages que vous ne reconnaissez pas sont probablement sortis de ma petite caboche.
La fin du splendide isolement : le Royaume-Uni dans la guerre contre Grindelwald
Contrairement au reste de l'Europe occidentale, notre pays n'a pas connu les débordements intempestifs des guerres moldues sur son territoire. Alors qu'entre 1914 et 1918, les communautés magiques de France, d'Allemagne et des Pays-Bas pleuraient sur les tombes de leurs morts et sur les restes calcinés de leurs maisons, nous prospérions. Quand dans les années 1930, nos voisins reconstruisaient péniblement des pans entiers de leur économie, mise à mal par la guerre et les déboires financiers des Moldus, nous faisions la fête et avions pitié de nos cousins d'outre-manche. Et quand s'éleva sur le continent le murmure de l'ascension d'un nouveau Mage Noir, nous avons continué à danser et à chanter. Quand la guerre éclata officiellement le 13 mai 1939 lorsque les Chevaliers de Walpurgis assassinèrent le Ministre allemand, Erhard Häger, et toute sa famille, nous nous sommes contentés d'envoyer nos condoléances. Et nous avions si bien réussi à nous convaincre que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes que l'annonce que Grindelwald s'était allié avec le dictateur moldu du moment nous fit à peine hausser les sourcils. Je me souviens d'ailleurs très bien d'une conversation que j'avais eu à l'occasion où une connaissance s'était fait la remarque que ce nouveau Mage Noir ne devait pas être bien puissant s'il devait demander de l'aide aux Moldus.
Fous, naïfs, inconscients que nous étions alors des souffrances qu'allait endurer notre pays dans les années à venir.
Le premier signe que tout n'allait finalement pas pour le mieux dans le meilleur des mondes fut les bombardements meurtriers que les Moldus infligèrent à Londres. Pour la première fois, le Royaume-Uni découvrit avec horreur que nos sorts ne nous protégeaient pas efficacement contre des attaques moldues visant des Moldus. Et nous l'apprîmes de la façon la plus atroce qui soit : dans le sang et la mort de nos êtres chers. Ste Mangouste fut dévastée en ce matin du 9 septembre 1940. Le choc fut immense, mais rapidement une réponse fut trouvée. Les habitants de Londres furent évacués à la hâte, logés un peu partout dans le pays par des familles compatissantes, le bâtiment ministériel fut fermé au public et le Département des Mystères travailla d'arrache-pied pour trouver une parade à ces bombes moldues. Trois mois plus tard, tous les localités magiques du sud de l'Angleterre étaient protégées : les habitants revinrent et la vie reprit un cours somme toute très normal.
Bien sûr, il y avait toujours quelques grains de sables intempestifs dans notre routine. Ceux d'entre nous qui traversaient le Londres moldu savaient que leurs voisins passaient souvent la nuit dans des souterrains pour éviter de mourir ensevelis dans les ruines de leurs maisons détruites pas les terribles projectiles. Les élèves Nés-de-Moldus ramenaient à Poudlard des histoires de famine et d'exil de leurs jeunes frères et sœurs vers les campagnes, loin de leurs parents. Et il y avait toujours ces récits qui nous parvenaient au compte-goutte du continent.
Certains d'entre nous n'attendirent pas le réveil de notre société pour partir se battre. Pollux Black et Lord Charlus Potter, qui n'était alors qu'Héritier, furent de ces braves prophètes qui partirent souvent contre l'avis de leurs proches, laissant derrière eux femme et enfants, devenant parfois la risée de leurs voisins pour qui ils allaient se mêler de ce qui ne les regardaient pas. Et quand les Walpurgis poussèrent l'audace, en octobre 1941, jusqu'à venir attaquer une de nos plus nobles Maisons dans son domaine ancestral à la frontière avec l'Ecosse, il y en eut certains, j'ai bien honte de le dire, qui estimèrent que cela n'était problématique que pour la Famille Gryffondor et que si Lord Maverick venait de perdre du même coup sa mère et sa femme, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même et à son esprit guerrier qui l'avait poussé à aller batailler sur le continent pour une cause qui ne le concernait pas.
