Me revoilà :)

La longueur des chapitres va un peu varier au fil du temps. Pour information, j'ai déjà compléter six d'entre eux, dont celui-ci. Et j'ai déjà commencé le septième. Dans ces calculs, je ne compte pas le Prologue, qui est un peu à part pour moi. Donc, tout ça pour dire que j'ai encore un peu de marge. En général, j'essaie d'écrire environ un chapitre ou deux par semaine, selon la longueur (commandée par l'histoire).

Maintenant, les réponses aux reviews. Mais, en préambule, je voudrais tous (ou toutes, je n'en sais rien) vous remercier pour vos reviews. Elles font toujours plaisir à lire.

Quantoria : Merci :) Sinon, la suite est maintenant. A priori, je devrais poster chaque dimanche dans la journée ou le lundi, également dans la journée. Mais toujours une semaine après le chapitre précédent.

adenoide : Anthony, un hyperactif ? Non, quand même pas. Il est très actif mais peut aussi être très calme quand il est passionné par un bouquin. En ce sens, il me ressemble beaucoup. J'ai du mal à rester longtemps sur un sujet ou à faire une seule chose. Sauf si celle-ci me passionne tellement que je suis absorbé par la dite-chose et je n'en sors pas avant des heures. Quand j'étais enfant, je rentrais presque littéralement dans ma propre bulle et je n'entendais presque plus rien du monde extérieur. Même encore aujourd'hui, ça m'arrive.

Sugarbrown : La suite arrive maintenant^^

Niakovic : La voici la suite, si jamais cela suffit à donner un premier avis :)

En attendant, voilà le chapitre.


Chapitre 1 : Chemin de Traverse et Rentrée à Poudlard

Tony regardait avec une grande fascination le Chaudron Baveur. Il avait toujours rêvé de venir ici avec sa liste de fournitures scolaires entre les mains. Il en profita pour observer tout ce qu'il y avait autour de lui. Puis, ils passèrent sur le Chemin de Traverse proprement dit. Il y avait peu de monde alors qu'il était déjà près de onze heures. Beaucoup de gens travaillaient ou avaient autre chose à faire que de s'occuper de courses. Après avoir franchi le mur, la mère d'Anthony s'adressa à son enfant :

« Je te préviens, tu as intérêt à faire attention où tu mets les pieds et à ne pas te cogner.

-Oui maman, lui répondit-il avec un petit sourire timide. »

Tony et Ariane commencèrent, dès qu'ils eurent franchit le mur séparant le Chaudron Baveur et le Chemin de Traverse, par tourner à gauche au magasin de chaudrons. Il lui en fallait un et cela serait pratique pour ranger toutes les autres affaires. Le vendeur était un homme sympathique visiblement obsédé par sa marchandise. Il tenta bien de leur en vendre des beaucoup plus chers. Mais la mère de Tony préférait prendre ce qui était demandé. Ils achetèrent cependant deux autres chaudrons, en cas d'explosion du premier. En ressortant, le futur apprenti sorcier ressentit plus vivement le froid. La neige avait cessé de tomber sur Londres depuis quelques heures mais un épais manteau blanc couvrait le sol.

L'étape suivante fut la papeterie. Là, l'enfant se fit plaisir en achetant de nombreuses plumes ainsi que d'énormes stocks de parchemin et d'encre. Il décida également, en furetant dans les rayons, de prendre plusieurs carnets. Ils lui serviraient à noter tous les sortilèges qu'il pouvait avoir à utiliser ainsi que différentes potions. Il savait que les recettes des livres n'étaient pas toujours parfaitement exactes. Aussi, il valait mieux pouvoir prendre des notes.

Ils passèrent ensuite à Fleury et Bott. Le vendeur était assez sec au début. Mais dès qu'il entendit le nom de famille, il fut soudainement beaucoup plus mielleux et aimable avec Ariane et Anthony. Ce dernier était fasciné par tous les ouvrages. Outre sauver de nombreuses personnes, il voulait faire Auror, Tireur d'Elite de Baguette Magique ou Chasseur de Créatures Magiques Nuisibles à la Communauté. Il ne put s'empêcher de faire acheter à sa mère bien plus de livres concernant les forces du mal qu'il n'en avait, a priori besoin. Ariane ne pouvait alors s'empêcher de le regarder avec un mélange d'amour et de tristesse. Souvent, elle le trouvait bien trop sérieux pour son âge. Elle aurait presque préféré qu'il fût plus perturbateur. Mais elle l'adorait tout de même.

Comme il était près de midi, Tony et sa mère décidèrent de faire une pause et de déjeuner dans un café. Il en profita pour admirer toutes les boutiques qu'il pouvait voir. Il y avait le magasin de Quidditch, son Comète 260 l'attendant sagement à la maison avait besoin d'entretien, différentes confiseries et magasins de farces et attrapes. En revanche, il évitait les apothicaires, ces derniers exsudant de fortes odeurs fort peu agréables pour le nez de l'enfant.

Puis, ils repartirent. Ils décidèrent de revenir sur leurs pas au magasin de Quidditch pour prendre de quoi astiquer le balai de Tony avant d'aller chez Madame Guipure. Heureusement pour l'enfant qui avait du mal à tenir en place, il n'y avait pas d'autres clients et cela alla assez vite. Ils passèrent ensuite dans la boutique d'accessoires pour sorcier pour acheter la balance en cuivre et le télescope. Ils enchaînèrent avec l'apothicaire. La boutique de ce dernier puait horriblement. Il y avait toutes sortes d'ingrédients exposés que Tony examina alors que sa mère récupérait ceux à destination des Premières Années.

