Pour commencer merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews, i'm happy! Mais aussi très inquiète que ce premier chapitre vous déçoive. Mais bon une seule façon de le savoir est vous laissez le le lire et que vous me donniez vos impressions.
Merci à ZackFair01, Temperance01, Yzeute
Pour les reviews anonyme petite réponse:
AndyWar: La vérité est que je n'avais pas lu le one-shot mais j'ai été quand j'ai lu ta review et comme tu vas le voir, c'est tout à fait différent. Merci et voici la suite, j'espère quel te plaira même si celui d'Artong était comme tu l'as dit est excellent
Teddy: Merci pour ta review, alors rêve ou réalité, telle est la question?
- Bien donc Harry sache tout d'abord que tu es ici en sécurité
- Je ne suis en sécurité nulle part. Cria presque le garçon. Voldemort veut me tuer
- Harry tu es ici dans un hôpital psychiatrique parce que tu t'es enfermé dans un monde que tu as créé de toute pièce. Cela fait maintenant presque 11 ans que tu t'es déconnecté de la réalité. Tu es revenu quelques fois mais tu as replongé encore plus bas. Cette fois-ci il faut que tu te battes parce que le monde de la magie n'existe pas.
Le coup était tombé, laissant Harry complètement sous le choc. Bien sûr que le monde de la magie existait, il ne l'avait pas inventé. C'était trop réelle, l'entrée à Poudlard, la chambre des secrets, l'évasion de Sirius, le tournoi des trois sorciers et le retour de Voldemort et surtout le mort de son parrain. Il avait ressentit de la peine, de la douleur, de la joie, de la culpabilité tout n'était pas faux. Cet homme mentait, il était fou et essayait de le manipuler. Il travaillait surement pour Voldemort et là, on se trouvait sûrement dans un cachot sous l'emprise d'un sort. Oui c'était la seule vérité. Il décida de ne plus lui parler pourtant lui continuait à l'observer.
- Alors pas de réaction? Pas de cris, pas de larmes, pas d'insultes?
- Je sais que vous mentez. Dit simplement Harry mais ça ne déstabilisa pas le médecin
- Et pourquoi?
- Le monde de la magie existe, je le sais, j'ai tout vécu et j'ai ressentit les choses
- Tu avais l'impression, tu t'es enfermé de ton propre esprit. Tu serais impressionné par toutes les merveilles que recèle l'esprit humain.
- Vous travaillez pour Voldemort
- Il n'existe pas
- Alors qu'est-ce qui est vrai?
- Tu es Harry James Potter, fils de James Potter et Lily Evans. A cinq ans tes parents on dut te laisser chez ta tante Pétunia pendant que ta maman allait accoucher de ta petite sœur et de ton petit frère. Tu t'es senti abandonner et tu t'es enfermé dans ton monde.
- Mes parents sont morts quand j'avais un an, Voldemort les a tués
- Harry, tes parents sont vivants et tu as une sœur qui s'appelle Kloé et un frère Killian
- Impossible. Murmura Harry
- Tu les rencontreras bientôt et tu verras que je ne mens pas
- Vous avez dit que j'étais déjà revenu mais je ne m'en souviens pas
- Pourtant tu es revenu à tes onze ans juste quand ta vie simple ne t'a plus suffit. Tu es revenu parmi nous mais tu y es retourné et tu as créé la magie. La deuxième fois c'était à tes treize ans, tu te sentais seul mais tu es également repartit et tu as imaginé ton parrain avec toi.
- Pourquoi y serais-je retourné si j'avais tout ici
- Toi seul peu me le dire mais j'ai mes suppositions. Je pense que tu t'es senti abandonner et ensuite tu ne voulais pas décevoir tes parents. En devenant le sauveur de ton monde, tu te donnais un but. Ce que j'aimerais savoir, c'est quel événement est arrivé cette fois?
- J'ai reçu un sortilège d'un mangemort
- Non ce que je te demande, c'est pourquoi le monde de la magie ne t'apportait plus tout ce dont tu avais besoin?
- Sirius est mort en juin dernier et c'était de ma faute
- Pourquoi l'avoir tué?
