Chapitre 2.
La jeune fille se réveilla en sursaut. Elle se trouvait dans un lit de l'infirmerie. Regardant autour d'elle, elle vit que ça sœur n'était plus la. Une violente envie de vomir la prit, et elle tira la cuvette qui se trouvait sous chaque lit. Ces lits blancs. Ces lits morts. Ces lits vides. Le lit de sa sœur n'était pas encore fait. La seule vue de ces draps la rendit malade et elle se leva prestement. Elle avait toujours son tee-shirt de nuit, qui lui arrivait a mi-cuisse, et qu'elle n'avait pas quitté depuis que Mc Gonagall était venue la chercher dans son dortoir, aux alentours de minuit, pour lui annoncer que sa sœur avait fait un énième malaise. Elle s'assit dans le coin de l'infirmerie le plus éloigné du lit de sa sœur, et prit sa tête entre ses mains, les larmes repartant de plus belle. Qu'avait elle fait, à Merlin ou à Morgane, pour qu'elle soit punit ainsi ? Une douleur lancinante se faisait de plus en plus ressentir dans sa poitrine. Elle avait l'impression de suffoquer, il fallait qu'elle sorte. Se précipitant, elle poussa de toutes ses forces la porte de l'infirmerie, qui s'ouvrit dans un fracas impressionnant, lorsqu'elle alla cogner contre le mur. Les élèves présents dans le couloir se figèrent tous et la regardèrent, stupéfiés. Elle se mit à courir le plus vite possible, ses pieds heurtant le marbre du couloir en silence. Elle devait réellement avoir l'air d'une folle, à courir ainsi, aussi peu vêtu, décoiffée comme jamais. Mais elle s'en fichait désormais. Plus rien ne l'atteignait. Plus rien. Arrivant dans le hall, elle enfonça presque les lourdes portes et se précipita dehors. Le vent de novembre et le froid cassant l'assaillirent, lui rougissant les joues et la gelant jusqu'aux os. Mais elle continua sa course. Il ne fallait pas qu'on l'attrape. Elle ne voulait pas. Fuir s'il le fallait, mais ne pas rester la. Dans ce château qui avait assisté tout comme elle à la mort de Phoebe. Phoebe, morte, tuée par le sort d'un mangemort qui l'avait affaiblit aussi doucement que douloureusement. Malyra pénétra dans la forêt interdite. Elle en avait toujours eu peur. Mais la, elle ne ressentait rien. Elle s'assit au pied d'un arbre et tenta de se clamer. Mais les souvenirs l'assaillaient comme des coups de poignards. Une douleur en traitre.
Prenant sa tête dans ses mains elle cria de toutes ses forces.
Un instant plus tard, elles tombaient toutes les deux lourdement sur le sol du hall de Ste Mangouste. Les patients se figèrent tandis que des médicomages se précipitaient vers elles.
- Jeune fille, tu m'entends ? Comment t'appelles-tu ? Tu as mal ?
- Malyra Jordan. Non, occupez vous de ma sœur, pitié.
- Oui, bien sur. Tu peux me dire ce qu'il s'est passé ?
- Elle… Je… Mangemorts… elle a reçu un sort…
La jeune femme sombra dans l'inconscience.
Un rayon de soleil l'empêchait de dormir. Les volets de sa chambre n'aurait pas dut laisser passer la lumière. Peut être avait elle oublié de les fermés hier ? Elle ouvrit péniblement les yeux. Elle avait mal à la tête. La fête… Non. Ce n'était pas la fête… elle se leva d'un bond, mais une douleur vive lui traversa le poigné. Elle arracha l'aiguille qui s'y logeait et sortit rapidement de la pièce, en chemise d'hôpital. Interpellant une infirmière qui parut ébahis du culot de la patiente – sortir du lit sans autorisation ! – elle demanda le plus poliment possible ou se trouvait sa sœur.
- Mais vous ne pouvez…
- Si. Je peux.
- Mais vous n'êtes pas…
- Pas malade, effectivement. Maintenant, j'aimerai voir ma sœur, Phoebe Jordan. Elle… Nous sommes arrivés cette nuit.
- Personne n'est arrivé cette nuit miss. Jordan, Jordan… Vous êtes Malyra ?
- Oui. Malyra et Phoebe Jordan. Arrivée par portoloin d'urgence.
- Vous êtes arrivé il y a trois jours miss. D'après le rapport, vous êtes dans le coma depuis.
- Oh… Et ma sœur ?
- Elle est dans la section soins intensifs, mais vous ne pouvez pas y al…
- Ou est-ce ?
- Je ne …
- Très bien !
Exaspérée, elle leva les bras au ciel et partit à travers les couloirs, cherchant un plan ou quelqu'un de plus compréhensif.
- Malyra Jordan ?
- Désolé, j'suis pressée.
Un homme venait de l'interpeller. C'était à ne pas douter un médicomage, et elle ne prit même pas le temps de s'arrêter pour voir ce qu'il voulait.
Il lui emboita le pas, continuant à lui parler.
- Je suis le professeur Cartner, le médicomage qui s'occupe de vous et de votre sœur. Qui vous a autorisé à sortir de votre lit ?
- Moi-même.
- Qu'avais vous fait de votre perfusion ?