Ce ne fut que vers seize heures qu'ils allèrent, enfin pour Tony, acheter la baguette magique de l'enfant. Ce dernier attendait avec impatience ce moment. Ce moment où il serait enfin pleinement un sorcier. Ils se rendirent donc chez Ollivanders. Ce dernier était un vieil homme qui semblait avoir vu passer des milliers et des milliers de jeunes sorciers. Sa boutique était relativement sombre et ne comptait pour meuble qu'une unique chaise. Les murs étaient couverts d'étagères remplies de boîtes de baguettes.

« Bonjour monsieur, fit poliment Ariane. Nous venons pour la première baguette de Anthony. »

Le concerné leva les yeux au ciel. Sa mère avait toujours tendance à utiliser son prénom complet quand elle le présentait. Sérieusement, qui appelait son fils Anthony chez les sorciers ? C'était pour cela qu'il se faisait toujours appeler Tony. Il fut interrompu dans ses pensées par le mètre-ruban du vendeur et fabricant de baguettes qui prenait toutes sortes de mesures comme l'écartement de ses narines, l'amplitude de ses bras, et ainsi de suite.

Ollivander disparut quelques minutes dans ses étagères et présenta une baguette à l'enfant en lui disant :

« Bois de vigne et cœur en crin de licorne. Essayez-là. »

Nick hausa les épaules et fit un geste brusque. Une étagère s'effondra aussitôt, comme frappée par une mini-tornade. Le sorcier la reprit et en présenta une autre, faite de sorbier avec un ventricule de dragon. Le même geste produisit cette fois une boule enflammée frappant un gros paquet de boîtes de baguettes. Le vendeur reprit l'engin et commença à sourire. Il disparut quelques minutes dans les étagères et revint avec une boîte qui avait l'air usée. Il présenta la nouvelle en la présentant :

« Vingt-cinq centimètres et demi, en bois de pin avec plume de phénix. Très flexible. »

Cette fois, quand Tony la prit en main, il sentit un immense bien-être le remplir. Il se sentait complet. Non pas que quelque chose lui eut manqué jusque là. Mais cette baguette, il la sentait comme le prolongement naturel de son bras pour lancer des sorts. Le vieil homme continua alors avec un profond respect :

« Vous êtes destiné à vivre longtemps et à faire de grandes choses si vous gagnez l'allégeance de cette baguette, jeune homme. Elle est particulièrement sensible aux sortilèges informulés, bien que vous ne les verrez pas avant la Sixième Année normalement. Cela vous fera huit gallions, plus un autre pour tout le matériel d'entretien. »

Ariane paya et emmena rapidement Tony dehors. Ce dernier hésitait sur la conduite à adopter. D'un côté, cela pouvait vouloir dire qu'il aurait en quelque sorte la tâche facilitée et que la magie elle-même voulait qu'il agisse sur le destin. Mais d'un autre côté, il n'était pas sûr que la baguette voudrait bien l'aider à apprendre les sortilèges. Il se jura alors d'arriver à Poudlard en pouvant l'utiliser correctement.

Mais ils s'arrêtèrent d'abord à l'animalerie magique. La mère d'Anthony lui expliqua avec un grand sourire :

« C'est ton cadeau d'anniversaire de notre part. »

Cette dernière regorgeait d'animaux en tout genre. Il y avait différends chats, hiboux, crapauds et autres animaux de toutes sortes. Le garçon parcourut les différentes allées remplies de cages et autres éléments avec un immense sourire. Il finit par s'arrêter devant un chat qui était en réalité croisé avec un fléreur. Il était roux clair et regardait l'enfant avec un air blasé. Cependant, dès que ce dernier approcha la main de la grille, l'animal la lécha et le regarda avant de miauler et de faire plus ou moins les yeux doux. Amusé, Tony décida de le prendre. Sa mère le paya et ils l'emmenèrent dehors, après avoir jeté un sort de réchauffement à sa cage.

« Comment comptes-tu le nommer, lui demanda Ariane en souriant gentiment ? »

L'apprenti sorcier fronça les sourcils et regarda le chat avant de demander à ce dernier :

« Pied D'Acier, ça te va ? »

L'animal miaula gentiment pour toute réponse et l'enfant décida d'adopter ce nom-là. La nuit était déjà tombée et Tony en profita pour admirer les façades du Chemin de Traverse illuminées par les lumières des habitations et des différentes boutiques. Cela donnait un air presque magique à la principale rue sorcière de Londres. Il adorait vraiment cet endroit.

En rentrant chez lui, il était tout heureux de pouvoir raconter sa journée à son père. Il ne s'était cogné nul part et en était fier. En revanche, il était fatigué par tout ce qui lui avait été demandé. Bertus l'écouta donc discourir pendant plus d'une heure sans que l'enfant n'arrête de parler. Cela lui faisait plaisir de le voir aussi heureux et en même temps, il riait devant l'air toujours plus émerveillé de son fils devant les découvertes sur la magie qu'il faisait régulièrement. Il lui rappelait des né-moldus à Poudlard qui avaient beaucoup moins conscience des limites de la Magie. Cela le ravissait car le monde magique avait besoin, selon Bertus, de personnes comme son fils qui pouvaient découvrir de nouvelles choses et inventer de nouveaux sortilèges. Comme l'avait dit un auteur moldu, ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. Il se demandait régulièrement si ce dicton ne pouvait pas aussi s'appliquer à certains sorciers n'ayant pas toujours baigné dans la magie depuis leur plus tendre enfance.