- C'était un accident
- Ou pas, peut-être qu'inconsciemment tu voulais revenir ici avoir une vraie famille. Penses-y, je vais te laisser et je reviendrais plus tard.
Harry le regarda sortir, malgré toute la colère qu'il ressentait, il ne pouvait ignorer cette petite voix qui disait que c'était peut-être vrai. Et cette petite partie de lui l'espérait, cela voulait dire, avoir une famille mais aussi qu'il avait passé 11 ans de sa vie dans un rêve. Il décida de ne pas tirer de conclusion trop hâtive et se leva pour sortir de cette pièce. La porte était bien sûr fermé à clé, il se dirigea donc vers la fenêtre mais celle-ci était aussi invulnérable. La vue n'était pas trop mal, il devait se trouver au deuxième étages, il y avait des arbres qui commençaient à bourgeonner, il y avait aussi des gens certainement des patients ou des visiteurs et des infirmiers. Tout ressemblait à un hôpital et même le repas qu'une infirmière grassouillette vint lui apporté. De la purée, du poisson et des légumes non-identifié, mais il avait vécu pire chez les Dursley ou pas. Tout se mélangeait dans sa tête et il était complètement perdu. Il s'assit à la table et mangea le plateau, il prit le verre et but une gorgée d'eau. Après ça il se retrouva encore à ne rien faire et il commençait sérieusement à s'ennuyer. Stéphane revint finalement après un temps indéterminé, Harry était assis et il se mit en face de lui.
- Tu as bien mangé?
- Moui
- Bien j'ai une surprise pour toi, tu as de la visite
Une jeune femme rousse et un homme aux cheveux noirs entrèrent dans la pièce. La femme semblait émue et tout les deux semblaient intimidés. Harry par contre était encore plus paumé, ses parents étaient devant lui et il n'arrivait pas à réagir. Tellement d'émotion était en lui mais il était surtout heureux, oui, pour la première fois, il était heureux. Cependant il avait aussi envie de pleurer et de se jeter dans les bras de cet, non, de sa maman. Il avait envie de savoir ce qu'on ressentait, ce que c'était d'avoir des parents. Il se leva pour s'approcher d'eux mais le médecin l'incita à se rassoir et demanda aux parents de faire de même. Pourtant ils ne se quittèrent pas des yeux, Harry aurait aimé qu'Hunter les laisse, pourquoi restait-il là? Comme pour réponde à sa question muette il dit.
- Dans un premier temps je resterais avec vous pour des raisons de sécurité et pour ne pas que ce qui c'est passé la dernière fois se reproduise
- Qu'est-ce que c'est passé la dernière fois? Demanda Harry en se tournant vers le médecin
- Nous avions organisé une rencontre entre toi, tes parents, tes sœurs et frères. Et quand ils se sont jetés sur toi, tu as refait une crise et tu es repartit. Nous avons donc décidé d'y aller plus doucement cette fois-ci
- Harry, j'aimerai savoir si… si tu comptais repartir encore une fois. Demanda Lily avec toujours cette émotion dans la voix qui fendit le cœur de son fils encore plus. Je ne sais pas si je le supporterais. Je t'aime tellement, nous t'aimons tellement
- Lily. Murmura son mari en prenant sa main
- Je vais rester, je vais essayer tout du moins
- Oh mon petit garçon
Elle se leva et avec l'autorisation du médecin et elle enlaça son fils. Harry s'abandonna complètement, c'était si bon, bien sûr Molly l'avait déjà enlacé mais jamais comme ça. Non il ne fallait plus qu'il y pense, il avait promis à sa maman. Il avait les larmes aux yeux, sa maman, et il serra encore plus fort ses bras autour de ses épaules. Mais ils durent déjà partir, après les dernières embrassades, ils sortirent laissant les deux autres ensemble. D'un revers de manche le jeune effaça les larmes traitresses qui avaient réussi à couler sur ses joues. Le médecin eut la décence de détourner les yeux le temps qu'il se reprenne.
- Pour une première rencontre, c'est plutôt positif que dirais-tu si demain nous allions faire un tour dans les couloirs? Je pourrais te montrer les différentes salles et les autres patients.