- J'l'ai arraché. J'vous l'ai dit, j'suis pressée. Puisque vous vous occupé de nous, vous pourriez me dire ce qu'a ma sœur ?
- Les soins intensifs sont à gauche. Dit –il en lui indiquant un couloir qui menait sur un escalier. Il avait très bien compris ce qu'elle cherchait.
- Merci.
- Miss, je vous propose un marché.
- Mouais… Allez-y.
- Nous allons voir votre sœur, je vous ausculte, et vous m'expliquez ce qu'il s'est passé.
- C'est pas un marché, ça, c'est un programme.
- Possible, mais il vous convient tout autant qu'à moi.
Dès lors, il prit la tête et la mena dans la chambre de sa sœur.
Phoebe se tenait, immobile dans un lit bien trop grand pour elle. Malyra s'approcha et caressa doucement la joue de sa sœur, inconsciente.
- Qu'a-t-elle ?
- Le sort qu'on lui a lancé est un sort de magie noir extrêmement vicieux et pervers, répondit-il avec dégout. Il consiste à affaiblir lentement la victime…
Plus un bruit. Le docteur s'est arrêté de parler.
- Jusqu'à la mort ? Malyra se retourna violement vers l'homme.
- Répondez docteur ! Ma sœur va mourir ?
- …J'en suis navré.
- N'existe-t-il pas… un remède, ou un sort ?
- Au début, une potion diminue les effets et une autre annihile la douleur. Mais plus le temps passe et moins les traitements servent.
- Vous avez dit qu'elle souffrait. C'est-à-dire ? Où, comment, quand ?
- C'est malheureusement impossible à savoir, miss. Je suis réellement désolé.
- Bien. La jeune femme regarda tendrement sa sœur et lui déposa un baiser sur le front.
- Euh… A vous maintenant.
- Oui.
Elle s'assit sur le tabouret qu'il lui indiquait. Il regarda ses yeux, ses oreilles, écouta son cœur, lui lança différents sorts.
- Je ne vois rien d'anormal. Avez vous mal quelque par ?
- Non, je … non.
- Bien. Passons dans mon bureau je vous prie.
Ils pénétrèrent dans une pièce adjacente, plutôt petite, mais impeccablement rangée.
S'asseyant sur le fauteuil qu'il lui désignait, Malyra le regarda sortir un dossier.
Il prit une plume à papote dans un porte plume en bois vernis et la posa sur le parchemin.
- Voila Malyra, racontez moi la nuit 15 aout.
- Mes parents étaient invités à une fête. C'était un gala de bienfaisance, et ils ont tenu à ce que je les accompagne. La soirée c'est bien passé, et nous sommes partit vers minuit et demi.
Nous avons prit la cheminée et sommes arrivé dans le village, parce que notre maison est protégée contre le transplanage et la cheminé est condamnée.
La jeune fille racontait l'histoire telle une automate, les yeux dans le vague.
- Mes parents et moi avons marché sur la route pour atteindre la maison ou nous avions laissé Phoebe. Mais… mon père a … a reçu un sort et … je ne me sens pas bien. J'aimerai me reposer… s'il vous plaît.
- Oui, bien sur. Je vais vous mener dans votre chambre.
- Euh… Pourrais-je dormir dans la chambre de ma sœur ?
- … Je vais voir, mais cela doit être possible.
- Merci docteur.
Elle releva violement la tête. Elle n'était plus seule. Regardant alentours, elle vit des yeux gris la fixer. Elle fut pétrifiée de stupeur. Un sinistros. Avant elle aurait put en avoir peur. Avant, quand elle avait une famille, elle se serait levé et aurait fuit le plus vite possible. Avant. Maintenant… Elle n'avait plus rien, alors que pourrait-elle perdre ? La vie ? Tant mieux, elle n'en voulait plus. L'animal s'avança tout en la regardant fixement. Il y avait dans ses yeux un éclat d'intelligence. Des buissons s'agitèrent sur sa gauche, et un cerf passa la tête. Il la regarda, puis vit le chien, et, une seconde après, il était partit. Le chien s'assit devant elle, continuant de la fixer. Doucement, elle leva une main et la posait sur sa tête. Il avait le poil doux. Puis, sans un regard, il s'en alla. Appuyant sa tête contre le tronc d'arbre, elle regarda les branchages nus de toutes feuilles, qui laissaient apercevoir un ciel bleu. Entendant du bruit, elle revint à la réalité. Devant elle s'était accroupit Sirius Black, qui la fixait des ses deux iris métalliques, froids et impénétrables.
Il se releva et lui tendit la main, qu'elle fut bien forcée de prendre. Elle devait bien se l'avouer, Sirius Black était quelqu'un d'imposant, par sa présence, son caractère, son charisme et son physique. Et il lui faisait un peu peur. Il la releva sans effort et lui passa sa cape autour des épaules. La guidant par la taille, il la ramena au château.
Bon, ben voila ^^. Chapitre 2 finit, Chapitre 3 à venir ! Merci beaucoup pour toutes les rewiews, et si vous voyez des fautes ou des problèmes de syntaxe, n'hésitez pas à me le signaler, j'essayerai de corriger, dans la mesure du possible.
En espérant vous faire rêver, entièrement dévoué, Caillou.
