Petites précisions : naturellement les personnages ne sont pas de moi, comme préciser plus haut cette histoire parle clairement de relations homosexuelles et comme elle est sortie tout droit de mon petit esprit tordus et alambiqué, cette histoire est glauque, violente, et il y de grande chance pour qu'elle se finisse mal… ( Genre apocalypse où tout le monde meurt dans d'atroce souffrances !^^ »)
« - Et bien messieurs vous êtes arrivés… Bienvenue au Domaine de Jynaya. »
Et sur ces mots, une porte s'ouvre laissant échapper un flot de lumière aveuglante.
H.P :
J'ai juste le temps de me rendre compte que la pièce est bondée d'une foule pour le moins hétéroclite avant qu'une femme à l'allure déjantée ne se jette sur Severus en poussant un long hurlement :
« - SEVERUS SNAPE ! TU A CINQ MINUTES POUR M'EXPLIQUER POURQUOI TU REVIENS ICI EN COMPAGNY D'UN HOMME QUI A LE CORP DE JAMES, LES YEUX DE LYLI ET L'ALURE DE SIRIUS ! ET JE TE JURE SEVERUS QUE SI TES EXPLIQUATIONS NE ME CONVIENNENT PAS JE TE BOTTERAIS LES FESSES TELLEMENT FORT QUE TU NE POURRAS PAS ASSOUVIR LA LIBIDO DE TON AMANT PENDANT TROIS JOURS ! »
A la fin de sa tirade, la femme est à deux centimètres du visage de Severus qui recule d'un pas et à ma grande surprise baisse les yeux avant de déclarer d'une voix étonnamment douce :
« - Ils sont tous morts… Je suis le dernier et je viens chercher refuge ici avec mon filleul et le fils de James… »
Un sifflement inquiétant s'élève de la salle avant qu'un homme à l'allure royale ne se jette sur la jeune femme qui s'est remise à hurler :
« -Nooooon ! Non pas ça Severus je t'en supplie, je t'en implore, je me mets à genoux devant toi si il le faut mais dit moi que tu me mens par pitié ! Severus si tu as un jour eut ne serais-ce que du respect pour moi dis-moi que tout ceci n'est qu'une blague cruelle de ta part !
…Je suis désolé Jynaya mais c'est justement parce que j'ai plus que du respect pour toi que je ne peux te mentir… »
Le ton de Severus est toujours aussi tendre malgré la tristesse qui perse dans sa voix. L'homme qui nous à mener jusqu'ici jette un coup d'œil à la jeune femme qui s'est écroulée dans les bras de l'autre et fait un étrange sourire avant de nous signifier de le suivre à nouveau en dehors de la pièce. Nous nous retrouvons dans un long couloir qui donne sur de nombreuses portes. L'homme s'arrête devant les trois premières avant de déclarer de sa voix aigüe :
« - Ce sont là vos trois chambres. Severus puisqu'apparemment tu à déjà séjourner ici je te laisse expliquer au deux autres les règles de ce domaine… Je viendrais vous chercher à l'heure du repas. »
Les yeux de Severus s'enflamment brutalement avant qu'il ne déclare de sa voix la plus froide :
« - Je ne vous permets pas de m'appeler par mon prénom ni de me parler sur un ton aussi ironique!
Mais je ne t'ai rien demandé Severus… Je me permets tout seul de t'appeler comme je le désir et de te parler sur le ton qui me convient !
Puis-je savoir pour qui vous vous prenez ? »
Le ton de Severus est tellement glacial que j'en viens à craindre pour l'intégrité physique de cet homme. A ma grande surprise celui-ci éclate d'un rire grinçant avant de déclarer en passant sa main sur la joue de Severus :
« -Mon nom est Jason et je ne me prends pour personne d'autre que moi… Et maintenant calme toi je te prie, tu n'as pas à être en colère ni contre moi ni contre toi. Ce que tu sembles considérer comme de l'insolence n'est à mes yeux qu'une façon de te faire comprendre que je ne rejette pas ta présence en ces lieux… Quant à Jynaya, je ne sais pas qui est ces morts dont tu lui as parlé, mais nous comptons tous sur toi pour nous l'expliquer plus tard dans la soirée car elle ne sera pas capable de parler avant un certain temps… »
Jason s'éloigne d'un pas nonchalant et arrivé au bout du couloir se retourne et nous regarde tous dans les yeux avant de déclarer :
« - Enjoy tendres cœurs… Votre présence aura au moins eut le mérite de la faire pleurer… Vous pouvez être fier de vous, ce n'est pas une chose facile à réaliser …»
Et tandis que son pas s'estompe dans les méandres des couloirs, son rire sarcastique, aigue et malsain continue de résonner longuement à mes oreilles. Severus reste un instant totalement figé avant d'ouvrir la porte du milieu, de pénétrer dans la chambre que je n'ai que le temps d'apercevoir et de nous claquer brutalement la porte au nez. Je me tourne vers Drago qui hausse les épaules avant de choisir la chambre la plus à droite et de me laisser seul dans le couloir. Je reste un instant ébahit face à ce qui vient de se passer avant de me décider à rentrer dans ma chambre.