- Oui pourquoi pas
- Bien bonne nuit, Harry
- Bonne nuit Monsieur Hunter
- Appelle-moi Stéphane
- Bonne nuit Stéphane
Il le regarda partir et il se coucha sur son lit en passant ses bras derrière sa tête. Il avait aimé cette rencontre et pourtant il avait toujours cette étrange impression. Si ici ça semblait réelle tout ce qu'il avait vécu jusqu'ici aussi. Plonger dans ses réflexions il ne sentit pas Morphée l'emmener au pays des rêves.
Des cris voilà ce qu'il entendait, des appelles dans le noir, on l'appelait mais qui? Cette voix il se concentra dessus.
- Harry ne fais pas ça, s'il te plait.
- Aide-moi, vieux frère
Ron, Hermione, non! Il se réveilla en sursaut criant comme un dément. Presque immédiatement une infirmière et deux hommes entrèrent dans la pièce. Ils lui saisirent les poignets mais il se débattait, il fallait qu'il sauve ses amis, ils étaient en danger. Harry cria de le laisser mais rien n'y fit, ils le rattachèrent comme quand il s'était réveillé le matin même. Mais loin de se calmer, il s'agita de plus belle, se blessant aux poignets par la même occasion, le docteur Hunter entra muni d'une seringue et la planta dans le bras du jeune homme. En quelques secondes, ses yeux devinrent lourds et il sombra dans l'inconscience. Il n'entendit plus de voix, ni rien du tout à part le noir oppressant.
Il fut réveillé par le soleil qui entrait par la fenêtre de sa chambre, mécaniquement il voulu bouger mais comme le jour avant sans succès. Il mit quelques secondes pour se rappeler pourquoi il était encore attaché. Quand il se rappela les évènements de la veille, il soupira, il était perplexe. Les voix de ses amis était encore clair dans sa tête et elle n'était pas fictive, il en était certain. Il fallait qu'il en soit sûr et pour ça, il allait devoir sortir de cette chambre et surtout de cet hôpital. Pour que son plan fonctionne, il devait obtenir la confiance de son médecin. D'ailleurs ce dernier entra dans la chambre, Harry tourna la tête vers lui, Stéphane prit une chaise et s'assit encore à côté du lit. Il semblait pensif et inquiet, il avait apporté un carnet bleu.
- Bonjour Harry, comment vas-tu aujourd'hui?
- Ça pourrait aller mieux
- Oui je sais que ce n'est pas très pratique mais ta réaction d'hier était très brutale. Peut-être avons-nous été trop vite. Dit-il en commençant à écrire. Peux-tu me dire ce que tu as vu pour provoquer ta crise?
- Vous ne pourriez pas me libérer avant?
- Non j'aimerai d'abord comprendre et ensuite si tu coopères, je t'enlèverais les liens. C'est donnant, donnant alors?
- J'ai vu, non, j'ai entendu Hermione et Ron
- Rappelle-moi, c'est bien tes deux meilleurs amis, dis m'en plus sur eux
- Pourquoi? Demanda Harry sur la défensive, il était hors de question qu'il renseigne Voldemort sur ses deux amis.
- Pour mieux les connaitre et par là mieux te connaitre toi et ton esprit
- Ils sont tout les deux sorciers, Hermione Granger est une fille de moldue mais c'est la plus brillante des élèves de notre année et Ron Weasley est un sang-pur, c'est un excellent jouer d'échec. Répondit Harry sans entrer dans des détails et il fut content quand il vit que Stéphane s'en contenta, enfin presque.
- Intéressant maintenant j'aimerai que tu dises que Ron Weasley est mort
- Quoi? S'exclama le jeune en se redressant tant qu'il pouvait.
- Je veux que tu dises que ton meilleur ami est mort
- S'il n'existe pas comment pourrait-il être mort? Demanda sarcastiquement Harry
- Répète seulement
- Très bien Ron Weasley est,… il est mort. Répéta-t-il mais à l'intérieur, il jurait qu'il était désolé. Que c'était faux, qu'il le faisait juste pour sortir d'ici.