« Et sinon, mon chat, je l'ai appelé Pied d'Acier. »

Bertus revint à la réalité d'un seul coup. Pied d'Acier ? Pied d'Acier comme dans les bouquins moldus de… Oh, il allait la tuer avec ses livres à deux noises qui faisaient que Tony donnait des noms pourris aux animaux.

« Ariane !

-Oui mon amour de ma vie, minauda la concernée ?

-Tu vas arrêter de faire lire tes livres du Seigneur de Cerceaux à ton fils parce qu'il a appelé son chat Pied d'Acier. Un chat par Merlin ! Un chat !

-Mais je ne vois pas où est le problème, répliqua-t-elle avec un grand sourire. Il a le droit de nommer son chat comme il le veut tant que le principal concerné est d'accord. » En disant cela, elle s'était approchée langoureusement de son époux et ce dernier n'arrivait plus à réfléchir correctement.

« Mais… Mais… Ce n'est pas juste. Tu n'as pas le droit de faire ça. »Son ton fut contredit par un immense sourire quand elle se posa sur le fauteuil face au sien et qu'elle le regardait avec avidité.

« Aaaargh, mais faites ça dans votre chambre, cria soudainement Tony. » Ses deux parents quittèrent rapidement la pièce et il dut se réfugier à l'autre bout de la maison pour ne pas entendre certains cris dérangeants pour sa santé mentale. Il avait peut-être vécu une autre vie avant celle-ci, mais l'apprenti sorcier n'arrivait toujours pas à supporter la vision de ses parents en train de se bécoter, voire pire. Oui, il savait comment on faisait des enfants. Il avait déjà surpris ses parents en pleine action et ils lui avaient dit qu'ils essayaient de lui faire un petit frère ou une petite sœur. Sans succès jusque là. Encore qu'il espérait avoir une petite sœur. Il aurait tellement aimé en avoir une dans la vie précédente qu'il adorerait avoir une petite fille qu'il pourrait protéger et aimer. Sans avoir besoin de l'éduquer, de changer ses couches et ainsi de suite. C'était l'avantage des petites sœurs. Mais pour ça, ses parents devaient passer par certaines étapes obligatoires.

Les mois suivants furent empreints d'une certaine impatience. Il allait enfin entrer à Poudlard. Il en avait tellement rêvé que désormais, il n'arrivait plus à attendre. Avide de savoir, il lut très rapidement L'Histoire de Poudlard. Mais il eut quelque chose pour patienter. En effet, certains de ses compagnons héritiers de familles de sang-purs feraient leur première rentrée avec lui. Ainsi, il allait régulièrement avec eux pour faire les courses sur le Chemin de Traverse et ainsi se vanter de savoir des trucs qu'ils n'avaient pas encore pu lire. Car oui, Tony adorait toujours autant lire et en l'espace de deux semaines, avait lu deux fois tous les livres de la première année, au point d'acheter ceux de la seconde, la liste étant récupérée auprès de cousins et cousines d'autres enfants, eux à Poudlard.

Tony se lança également dans un grand entraînement pour maîtriser sa baguette. En effet, il voulait pouvoir l'utiliser correctement dès son arrivée à Poudlard. Quelle tête ferait-il s'il ne pouvait pas se vanter de maîtriser des sorts déjà prévus pour la fin de l'année ? Il disait les connaître auprès de ses camarades et voulait se montrer digne de cela. Car oui, il aimait un peu se vanter, au point de se prendre parfois des tapes sur la tête par sa cousine Marlène. Cette dernière essayait aussi souvent que possible de le recadrer. En effet, quand elle se mettait en colère, ses yeux brillaient d'une fureur pouvant faire peur à un dragon.

Elle avait bien remarqué son calme extraordinaire en présence de Kathleen Abbot et avant le début de juillet, elle s'arrangeait toujours pour qu'elle fût là quand Tony était également présent. Ainsi, il se tenait toujours tranquille puisqu'il n'osait pas dire un mot et regardait toujours ses pieds quand la petite blonde était présente.

Mais, à force d'attendre, vint la délivrance et le 1er septembre. Le matin, Tony se réveilla à six heures, impatient d'aller à King's Cross pour prendre le train. Il s'habilla en quatrième vitesse et vérifia une nouvelle fois sa valise. Il avait tellement peur d'oublier quoi que ce soit qu'il avait vérifié trente-sept fois sa malle la veille. Et qu'il s'était levé deux fois pendant la nuit pour aller la vérifier. Une fois rassuré, il descendit dans la cuisine. Wini, l'elfe de maison de la famille, avait déjà préparé le petit-déjeuner. Impatient, l'enfant se jeta dessus. Il avait faim et voulait absolument manger. L'angoisse, ça creusait, il fallait bien se l'avouer à soi-même.

Ses parents furent bien surpris de le voir près d'une heure plus tard dans la cuisine. Il était alors plus de sept heures du matin. Il était fort rare pour Bertus et Ariane de le trouver réveillé bien avant eux. Ils se sourirent, en voyant l'air excité de leur progéniture. Ils étaient fiers de lui et de ce qu'il voulait faire. Il voulait améliorer le monde et le rendre plus juste. Cependant, ils savaient aussi que cela était pratiquement impossible pour le moment. Il y avait depuis plus d'un an des disparitions chaque mois toujours un peu plus nombreuses. Le père d'Anthony, Auror de son état, travaillait régulièrement sur ces cas. Il s'agissait souvent de moldus ou de sorciers né-moldus. Les soupçons se portaient sur la frange dite pro-sang-pur de l'opinion. Mais personne ne savait vraiment qui pouvait être derrière ces enlèvements et meurtres, en dehors de ceux les commettant. Au moins leur enfant serait en sécurité à Poudlard. C'était déjà ça de gagner.

