Bonsoir, voici déjà le chapitre 2, j'espère qu'il vous plaira. Comme je l'ai dit dans ma réédition du chapitre 1, je posterai probablement une fois par moi, mes études et mon travail me prenant beaucoup de temps.
Merci à Zeugma412 et Stella pour vos reviews et aux autres pour votre confiance.
Ce chapitre est un flash-back !
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2 semaines plus tôt
Sirius avait arraché Harry des mains d'Hagrid, malgré les hurlements du demi-géant, et avait volé sur sa moto jusqu'à Poudlard pour raconter toute l'histoire à Dumbledore. Le subterfuge des gardiens du secret, la mort des Potter et probablement celle de Peter.
Il en était à la moitié de son explication, quand, Harry avait décidé de leur montrer ses qualités vocales exceptionnelles. Par réflexe, Sirius avait appelé James avant de se figer. James ne pourrait plus jamais consoler son fils. Dumbldore lui avait pris le bras, Sirius avait ravalé ses larmes et poursuivi son récit.
Les yeux humides et les poings serrés, le vieux sorcier lui avait tapé sur l'épaule et lui avait ordonné de rentrer chez lui et de l'attendre lui ou un de ses hommes.
Sirius l'avait regardé avec des yeux ronds. Son appartement était surement surveillé par des Mangemorts…
« Chez vos parents » précisa Dumbledore avec un sourire d'excuse « Je vais me lancer à la recherche de Peter. S'il est vivant, je le retrouverai. »
Sirius avait hoché la tête et enfourché sa moto, son filleul toujours dans les bras.
Retourner chez ses parents ! Il aurait préféré qu'on lui arrache un ongle avec un fil de fer plutôt que de retourner là-bas mais il serait prêt à mourir pour qu' Harry soit en sécurité. Alors pourquoi pas rentrer chez ses parents.
En poussant la porte, il avait été accueilli par les cris de sa mère et les lamentations de Kreatur, pas franchement ravis de l'arrivée du Fils prodigue.
Rien n'avait changé depuis son départ. C'était presque rassurant.
Après avoir protégé son ancienne demeure avec de nouvelles malédictions et lancé un sort de silence sur tous les tableaux et photos de la maison, il s'était effondré dans un fauteuil avec le bébé dans les bras.
Kreature avait fermement refusé de le servir en hurlant que sa vraie maitresse était Walburga, sa mère et répugnant à employer la manière forte, Sirius avait fouillé la cuisine sans rien trouver à manger ou à boire.
Désormais, il berce un Harry endormi en chantonnant « il me voudrait un whi-whi-whisky pur feu-feu-feuuuuu » tout parcourant la maison de son enfance.
Des souvenirs de lui et Regulus courant dans les longs couloirs en riant…bon sang, il a l'impression que cela fait des siècles.
« Et je n'ai que 23 ans… » soupire-t-il en regardant Harry.
Père ! Il était père. Si une de ses conquêtes, ou n'importe qui lui avait dit cela, i mois, il lui aurait conseillé d'y aller plus doucement avec l'alcool.
Même avec les hommes, il utilisait préservatifs et contraception. Les grossesses masculines étaient rares, mais, on n'était jamais trop prudent.
Finalement, après toutes ses conquêtes et toutes ses nuits de folie sexuelle, c'était Voldemort qui faisait de lui un père. Et non plus un Parrain. Un rôle qui lui avait toujours convenu à merveille. Il gâtait Harry, s'amusait avec lui jusqu'à ce qu'il devienne insupportable, puis il le rendait à ses parent et partait très vite, laissant les couches et l'éducation à ses parents. Parrain oui, père jamais. Sauf, peut-être à 80 ans, où il adopterait deux jeunes personnes d'une vingtaine d'année pour prendre soin de lui.
Mais la vie a un sens cruel et déplacé de l'humour. James devait sûrement beaucoup rire en le voyant ainsi.
