Hello les amies...

Chapitre 2 toujours aussi court (suis un petit diesel faut que ca chauffe).

Rien de spectaculaire à attendre. Les personnages prennent le temps de se mettre en …position

Un grand merci à Chrys qui a accepté de traquer mes fautes...

MAJ : toujours des petites fautes relévées par la pro LyraParleor Fanfic

Bonne lecture

Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination

Chapitre 2 : Crainte

Vendredi 13h

Il y a certains moments dans ma vie de "portier" assez amusants, voire jouissifs. Saluer Cullen en lui rappelant innocemment son retard, alors qu'il était évident, par son attitude, qu'il se pressait pour son rendez-vous, en faisait partie.

Même si le regard pénétrant qu'il m'avait lancé ensuite, me faisait encore froid dans le dos. Comment ce type arrivait à faire ça ?

ooOoo

POV Edward

Même si je pouvais courir dans la rue, cela ne changeait rien, j'étais en retard. Terriblement en retard. Esmée allait s'inquiéter et être encore plus protectrice que d'ordinaire et elle aurait raison. Elle aura eu peur pour moi une fois de plus et je culpabilisais déjà. Ce n'était pas vraiment ma faute pourtant. Quand j'écrivais, le temps s'effaçait et le monde disparaissait. Après avoir souffert encore une fois toute une nuit de blocages et effacé mille fois mon travail, ce matin, tout avait coulé de source. Les mots et les sensations s'étaient enchainés au bout de mes doigts, comme si mon rêve avait libéré mon inspiration depuis longtemps disparue.

J'avais ensuite reçu un appel de Jasper Hale mon éditeur. Il avait, et ce depuis 6 mois, tenter de me « mettre la pression », à demi-mots, pour avoir le brouillon de mon prochain roman. Comme à chaque fois, je lui avais rappelé qu'il était entendu entre nous, par contrat, que j'étais libre des dates de remise de mon travail et qu'il n'était pas dans mes habitudes de « montrer » mon premier jet à qui que ce soit. Jasper me connaissait depuis 7 ans maintenant, mais je maintenais entre nous des relations purement professionnelles. Il était mon éditeur pas mon ami. Parfois Esmée ou Emmett, mon frère, me demandait pourquoi j'agissais ainsi. Je n'avais pas de réponses à apporter. C'était comme cela.

Tapotant impatiemment la paroi de l'ascenseur, je grimaçai, il était très pratique, mais trop lent. Je n'étais pas sûr que ma mère admette mes excuses professionnelles à mon retard. Jacob, le portier me salua dans le hall.

- M Cullen, bonjour. Vous n'êtes pas en avance aujourd'hui.

Ce type savait enfoncer des portes ouvertes. Il avait bien choisi son métier.

- Ah vous croyez ? fis-je en le dépassant rapidement.

- Faites attention. Il fait soleil, mais il reste un peu de givre sur le coin des marches. Elles étaient à l'ombre ce matin.

Pénible, mais pas méchant. Je le remerciai d'un geste flou de la main avant de sortir de l'immeuble.

Je descendis un peu trop vite les quelques marches, malgré l'avertissement et le bruit de la rue me sauta au visage.

Je n'habitais pas très loin de la 91ème, près de la Madison avenue. Malgré ses trottoirs larges et ombragés, le quartier était rarement calme. À cette heure, les passants et les taxis le prenaient d'assaut. Je n'avais que quelques mètres à faire pour rejoindre le restaurant. Je connaissais le trajet par cœur et lorsque je poussai la porte, un serveur vint immédiatement et me salua.

- Bonjour Monsieur Cullen, votre mère vous attend à la table habituelle.

Je reconnus Seth et me penchai vers lui.

- Elle est de quelle humeur ? lui demandai-je doucement.

Il me guida vers la table, tout en répondant sur le même ton discret à ma question. Je perçus la pointe d'amusement, malgré le professionnalisme dont il faisait toujours preuve.

- Je dirais anxieuse, voire en colère. Elle a consulté sa montre et son téléphone plusieurs fois Monsieur Cullen.

- Merci, soupirai-je. Je vais donc essayer de l'adoucir.

Il me laissa juste derrière Esmée, dont je reconnus le parfum de violette. Je plaçai ma main sur son épaule en un geste d'excuse. Je la sentis crispée et me penchai doucement sur elle pour l'embrasser, espérant me faire pardonner. Immédiatement elle se détendit et son sourire caressa à son tour ma joue alors qu'elle saisissait ma main.

- Tu sais très bien Edward que je déteste quand tu es en retard. Tu aurais dû m'appeler. Je t'attends depuis trente minutes, commença-t-elle.

Mais son ton montrait juste un reproche affectueux et je sus que j'étais déjà pardonné.

- J'écrivais.

J'avais prononcé le mot magique, en m'asseyant sur la chaise que Seth m'avait présentée, comme si c'était une excuse.

C'était une excuse. Je souris à demi, gardant sa main dans la mienne. J'aimais ce contact. Ma mère avait de jolies mains, douces et fines, comme elle.

- Et alors ! Est-ce une raison pour m'oublier ?

- Humm, non bien sûr maman. Mais tu sais comment les choses s'enchaînent. Tu as commandé pour moi ? continuai-je, changeant volontairement de sujet.