Ce ne fut que vers dix heures que les deux parents furent prêts. Tony, lui, l'était déjà depuis une bonne demi-heure. Il était complètement d'aller à l'école de sorcellerie en Ecosse. Il attendait depuis si longtemps ! Il pourrait faire partir le Poudlard Express plus tôt qu'il le ferait sans aucune honte si cela lui permettait d'arriver plus vite. Mais il était un peu triste car il avait toujours du mal avec sa baguette. Cette dernière semblait toujours rétive à donner son plein potentiel. Il ne savait pas réellement comment gagner entièrement sa fidélité. C'était pour Anthony un immense mystère. Oh, il savait bien lancer quelques sorts. Mais il s'agissait surtout de sortilèges de soins. A force de se cogner partout dans la maison, il avait décidé de les apprendre et s'exerça énormément pour savoir les lancer correctement. Bon, il savait aussi lancer le Maléfice du Saucisson, s'étant entraîné sur ses parents à leur demande. C'était toujours utile pour se défendre dans les couloirs, notamment contre certains élèves pro-sang-pur.

Une fois prêt, le trio transplana directement à King's Cross, dans le quai 7½ réservé aux arrivées à la gare par transplanage. Cela évitait les arrivées sur le quai 9¾ au milieu de la foule et limitait ainsi les risques de transplanage juste devant d'autres personnes et donc les accidents. Bertus, Ariane et Tony sortirent rapidement sur le quai puis allèrent non loin, en direction des voies 9 et 10. Il était alors à peine dix heures cinq. Ils avaient largement le temps mais l'enfant était tellement pressé qu'il marchait aussi vite que possible.

Le pilier menant à la voie 9¾ fut rapidement trouvé. Tony fonça alors droit dessus, précédé par sa mère et suivi par son père. En émergeant du pilier, l'enfant remarqua rapidement la locomotive rouge vif. Elle crachait déjà de la fumée. Il sourit jusqu'aux oreilles et suivit rapidement Ariane qui remontait le train. Ils passèrent cinq ou six wagons ainsi avant de s'arrêter devant une entrée. Bertus alla installer la malle de son fils dans le filet à bagages tandis que ce dernier s'installait dans son compartiment. Puis, ils ressortirent se dire au-revoir. Ariane en avait les larmes aux yeux et fit un gros câlin à son enfant adoré. Ce dernier le lui rendit très bien. Il ne les considérait peut-être pas comme ses parents originaux, mais il les aimait énormément et serait prêt à tout pour eux.

Son père finit par le prendre à part pour lui donner ses derniers conseils :

« Surtout ne te fait pas coller et ne conteste pas les décisions des profs, si cela ne sert à rien. Ne te bats pas dans les couloirs ou alors ne fait que te défendre. Ne fais pas de bêtises et surtout va à Gryffondor.

-Maman m'a dit d'aller à Poufsouffle, répliqua Tony avec un sourire.

-Bah moi je te dis d'aller à Gryffondor, fit son père.

-Mais pourtant tu me dis de toujours écouter maman, le nargua l'enfant.

-Raaargh. Tu es impossible, râla Bertus.

-Je t'aime papa, fit d'une petite voix le garçon en serrant son père contre lui.

-Moi aussi Tony, moi aussi. »

Il soupira et lâcha son fils avant de le laisser monter dans le train. Tony était excité et impatient à l'idée d'aller enfin à Poudlard. Et puis il était dans le Poudlard Express nom d'un Magyar à Pointes ! Dans le Poudlard Express en route pour le vrai Poudlard ! Mais d'un autre côté, il était triste pour ses parents. Ils l'aimaient plus que tout au monde et savait qu'ils seraient prêts à faire la même chose pour lui que ce que James et Lily Potter avaient fait pour Harry. Ou feraient. Décidément, il ne s'y retrouvait guère. De toute façon, il comptait faire en sorte, d'une manière ou d'une autre, qu'ils n'aient pas ce choix-là à faire, quitte à devoir passer Halloween de 1981 avec eux et retarder Voldemort pour leur permettre de s'enfuir.

Il comptait aussi chasser les Horcruxes. Il avait noté leurs emplacements connus et à quels périodes ainsi que quelques déductions. Il avait encore le temps de mettre un plan en marche. Autre problème. Le Basilic n'étant pas encore mort, il lui faudrait maîtriser le sortilège du Feudeymon. Ou trouver un feu magique capable de fournir une chaleur semblable. Vraiment pas simple.

En attendant, il avait plus important à faire. Lire Sortilèges à l'usage de sorciers avancés désirant explorer les sortilèges enflammés. Oui, il adorait tout ce qui était flamboyant. Il trouvait ça cool le feu. Il fallait l'avouer. Et comme il adorait lire, bah il lisait des bouquins sur des sortilèges flamboyants. Il l'avait pris dans la bibliothèque familiale. Cela dit, certains sorts faisaient peur à lire, même s'il avait vécu une autre vie et vu des images horribles à la télévision. Un sort faisant littéralement fondre la peau des gens et les tue ainsi en une trentaine de secondes, sans pour autant être de la magie noire officiellement, c'était un peu flippant. Il nota la formule dans un coin de sa tête et se jura de ne l'utiliser qu'en ultime recours. Bon, heureusement, d'autres sorts étaient plus classiques et marrants, si l'on n'était pas la cible naturellement. Ils étaient aussi relativement spectaculaires.

