Chapitre II : La nouvelle.
Hope rentra de bonne heure à la résidence. La reprise des cours six mois plutôt avait été relativement difficile. Au début tous ses camarades l'évitaient comme la peste, réputation de L'Cie oblige. Puis ils commencèrent à s'habituer à sa présence, à se détendre. Puis la gente féminine commença à s'intéresser de près à lui. Pour elles, il était à la fois mignon, gentil, intelligent et il savait se battre. « Le mec idéal quoi ! ». Une rumeur circulait qu'il existait même un club secret, qui selon lui relevait plus de la secte, où se réunissait ses fans, hommes y compris, pour y faire des rites suspects. Un frisson lui parcourut l'échine rien qu'en y pensant. « Espérons que cela ne soit qu'une plaisanterie de Zack ».
Zack Fair, le premier élève à lui avoir adressé la parole. Il était arrivé en milieu année et s'était rapidement lié d'amitié avec lui. A ses yeux ce mec est incroyable : il était loyal, juste et altruiste. « Mais c'est aussi un vrai clown. » se dit-il en souriant.
« Papa, je suis rentré ! dit-il en enlevant ses chaussures.
- Ah Hope, je t'attendais. Comment s'est passé ta journée ?
- Bah, Zack à encore fait des siennes, mais bon, cela ne change pas de d'habitude, répondit Hope un sourire aux lèvres.
- Tu l'aimes beaucoup ton ami à ce que je vois, constata Bartholomew. Un voile de tristesse traversa son visage.
- Hope assied-toi, dit-il d'un ton grave. Il va falloir que nous ayons une longue discussion toi et moi.
- Père, qu'est-ce que…
- Je dois t'annoncer une nouvelle et je ne veux pas que tu m'interrompes. »
Hope s'exécuta et s'installa sur le canapé.
« Père, que se passe-t-il ? Son inquiétude augmentait.
- Hope, il y a trois ans, les médecins m'ont diagnostiqué une maladie incurable, l'incuratis (nda: maladie imaginaire issue du jeu Apollo Justice). Et selon leurs analyses il ne me restait plus que trois ans tout au plus à vivre. Il y a six mois, j'ai commencé à me sentir très faible. J'ai su que ce serait pour bientôt.
- Père, la voix de Hope tremblait, Je…
- Ne t'inquiète pas, l'arrêta-t-il d'un geste de la main. J'ai pris les dispositions nécessaires quant à ton avenir. »
Voyant que son fils ne réagissait pas, Bartholomew l'attrapa par les épaules et planta son regard dans le sien.
« Hope, parle-moi.
- Te parler et pour dire quoi ! S'énerva-t-il et se leva. Tu m'annonces que tu vas m'abandonner et toi tu veux que je réagisse ! Et je suis sensé réagir comment hein ? Cela fait à peine six mois que Maman nous a quittés et toi tu veux que j'accepte la nouvelle de ta maladie. »
« Père, dit-il en se rasseyant, pourquoi ?
- Hope, murmura Bartholomew.
- Je ne veux pas me retrouver à nouveau seul.
- Hope, je te l'ai déjà dit non. J'ai pris les dispositions nécessaires en ce qui concerne ton avenir. A ta majorité, tu toucheras l'intégralité de ma fortune. Et en attendant ta majorité, je t'ai confié à une personne de confiance.
- Une personne de confiance ? »
« Qui pourrait accepter de prendre en charge un adolescent, se demanda-t-il ». Emergeant de ses pensées, Hope secoua la tête.
« Père, s'adressa-t-il à son père, je ne connais aucun de tes amis et aussi gentils soient-ils, je doute qu'ils prendraient à leurs charge un adolescent qu'ils ne connaissent pas
-Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'une de mes connaissances, dit-il un sourire énigmatique se dessinant sur son visage. Et puis la personne a déjà accepté.
- Une connaissance à maman alors ? Bartholomew secoua la tête. Mais qui alors ? demanda Hope.
- Une de tes connaissances Hope. Il y a une semaine j'ai contacté Mlle Farron et lui ai fait part de la situation. Quant je lui ai demandé de veiller sur toi, elle a accepté, sans hésiter. A ce moment-là j'ai été certain d'avoir fait le bon choix.
- Light a fait ça pour moi ? »
Hope resta abasourdit quelque instant. Sortant de sa léthargie, il demanda à son père :
« Pourquoi Lightning ?
- Je voulais te confier à une personne qui tient suffisamment à toi et je me suis souvenu de cette femme et de la manière à laquelle elle a veillé sur toi. Et je sais aussi que l'apprécies toi aussi vu le nombre de fois où tu m'as parlé d'elle. Hope, il s'arrêta un instant, j'aimerais que tu ailles vivre avec elle lorsque, il prit une forte inspiration, lorsque je partirais rejoindre Nora.
- Père, ne …
- Mon fils, le coupa-t-il, tu es un jeune homme désormais. Tu as grandis et devenu plus fort. »
Bartholomew s'avança vers la fenêtre et lui tourna le dos : « Je sais que tu surmonteras cet épreuve » Hope l'entendit dire. Hope allait lui rétorquer qu'il n'était qu'encore qu'un enfant, qu'il avait besoin de son père, mais se ravisa au dernier moment.
« Tu peux compter sur moi, père. Il se leva et monta dans sa chambre. »
Et ce n'est qu'a ce moment-là que Bartholomew Estheim s'autorisa à pleurer.