- Évidemment. De toute façon le serveur savait déjà presque mieux que moi ce que tu aimes. Finalement ça me rassure de voir que tu seras un peu entouré ici. Mais dans l'appartement…

-Esmée, ne commence pas. Laisse-moi au moins jusqu'au dessert, la coupai-je.

Je sentis sa main vibrer dans la mienne, hésitante. Je la resserrai doucement afin qu'elle comprenne à quel point c'était important pour moi.

- Bien. J'ai acheté des livres et quelques éléments pour re-décorer ta chambre d'ami. Si on peut dire qu'elle est décorée actuellement. Franchement elle n'était pas prête pour accueillir Bree. Cet après-midi je mettrai tout cela en place avant de préparer mes bagages. Tu verras tout sera impeccable pour elle. Il y a un nouveau lit, plus approprié à mon avis, ainsi qu'une commode.

- Merci Esmée, tu es une vraie mère pour moi.

- C'est ça, moque-toi… j'ai aussi pris de nouveaux draps… et commandé une nouvelle télévision et un ensemble home cinéma pour agrémenter les moments où tu l'oublieras comme tu m'as oubliée. La pauvre, elle…

Oublier Bree ? Cela pourrait-il m'arriver ? Je m'inquiétai soudain de ce qu'allaient être les prochains jours. Jusqu'ici j'avais idéalisé un peu ces retrouvailles avec elle. Mais cela faisait un an qu'on ne s'était pas retrouvé seuls tous les deux. Pourrais-je prendre soin d'elle comme je le voulais, comme je le devais ?

Mon genou se mit à vibrer comme à chaque fois que j'étais préoccupé. Je le bloquai d'un geste discret sous la table. Hors de question qu'Esmée se rende compte de mon inquiétude. Je serai à la hauteur. Je devais bien cela à Bree.

- Arrête ! Je vois que tu ne m'écoutes plus.

Lorsqu'elle tapota mon bras, je revins à elle.

- Excuse-moi maman. Tu disais ?

- Je te disais qu'il fallait que tu sois à l'aéroport demain à midi pour l'accueillir. Elle m'a envoyé un message ce matin. Tu y arriveras ?

Soudain agacé, je pinçai les lèvres.

- Oui, je sais commander par téléphone et prendre un taxi. Donner une adresse. Curieusement je sais même marcher…

- Je ne parle pas de cela, tu le sais bien. Il faut que tu acceptes d'évoquer le sujet. Cela fait une semaine que j'essaie et que tu repousses l'échéance. Je pars ce soir et il n'y a personne pour prendre soin de toi.

- Peut-être parce que je n'ai besoin de personne ? répondis-je d'un ton sec.

Trop sec. Mais je voulais qu'elle comprenne. J'avais besoin d'espace, besoin de savoir que j'y arriverais seul.

J'avais enfin l'occasion de me prouver, à moi-même plus qu'aux autres, malgré mes appréhensions, que je pouvais rester seul. L'appartement était aménagé. J'étais « rétabli » et même mon psy avait donné le feu vert.

Esmée ne dit rien. Je pouvais sentir sa désapprobation et même pire que ça, son angoisse.

Le silence s'éternisa entre nous, à peine troublé par Seth qui apportait le café.

- Maman, laisse-moi gérer cela. Si je dis que je le peux…c'est que je peux. J'ai besoin d'autonomie, d'un peu d'espace. Tu peux comprendre cela ? Bree ne risque rien et moi non plus. Carlisle et toi devez en être persuadés.

Je me forçai à rester calme et posé, mais je bouillais intérieurement. Quoiqu'elle en dise, cela faisait quelques mois que nous discutions de cela. Elle avait gagné le précédent match et l'adorable Angela avait pris soin de moi, chez moi, pendant près d'un an. Maintenant c'était à mon tour d'imposer mes conditions.

- Je dois partir ce soir. Tu peux comprendre que je sois inquiète ?

- Je peux le comprendre mais maman, tu devras vivre avec et moi je dois vivre avec mon… problème. C'est ainsi. Je le peux et je le veux. Je ne suis pas au fin fond du désert mais dans une grande ville américaine, jouissant de tous les conforts et agréments possibles. Tu m'as doté à la naissance, d'un cerveau qui ne fonctionne pas trop mal et je sais m'en servir grâce à Papa et toi, alors s'il te plaît, laisse-moi vivre. J'en ai besoin.

Les derniers mots avaient été soufflés doucement. Ma colère avait disparu, je voulais l'apaiser, mais j'avais besoin aussi qu'elle l'accepte.

Nous maintenions le contact par nos mains qui ne s'étaient pas lâchées depuis le début de la discussion. Je posai mon autre main sur la sienne qui avait serré mes doigts jusqu'ici. Elle recouvrait protectrice, celle de ma mère, enfin détendue.

C'est tout pour aujourd'hui. Je vous avais prévenues. J'aime Edward seul (et tranquille). Vous en saurez un peu plus au prochain chapitre : les ennuis vont commencer pour lui.

Merci pour l'accueil fait au ch. 1, je ne m'y attendais pas vraiment. Vous êtes des anges. A ce week-end surement

Kiss

Nic