Réponses au reviews :
Dims : Merci !
Adenoide : Oui Harry a une très grande soif de connaissance dans cette fiction, j'aime quand il est intelligent. Et oui les Dursley sont des monstres mais on pourra pas les changer ! ;)
Braled : Merci beaucoup ! Cependant ce n'est pas que je déteste Daphné Greengrass mais je peux déjà t'annoncer que Harry sera gay donc désolé si tu est déçu. Et je suis l'évolution des livres jusqu'au tome 5 où il y aura de grands changements, donc Harry sera bien ami avec Ron et Hermione.
Dadoumarine : En fait si il est venimeux, j'ai juste oublié de le préciser. Je pensais que c'était évident mais c'est vrai que tous les serpents ne sont pas forcément venimeux ! ;)
Note de l'auteur : Je précise que l'histoire suivra l'évolution des 4 premiers tomes et que les premiers chapitres serviront à mettre en place le contexte. L'histoire commence vraiment aux alentours du chapitre 6 ou 7. J'ai déjà quelques chapitre d'avance mais je ne publierais que quand j'en écris d'autre, comme ça j'ai toujours un petit train d'avance. Merci de suivre mon histoire, c'est la première que j'écris alors je suis très contente qu'on l'apprécie. Et je m'excuse si jamais je fais des fautes d'orthographes !
Chapitre 2 : Une découverte bouleversante
~ Eté 1993 ~
Allongé sur le lit miteux de sa chambre au chaudron baveur, Silas se reposant sur son ventre, Harry songeait à tous les changements qu'avait apporté le serpent dans sa vie.
Depuis qu'il le connaissait, il était devenu plus sur de lui et surtout plus heureux. Son quotidien s'était considérablement amélioré sans pour autant devenir idéal. Il avait toujours des tonnes de corvées à faire et Dudley essayait toujours de lui gâcher la vie, mais maintenant il ne supportait plus tout ça seul. Silas était devenu un vrai confident, un peu cynique de temps en temps mais toujours à l'écoute d'Harry. Il lui avait appris à ne jamais se reposer sur ses acquis, à toujours s'améliorer car comme il disait : « on peut toujours faire mieux ».
Pour l'aider à développer sa magie, Silas n'avait pas hésité à lui mentir, lui disant, par exemple, que tous les petits sorciers de 7 ans savaient transplaner volontairement. Il ne lui avait avoué que c'était faux seulement quand Harry était parvenu à le faire 2 fois de suite sans s'évanouir. Silas disait qu'on pouvait arriver à tout si on y croyait suffisamment fort, que le problème des sorciers était qu'ils croyaient beaucoup de choses impossibles alors que non. Mais grâce à cela, il était devenu à l'âge de 10 ans un sorcier très puissant. Le seul problème, c'était que quand il était en danger, il perdait ses moyens et n'avait jamais le reflexe d'utiliser sa magie. D'un autre côté, cela lui avait évité d'être repéré pour des exploits « trop extraordinaire », même pour lui.
Quand Hagrid était venu le chercher sur ce rocher en pleine mer, il avait pris le parti de faire semblant de n'être au courant de rien. Il y avait réfléchit depuis que Silas lui avait appris qu'il intégrerait un jour Poudlard. Le serpent avait été du même avis que lui (ce qui est plutôt rare!), il serait plus prudent pour Harry de garder ses pouvoirs sous silence. Les gens, autant moldus que sorciers, se méfient des personnes puissantes alors que s'il se fait passer pour un élève moyen (enfin, autant qu'on peut l'être quand on s'appelle Harry Potter et qu'on a un mage noir aux trousses qui essaye désespérément de ressusciter), il devrait avoir plus de paix.
Il avait pensé que ce serait particulièrement ardu de jouer la comédie mais cela s'était révélé être un jeu d'enfant. Il était très doué dans l'art du mensonge et il avait découvert qu'il était plus à l'aise pour pratiquer la magie quand il n'avait pas de baguette. Le bâton de bois avait tendance à ne puiser que dans une petite partie de la magie de son possesseur. Harry, étant habitué à y aller à pleine puissance, avait du mal à lancer ses sorts avec la baguette. Ce qui l'avait fait passer d'élève moyen à médiocre, en bref du même niveau que Ron.
Harry soupira de bien-être, laissant le soleil qui passait par la fenêtre le réchauffer. A 3 reprises il avait cru que Dumbledore, les professeurs et les autres élèves l'avait démasqué. Quand il avait défendu la pierre philosophale (en tuant le professeur Quirell en passant), lors du cour de duel où tout le monde avait appris qu'il était fourchelangue et quand il avait sauvé Ginny des griffes d'un souvenir assoiffé de vengeance et d'un basilic vieux d'à peu près mille ans.
