Disclamers : Rien est à moi !

Note de l'auteur : Voici le deuxième chapitre ! Pardonnez mon retard mais je n'ai pas accès à l'ordinateur comme je l'aimerai.

Merci pour vos commentaires ! J'espère ne pas vous décevoir. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

Orenga


" Tu es le prochain Merlin "

Un frisson mêlé de peur et d'horreur parcouru le corps du sorcier lorqu'Aredian lui souffla cette menace. Paralysé par la panique, il ne reprit conscience que lorsque Gaius vint lui parler :

« -Que t'a t'il dit Merlin ? demanda le médecin.

- Je... Il...

- Calme toi ! Il est parti, dis moi tout. Gaius sentait l'angoisse monter.

- Il sait Gaius ! Pour ma magie ! Je vais être condamné et rejoindre Arthur sur le bucher ! Oh mon Dieu Arthur est un sorcier !

- Écoute Merlin ! Je vais aller parler à Uther pour essayer de lui faire entendre raison. Toi pendant ce temps, tu rentres et tu prépares tes affaires. Si je n'arrive à rien avec le Roi, tu quitteras Camelot dés ce soir.

- Mais et vous ? Et Arthur ? Sans parler de Morgana(1). Avez vous vu comment il la regarde ? Je ne peux partir seul.

- Fais ce que je te dis. Je te rejoins dans ta chambre.

Alors qu'il allait dans la direction du Roi, il se retourna et ajouta :
- Merlin, sois prudent s'il te plaît. »

Le jeune sorcier acquiesça et s'en alla vers sa chambre l'esprit en détresse. Une question tournait en boucle dans sa tête : pourquoi n'avait-il pas sentit la magie d'Arthur ?
Il n'avait toujours pas trouvé de réponse quand il fut interpellé par Guinevere qui avait l'air aussi perturbé que lui. Il dut se faire force pour maitriser le tremblement de sa voix quand elle lui dit :

« -Oh Merlin je n'arrive pas à croire qu'Arthur soit un sorcier.

- Pourtant la preuve est là Gwen. Je suis tout aussi surpris que toi mais pardonne moi je n'ai pas le temps d'en parler maintenant. Je dois... Je dois effectuer une mission pour Gaius.

- Mais Arthur va être exécuté par son père. Et Aredian ne s'arrêtera pas là ! Je ne suis ni stupide ni aveugle Merlin. Crois tu que je n'ai pas remarqué comment il observait Morgana et surtout comme il t'observait toi ?

Le sorcier sursauta. Obnubilé par sa peur pour Arthur et Morgana, il n'avait vu les signes annonciateurs de sa future accusation de sorcellerie. Il répondit presque sincèrement :

- Je ne vois de quoi tu parles Gwen.

- Je ne te demande pas d'explications Merlin. Tu es très attaché au prince et je sais que tu ne le laisseras pas mourir. Tu as un plan pour le faire évader lui et Morgana avec. Je veux en être.

Merlin lut la détermination dans le visage de son amie et sut qu'il ne la ferait pas changer d'avis. Il sourit : il n'était plus seul à vouloir agir. Quelle chance avait il d'être son ami.

- Tu as en parti raison Gwen. Oui Aredian s'intéresse d'un peu trop près à Morgana et moi. Non je ne laisserai pas Arthur aller vers une mort éminente. Je tiens effectivement trop à lui pour ça, rajouta t'il mentalement. Mais non je n'ai pas de plan. Je ne sais que faire et nous n'avons que très peu de temps pour nous organiser.

- J'ai une idée mais elle est dangereuse pour Arthur et toi. Je m'occuperai de la fuite de Morgana qui sera plus facile. Laisse moi t'expliquer.

Alors que les deux complices parlaient évasion, plus loin Gaius tentait de convaincre Uther de ne pas exécuter son fils :

- Il est votre seul héritier ! Vous ne pouvez l'exécuter.

- Jamais je ne laisserai Camelot dans les mains d'un sorcier ! Il n'aurait jamais dû apprendre cette abomination qu'est la magie. Comment a t'il pu ?

- Il n'a peut-être rien fait de tel. Avez vous oublié comment il est né ? Peut-être... Peut-être que cela a laissé des traces en lui.

- Gaius surveillez vos paroles ou je vous ferai condamner ! Et c'est impossible. J'ai déjà payé, dit il sombrement.

- Pardonnez ma franchise mais ce serait pure folie de tuer Arthur.

- Ne comprenez vous pas Gaius ? Il est sorcier et à l'heure qu'il est, tout Camelot est au courant. Les gens parlent vous savez. Je me bats depuis trop longtemps contre la magie pour tout abandonner maintenant. Si je ne fais rien, je crains une révolution du peuple.

- Pourquoi ne pas l'exiler alors ?