Pendant pratiquement deux années, nous avons méprisé et ignoré ces combattants, négligé leurs sacrifices et leurs avertissements, tout autant que ceux de nos voisins qui subissaient quotidiennement le joug de Grindelwald et de ses alliés moldus. Quoi qu'il arrive, nous semblions décidés à refuser la réalité du danger. Jusqu'au jour où celui-ci se rappela à nous dans un acte qui reste aujourd'hui encore entaché d'infamie dans nos mémoires.
Le 1er mai 1942, jour sacré de Beltane, deux heures après le crépuscule, toutes les prêtresses de la Déesse hurlèrent de douleur pendant les huit longues minutes que dura le Massacre de Kilndown, glaçant d'effroi le sang de tous ceux qui les entendirent.
Comme tous les ans, les sorciers de cette zone de l'est du Kent avaient érigé les Feux sacrés à proximité du petit village moldu de Kilndown. Comme c'était partout le cas dans le pays à ce moment, les habitants s'étaient rassemblés pour honorer la Déesse et appeler sa bénédiction sur les récoltes de l'année en cours et, une fois les cérémonies achevées, s'étaient empressés de commencer à festoyer, à danser et à chanter. Mais contrairement au reste de leurs compatriotes, les sorciers rassemblés à Kilndown n'eurent jamais la possibilité de savoir si leurs prières avaient été entendues par la Déesse car dans un acte d'une barbarie atroce, les Walpurgis attaquèrent la foule, faisant irruption au milieu d'elle et transformant les festivités en un gigantesque bain de sang. Quarante-huit personnes périrent ce jour-là, du plus âgé, Mycroft Rover, 112 ans, au plus jeune, la petite Molly Harper, 3 mois à peine. La suele personne encore vivante lorsque les Aurors arrivèrent, Walter Rayley, 17 ans à peine, décéda de ses blessures avant d'arriver à Ste Mangouste, mais il put confirmer avant sa mort l'identité des coupables.
Alors se leva dans le pays une clameur immense, comme notre histoire en a peu connu et dans un cri unanime, nous jurâmes vengeance pour nos enfants, pour nos frères et nos sœurs massacrés. De partout affluaient des volontaires, enfin prêts à partir au combat contre Grindelwad et son engeance. A la tête de ce mouvement se trouvaient bien entendu les familles des morts et en particulier, la Maison Caeloxy qui pleurait le décès de la petite-fille de la Matriarche, la jeune Ivy qui, détail encore plus tragique, fêtait son anniversaire le jour de sa mort. Sa tante France Caeloxy partit avec le premier contingent britannique deux jours plus tard et s'illustra brillamment durant le reste du conflit, notamment sur les mers où elle mena une guerre sans merci aux vaisseaux allemands, qu'ils soient magiques ou non. De même, Jowan Caeloxy, le parrain de la tragique Ivy, abandonne femme et enfants et partit venger sa filleule. Il affronta en personne Gellert Grindelwald, ce fameux jour de janvier 1945 où le Mage Noir périt. Et nombreux sont les témoins présents ce jour à affirmer que sans le sacrifice héroïque de Jowan Caeloxy, Dumbledore, arrivé en retard sur le champ de bataille, n'aurait jamais vaincu un Gellert Grindelwald que son premier duel avait largement affaibli.
Bien sûr, les proches des tragiques défunts de Kildown ne furent pas les seuls à se jeter corps et âmes dans le conflit contre les Walpurgis et leur infâme meneur. De nombreux héros britanniques virent le jour suite à cet affront sanglant, des plus nobles de nos Lignées comme les Caeloxy, mais aussi la Maison des Wickham, aux plus humbles de nos compatriotes. Votre humble serviteur s'attachera tout d'abord à exposer les hauts faits d'armes de nos plus illustres citoyens, au premier rang desquels…
In La guerre contre Gellert Grindelwald, un embrasement des Europes magique et moldue, paru en 1962.
NA : Ce livre, tout droit sorti de ma petite tête, n'a pas eu un grand succès parmi les sorciers lors de sa parution. D'abord parce que contrairement à la majorité de la littérature de l'époque, il n'encensait pas franchement le rôle de Dumbledore dans la guerre, mais aussi et surtout parce que le style de l'auteur était particulièrement rasoir et un tantinet grandiloquent.
Laissez-moi une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé, comment vous vous imaginiez le début de la guerre contre Grindelwald, etc...