Silas avait d'ailleurs était triste de la mort d'un de ses congénères mais il s'était résonné en se disant que s'il ne serait pas mort, il aurait tué Harry. Et Harry était devenu pour lui plus qu'un simple ami. Les serpents n'ont pas de maître (c'est d'ailleurs pour ça qu'il avait détesté Naguini, il l'avait croisé quand Voldemort n'était pas encore réduit en miettes et il était totalement asservi au mage noir), mais Harry était comme un compagnon pour lui et il ne supporterait pas qu'il meure.
Au début de l'été, comme la magie de Harry commençait à se stabiliser ils s'étaient liés. Harry avait donné un peu de son sang à boire à Silas et celui-ci l'avait mordu pour lui injecter son venin, qui au contraire de l'empoisonner, l'avait rendu plus résistant à certains poisons. Ainsi, Harry pourrait puiser un peu dans l'énergie du serpent si jamais il était à court (ce qui serait vraiment exceptionnel) et Silas ne pourrait mourir autrement que de la main d'Harry. Cependant, si Harry mourait, Silas le suivrait dans les heures qui suivraient.
Sans ce concerter, ils bougèrent en même temps. Silas descendit de sur Harry et celui-ci se leva et alla prendre sa douche. Il était 9h du matin et ça faisait 3 jours qu'il avait quitté les Dursley. Il aurait pu passer incognito et se prendre une chambre dans un hôtel moldu mais le Ministère l'avait repéré. La magie sans baguette était indétectable mais dès que des moldus voyaient quelque chose d'anormal, le Ministère en était immédiatement averti et force est de reconnaitre qu'une femme volant comme ballon dans le ciel et hurlant à l'aide n'était pas très discret.
Harry sortit de la douche, s'habilla, attendit que Silas se glisse à son poignet et sortit de la chambre qu'il aurait aimé un peu moins miteuse que ça. Apparemment du moment qu'il était en vie, le Ministre ne semblait pas beaucoup se préoccuper de son confort. Mais bon, il n'allait pas se plaindre c'était toujours mieux que le placard sous l'escalier.
Arrivé dans le bar presque vide, Tom le salua et se dépêcha de lui donner un petit-déjeuner plus que décent. Il aimait bien Tom, il ne le regardait pas fixement comme tout le monde, était discret et accédait toujours aux demandes d'Harry (dont le séjour était entièrement financé par le ministère). Il finit de manger et partit au chemin de traverse. Le 1er jour, il s'était reposé toute la journée, le 2ème il s'était promené dans la rue marchande en regardant les vitrines des boutiques tout en dégustant des glaces offertes par le marchand. Mais aujourd'hui, il avait envie de faire un peu d'achat, surtout au niveau vestimentaire où il en avait vraiment besoin. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il avait pris une dizaine de centimètres en un peu plus d'un mois, il prévoyait déjà les réactions excessives de Mme Weasley et d'Hermione.
Il se dirigea directement vers Gringotts, venant d'ouvrir il n'y avait pas beaucoup de monde et personne qu'il ne connaissait. Comme il cachait soigneusement sa cicatrice, personne ne le reconnaissait et ça lui faisait du bien de ne pas être tout le temps observé. Il entra dans le bâtiment et se dirigea vers un gobelin qui avait l'air moins grincheux que les autres.
- « Hum … Bonjour » dit-il
Le gobelin releva la tête et lui lança un regard perçant. Harry se balança un peu sur ses pieds mal à l'aise et ajouta qu'il voudrait retirer de l'argent de son coffre.
- « Nom et clé du coffre je vous prie. » répondit sèchement le gobelin.
- « Je m'appelle Harry Potter mais je n'ai pas ma clé » avoua-t-il désappointé. Le gobelin le regarda fixement un instant puis comme s'il semblait hésiter regarda autour de lui.
- « Etes-vous accompagné Mr Potter ? » Lui demanda-t-il.
Harry fronça les sourcil et répondit que non. Le gobelin lui demanda d'attendre et s'éclipsa. Harry espérait que le fait qu'il n'ait pas sa clé ne serait pas un problème. Le gobelin revint avec un autre qui semblait plus important vu la quantité d'or qu'il avait autour du cou et de ses doigts. Celui-ci lui adressa directement la parole :
- « Bonjour Mr Potter, je m'appelle Ragnok et je suis le directeur de la banque. Pourriez-vous me suivre s'il vous plait ? » demanda-t-il en regardant fixement Harry dans les yeux.