- Pour qu'il revienne réclamer le trône par la force ? Avais vous perdu l'esprit ? Ça me fait mal vous savez. Mal de savoir que ma tendre Ygraine me fut enlever pour rien.

- C'est votre fils Uther !

- En me trahissant il a perdu ce titre. Ma décision est prise : il sera exécuté demain à l'aube. Vous pouvez disposer.

Gaius s'inclina et sortit d'un pas rapide. Il devait prevenir Merlin qu'il allait devoir fuir sur le champs et seul. Le medecin était un vieil homme et n'avait donc plus sa force d'antan. De plus, trop avaient besoin de lui pour qu'il les abandonne. Malgré sa grande inquiétude, il savait que Merlin pouvait se débrouiller seul. Il tomba d'ailleurs sur ladite personne toujours en pleine conversation avec Guinevere .

« -Merlin ! Que fais tu encore là bon sang ?

Le jeune et son amie se lancèrent un regard entendu : Gaius était digne de confiance. Celui ci surpris cet échange et le fit savoir :

- Ah je vois. Tu sais Merlin, je te considère comme le fils que je n'aurai jamais mais je ne suis plus qu'un vieil homme. Quoi que vous ayez décidé, agissez vite. Demain à l'aube ce sera trop tard. »

Sur ces derniers mots, Gaius s'en alla avant que ces larmes se mettent a couler. Gwen comme Merlin avaient compris ce qu'il venait de se passer : Gaius leur disait adieu. Le sorcier dut fermer ses yeux quelques secondes afin de lutter contre son chagrin. Néanmoins, il se reprit vite. Le message était bien passé : Uther avait pris la mauvaise décision.

« Bonne chance Gwen »

Le partie de la servante était simple. Elle devait avec Morgana, prétextant une promenade, sortir du domaine et se cacher dans la forêt au point de rendez vous convenu avec Merlin. La pupille du Roi était bien sur sous le sceau du secret et n'avait pas eu trop de mal à convaincre Uther de la laisser partir :

« Je considérais Arthur comme mon frère ! Comment a t'il pu ainsi me tromper ? J'ai besoin de m'éloigner de tout ce chahut pour me remettre les idées en place. Je ne serai pas longue. »

Ayant l'autorisation du Roi, Aredian ne pouvait la retenir au château.
Merlin devait s'occuper d'Arthur toujours enfermé. Après avoir préparé quelques affaires pour survivre en foret, Gwen ayant fait de même, il devait se débrouiller pour passer les gardes, sortir Arthur de son état qu'il pensait amorphe et s'évader à deux par la fenêtre à l'aide d'une corde.

« Une corde ! Pourquoi faire si je peux user de ma magie en toute liberté maintenant ? »

La première partie du plan, la plus simple, se passa bien. En cuisine, après avoir pris des provisions pour leur fuite, il prépara un plateau repas qui serait son pass pour la chambre du condamné.
Il arriva donc devant les gardes :

« -Halte ! L'accès aux quartier du Prince est prohibé.

- Je suis son valet attitré. On m'a donné l'ordre de lui apporter ce repas.

- Une servante vient de le lui apporter, dit l'un des deux gardes pointant soudainement sa lance vers la poitrine de Merlin.

- Somnus ! (2) Ok. Le plan va déjà de travers, dit il en entrant dans la pièce.

- Merlin ?

- Arthur ! Vous êtes réveillé ?

- Comment veux-tu que je dorme ? Demain je vais être exécuté idiot.

- Première bonne nouvelle, scanda Merlin joyeusement.

- Pardon ? Tu es si heureux de me voir mort parce que je suis... Je pensais que nous étions amis.

- Moi, heureux? Amis ?

Le sorcier vit la profonde tristesse que ressentait son maitre et comprit le quiproquo :

- Non ! Non ! Vous vous trompez ! La bonne nouvelle est que vous soyez réveillé et non déprimé comme je le pensais. Vous n'allez pas mourir demain car nous allons nous échapper !

- Pardon ?

- Vous vous répétez là.

Arthur leva les yeux au ciel et dit :
- Ce n'est pas possible. Comment comptes tu réaliser cet exploit ?

Arthur ne comprenait pas. Était-ce une blague ? Si oui, elle était de très mauvais goût. Et comment avait il fait pour entrer dans sa chambre ? N'y avait il plus de gardes ? Impossible.

- Grâce à la magie bien sur.

Arthur vu ses espoirs de fuite être réduit à néant à l'entente de cette phrase prononcée comme l'évidence même. Car oui, il voulait vivre.
- Nom de Dieu ! Quelle magie ? La mienne ? Je ne contrôle rien Merlin !

- Ah bon ? Mais comment avez vous fait pour arrêter le poignard ? Peu importe nous n'avons pas beaucoup de temps. Je dois vous avouer quelque chose Arthur.
Je suis un...

- Sorcier ?

Les deux jeunes hommes se figèrent : un homme venait de faire son entrée.