« Non ! Ne pas penser à James ! » Il devait attendre l'arrivée de l'homme de Dumbledore, et attendre de coucher Harry, ensuite, il pourrait penser à ce qu'il a perdu.
La sonnette retentit dans les couloirs sombres. « Merlin ! Faites qu'il ne se réveille pas ! » Harry s'agite mais continue de dormir.
Ouf !
Sirius ouvre doucement l'œil de bœuf mais ne reconnait pas la silhouette sombre.
"Mot de passe " lance-t-il.
"Biche" La voix est dure et curieusement familière. La gorge serrée par un mauvais pressentiment, Sirius ouvre la porte.
La silhouette haute mais maigre, les cheveux longs, gras et noirs, Severus Rogue entre dans la vénérable maison des Black.
Sirius étouffe un juron et essaye de repousser son ennemi hors de la maison mais Harry pousse un petit grognement. Alarmé, Sirius le berce doucement et, miracle, le bébé ne se réveille pas. Severus profite de sa confusion pour entrer et se diriger vers le salon.
Sirius le suit bouillonnant de colère. Comment se débarrasser de cette vermine sans risquer de blesser Harry ? Severus s'arrête dans le salon et jette sa cape noire sur un des fauteuils avant de se tourner vers son ennemi de toujours.
"Je ne te veux aucun mal, Black. Mes jours en tant que mangemorts sont définitivement terminés" Dit la voix rauque de Severus, il s'arrête et embrasse la pièce en fronçant le nez. « Par Merlin, qu'est ce qui sent aussi mauvais ici ? Les cadavres dans les placards de ta noble famille? Ou bien toi et le morveux ! »
Son ton est aussi sarcastique que d'habitude mais Sirius voit les yeux rouges gonflés et cernés par le chagrin et la fatigue du serpentard et se détend.
Sirius avait toujours su déchiffrer mieux que personne les expressions et les émotions du sorcier. Atout indispensable pour déceler les futurs mauvais coups ou guetter le moment d'accomplir les leurs.
Et aussi… parce qu'il ne pouvait pas s'en empêcher. Depuis le 1er septembre l'année de leur 11 ans, il ne l'avait plus lâché des yeux, cela faisait beaucoup rire James,…
Non, il ne veut pas penser à son meilleur ami maintenant.
Les deux ennemis se regardent dans les yeux un long moment, chacun perdu dans la souffrance de l'autre, en parfait accord.
"Le vieux fou m'a dit que tu n'étais pas seul, je n'avais pas compris qu'il s'agissait de... " Severus désigne l'enfant. « …la source de l'odeur ».
" il s'appelle Harry ".
Severus grimace " elle a toujours aimé ce prénom. "
Silence.
"Pourquoi toi ? Et pourquoi ici ? " demande Sirius
Rogue fait une grimace. Apparemment parler poliment à Sirius équivalait pour lui à marcher pieds nus sur un tapis de clous.
"Je ne sais pas. Le vieux fou m'a juste demandé de t'aider pendant une période non déterminée. "
"Pourquoi toi ? "
Severus le dévisage puis jette un coup d'œil dégoûté à Harry.
"Parce que malgré toute la haine que j'éprouve à ton égard et à celui de James, tu ne trouveras personne de plus motivé pour protéger ce gamin que moi."
Sirius le regarde soupçonneux mais le serpentard est d'une sincérité absolue. Severus aimait Lily. Le fait que ses sentiments envers elle soient assez forts pour le faire changer de camps, ne le surprend pas.
Il pousse un grand soupir et s'assit dans un des nombreux fauteuils et indique à Severus de faire pareil. Ce dernier s'affale, visiblement épuisé. Ils se jaugent en silence.
"Alors que proposes tu ? " demande Sirius agacé par ce silence embarrassé.
" Selon Dumbledore, il faut une famille au gamin afin de jeter un sort de protection familiale. J'ai pensé à Pétunia Evans. "
Sirius lui jette un regard incrédule.
" Celle qui détestait Lily parce qu'elle était une sorcière ? Hors de question."