Harry le suivi dans son bureau de plus en plus inquiet. Il n'allai pas faire venir Dumbledore (qui détenait surement sa clé) tout de même ? Ce n'était pas qu'il détestait le vieil homme mais il le trouvait trop sur de lui et le tenait en parti responsable pour les événements de la 1ère année. Non mais qui irait cacher une pierre qui attise toutes les convoitises dans une école ?! Il fallait être fou franchement pour faire ça. Il entra dans le bureau avec le directeur qui lui fit signe de s'assoir.
- « Bien. Alors tout d'abord, je m'excuse d'avance mais je dois vérifier que vous êtes bien Harry Potter. » Devant le regard étonné d'Harry, il s'expliqua : « Ce que je m'apprête à vous révéler est un secret bien gardé dans votre famille alors il serait malheureux qu'un imposteur l'apprenne. »
Harry hocha la tête abasourdi, quel secret pouvait bien posséder sa famille ? Il avait bien la voix de Malfoy en tête répétant que sa famille ne valait rien comparée à la sienne. Ragnok lui piqua le doigt afin de recueillir une goutte de sang qu'il déposa sur une petite plaquette d'apparence en carton. Dès qu'il déposa la goutte sur la plaquette, celle- ci changea de couleur, de blanc elle devint un accordéon de couleur vive en formant au milieu ce Harry distinguait comme un T.
- « J'ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes bien vous-même » dit Ragnok avec un petit sourire en coin ce qui ressemblait plus à un rictus. Harry encore inquiet de ce qu'il allait découvrir ne fit qu'une légère grimace crispée. « Dites-moi, Mr Potter, que savez-vous de la famille Tredinka ? »
- « Euh … rien je le crains » Il réfléchit mais il n'avait lu nulle part ce nom et Silas ne lui en avait jamais parlé. En parlant de lui, il s'était légèrement agité à la mention de ce nom.
- « Evidemment, le contraire m'aurait étonné. Seules les familles de sang-pur connaissent cette histoire. La famille Tredinka était une très puissante famille. Certains pensent qu'ils se sont distingués parmi les premiers sorciers de la préhistoire, d'autres pensent que ce sont les plus puissants sorciers des anciens clans qui se sont réunis pour en former un nouveau. Bien avant la naissance de celui que les moldus nomment Jésus Christ, les sorciers étaient réunis en de grands clans, l'apprentissage de la magie se faisait oralement alors seuls les « sang purs » de l'époque savaient se servir de leur magie. Cependant tout ces clans ont disparu depuis bien longtemps. Mais l'origine de la famille Tredinka remonterait de ces temps-ci. Nous savons juste que comme son nom l'indique, elle provient des pays slaves où elle aurait prospérer pendant nombreuses années, gouvernant le monde magique d'autrefois. Toutefois, les nombreuses guerres eurent raison de cet énorme clan qui s'exila ensuite en Angleterre. Elle devint une vraie famille liée qui était respectée de tous en raison du fait qu'elle n'était ni « blanche », ni « noire ». Lors des guerres, elle intervenait toujours à la fin afin de déterminer quel camp avait les intentions les plus nobles et les plus justes. Le camp qu'elle choisissait était assuré de gagner et l'autre camp lui était condamné à la mort. C'est pourquoi on disait qu'elle n'était ni « blanche », ni « noire », car elle apportait son soutient aux « gentils » et exterminait sans aucun scrupule les « méchants ». Ses membres avaient toujours de superbes dons et parmi ceux-ci figurait le fourchelangue »
Le gobelin s'interrompit, laissant Harry digérait les nombreuses informations qu'il venait de recevoir. Harry était fasciné par cette histoire, il ne savait pourquoi Ragnok la lui racontait mais il voulait absolument savoir la fin. Le fait que ces gens étaient eux-aussi fourchelangue l'intriguait au plus haut point.
- « Non seulement ils étaient puissants mais aussi très intelligents. Ils avaient compris que la pureté du sang se trouvait dans le partage ainsi, leurs membres étaient encouragés à aimer qui ils souhaitaient que ce soit des sorciers, moldus ou créatures magiques telles que des loups-garous ou des veelas. Parmi ces nombreuses unions certaines fut célèbres et bénéfiques pour la famille comme le mariage de Nicolas Tredinka avec la dernière descendante d'Arthur Pendragon. Et oui » ajouta-t-il devant le regard ébahi d'Harry « le célèbre roi de Grande-Bretagne. D'autres union, par contre, furent moins connues et une en particulier obligea la famille Tredinka à se faire oublié. La fille du seigneur Tredinka de l'époque, Aliana, tomba amoureuse d'un homme d'apparence tout a fait convenable. Cet homme était lui-même un grand seigneur sorcier, cependant son esprit était converti par la soif de pouvoir. Il séduisit Aliana et quand il eut obtenu d'elle ce qu'il désirait, il l'a tua et s'enfuit ensuite pour échapper à la colère du reste de la famille. »
- « Et que voulait-il ? » Demanda Harry absorbé.
- « Le don de fourchelangue. » Harry hoqueta, comment étais-ce possible de transmettre ce don à quelqu'un d'autre que son enfant?
- « Il faut savoir que les mariages sorciers d'autrefois étaient totalement différents d'aujourd'hui. Ils exigeaient que les deux époux partagent leurs sang lors de leur nuit de noce. Si l'une des deux personnes avait un don particulier, l'autre le recevait. Maintenant, ces mariages sont interdits par la loi en raison de la condition de verser du sang. Il n'empêche qu'Aliana, aveuglée par son amour n'avait rien vu venir et le malfrat se fit discret pendant longtemps. Il pratiqua beaucoup la magie noire ce qui changea assez son apparence pour qu'on le ne reconnaisse pas et changea de nom. Il devint Salazar Serpentard. »
Dire qu'Harry était sur le cul était un très gros euphémisme, un éléphant en tutu aurait pu débarquer à l'instant qu'il n'aurait pas bougé d'un pouce.
- « Ensuite vous connaissez l'histoire de Serpentard, seulement les Tredinka dans leurs soif de vengeance s'était eux-aussi peu à peu effacés, ne gardant à l'esprit que leur traque du meurtrier. Ainsi, quand Serpentard fit parler de lui, les gens dont la mémoire est courte avaient oublié la majestueuse famille. Seules les créatures magiques se souvenaient d'eux, mais, une chose qui n'a jamais changée, les sorciers dit de sang-purs n'ont jamais accordés de crédit aux créatures. Alors les gens associèrent le don de fourchelangue à Serpentard et au vu de sa réputation, cela devint une mauvaise chose dans les mœurs de l'époque qui se perpétuèrent ensuite jusqu'à notre époque. Quand enfin les Tredinka parvinrent à venger Aliana, la société les avaient oublié et n'était pas prête à les réintégré de sitôt. Ils ne leur restaient qu'une option, celle de faire profil bas. Aujourd'hui, les familles de sang-pur connaissent la famille comme une famille très puissante mais ténébreuse qui ne se mélangeait pas beaucoup aux autres sorciers. Les sorciers perdirent totalement trace de la famille vers environ le 16ème siècle où la fille unique de la famille abandonna son nom. »
- « Waouh … c'est une histoire … tellement … » Harry n'arrivait même pas à la qualifier, il était abasourdi par la bêtise des sorciers qui avaient rejeté des gens qui avaient l'air géniaux.
- « Et ce n'est pas tout, Mr Potter. » Harry écouta attentivement, il ne savait pas pourquoi mais il sentait que ce qu'allait dire Ragnok allait le souffler encore plus que tout le reste de l'histoire. Le fait que Silas soit rester silencieux tout du long alors que d'habitude il aimait y aller de son petit commentaire et qu'il n'avait eu de cesse de se resserrer autour de son poignet confirmait cette impression.
- « Bien que le nom se soit éteint la famille a tenu à ce que son héritage ne disparaissent pas dans l'oubli. Leur histoire était racontée à chaque nouvel enfant afin qu'un jour la famille redevienne ce qu'elle était avant. Cependant, les héritiers de Serpentard connaissait aussi l'histoire et cherchaient assidument les derniers Tredinka afin que le nom de leur famille ne soit pas entaché par la sombre vérité qu'ils possédaient. Je suppose que vous connaissez l'identité de l'actuel héritier? »
Harry sentit une pierre tomber dans son estomac, oui il le connaissait et il l'avait même rencontrer par 3 fois. Trois fois de trop à son avis. Il murmura le nom de Voldemort et le gobelin ne frissonna pas, ce qui fit plaisir à Harry. Enfin quelqu'un de sensé !
- « Oui, c'est lui et il a appris la vérité de la bouche de son oncle. »
- « Et il a cherché l'héritier des Tredinka, c'est ça? »
- « Oui et il l'a trouvé. »
- « Qui était-ce ? » Demanda Harry à bout de souffle comme s'il avait couru un marathon.
- « Votre père »
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Harry réussit à reconnecter les neurones de son cerveau qui avait subitement grillées sous le choc. Il réussit à croasser un « Quoi ?! » lamentable. Ragnok lui expliqua que la dernière fille des Tredinka avait abandonné son nom au profit de celui de son mari même si il était moins puissant qu'elle. Suite à cela, il n'y eut plus que des filles dans la lignée jusqu'à ce qu'une d'entre elle, Andrea, se marie à un certain Charlus Potter, un duc sorcier, à la fin du 19ème siècle. Ce Charlus Potter étant son ancêtre …
- « Vous êtes le dernier héritier de la majestueuse famille des Tredinka. »