Anthony fut interrompu dans ses pensées par une personne frappant à la porte de son compartiment. Il s'agissait d'un garçon d'à peu près son âge. Il avait le teint maladif, des yeux bleus et les cheveux châtains. Il l'invita à entrer et ce dernier installa rapidement sa malle. Puis, il s'assit à l'autre bout des banquettes, comme s'il avait peur de le contaminer. Aussi, le jeune héritier finit par dire en souriant :

« Mis-à-part si tu as la dragoncelle ou une maladie moldue virale, encore que je sois vacciné, tu peux t'asseoir en face de moi, tu sais.

-Ah… Heu… Je… merci, balbutia le destinataire, qui se décala tout aussi vite en adressant un sourire reconnaissant à Tony.

-Au fait, je suis Tony McKinnon. Et j'espère être à Gryffondor comme mon père. Ou alors Poufsouffle, comme ma mère.

-Rémus Lupin. Et je ne sais pas dans quelle maison je voudrais aller, fit le jeune enfant malade assez timidement.

-C'est pas grave. Au fait, je m'appelle Anthony. Mais à part si tu tiens à mourir de manière particulièrement longue et douloureuse, tu ferais mieux de m'appeler Tony. Et il vaut mieux éviter d'énerver ma cousine Marlène, qui rentre à Poudlard cette année. »

Rémus acquiesça et ils commencèrent à parler un peu des maisons à Poudlard. Puis la conversation dériva sur leurs origines. Le jeune héritier apprit ainsi que son compagnon de compartiment était lui aussi un sang-mêlé. Seule différence, sa mère, Espérance, étant on ne peut plus moldue alors que celle du bond était certes d'origine moldue mais aussi une sorcière. Tony attendait la visite de James, de sa cousine ou d'autres amis mais aucun ne vint avant le début de l'après-midi. Finalement, ce fut vers quatorze heures que James Potter daigna se présenter. Ce dernier était accompagné par un garçon aux cheveux noirs et yeux gris.

Le brun rentra dans le compartiment en faisant la tête. Tony le remarqua immédiatement et lui demanda :

« Bah James, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu n'as toujours pas eu le droit d'emmener ton balai à Poudlard ?

-…

-Il s'est fait rembarrer par une nouvelle, fit le garçon aux cheveux noirs. Au fait, je suis Sirius Black. Mais je compte bien aller à Gryffondor, continua-t-il avec un grand sourire.

-Tony McKinnon. Pour moi Gryffondor ou Poufsouffle. Et voici Rémus Lupin, il entre avec nous en Première Année. »

La conversation dériva très vite sur les prochaines heures. Tous attendaient avec impatience la répartition. Ils espéraient être dans la même maison puisqu'ils semblaient bien s'entendre. Sirius se révéla vite très doué à la Bataille Explosive, pour le plus grand malheur des sourcils de James Potter. Tony remarqua bien vite que Rémus osait à peine intervenir. En revanche, Sirius et James parlaient sans aucun problème, exactement comme s'ils se connaissaient depuis leur plus tendre enfance. L'héritier des McKinnon en conçut une petite jalousie passagère. Mais il s'était douté depuis fort longtemps que ces deux-là finiraient par être amis à moins d'être répartis dans des maisons différentes. Vouloir interférer dans le destin ne signifiait pas abandonner des personnes de son âge dans un endroit où ils ne voulaient pas aller, à savoir la maison Serpentard.

Tony n'avait aucun a priori défavorable concernant cette dernière. Cependant, il devait bien avouer que beaucoup de problèmes, alors déjà présents, venaient du fait que beaucoup de futurs Mangemorts étaient passés par cette maison et que ceux qui se vantaient ouvertement de l'être venaient majoritairement de Serpentard. Le seul Mangemort connu dans l'histoire venant d'ailleurs que la maison vert et argent était Peter Pettigrow. Pour les autres, on ne savait pas d'où ils venaient. Il devrait donc faire attention une fois arrivé à Poudlard. Au moins Bellatrix Lestrange n'était plus à l'école selon Frank Londubat. C'était déjà ça. Selon lui, elle était complètement folle.

Finalement, le train arriva à la gare de Pré-au-Lard. Tony sentait la tension augmenter à l'intérieur de lui. Il avait peur de la décision du Choixpeau. Il revêtit sa robe d'école et prit son chapeau pointu avant de descendre du train, accompagné par Rémus, James et Sirius. Le second regardait toute la foule d'élèves. Il repéra bien vite une tête rousse et se renfrogna. Tony s'en ouvrit au jeune Black qui lui répondit :

« C'est elle qui l'a rembarré. Elle s'appelle Lily Evans.

-C'est qui le type près d'elle ? Il avait remarqué un garçon aux cheveux noirs.

-Severus Rogue. Ils doivent être amis ou un truc. Bien que je ne comprenne pas pourquoi. Il veut absolument aller à Serpentard, le méprisa Sirius.

-Chacun ses préférences, Black. Il a le droit de vouloir aller où il veut. En revanche, si elle va ailleurs, il aura du mal à rester ami avec elle à long terme avec les pressions des deux maisons.

-Ouaip. Mais elle est trop bornée pour le comprendre.