En poussant la porte, je songe brutalement à ma valise que j'avais préparée dans un hypothétique départ et qui est restée à Poudlard où je séjourné jusque-là. Je m'attendais à une chambre froide et impersonnelle, mais à ma grande surprise, celle-ci est au contraire chaleureuse et accueillante. Les premières choses que je remarque sont les grande bais vitrées qui donne sur un balcon. Par-delà les vitres, je contemple le parc immense du Domaine et devine au loin le dessin alambiqué que forme un labyrinthe de buis. Je fais le tour de la chambre et constate que celle-ci semble avoir été faite pour moi. Un immense lit à baldaquin dissimulé par d'épaisses tentures de brocart rouge se dresse au centre de la pièce. Un coté du mur est orné d'un immense tableau représentant les bords d'un lac entouré d'une forêt à l'allure tropical. Le tableau n'est pas d'origine sorcière, mais il se dégage de lui une tel force qu'il me semble entendre le doux clapotis de l'eau et sentir l'odeur de la terre lourde et humide. Le dernier mur est à moitié caché par une immense armoire faite dans un bois tellement pâle qu'il en parait blanc. D'ailleurs toute la pièce est dans les tons noir et blanc.
Mon regard est attiré par un rocking-chair qui semble m'attendre près de la cheminée. Je m'y installe et commence à me balancer sur le rythme hypnotisant de mes questions… Où sommes-nous… Pourquoi Severus nous a-t-il emmenés ici… Qui est cette femme… Que signifie ces paroles… Pourquoi Severus laisse-t-il ces gens lui parler sur ce ton… Comment suis-je censé vivre moi qui avait pour unique but de détruire la seul constante de ma vie… Pourquoi m'adule-t-on alors que j'ai tué un homme… Hermione qu'aurais-je dut faire pour te sauver… Ronald, toi qui fût mon frère de sang, où est tu à présent… es-tu heureux… Vit tu en paix malgré le poids de ta terrible trahison… Severus, Drago, pourquoi m'avoir accepté alors que je ne suis rien pour vous qu'un gamin arrogant suffisant et gâté… Pourquoi vous que j'ai tant haï êtes les seuls à me comprendre… Severus, me dira tu un jour comment tu as fait pour survivre à la terrible morsure de Nagini ?... Ces question tourne et retourne en boucle dans ma tête formant une étrange mélopée. Je me sens amorphe, vide… Ou plutôt même cela je ne le ressens plus. Je me sens partir loin de tout, loin de ce monde ou plus rien ne me retient. Je ne ressens plus rien, ni tristesse, ni questionnement ni même l'impression d'être vide. J'ai l'étrange sensation de m'élever de mon corps et de m'en détacher je commence flotter au-dessus de la chambre et voit un étrange filament vert qui me relie à mon corps ( ?)…
Un énorme bruit se fait entendre et je réintègre brutalement mon enveloppe charnelle pour constater que deux hommes se courent après dans ma chambre sans même sembler remarquer que je m'y trouve. L'un d'entre eux porte de longue dreadlocks blondes, son visage ressemble à celui d'un lutin farceur tandis que l'autre à une opulente chevelure brune qui vole autour d'un visage tellement fin qu'il en devient féminin. Le jeune blond fini par se « cacher » derrière mon fauteuil et se met à supplier d'une voix rieuse
« - Au secours sauve-moi par pitié ! Mon Amant veut commettre la pire des injustices ! Empêche le de me botter les fesses s'il te plaiiiiiiiiiiit ! »
Ce disant, le jeune homme c'est assis sur mes genoux et me regarde avec des yeux larmoyant emplit d'une telle douceur que je ne peux m'empêcher de sourire à leur vue. Le brun prend alors la parole d'une voix aussi rieuse et chaleureuse que celle de son Amant bien qu'un peu plus grave :
« - Morgan chéri il est totalement inutile de lui faire tes yeux de chaton noyé ! Je te botterais les fesses si j'en ai envie quelle que soit la « protection » que tu te trouveras!
Mais gaëleuuuuuuuuh ! J'ai pas fait exprès !
Morgan oserais tu prétendre que tu n'as pas fait exprès de me chauffer pendant une demi-heure avant de me laisser tomber pour un papillon ?