- Parfait maintenant que c'est fait comme je te l'ai promis je te libère
- Est-ce que nous pourrions faire un petit tour dehors?
- Es-tu vraiment prêt? Demanda le doc d'un œil septique en se levant
- Je le suis, s'il vous plait
- Un petit tour ne devrait pas te faire du mal
- Merci Stéphane
Le médecin se leva posa son carnet sur le bureau et desserra les liens du jeune, ce dernier mit des pantoufles et sortit de la chambre en compagnie de l'homme. C'était bizarre mais on aurait dit que l'air était plus respirable en dehors. Par contre ils auraient put refaire toute la décoration, ses murs était blancs, très blancs complètement déprimant. Si les patients devaient se sentir mieux, ils auraient dut commencer à peindre en couleur. Ils traversèrent le couloir où se trouvaient beaucoup de porte comme la sienne donc beaucoup de chambres. Au fond, Stéphane s'arrêta devant une plus grande porte, il l'ouvrit et laissa passer Harry devant. C'était une première salle avec des armoires blanches sur le côté et de l'autre une série de cinq éviers. Il y avait au bout de la pièce une grande bai vitrée, quand il s'approcha il vit que ce n'était pas du verre, derrière une salle de douche primaire. Harry se retourna vers le médecin pour voir où il voulait en venir.
- J'ai pensé qu'une petite douche ne te ferrait pas de mal. Tu as ici ton vestiaire avec tes affaires. Dit-il en lui montrant une armoire avec son nom dessus.
- Tu m'attends dehors?
- Non, je n'ai pas le droit de te laisser tout seul, je t'attends ici
- Tu as peur de quoi, que je disparaisse?
- C'est la procédure, contre le suicide et autre accident
- Très bien
Harry se déshabilla à contre cœur dos à son docteur, puis entra dans la salle de douche. Il fit couler l'eau chaude sur son corps, il fit une petite grimace quand l'eau toucha ses poignets et chevilles endoloris. Après c'être bien lavés, il se sortit avec une serviette autour de la taille, Stéphane était toujours là, assis sur un tabouret. Il lui tendit un t-shirt, un pull et pantalon blanc-gris, Harry les enfila. Après ils ressortirent et passèrent par un autre couloir et ils arrivèrent dans une grande pièce où se trouvait des patients vu leurs tenues similaires à la sienne. Certains était assis calmement fixant un point invisible, d'autres se balançait d'avant en arrière ou marchait de long en large mais c'est une fille en particulier qui attira son attention. Elle avait les cheveux bruns et elle était plongés dans un livre, elle semblait si normale entourés des autres. Avec l'accord de son médecin, il avança dans la pièce et s'assit à côté de la jeune fille. Cette dernière releva ses grands yeux bruns vers lui et elle lui sourit.
- Bonjour Harry, je suis contente de te voir réveillé
- Désolé on se connait?
- Oui on m'a dit que tu ne te souviendrais plus de moi, t'inquiète je ne t'en veux pas. Je m'appelle Harmonie
- C'est un joli prénom
- Merci Harry même si te me l'a déjà dit et je suppose que tu te demandes pourquoi je suis ici
- Comment le sais-tu? Demanda le garçon de plus en plus ahuri
- Tu me l'as déjà demandé la dernière fois, je suis suicidaire et je me mutile
- Je…
- C'est mon psy qui dit que je dois en parler et dire ce qu'il en est. Donc ne te sens pas coupable, encore
- C'est étrange
- A qui le dis-tu, enfaite tu comptes repartir?
- Non enfin je ne crois pas
- Tant mieux parce que je me sentais très seul depuis…
- Depuis quoi?
- Tu as de la chance de ne pas t'en rappeler
- Mais me rappeler de quoi?