-On verra bien ce que dira le Choixpeau, conclut Tony. »

Peu après, les Premières Années furent appelés par Hagrid. Ce dernier semblait être énorme. Tony avait beau savoir qu'il s'agissait d'un demi-géant mais il ne l'avait jamais vu en vrai. Il semblait réellement géant du haut de ses onze ans. Il se demandait presque comment il pouvait faire preuve d'une telle gentillesse envers toutes les bêtes monstrueuses. C'était incroyable à voir. Il les guida pendant quelques minutes sur un chemin qui quittait la gare et se dirigeait vers le lac. Bertus et Ariane avaient expliqué à leur fils comment se déroulait la rentrée. Aussi, il savait un minimum à quoi s'attendre. Ils arrivèrent bientôt à un embarcadère. Le garde-chasse annonça alors qu'il fallait se mettre à quatre par barque. Le quatuor se retrouva bien vite dans l'une d'entre elles. Sirius et James étaient au centre, Rémus derrière et Tony à l'avant. Il faisait déjà presque nuit et le ciel était couvert.

Mues par la magie, les barques commencèrent à s'avancer sur le grand lac. Il y en avait bien plus d'une dizaine et cela donnait une certaine beauté à ce qu'ils vivaient. Finalement, ils finirent par apercevoir au loin le château de Poudlard. Toutes les lumières étaient allumées et cela rendait le moment indescriptible. Tony avait la gorge serrée par l'émotion tant qu'il était ému d'apercevoir enfin l'école où il allait passer les sept prochaines années. Il avait tellement attendu et espérer cela que désormais il n'en croyait plus sa chance. Il sentit à peine la barque toucher terre, observant toujours les multiples bâtiments et tours qui s'offraient à lui.

Ce fut Sirius Black qui le contraignit à quitter des yeux Poudlard. Les élèves faisant leur première rentrée à l'école se rassemblèrent en groupe sous la silhouette imposante de Hagrid. Ce dernier poussa les enfants à aller plus vite et Tony rougit en apercevant de loin Kathleen. Cette dernière l'intimidait toujours autant. Ne serait-ce que la voir de loin provoquait chez lui des crises de balbutiement et de rougissement. Il espérait ne pas être dans la même maison qu'elle et ne pas trop souvent avoir cours avec elle. Sinon, il serait très mal.

Finalement, la soixante d'élèves gravit l'escalier menant au château. Ce dernier courait le long de la falaise. Heureusement, une rambarde empêchait de tomber dans le lac. Tony réalisa alors qu'il semblait qu'aucun élève n'était tombé lors de la traversée du lac. Tant mieux pour eux parce que cela aurait été quelque peu humiliant pour celui qui serait tombé dans l'eau. Ils arrivèrent finalement près d'une grande porte. Il savait que derrière se tenait la Grande Salle. Une grande sorcière avec quelques cheveux gris et une robe verte parsemée de motifs écossais semblait les attendre avec un parchemin à la main. Son air sec était presque terrifiant. Hagrid lui annonça alors qu'il avait amené les Premiers Années. La sorcière le remercia avant de s'adresser à la foule d'élèves :

« Bienvenue à Poudlard, dit le professeur. Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartis dans les différentes maisons. Cette répartition constitue une cérémonie très importante. Vous devez savoir, en effet, que tout au long de votre séjour à l'école, votre maison sera pour vous comme une seconde famille. Vous y suivrez les mêmes cours, vous y dormirez dans le même dortoir et vous passerez votre temps libre dans la même salle commune. Les maisons sont au nombre de quatre.

Elles ont pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison a sa propre histoire, sa propre noblesse, et chacune d'elles a formé au cours des ans des sorciers et des sorcières de premier plan. Pendant votre année à Poudlard, chaque fois que vous obtiendrez de bons résultats, vous rapporterez des points à votre maison, mais chaque fois que vous enfreindrez les règles communes, votre maison perdra des points.

À la fin de l'année scolaire, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur. J'espère que chacun et chacune d'entre vous aura cœur de bien servir sa maison, quelle qu'elle soit. Je vous conseille de profiter du temps qui vous reste avant le début de cette cérémonie pour soigner votre tenue. »

La sorcière regarda avec insistance les cheveux de James Potter, complètement en bataille malgré les litres de potion Lissenplis, inventée par son père Fleamont. En cela, il lui ressemblait beaucoup. Finalement, elle revint.

« Allons-y maintenant. La cérémonie va commencer. »

Ils pénétrèrent dans une immense salle. Ils passèrent d'abord devant une table placée sous des bannières vert et argent puis une autre sous des bannières bleu et noir. Une estrade avec l'ensemble des professeurs était face à eux. A la gauche des enfants, alors qu'ils remontaient l'allée centrale, les tables de Serdaigle et Serpentard. A droite, celles de Poufsouffle et Gryffondor. Tony se demanda avec malice si la raison de l'éloignement entre les maisons Gryffondor et Serpentard dans la grande salle n'était pas due à leur rivalité, parfois violente de ces dernières années. Il regarda ensuite le plafond. Oh, il savait à quoi s'attendre évidemment. Mais il trouvait cela tout simplement magique. Il en avait presque les larmes aux yeux tellement il était content. Il vit aussi les nombreuses bougies éclairant la Grande Salle et les grandes vitres, dont une derrière la table des professeur, face à eux. Une fois arrivés devant l'estrade, la sorcière se retourna et annonça aux nouveaux entrants :

« Quand j'appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. »