Maiiiiiiiiiiiiiiiiis il était joliiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ! Et puis de toute façon si tu me botte les fesses tu seras encore plus frustré puisque je ne pourrais plus te prouver combien je t'aime ! Alleeeeeeeeeeeeer Gaël soit pas méchant ! S'il-te-plaiiiiiiiit !...
Et si j'ai envie d'être méchant ?
Mais je t'aime ! »
Cette dernière phrase a été déclarée sur un ton tellement aimant et désespéré que je vois le regard du brun s'illuminer de tendresse tandis qui se jette sur son Amant et commence à l'embrasser au-dessus de ma tête. Gêné je n'ose pas les interrompre mais commence à me sentir franchement déplacé lorsque leur baiser se fait plus profond et qu'un gémissement échappe au dénommé Morgan tandis que ses mains s'égare sur les hanche du brun. Je m'apprête à sortir de ma chambre quand la porte s'ouvre sur Severus et Drago. Ce dernier me lance un regard pour le moins ébahit face à la scène qui se joue devant lui, mais à ma grande surprise Severus se contente de pousser un profond soupir avant de se diriger vers les deux hommes et de les faire tomber en assénant un violent coup de pied à l'arrière du genou de Gaël. Un concert de gémissement se fait entendre tandis que Severus les sermonne de sa voix grave et impersonnelle :
« - Morgan, Gaël, je sais qu'il serait utopique d'espérer vous empêcher de vous embrasser, mais vous pourriez au moins vous retenir lorsque vous êtes en présence d'un invité… Et vous pourriez également arrêter de forniquer dans les pièces ou se trouve des oreilles chastes et innocentes »
Je regarde mon ancien professeur de potion et tente de retrouver en cet homme le caractère aigrie et grincheux que je lui connaissais. Brutalement deux voix se font entendre et j'aperçois les deux hommes qui se jette littéralement sur Severus et qui l'embrasse chacun sur une joue :
« yankuuuuuuuuuuuuuuuuu ! Severus Snape tu nous as manqué ! Nous aussi on t'aime ! Et puisque notre présence à l'air de vous déranger tous les trois nous allons continuer nos activités tendancieuses autre part… »
Après le départ des deux hommes nous restons immobiles et silencieux pendant cinq minutes avant que la voix calme de Drago ne s'élève :
« - Severus ? Tu nous explique s'il-te-plait ? J'ai beau te faire confiance, il y des limites à ce que je peux accepter simplement parce que tu me le demande… »
Je m'attends à une réponse négative, mais Severus se contente de se diriger vers le balcon et de nous faire signe de le suivre. Il prend le temps de s'adosser à la balustrade, de s'allumer une cigarette et d'exhaler lentement la première bouffée avant de commencer :
« - Assaillez-vous tous les deux. Ce que je m'apprête à vous dire n'est pas simple, et ces événement bien qu'ultérieur à vos naissances ont eu un très fort impact sur vos vie respectives. Je ne veux pas que vous m'interrompiez durant mes explications est-ce clair ? Si vous avez des questions vous me les poseraient plus tard… »
Je laisse échapper un ricanement incrédule face au calme de cet homme que je sais pourtant sanguin et emporté. Je sors mon paquet de gauloise de ma poche et me saisit du briquet que me tend Drago pour m'en allumer une. Je souris face à ce briquet… Monsieur Malefoy ne peut pas faire comme tout, monsieur est obligé d'avoir un Zippo qui en plus d'avoir l'air de couter une fortune s'avère être une pièce unique. L'objet est en argent, je peux distinguer d'un côté un cobra dressé dont les yeux semblent fait de minuscules éclats de rubis et de l'autre les armoiries de sa famille auxquelles se superposent deux lettres stylisées « G.S ». Je me demande un instant ce qu'elles signifient avant de rendre l'objet à son propriétaire. Snape ne semble pas vouloir commencer son récit, je me perds donc dans la contemplation du parc que j'observe à travers l'écran de fumée que nous générons tout trois.
La première chose que je remarque est l'absence d'ordre. Moi qui n'ai toujours connus que des jardins impeccablement tenus, et engazonnés, je me retrouve face à une espèce d'immense prairie recouverte d'un nombre impressionnant de fleurs des champs dont la majeure partie m'est inconnues. Cette prairie s'étend des bords du manoir jusqu'à la lisière de la foret du Domaine et est parsemée de petits banc en pierre qui ne semble pas avoir étaient disposés selon un schéma précis. Le seul élément ordonné est le labyrinthe que j'avais déjà aperçus. Je me demande un instant à quoi ressemble le reste du parc avant que la voix froide et grave de Snape ne s'élève …