- Harry il est temps de partir
- Je peux encore rester
- Non, il est temps de manger et Harmonie doit y aller aussi
Stéphane mit sa main sur l'épaule d'Harry, qui lui renvoya un regard noir mais il se résigna et après un dernier regard à la jeune fille, il se leva. Cette dernière avait refermé son livre et suivait également un infirmier. Le jeune homme marcha à côté de l'homme qui le ramena à sa chambre où l'attendait déjà son plateau repas, qui contenait des spaghettis. À côté se trouvait l'habituel verre d'eau mais se trouvait également deux cachets, un rouge et un bleu. Il tourna un regard interrogatif vers le médecin.
- Le bleu c'est une sorte de calmant et le rouge c'est pour te rappeler petit à petit des souvenirs oubliés, des vrais
- Et les autres, ils vont disparaitre?
- Probablement
- Et si je ne les prends pas?
- Je saurais obliger de te forcer. Mais j'espère que tu ne m'y forceras pas parce que notre relation est avant tout une question de confiance
- Et après midi, qu'est-ce que je vais faire?
- Tu as une thérapie de groupe à deux heures
- Je pourrais avoir une montre, se serait plus facile
- Non pas pour le moment, comme je te l'ai dit, c'est donnant, donnant. Tu fais des efforts et du mon côté j'en ferrais aussi. Tu es d'accord?
- Je suppose
- Commence par prendre tes cachets et ensuite je viendrais te chercher pour ta thérapie.
Harry prit les cachets en fermant les yeux et tourna un regard insolent vers Stéphane qui sourit cependant il lui fit ouvrir la bouche pour vérifier, ensuite il sortit. Harry mangea puis se mit à la fenêtre, aujourd'hui il pleuvait et personne n'était dans le parc. Il repensa à Harmonie, il espérait la revoir pendant la thérapie, elle était la seule qui lui semblait normale et gentille ici. En même temps il fallait aussi qu'il trouve un moyen de s'enfuir car ses cachets ne lui inspiraient pas confiance. Il fallait qu'il garde ses souvenirs et son envie de partir. Noyer dans ses pensées un peu embrumée, il ne se rendit pas compte que Stéphane était entré et qu'il l'attendait. Ils allèrent dans une autre salle, Harry prit bien note de chaque couloirs emprunté, de chaque portes, de chaque panneaux.
Au milieu de la salle se trouvait un cercle de cinq chaises, où se trouvait déjà des patients et une femme aux cheveux noirs court et aux yeux verts habillés en blancs surement une psy. Harry s'assit sur la seule chaise vide, à côté d'un garçon brun, aux yeux marron qui fixait ses chaussures et de l'autre une jeune fille blonde qui souriait en regardant au loin. Et à deux places de lui se trouvait Harmonie qui parlait avec la psychologue.
- Bien maintenant que nous sommes tous présent nous allons pouvoir commencer. Tout d'abord j'aimerais que nous souhaitions la bienvenue ou plutôt la re-bienvenue à Harry. Il ne se souvient plus de son passer donc nous allons refaire les présentations et cela ferra un grand bien à tout le monde. Je vais commencer donc je m'appelle Amélie et je suis psychologue. Harmonie tu continues? Demanda la femme et un par un les patients se présentèrent. Il apprit donc que ses voisins s'appelaient respectivement Théo et Ludivine. Bien maintenant j'aimerai que vous me disiez ce qui sait passer de mieux cette semaine et le pire. Ludivine?
- Le mieux c'est quand papa et maman sont venus et on a promené dans le parc. C'était beau et tout le monde était heureux. Mais après maman à crier sur papa et elle a dit un mot que je n'ai pas comprit.
- Qu'a-t-elle dit?
- Que c'était de sa faute si j'étais atterdée. Dit-elle de sa petit voix enfantine, Harry était sûr qu'elle voulait dire attardée, ce qui expliquait bien des choses.
- Très bien nous en parlerons pendant notre séance privée, ensuite Théo?
- Il ne sait rien passer
- En es-tu sûr? J'ai apprit que ta grand-mère était venu te voir, c'est plutôt une bonne chose non?
- Je n'aime pas la voir parce qu'elle m'en veut, je le vois. Elle ne comprend pas
- Qu'est-ce qu'elle ne comprend pas?