- Aredian !

- Vous vous en alliez ? Aredian jubilait et encore le mot était faible. Pris sur le fait, Merlin allait être exécuté demain aux cotés de son maitre. Il aurait tout de même aimé un peu de difficulté. Avoir à l'épier, le menacer, s'en prendre à ses proches, le chasser quoi ! N'était il pas un chasseur après tout ? Tout ca été trop facile. Il soupira. Il pourrait tout de même le torturer juste histoire de ne pas perdre la main.

Arthur désespérait. Mais qui lui avait flanqué un idiot pareil ? Ah oui ! Son père. Maintenant cet imbécile allait le rejoindre sur le bucher et c'était bien la dernière chose que le prince voulait. Autant il avait finit par accepter sa future mort autant celle de Merlin l'anéantissait. Pourquoi ca lui faisait aussi mal ? Et soudain la révélation d'Aredian lui revint en mémoire :

- Merlin ? Toi un sorcier ? Impossible.

Ce dernier paniquait pour changer. Pourquoi n'avait il pas vérifie si Aredian dormait ? En même temps, qui ne dors pas à minuit ? Il devait agir vite :

- Leviastis !

Arthur fut propulsé à travers la vitre et commença une lente descente contrôlée par Merlin. Si moi je ne survis pas, se disait il, Arthur lui survivra.

- Tu es si naïf Sorcier ! Crois tu réellement que je vais gentiment te laisser faire ?

Aredian avançait l'épée levée vers le sorcier. Ce dernier se préparait mentalement à recevoir la lame et espérait rester assez longtemps en vie pour qu'Arthur atteigne le sol. Mais avant que le chasseur arrive à destination, une nouvelle force le jeta contre un mur l'assommant à moitié.

- Gaius ? Que faites vous là ? Merlin sentit un peu d'espoir renaître en lui.

- J'ai suivi Aredian. Il avait l'air de préparer un mauvais coup. J'ai bien fait apparemment. Si j'avais su quel était votre plan, si on peut appeler ça comme ca, je ne vous aurai jamais laissé faire. Où est donc Arthur ?

- Je suis en train de le descendre. Il ne reste que quelques mètres. GAIUS ATTENTION DERRIÈRE VOUS !

Trop tard. Aredian s'était réveillé et silencieusement, avait avancé pour empoigner Gaius par l'arrière accolant un poignard contre sa gorge nue.
Merlin réagit au quart de tour et de sa main libre lança un autre sort :

- Immobilis

Aredian fut immobilisé mais sa poigne étant forte, Gaius ne pouvait s'échapper. Si Merlin rompait le sort, sans éloigner le chasseur, celui qu'il considérait comme son père mourrait. Mais il ne pouvait plus user de sa magie car Arthur était encore trop loin du sol pour stopper la lévitation. Il aurait pu attendre de l'avoir déposer pour pouvoir se concentrer sur Gaius mais le sorcier fatiguait : il ne pouvait tenir deux enchantements nécessitant chacun toute sa concentration. Il devait faire un choix : la vie d'Arthur ou celle de Gaius. Il n'y avait aucune hésitation possible.
Merlin regarda le médecin d'un air implorant ce à quoi il lui répondit :

- Fuis pauvre fou. (3)

Merlin délivra Aredian qui trancha net la gorge de Gaius avant de vouloir s'occuper de sa proie initiale. Mais il avait déjà sauté dans le vide. Sa fatigue rendait sa manipulation très dangereuse mais il n'avait pas le choix: pour Gaius, il devait rester en vie et continuer sa mission. Heureusement, ( et surtout parce que je ne veux pas tuer Merlin et Arthur ) Merlin réussi a se jeter un propre leviastis et pu se poser sain et sauf avec Arthur.

- Peux tu m'expliquer c'était quoi ca ?

Les cloches tintèrent : l'alarme avait été déclenché. Merlin qui avait attelé deux chevaux à la base de la tour où se trouvait les quartiers d'Arthur s'y précipita.

- Merlin ? Tu pleures ?

- Arthur nous n'avons pas le temps de discuter. Dépêchez vous s'il vous plait.

Arthur ne put que qu'obéir. Il ne pouvait s'empêcher de se demander se qu'il s'était passé là-haut tandis qu'il tombé en chute contrôlée mais il savait qu'il n'aurait aucune réponse de Merlin. Tout du moins, pas maintenant car il ne comptait pas abandonner. C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent à chevaucher dans le silence complet vers le point de rendez vous.


(1) : Je préfère les prénoms originaux ! :)

(2) : Les sorts sont tout droit sortis de mon esprit ou de google traduction francais/latin

(3) : Pardonnez moi étant très fan des Seigneurs des Anneaux je n'ai pas pu m'en empêcher.

Orenga

PS : Pardon pour d'éventuelles fautes.