"Il n'a pas d'autre famille "
"Je suis son parrain ! Je refuse de m'en séparer. "
"On se moque de ce que tu veux. » le coupe Severus. « Cet enfant doit avoir une vie saine et en sécurité loin du monde des sorciers. "
" Je n'abandonnerai pas Harry."
Constatant qu'ils avaient élevé la voix, ils observent un silence craintif mais le petit garçon continue de dormir dans les bras de son parrain.
Severus murmure accusateur. .
"Tu n'es qu'un égoïste. Qu'as-tu à lui apporter ? Tu es incapable de prendre soin de toi, tu collectionnes les gueules de bois et les coups d'un soir. Tu es irresponsable, égoïste... » il lui jette un regard méprisant.
Sirius n'y tient plus, il se lève, dépose soigneusement Harry sur le fauteuil et réalise un de ses vœux les plus chers : flanquer son poing dans la figure de Rogue. Ce dernier réplique immédiatement.
Ils se rouent de coups jusqu'à ce que Sirius heurte un vase. Tous les deux se regardent, conscient du désastre imminent. Cela ne rate pas, le vase se fracasse sur le sol et le craquement de la porcelaine brisée réveille Harry qui se met à hurler.
En grognant, Sirius repousse Severus pour prendre l'enfant dans ses bras. Harry se blottit contre lui et Sirius s'efforce d'ignorer les fluides peu ragoûtants qui ornent sa chemise.
Tandis qu'il berce Harry, son regard croise celui de Severus. Hagard, perdu, le parfait reflet du sien. Ils ne sont que deux hommes ravagés par le chagrin et la culpabilité.
Pourquoi Dumbledore l'avait il conduit ici ? Pour que Servilius et lui enterrent la hache de guerre en léchant mutuellement leur blessure ?
Harry se calme doucement et gazouille gaiement. Sirius contemple Harry. Plein de vie, heureux, encore incapable de comprendre la perte qui est la sienne.
Severus a raison. Il n'a pas une vie stable et n'a jamais connu une vraie vie de famille. Juste une ébauche auprès des Potter.
La mort de Lili adoucira peut-être sa sœur et Harry sera sûrement bien accueilli par une famille aimante. Il pourra à nouveau se contenter du rôle de parrain un peu fou et toujours prompt à faire des bêtises.
Il regarde Severus.
« D'accord ! »
« Quoi ? » grogne son adversaire.
« Tu as gagné ! Tu as raison » bougonne Sirius. « Je ne suis pas qualifié pour être père, je gâcherai sûrement sa vie. Alors si ces moldus peuvent lui apporter une vie belle et stable,… » Sa voix se brise, Harry est plus important que tout. Sirius s'occupera de son cœur brisé plus tard.
« Parfait. J'espère que dire ces paroles t'ont écorché la langue !
« Il m'en reste assez pour t'envoyer te faire… » Sirius s'interrompt et jette un coup d'œil a Harry «… des fleurs »
« Je n'en doute pas. » sourit Rogue. « Toi et moi sommes chargés de sa protection le temps que Dumbledore la retrouve. Nous devrons…» il a tout à coup l'air d'avoir mordu dans un citron « … vivre ensemble en attendant. »
Sirius le regarde ébahi. Cohabiter avec Severus ?
« Ce n'est pas mon idée » précise Severus.
« Cela prendra combien de temps ? »
Severus hausse les épaules. « Je ne sais pas. Avec un peu de chance, 1 semaine tout au plus. »
« Une semaine, c'est gérable » pense Sirius. Il refuse que l'ancien mangemort approche l'enfant mais pour le protéger, il serait prêt à mourir alors pourquoi pas cohabiter avec Severus chez ses parents?
« Je n'en suis plus à un sacrifice près » pensa-t-il en entendant le portrait de sa mère contrer le sort de silence et se mettre à hurler !
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Je sais que Walburga ne meurt qu'en 1985 mais pour les besoins de l'histoire, elle est morte il y a déjà plusieurs années
Bisous et à bientôt.