Elle sortit ensuite son parchemin et le déroula. Elle lut alors le premier nom :

« Abbot Jeremiah. »

Le blond s'avança en tremblant jusqu'au tabouret et coiffa le chapeau enchanté. Quelques secondes plus tard, ce dernier cria :

« POUFSOUFFLE ! »

Un tonnerre d'applaudissement retentit à la table jaune et noir. Le professeur annonça ensuite :

« Abbot Kathleen. »

Tony ne put s'empêcher de baisser la tête de peur qu'elle ne le remarquât. Il ferma les yeux et tenta de se faire aussi petit que possible. Mais le Choixpeau cria rapidement à nouveau :

« POUFSOUFFLE ! »

Un nouveau tonnerre de cris et applaudissement résonna dans la grande salle. Martin Abercrombie suivit assez vite les jumeaux Abbot et Avery lui succéda ensuite devant l'estrade. Très vite, le chapeau enchanté l'envoya à Serpentard. Son regard était fier et Tony sentit qu'il serait la cause de quelques problèmes dans les années à venir. Puis, elle passa à la lettre B. Un sorcier, du nom de Lester Barns fut envoyé à Serdaigle. Elle annonça alors :

« Black Sirius. »

Ce dernier s'avança jusqu'au Choixpeau. Malgré l'assurance qu'il montrait, Tony put voir qu'il était en réalité terrifié d'être réparti à Serpentard. Il se coiffa du couvre-chef et ils durent attendre prêt d'une minute pour qu'il rendît sa décision en annonçant :

« GRYFFONDOR ! »

Ainsi le destin était en marche, se dit Tony. Wilfried Bones, un de ses amis, suivit peu après et fut réparti à Poufsouffle. Un certain Chester Boot, probable descendant d'un des fondateurs d'Ilvermony fut réparti ensuite à Serdaigle. Quelques autres suivirent ensuite comme Tracy Carrow ou Wilma Crabbe à Serpentard. La sorcière appela ensuite :

« Evans Lily. »

La fameuse rousse ayant rembarré James, le pauvre se dit Tony, il n'avait pas l'habitude, s'avança en tremblant presque de peur. Il ne savait pas trop pourquoi mais savait que lui aussi n'en mènerait pas large. Surtout qu'il serait bientôt appelé. Après moins d'une minute, le Choixpeau annonça :

« GRYFFONDOR ! »

C'était à peine le deuxième élève à être réparti dans la maison rouge et or et celle-ci explosa de joie. Puis, la sorcière appela :

« Fawley Alice. »

Cette dernière se dirigea d'un pas mal assuré vers le chapeau de Godric Gryffondor et s'en coiffa. A peine quelques secondes plus tard, il annonça :

« GRYFFONDOR ! »

Tony vit un immense sourire de soulagement se dessiner sur le visage de la jeune fille. Elle avait toujours rêvé d'être répartie dans cette maison. Cette dernière l'accueillit avec moult applaudissement, conduits surtout par Frank Londubat. Ces deux-là craquaient l'un pour l'autre depuis tout petit et Tony se demandait combien d'années il faudrait pour qu'ils se missent à sortir ensemble.

Quelques minutes plus tard et des envois à Serdaigle et Poufsouffle, le professeur demanda à Rémus Lupin de s'avancer. Connaissant déjà son secret officieusement, Tony ne put s'empêcher de sourire intérieurement. Son nom était quand même bien en adéquation avec ses problèmes de pilosité trois jours par mois. Sans guère de surprise, il fut envoyé à Gryffondor. Puis, Mary MacDonald fut envoyée dans la même maison.

Il recentra alors son attention sur la sorcière et blanchit brusquement en voyant cette dernière regarder son parchemin. Il était le prochain sur la liste et le savait. Il aurait aimé ne pas entendre les mots :

« McKinnon Anthony. »

Il grimaça à l'entente de son prénom mais s'avança en tremblant. Il se demandait de quoi il avait l'air. Il ne parvint même pas à lancer un regard vers sa cousine. Cette dernière lui répondit avec un pouce en l'air, signe que tout allait bien se passer. Il s'assit lentement sur le tabouret et la sorcière lui mit le Choixpeau sur la tête.

« Hmmm, intéressant, intéressant.

-Qu'est-ce qui est si intéressant chez moi, osa le garçon ?

-Tu as de nombreuses qualités. Hmmm, non. Définitivement pas Serpentard. Pas assez de ruse pour cela. Tu as certes de l'ambition mais pas la ruse pour survivre là-bas. Tony poussa un soupir de soulagement. Peut-être Serdaigle ? Tu aimes beaucoup lire et apprendre ? Tu serais bien à Serdaigle, continua le Choixpeau.

-Non, pas Serdaigle. S'il vous plaît, le supplia Tony.

-Hmmm, c'est vrai que tu as de bonnes dispositions pour Poufsouffle. Tu travailles très dur et tu es très gentil avec les gens mais il ne faut pas s'attaquer aux tiens. Ou alors Gryffondor. Tu as un grand sens moral et une certaine habileté à te faire remarquer quand tu le désires.

-Et mon avis sera peut-être pris en compte tenta l'enfant?

-Où voudrais-tu aller alors ? Et pourquoi ? Car sache que je n'envoie personne quelque part sans une bonne raison.

-J'aime beaucoup Poufsouffle. Mais dehors une guerre se prépare. Il y a déjà beaucoup de disparitions inquiétantes et je suis sûr que cela vient de la frange puriste de l'opinion. Sinon pourquoi frapper les moldus et nés-de-moldus ? Or c'est uniquement Gryffondor qui pourra me permettre de développer le sens du courage et du sacrifice pour me permettre d'augmenter mes chances de survies.