- Que ce n'est pas ma faute, que c'est plus fort que moi. J'avais besoin de mettre le feu et j'en ai encore besoin
- Il faut que tu combattes cette envie car elle est nocive pour toi. Autant qu'aller dans son monde est nocif pour Harry. Expliqua-t-elle, à l'entente de son nom, le concerné sursauta, ne s'attendant pas à cette transition. Il supposa au regard assistant de la femme que c'était à lui de parler maintenant.
- Ce qui c'est passé de mieux cette semaine, c'est que j'ai vu mes parents et le pire c'est que je me suis réveillé deux fois attaché en deux jours. Ça vous fiche une journée en l'air. Dit-il sur le ton de la plaisanterie, il sourit en voyant qu'Harmonie rigolait à sa blague.
- Bien je vois que ton sens de l'humour est revenu avec toi, c'est une bonne chose et pour finir Harmonie?
- Le mieux c'est le retour d'Harry et le pire c'est son retour aussi.
- Peux-tu m'expliquer pourquoi? Demanda le docteur, Harry était également pendue à ses lèvres. Il voulait connaitre l'explication peut-être en serait-il plus sur ce qu'elle n'avait put dire tantôt.
- Parce qu'en le voyant j'ai repensé à la dernière fois. Et je ne veux plus y penser, plus jamais.
- Il faudra pourtant que ça revienne mais nous attendrons qu'Harry soit prêt également. Maintenant je vais vous laisser vous exprimez. Derrière-vous, vous trouverez comme à chaque fois tout le matériel nécessaire. Harmonie, tu réexpliques à Harry?
- Bien sûr
Elle prit la main d'Harry et le conduisit jusqu'à la table, où ils s'assirent côte à côte. Sur la table se trouvait, des feuilles, des crayons, de la peinture, des jeux de société également.
- Je t'explique ici on peut se défouler par dessins ou par l'écriture comme tu préfères. Ou alors en jouant.
- Nous serons toujours nous quatre pour la thérapie?
- Non, parfois d'autre nous rejoigne mais le plus souvent oui. Alors comment ça se passe le retour?
- Plutôt difficile, j'ai l'impression d'être un amnésique plutôt qu'un sorcier
- Se serait déjà plus facile si tu disais un garçon croyant être un sorcier
- Tu as sans doute raison, on est obligé de faire ça? C'est pour les gosses non?
- On s'y habitue et pour la plupart nous ne sommes pas mieux que des enfants
Ils continuèrent à parler tout en dessinant des choses sans grande importance, par contre de l'autre côté de la table. Ludivine s'affairait à faire un beau dessin pour réconcilier ses parents, Harry avait pitié de cette pauvre fille qui devait avoir son âge. Les choses se passèrent calmement jusqu'au moment où Harmonie se leva d'un seul coup, Harry la regarda surpris et tourna la tête dans la direction que fixait la jeune fille. Au bout de la table se trouvait Théo, qu'il avait totalement oublié, il tenait dans ses mains un plateau d'échec apparemment. Harry ne comprenait pas la réaction de la fille.
- Lâche-le, tu sais très bien que tu n'as pas le droit de le prendre
- Il était avec les autres jeux donc j'ai le droit
- Ne le touche pas, tu vas le casser
- Oups. Dit-il en lâchant le plateau de verre qui se fracassa par terre. La jeune fille s'écroula au sol, pleurant, ramassant les bouts de verre à main nue. Harry voulu la retenir mais c'est la psychologue qui intervint la première en la relevant. Harmonie avait encore des bouts dans ses mains qu'elle serait très fort, du sang la suivit alors qu'elle sortait de la pièce. Des infirmiers vinrent chercher ceux restant pour les ramener chacun à leur chambre respective. Harry s'écroula sur son lit en repensant au comportement étrange de la jeune fille. Il vit sur son bureau une bande dessinée avec un petit mot dessus.
"Comme je te l'ai dit, tu avances et tu gagnes des privilèges.
A demain, Stéphane"
Petit à petit et bientôt, il pourrait sortir de ce cauchemar.
Alors voilà, vos impressions? J'ai été très contente d'avoir cinq reviews et ça m'a motivée à écrire sinon vous auriez eu ce chapitre que jeudi.
