Junjou Terrorist Powa - Recueil d'OS
2 – Cauchemar
Rating : T peut-être ? K+ ? Entre les deux
Résumé : Je ne vais pas retaper la présentation à chaque fois hein... Donc celui-ci fait également 1000 mots (n'est pas peu fière). Bon cette fois le site dit 1001, m'enfin. J'ai eu l'idée de cet OS dans mon rêve cette nuit, et je le précise parce que ça fait classe d'écrire à partir d'un rêve. Ou alors c'est que moi ? Hum, bref. Donc ici, une fois n'est pas coutume, c'est Miyagi qui est mal et Shinobu qui tente - certes assez maladroitement - de le réconforter. Fluff.
Cauchemar
Il y avait quelque chose qui clochait. Miyagi s'en rendit immédiatement compte, dès qu'il eut franchi la porte de son appartement. Il n'aurait pas su dire pourquoi mais il avait un très mauvais pressentiment.
L'appartement était vide. Shinobu n'était pas là.
Ça n'aurait pas dû l'alarmer plus que cela. Après tout il était encore tôt, et puis l'adolescent avait aussi une vie en dehors de leur couple. Pourtant il sentit une sourde angoisse l'étreindre avec une violence impressionnante. Il sortit son portable à toute vitesse pour appeler le garçon. Il réessaya deux, cinq, dix fois : pas de réponse.
Il se précipita dans le couloir et frappa de toute ses forces à la porte de l'appartement d'à côté. Certes ces derniers temps Shinobu vivait plus avec lui qu'autre chose mais on ne sait jamais. Aucun signe de vie derrière le panneau de contreplaqué. Miyagi essayait vainement de réprimer la panique qu'il sentait monter en lui. Il fallait qu'il se calme, qu'il réfléchisse.
Il se rendit en hâte chez son ex-femme. Celle-ci sembla surprise de le voir mais n'eut pas le temps de faire la moindre remarque : quand elle lui apprit que l'adolescent n'était pas là, il repartit aussitôt, peu enclin à bavarder gaiement avec la sœur de son amant.
Il alla voir partout. Au lycée, chez ses amis, aux endroits où ils avaient déjà été, puis, comme cela ne donnait rien, il se contenta de fouiller la ville puis le monde entier. Mais Shinobu n'était pas là. Il n'était nulle part. Cet adolescent borné et susceptible, ce foutu terroriste n'existait pas dans ce monde. Il ne reverrait plus jamais. Peut-être même n'avait-il jamais existé ? Alors il était juste… seul ?
« Shinobu ! »
Miyagi se réveilla en sursaut et se redressa d'un seul coup, envoyant valser le jeune homme allongé contre lui qui s'écrasa durement sur le parquet.
« Aïe ! Miyagi putain tu pourrais faire att… »
L'adolescent caractériel se tut, en état de choc. Le professeur haletait, la bouche entrouverte, peinant à calmer sa respiration et les tremblements de ses membres, ses yeux étaient écarquillés de frayeur. Et il… pleurait. Pas à torrent comme lui en avait l'habitude, mais ses yeux débordaient de larmes difficilement contenues.
Aussitôt Shinobu perdit tous ses moyens. Il n'était absolument pas apte à gérer calmement une telle situation. Il se releva et s'installa à côté de l'homme toujours paniqué.
« Miyagi, Miyagi, ça va ? Que… qu'est-ce qu'il se passe ? Mais aller, dit quelque chose ! »
Il se retint de le secouer en tous sens pour le sortir de sa léthargie. La colère était la seule réaction que l'adolescent pouvait opposer à une situation qui lui échappait. Sans crier gare, il sentit soudain l'étreinte de son amant se refermer sur son torse, le serrant contre lui à l'en étouffer.
« Miyagi… tu…
-Tais-toi. Laisse-moi… juste une minute. »
Le silence retomba sur la chambre. Au bout de quelques secondes d'hésitation, Shinobu passa ses bras dans le dos du plus vieux et lui rendit son étreinte. Il sentit avec surprise l'homme se détendre, s'abandonner tout à fait dans ses bras maladroits. Même s'il ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer, il n'était pas suffisamment idiot pour piquer une crise maintenant : Miyagi avait vraiment besoin de lui à cet instant, et même si les circonstances n'étaient pas idéales, Shinobu ne put s'empêcher de rougir de plaisir à cette idée. L'homme s'accrochait à ses épaules comme s'il avait peur de se noyer et l'adolescent bougea doucement, passant ses mains dans les cheveux bruns trempés de sueur, d'ailleurs il n'aurait pas su dire si c'était dû à son sommeil agité ou ce qu'ils avaient fait avant de s'endormir. Ce n'est pas le moment de penser à cela, se morigéna-t-il.
« Shinobu… Reste avec moi. »
La journée Miyagi était toujours si sûr de lui, si cool et détendu en toutes circonstances. D'ordinaire cette phrase complètement banale serait passée inaperçue. Mais là, dans la pénombre intimiste de leur chambre, perdue entre les draps défaits, c'est l'adulte qui était déboussolé et qui avait besoin d'être rassuré. Alors non, ce n'était pas une petite phrase anodine.
« Bien sûr. Pour toujours, tu sais bien. »
L'adolescent déposa un baiser léger dans les cheveux en bataille de l'aîné, puis sur son front, sa joue, et finit par embrasser doucement ses lèvres. Miyagi le serra un peu plus contre lui et ils se perdirent un instant dans l'échange. Shinobu se sentait fébrile, heureux comme il l'avait rarement été, tandis qu'il embrassait à en perdre haleine son amant dont les larmes avaient finis par se tarirent. Quand ils se séparèrent Shinobu prit le visage de l'homme entre ses mains, le regardant droit dans les yeux en laissant leur front se toucher. Il était un peu inquiet, ébranlé par cette faiblesse soudaine de son aîné.
« Tu… ça va mieux ?
-Je t'aime. »
Il écarquilla les yeux tandis que Miyagi se réfugiait de nouveau dans son cou. Pour la première fois l'adolescent avait l'impression que ce n'était pas lui l'enfant. Pour la première fois c'est lui qui pouvait réconforter son amant.
Il le repoussa tendrement, le forçant à se rallonger, et il s'étendit à ses côtés, gardant ses bras fermement serrés autour du torse nu du plus âgé. Miyagi se blottit contre lui.
« Moi aussi je t'aime. Je t'aime. »
Etait-il humainement possible d'aimer à ce point ? Etait-ce seulement concevable ? Etait-ce normal que cela le fasse mourir de bonheur de constater que Miyagi, même s'il ne le montrait pas facilement, était épris de lui aussi profondément ? C'était sans doute dangereux. Anormal, irréaliste, ce serait probablement douloureux un jour ou l'autre, pour eux deux. Mais l'homme s'était rendormi contre lui, et il sentait sa respiration lente et régulière effleurer son corps – ils étaient tous deux nus. Comment aurait-il pu ne serait-ce qu'envisager d'y mettre fin ?
« Je t'aime tellement… »
Il ne pouvait pas.
Gnyaaaaah je les trouve tellement mignon ces deux-là ! (attention la fangirl hystérique a pris le dessus). J'ai un faible pour les histoires d'amour à grosses différences d'âge et les persos vraiment jeune. Je suis servi ^^. Je vois bien le p'tit Shinobu paniqué complètement genre "maisquestcequejefais questcequejefais questcequejefais...". 'Fin bref.
Merci d'avoir lu. N'hésitez pas à partager votre admiration/affliction/mal de tête. Au plaisir.