-Pourtant Poufsouffle t'aiderait dans le travail en groupe et l'entraide. Cela sera tout aussi important pour gagner, si jamais cette guerre dont tu parles arrive un jour.

-Il faudra de tout mais je préférerais Gryffondor. Peut-être ferais-je un excellent Poufsouffle ? Mais je manque cruellement de certaines qualités et seule la maison de votre noble premier porteur autre qu'un élève peut me permettre de les développer. Si j'ai déjà toutes les qualités de Poufsouffle, je peux continuer à les maintenir pendant la scolarité puisque c'est ce que je suis déjà.

-Mais comment être sûr que ce sera le cas demanda le Choixpeau ? J'ai vu passer des gens qui sont devenus des Mages Noirs et qui pensaient pouvoir maintenir ces qualités dont tu parles pendant leur scolarité. Ils se sont finalement détournés dans les ténèbres.

-Certes. Mais je suis Sang-Mêlé. Et je ne veux pas devenir Mage Noir. J'ai demandé à ma cousine de me tuer si je le devenais. Et j'étais sérieux. Cela représente tout ce que je hais.

-Pourtant tu veux être à Gryffondor. Alors qu'être à Poufsouffle te donnerait la quasi-certitude de ne pas devenir ce que tu redoutes le plus.

-Heu… Il suffirait de faire confiance à ma cousine, non, plaisanta le garçon. J'ai aussi peur de mal tourner en tentant d'impressionner une certaine personne à Poufsouffle. Alors qu'à Gryffondor, j'ai moins de risques puisque l'un des principes des étudiants est d'abhorrer tout ce qui a trait à la Magie Noire. Comme à Poufsouffle me direz-vous. Mais là-bas, j'aurais moins de pression et serais plus à l'aise. Alors qu'à Poufsouffle, je risquerais de perdre toutes ces qualités dont vous parliez, noble Choixpeau.

-Il n'y a pas à dire, tu as le sens de la réflexion et aussi du compliment. Aussi, je vais te répartir à … Le chapeau enchanté s'arrêta quelques secondes qui parurent une éternité à Anthony donc le cœur partit à toute vitesse… GRYFFONDOR ! »

Un tonnerre d'applaudissements vint de la table rouge et or. Anthony se leva et s'avança, tout guilleret avant…

BLAM ! Il râla encore un peu contre sa maladresse, particulièrement quand il descendait le moindre escalier.

Son sourire revint très vite et il alla s'asseoir face à Alice, elle-même assise à côté de la fameuse Lily Evans et de Mary MacDonald, une brune assez timide puisque née-de-moldus. Il était donc à côté de Black. Il apprit alors que la discussion avec le Choixpeau avait pris plus de trois minutes. C'était assez rare. La répartition reprit peu après. Sa rousse de cousine le rejoignit très vite, le Choixpeau étant posé sur sa tête à peine quelques secondes. Dorcas Meadows une jeune fille au teint hâlé qui semblait assez sûre d'elle rejoignit leur maison. Les rouge et or venaient de récupérer cinq élèves de suite. C'était exceptionnel. James Potter et Peter Pettigrow vinrent rejoindre les rangs des Gryffondor pour les garçons. Enfin Severus Rogue fut envoyé à Serpentard, pour le plus grand plaisir du duo Potter-Black.

Le professeur Dumbledore, qui semblait être assez âgé, se leva et réclama le silence, qu'il obtint assez vite. Puis, il commença son discours :

« Bonsoir à toutes et à tous et bon retour à tous les anciens. Bonne arrivée à tous les nouveaux élèves. Je souhaite annoncer la bienvenue au professeur Cornélius Chassepatates qui assurera cette année les cours de Défense Contre les Forces du Mal. Je vais vous rappeler quelques points de règlement. Il est formellement interdit de braver le couvre-feu et de se lancer des sortilèges dans les couloirs et dans les salles de classes, en dehors des cours. Il est également interdit de se rendre dans la forêt qui est, comme son nom l'indique fort bien à mon goût, interdite. Oui, oui, monsieur Londubat et messiers Prewett, cela s'adresse aussi à vous. »

En disant cela, il regarda Frank et deux jumeaux de septième année, complètement roux qui prirent un air parfaitement innocent qui ne sembla tromper personne à la table des professeurs. Puis, le directeur continua son discours.

« Monsieur Rusard, notre concierge, m'a également demandé de vous prévenir que la liste des objets interdits à Poudlard se trouve affichée sur la porte de son bureau. Liste que vous vous empresserez tous d'aller lire les jours prochains, j'en suis certain. »

Un éclat de rire assez léger parcourut la Grande Salle. Tony n'était dupe. Personne ne se traînerait jusqu'au bureau du concierge à moins de ne pas avoir le choix. Surtout pour lire une liste d'objets interdits. Le professeur Dumbledore reprit ensuite.

« Maintenant, je vous souhaite un très bon appétit. »

Et sur ces mots, de nombreux plats très variés apparurent. Tony se jeta rapidement sur la nourriture et décida de faire rapidement connaissance avec ses nouveaux camarades. Il aurait peut-être un bon Poufsouffle. Mais il préférait définitivement Gryffondor.


Voilà pour cette semaine. Le chapitre suivant sera posté la semaine prochaine, normalement le dimanche après-midi, comme aujourd'hui. Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas :)