Hello! Merci à tous pour vos reviews, ajouts en favoris et follows sur le chapitre précédent. Sans plus attendre, voici le chapitre 2.
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Bonne lecture !
Chapitre 2
11h03 : je n'arrête pas de penser à ta bouche
11h05 : oh Dieu
11h11 : c'est ta faute. c'est ta bouche. tu es responsable
11h14 : kurt :(
11h15 : je te pardonnerai la prochaine fois qu'on s'embrassera, ça te va ?
11h18 : tu me rends dingue
11h21 : tu n'es pas la première personne à me dire ça mais je vais partir du principe que c'est gentil parce que ça me remonte le moral
11h30 : haha si tu veux. comment ça va ? comment va rachel ?
11h32 : elle reste chez une amie. on a parlé quand je suis rentré… je crois que c'est mieux pour la semaine, mais je culpabilise, j'aurais proposé qu'elle garde l'appartement si j'avais su qu'elle voulait de l'air… je me fiche d'où je dors tant que j'ai mes trucs pour mes cheveux et ma peau et mes vêtements
11h35 : je ne sais pas si on pourrait faire ça maintenant… pas sûr que je me tienne à carreaux vu comment tu m'as laissé ce matin
11h40 : j'aurais été à l'hôtel, idiot. je n'attends pas que tu abandonnes ton intimité pour moi régulièrement, hier soir était une exception. oh vraiment. et comment je t'ai laissé monsieur
11h41 : hum agité ? c'est une bonne manière de le dire
11h43 : blaine on a presque 30 ans, je crois qu'on peut dire « je me suis branlé dès que j'étais seul parce que t'embrasser m'a trop excité »
11h45 : … est-ce ce que tu as fait
11h50 : et bien je me sens bête maintenant
11h51 : non non. moi aussi. c'est juste, mon dieu, kurt
11h52 : quand j'ai dit que ce n'était pas bizarre, je ne voulais pas insinuer que j'essaierai de rendre ça bizarre et c'est ce que je suis en train de faire je crois ? je vais me taire
11h53 : images mentales. désolé. c'est totalement ta faute d'ailleurs
11h54 : okay, c'est vrai
11h55 : dieu merci je ne travaille pas aujourd'hui
12h00 : la première fois ne t'as pas suffi ? )
12h02 : oh mon dieu
12h03 : je parle d'expérience personnelle
12h04 : oh mon DIEU kurt
12h06 : quel dommage que tu ne sois pas ce genre de docteur, je crois que je me suis blessé
12h07 : je ne sais pas si je ris ou je pleure là, ça a été une semaine difficile
12h10 : j'essayais de te faire rire alors allons pour la première option. ça a marché ?
12h12 : oui merci
12h15 : j'ai tellement de conneries à rattraper, je peux t'appeler plus tard ? ce soir peut être ?
12h16 : bien sûr, ne t'énerves pas si je ne réponds pas stp, je dois assister à un truc et j'ai un peu honte
12h17 : pas de problème, je peux toujours t'embêter par texto
12h19 : haha okay, prend soin de toi
12h23 : toi aussi
Durant la semaine suivante, ils ont à peine le temps de se parler ou de s'envoyer des messages. Kurt se retrouve à envoyer des bonjours, des comment vas-tu et des histoires drôles qui tiennent sur une ligne lorsqu'il a le temps de pisser ou de manger. Mais ils sont tous les deux très occupés et Blaine n'a souvent pas de temps à lui accorder.
Et puis il y a Rachel. Kurt ne sais pas quelle attitude adopter avec elle, alors il passe tout le temps qu'il peut à ses côtés pour compenser. Cela signifie ne pas envoyer de message à Blaine ou supprimer leurs conversations après chaque réponse, donc c'est plus simple de se tenir au silence radio pour le moment.
Depuis qu'elle est rentrée de chez son amie, ils se sont fâchés mais calmement donc il sait qu'elle s'est calmée sur le plan émotionnel même si elle n'est pas contente. Il ne sait juste pas comment elle s'est calmée, et la nature de leurs problèmes s'ouvre en grand comme une blessure fraîche.
La première séance commune qu'ils ont après le soir que Kurt et Blaine ont passé ensemble est la pire de toutes. Rachel se terre dans un silence de mort, répond vaguement et évite les questions les plus directes. Kurt préfère les cris à cela et il n'arrête pas de lancer des regards désespérés à Blaine, auxquels il ne peut pas répondre. Il est totalement professionnel. Comme si rien ne s'était passé.
Excepté l'incapacité de Kurt d'empêcher ses yeux de se balader. Blaine porte une chemise rose claire sous sa veste de costumes avec une cravate orange qui serait presque choquante sur n'importe qui d'autre, mais sur lui c'est simplement beau. Ses jambes sont croisées en direction de Kurt et sa jambe droite posée sur sa cuisse est si contractée que Kurt pourrait presque voir le muscle à travers le tissu. Kurt salive.
Blaine lève les yeux, croise son regard et dit :
- Et qu'as-tu ressenti, Kurt ?
Il est certain que mon pantalon est trop petit n'est pas la réponse à la question qu'on lui a posée, mais il sait que ses yeux ne trompent pas et les joues de Blaine rougissent inconsciemment. Kurt contracte ses doigts sur sa cuisse et il les fait passer sur son genou pour les immobiliser.
Rachel plisse les yeux.
- Evidemment.
- Non, c'est pas- désolé. Quelle était la question ?
C'est un désastre. Il n'a jamais eu à faire face à ce genre de distraction auparavant.
Comme c'est devenu une habitude, il reste après leur séance tandis que Rachel va chercher la voiture. Il a déjà préparé une excuse, mais Blaine le plaque contre la porte dès que celle-ci se referme.
- Tu t'es entraîner ou quoi ? souffle-t-il, déposant baiser après baiser sur les lèvres de Kurt.
- Hum, gémit Kurt, quoi ?
- Me déshabiller du regard ? Mon Dieu, Kurt. Heureusement qu'il y a ce stupide carnet.
Kurt rougit, décontenancé par le poids du corps de Blaine contre le sien. Chaque nerf s'allume pour la première fois de sa vie et il ne sait pas quoi faire. Il sait qu'ils ne devraient ne rien faire du tout, mais Rachel et lui dont si près de s'effondrer et il a l'impression que Blaine est l'antidote au désespoir venimeux qui se forme sans cesse dans sa poitrine.
- Je dois partir, halète-t-il lorsque Blaine se baisse pour continuer de l'embrasser.
Il essaye de faire en sorte que Blaine ne sente pas l'intérêt grandissant de son corps. C'est gênant de réagir si vite à cet âge.
- Je peux t'envoyer un message ? Ou t'appeler plus tard ?
- Bien sûr, dit Kurt, la voix se brisant.
Se séparer est comme être découpé par des couteaux à bouts ronds. Il tremble tout le chemin jusqu'à la voiture et dois s'arrêter dans la pénombre du parking pour se calmer. Il est tout rouge et serré dans son pantalon, il n'arrête pas de sourire et son ventre descend chaque fois qu'il ferme les yeux et qu'il se rappelle comment la bouche et le corps de Blaine étaient contre le sien.
Comment a-t-il pu penser que ce qu'il ressentait pour Rachel était ça ?
Plus tard dans la soirée, après qu'elle soit partie se coucher, Kurt se pelotonne sur le canapé.
01h34 : hey t'es là ? désolé, impossible d'appeler maintenant
01h38 : pas de problème.. ouep, je suis là… je ne suis pas sûr d'être… okay, c'est bizarre
01h39 : oui, je veux juste, je ne sais pas, me rapprocher de toi
01h40 : je ne crois pas être prêt pour ce genre de chose, voir rachel aujourd'hui était… dur
01h42 : je sais. Je suis… pas là non plus. désolé. c'est fou et complètement injuste envers toi, on ne devrait même pas s'envoyer de message ?
01h43 : c'est pas aussi horrible que tu ne le penses mais ouais, j'ai jamais laissé quelque chose de ce genre arriver, j'ai jamais voulu que ça arrive… kurt je veux que tu saches que je ne prends pas l'habitude de m'investir dans la vie privée de mes patients.
01h47 : je sais, t'as pas besoin de me le dire.
01h50 : ce jour où tu es revenu pour me parler de mon costume… j'étais foutu
Kurt sourit.
01h51 : ah ouais ?
01h57 : tu n'imagines même pas. Enfin, je t'ai trouvé magnifique dès le premier regard mais le fait que tu devais me parler de mon tailleur… je savais que tu me remarquais et j'avais l'impression que tu aurais pu être intéressé par moi… et puis tu n'arrêtais pas de croiser mon chemin. Je savais que je ne devais pas te courir après… mais je ne pouvais pas m'en empêcher.. je ne devrais même pas dire tout ça merde
02h00 : je ne sais pas ce que je fais, ne pense pas que tu doives te faire désirer ou quoi stp, enfin je ne saurais pas quoi faire même si tu faisais ça… c'est toute nouveau pour moi
02h02 : je ne veux pas te blesser, toi ou rachel, j'ai vraiment du respect pour vous
02h03 : je pourrais dire la même chose
02h05 : mais je ne veux pas te repousser non plus, mon dieu, je te veux tellement
02h06 : c'est la première fois que je ressens ce sentiment mais il faut que tu saches que c'est réciproque
02h09 : je n'arrête pas de penser à toi et tout le reste aussi… ton rire et ton sourire et cette mèche de cheveux que tu n'arrives jamais à empêcher de tomber sur ton front avant la fin de la journée et l'acte 2 de ton spectacle où tu glisses sur scène sur les genoux.
Kurt rit en secouant la tête
02h11 : je ne sais même pas par où commencer blaine… c'est bon si je dis juste que je suis chamboulé par tout ce que j'ai appris sur toi ?
02h12 : tout à fait
02h14 : je ne sais pas pourquoi j'ai mis autant de temps à comprendre que je ne suis pas hétéro
02h17 : ça m'importe peu… j'ai juste besoin de savoir que c'est ce que j'espère
02h18 : et c'est quoi ?
02h20 : je ne veux pas que du sexe ou de l'amitié kurt… je sais que c'est stupide de nos jours et à cet âge mais je suis du genre grand romantique… je veux tout, les papillons, se tenir la main, le sexe où je veux t'arracher tes vêtements et le long terme, c'est pourquoi j'ai seulement eu quelques copains et que je me suis attaché à eux si longtemps.. je voulais tout, j'étais prêt à tout pour ça mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui voulait les mêmes choses que moi
02h21 : mon dieu, moi aussi… je veux tout, vraiment, mais je ne veux pas te blesser… je sais ce que j'ai à faire mais je ne suis pas sûr d'être prêt
02h24 : tu n'as pas besoin de me le dire, chéri. Je suis ton conseiller, je sais
02h25 : je me comporte comme un idiot parfois, je devrais te prévenir
02h27 : moi aussi
Kurt sourit et met la tête dans le creux de son poignet, le cœur palpitant follement dans sa poitrine.
Finalement, une autre opportunité se présente et ils la saisissent. C'est une fête d'anniversaire d'un ami commun et bien que Kurt et Rachel viennent ensemble, il y a bien assez de temps pour que Kurt et Blaine interagissent. C'est une fête plus calme que celle de Julian, dans une maison dans la banlieue de la ville, et ils se perdent dans les pièces.
Il y a bien sûr une limite mais ça ne les empêche pas d'essayer. Après des heures à sociabiliser et boire, Blaine lui prend la main dans la foule et le mène à un escalier, puis deux couloirs avant d'atteindre la chambre d'ami.
Kurt est terrifié. Il n'a jamais autant désiré le contact physique dans sa vie, mais l'inquiétude le pique comme des punaises. Quelqu'un nous a-t-il vu monté l'escalier ? Peut-on nous entendre ? Rachel viendra-t-elle me chercher ?
Un par un, baiser par baiser, Blaine éloigne ces peurs.
Lorsqu'ils atteignent le lit, les doigts de Kurt sont dans les cheveux de Blaine et les mains de Blaine agrippent son bas du dos comme une bouée de sauvetage. Ils bandent tous les deux dans leurs pantalons mais sont inclinés sur le côté de façon à ne pas se frotter l'un contre l'autre. Kurt ne sait pas s'il est prêt pour ça, même si Blaine est génial. C'est juste que les baisers de Blaine sont si merveilleux, chauds et humides et intimes, presque aussi bons que n'importe quel acte sexuel dont Kurt a fait l'expérience.
La langue de Blaine remplie sa bouche, explore chaque coin et recoin de ses dents, laissant Kurt à bout de souffle dans son étreinte. Lorsqu'ils se séparent pour respirer, Kurt gémit, tournant sa joue contre celle de Blaine. Les deux sont brûlantes.
- Oh, soupire-t-il en entortillant les cheveux de Blaine alors qu'il ne devrait pas. Oh mon Dieu, oui.
- C'est si bon, murmure Blaine en déposant des baisers dans son cou. C'est si bon, chéri.
Il baisse sa main, prend la fesse gauche de Kurt et serre, pressant leurs bassins ensemble. Kurt se raidit.
- On- on peut pas, pas ici.
Blaine gémit, attrapant la fesse plus bas, tirant Kurt plus fort contre sa hanche.
- S'il te plait. S'il te plait juste-
- Pas comme ça, dit Kurt, à peine capable de rassembler assez d'air pour parler. Je veux te voir, te sentir, je ne veux pas me presser.
Il entend les gens dans le couloir et ça le terrifie. Blaine lui mordille doucement la gorge.
- Laisse-moi m'occuper de toi. S'il te plait ?
Il respire fort contre la peau couverte de salive de Kurt, le faisant frissonner. Il effleure le pantalon de Kurt du bout des doigts, faisant frémir sa queue contre sa fermeture éclaire.
- Laisse-moi te montrer ce que c'est d'avoir une grande main sur toi, te faire jouir, murmure-t-il en touchant Kurt à travers son pantalon.
- Oh mon Dieu, gémit Kurt, les genoux se fléchissant, mettant ses fesses en l'air.
Et puis on frappe à la porte et une voix soûle crie. La poignée bouge et c'est assez pour que Kurt se calme complètement, que ce soit quelqu'un qu'ils connaissent ou non.
- On peut pas, répète-t-il en se levant.
Il est essoufflé, le visage tout rouge, et en érection contre son pantalon qui le fait gémir de désir.
- Je vais aller dans la salle de bain, personne ne remarquera. Tu retournes en bas, d'accord ? dit Blaine en touchant rapidement sa joue avant de tourner les talons.
Ils ne rentrent pas avant quatre heures du matin, et à cinq heures, Rachel est endormie et Kurt se cache dans la salle de bain avec son portable collé contre son oreille tandis qu'il appelle Blaine encore, encore et encore. Au bout de la cinquième fois, Blaine répond en ayant l'air à moitié endormi.
- Désolé, chuchote Kurt. Je t'ai réveillé ?
- Ouais. C'est pas grave. Bien rentré ?
- Ouais, répond Kurt, la voix rauque. Blaine. Parle-moi, s'il te plait. Dis-moi, dis-moi- Il serre sa main entre ses jambes. Dis-moi ce que tu allais me faire tout à l'heure. J'ai besoin-
- Mon cœur, gémit Blaine, et Kurt entend les draps se froisser tandis qu'il s'assoit.
Il ne sait même pas comment arrêter la montée de son excitation. Il n'a jamais eu besoin de la ralentir mais cela devient à présent nécessaire. Il se frotte contre son boxer et il n'a même pas besoin de l'enlever. Il bande tellement que sa bite dépasse de la poche du devant, aussi dure que de la pierre dans sa main et mouillée juste au bout, rien que du fait d'écouter Blaine respirer.
- Où en es-tu ? demande Blaine
- Je suis proche, gémit Kurt dans sa barbe en essayant de ne pas faire de bruit. Je suis si proche.
- Mon Dieu, laisse-moi, souffle Blaine. Je voulais tellement te toucher. Je voulais te déshabiller doucement, si doucement, te laisser sentir la chaleur, la fermeté de ma main sur toi, sentir chaque centimètre de ta queue-. Je sais que t'en as une grosse, je pouvais la sentir à travers ton pantalon et tu ne bandais même pas complètement, mon Dieu, tu me faisais saliver-
- Blaine, gémit Kurt en écartant les jambes et en se frottant contre ses doigts. S'il te plait, s'il te plait, prends-moi, prends-moi. S'il te plait !
- Je ne crois même pas que j'aurai pu te sucer alors que c'était ce que je voulais faire. Ça m'excitait tellement de savoir que tu éjaculerais sûrement dans ma main avant que je puisse me mettre à genoux. Tu n'as jamais ressenti ce que je te fais ressentir et je crois que je n'ai jamais été si désespéré. Je t'aurais laissé baiser mon poing jusqu'à ce que je jouisse dans mon pantalon- tellement excité de sentir ta queue que ça aurait été suffisant- je voulais juste te voir jouir pour moi.
- Oh mon Dieu, geint Kurt, le portable glissant de ses doigts dans le creux de son cou.
Ses hanches tressautent et s'ébranlent et il éjacule fort, partout dans sa main par à-coups, des sanglots s'échappant de sa gorge.
- Oh Blaine.
- Mon Dieu, bébé, c'est ça, continue de jouir pour moi, souffle-t-il.
Puis il gémit et Kurt sait qu'il jouit aussi et c'est si bon qu'il continue de goutter sur ses doigts, poussant son érection ramollissante contre sa main encore et encore juste pour que l'orgasme continue de se propager.
- O-oh, gémit Kurt en s'adossant doucement contre les toilettes, les jambes grandes ouvertes et sa queue rétrécissant dans sa main. Oh mon Dieu.
Un rire étouffé, puis Kurt essaye de remettre le portable contre son oreille.
- Je n'ai jamais, aussi fort, aussi vite, gémit-t-il, inutile, sa langue comme un morceau de viande dans sa bouche.
- Trop bon, répond Blaine, épuisé. Je ne te touche même pas et c'est si bon.
- Je ne sens plus mes orteils.
- Dois-je appeler le Samu ? rit Blaine
- Et bien, ce serait une bonne façon de démarrer notre vie sexuelle.
- J'aime comme ça sonne. J'aime « notre »
- Mon Dieu, dit Kurt, étourdi, moi aussi.
Des semaines plus tard, après un flot régulier d'appels furtifs et d'historiques de conversation supprimés, ils se retrouvent à une petite fête après un spectacle comme la première, et rien ne les empêche de ne pas se soûler, les bras autour de leurs tailles dans un coin isolé du bar.
Pour les collègues et amis de Kurt, lui et Blaine sont bons amis et leur comportement est modéré comparé aux autres présents ce soir. Ils rient et chantent fort et s'embrasse pour rire, un smack sur les lèvres que Kurt partagerait avec n'importe qui ici. C'est agréable de ne pas faire semblant, d'être simplement avec Blaine et ne pas s'inquiéter.
Après être passé de l'état d'ivresse à la sobriété une ou deux fois, Kurt enfouit son visage dans le cou de Blaine et dit :
- Rachel me l'a dit ce matin. A propos ses séances.
Blaine se raidit.
- Ah ouais ?
- Ouais, dit Kurt, ses lèvres entrouvertes effleurant le pouls rapide de Blaine. C'est pas grave. Je sais que tu ne pouvais pas me le dire.
- Je voulais, répond-t-il en soufflant. J'ai déjà enfreint tellement de règles, mon cœur, je-
- Je comprends.
L'entendre dire j'ai arrêté mes séances individuelles. Je dois retrouver mon entrainement à temps plein, Kurt, et je ne crois pas vraiment que je fasse des progrès avec le Docteur Anderson a été un choc. Savoir que Blaine a gardé cette information pendant des semaines et ne l'a pas partagée fait mal.
- Pardon, dit Blaine en semblant sincèrement désolé. J'ai essayé de la convaincre de continuer un mois de plus.
- Je n'en doute pas, soupire-t-il.
Le bar est bruyant, l'alcool lui fait mal à la tête et il commence à se sentir triste pour la troupe.
- Je dois rentrer, dit Blaine lorsque leurs verres sont vides et qu'ils n'ont pas envie de se resservir. Tu m'accompagnes dehors ?
Ils marchent côte à côte, ignorant plusieurs taxis libres pour s'éloigner le plus possible avant de se dire au revoir. Les rues sont bondées de visages inconnus et Kurt ne voit pas de mal à prendre la main de Blaine.
Il fait froid et il le ressent en et en dehors de lui.
Le déclin est complètement non-linéaire, ce qui le surprend.
Il y a des semaines où ils sont sur le point de se regarder et dire il faut qu'on parle de divorce. Il y a des semaines où c'est presque comme avant, des baisers doux, des câlins et se tenir la main le soir et parler de ce qu'ils feront l'année prochaine et celle d'après, et ils regardent une série ou un film ensemble et Kurt se sent en sécurité car il la connaît depuis treize ans.
C'est juste plus simple de rester le mari de Rachel, de garder les choses civiles et de voir Blaine, lui parler quand il peut. C'est presque assez. Presque étant le mot-clé.
Car depuis qu'il a goûté à la passion, la vraie passion, il ne peut pas l'oublier. Il expérimente pour voir si c'est juste Blaine. Il regarde du porno gay en fronçant les sourcils et va même dans un bar gay une ou deux fois pour reluquer des hommes. Il n'apprécie pas beaucoup l'expérience mais son corps a des réactions involontaires qu'il n'a jamais eues avec Rachel ou avec n'importe quelle autre femme, donc il en déduit qu'il doit avoir des tendances pour les hommes, peu importe ce que ça signifie.
Juste avant Noël, Rachel annonce qu'elle rentre passer un week-end avec ses pères. Kurt ressent la piqûre ardemment. Autrefois, ils partageaient toujours les visites d'avant les fêtes. Ils allaient leur rendre visite pour Hanoukka et sa présence n'était pas une question. Mais il n'y a rien qu'il puisse faire, elle veut y aller seule, et avec Carole en Californie et son père décédé, il n'y a rien pour lui là-bas à part ses beaux-parents. En y pensant, c'est peut-être mieux qu'il ne les voit pas cette année.
Lorsqu'il en fait part à Blaine après une séance, il reçoit un sourire et un baiser précipité en retour.
- Chez moi ? Ce week-end ?
Face aux yeux grands ouverts de Kurt, il se précipite d'ajouter :
- Dis oui.
L'hésitation de Kurt s'évapore face à l'enthousiasme évident de Blaine.
- Oui, avec plaisir.
Il a un cadeau pour Blaine mais ce n'est pas grand-chose, juste une petite collection de nœud papillons qu'il a cousu pour se détendre et s'occuper ces derniers mois. Il sait ce qu'il attend de leur temps passé ensemble. Ils ont désespérément essayé de trouver un moyen d'être seul sans succès et il désire autant que Blaine le touche qu'il lui accorde du temps.
Il arrive avec du vin et le cadeau dans la main, mais tout ce Blaine semble vouloir est Kurt. Il le débarrasse de son manteau et de son gilet dans ses bras.
Les baisers de bonjour terminés, Blaine dit :
- Bon, j'ai laissé l'ail sur le comptoir. Je devrais l'oublier ou on s'en fiche ?
Il remue les sourcils.
- J'adore l'ail, ajoute-t-il. J'embrasserai ton visage plein d'ail toute la soirée, rit Kurt.
- Super, dit Blaine.
Rapidement, ils sont blottis devant la télévision sous une couverture en mangeant des pâtes dans un grand récipient et en buvant du vin dans des verres tout aussi grands. Blaine l'embrasse après chaque bouchée, parfois sur la bouche, parfois dans le cou, parfois contre ses cheveux, et chaque fois il sourit et rougit et mâche sa nourriture plus vite.
- C'est très bon, dit-il.
- J'avoue que j'ai cherché une recette ce matin, répond Blaine. Je ne suis pas si doué que ça en cuisine mais je fais de super cookies.
- J'ai les bases mais je n'ai plus le temps de cuisiner, dit Kurt. On a essayé de garder des ingrédients frais à la maison pour s'encourager à manger sain mais ils étaient toujours gaspillés, donc on a arrêté.
- Comment vas-tu ? dit Blaine s'asseyant sur ses talons. C'est la première fois qu'elle rend visite à ses parents sans toi, pas vrai ?
- A quelques exceptions près, oui, acquiesce-t-il en soupirant. Ils sont venus pour l'anniversaire de Leroy et on est venu pour Hanoukka, donc ce n'est pas comme si je ne les avais pas vu récemment. C'est juste bizarre d'être exclu si près de Noël.
- Qu'a-t-elle dit ?
- Qu'elle avait besoin d'être seule avec ses pères. De temps père-fille.
Il hausse les épaules en tournant une fourchette pleine de pâtes.
- S'ils ne savent pas déjà que notre couple va mal, ils le sauront après ce week-end.
- Ils sont proches de toi aussi ou… ?
- Ouais, dit-il en acquiesçant et en déglutissant. Ils m'ont beaucoup soutenu au lycée après que Rachel et moi soyons devenus meilleurs amis. On était fauché quelques fois à l'université et ils nous ont aidés avec l'argent. Ce sont des gens bien.
- Peut-être qu'ils vous soutiendront pour ça aussi ?
- J'espère, dit Kurt. Mais je ne sais pas. Je ne leur en voudrais pas s'ils ne le faisaient pas. Rachel compte plus que tout au monde pour eux. Ils l'aiment plus que tout. Ça ne me dérangerait presque pas s'ils- prenaient son parti. Elle a besoin d'eux, vraiment. Plus que je ne les mérite de toute façon.
- Hey, dit Blaine en posant sa main sur le genou de Kurt. Personne n'est fautif dans cette situation. Du moins, pas pour les problèmes de couple. Pas pour qui tu es non plus.
Kurt pose son bol sur la table basse et avale une grande gorgée de vin.
- Je sais. C'est difficile. Mais là je veux juste boire et te bécoter, si t'es d'accord.
Les yeux de Blaine s'illuminent.
- Ça ne me dérange pas du tout, crois-moi.
L'appartement est agréablement chaud. Kurt est heureux d'avoir mis un pull léger et pas plusieurs couches de vêtements car au moment où il s'assoit sur les genoux de Blaine, la température monte d'un cran. Du moins, c'est ce qu'il ressent lorsque les mains de Blaine entourent sa taille et lui caressent le dos pendant qu'ils s'embrassent.
Ils sentent l'ail et l'oignon et il s'en fiche, il enroule ses bras autour du cou de Blaine et ouvre avidement sa bouche, invitant la langue de Blaine dans le baiser. Ils n'ont jamais en ce niveau d'intimité, cette quantité de temps pour être ensemble, pas de limite, pas besoin de rentrer à la maison à l'heure, pas de portables s'éteignant, pas d'appels professionnels, juste eux deux.
Kurt gémit lorsque Blaine lui serre la taille et le retourne, le presse contre les coussins du canapé et lui monte dessus sans rompre leurs baisers. Son visage est inondé de chaleur qui se répand ensuite vers le bas, lui piquant la peau avec transpiration et sa bite palpite dans son jean.
- Ça va ? demande Blaine en respirant fort contre sa mâchoire.
- Je te dirai si ça ne va pas, répond-t-il.
Des semaines et des semaines de messages sexy et d'appels tardifs pleins de si j'étais là et de mon dieu les choses que je veux te faire ont été plus que suffisantes pour préparer Kurt. Il n'est pas sûr de lui, mais il a confiance en l'expérience de Blaine, et il se sent en sécurité dans ses bras, et c'est tout ce qui compte.
Blaine bande et est sur lui, et Kurt ressent tout de lui, du battement de son cœur au chatouillement de ses orteils revêtus de chaussettes contre ses chevilles. L'os de sa hanche, son ventre, ses cuisses fortes et épaisses, et le doux renflement sa bite. Tout est parfait, exactement comme Kurt l'avait imaginé.
Il halète fort dans les baisers, glisse ses mains sur et sous le t-shirt de Blaine pour toucher la peau chaude de son bas du dos. Il écarte les jambes, laisse les hanches de Blaine s'installer entre elles, il plie ses genoux juste un peu pour augmenter la pression du corps de Blaine contre le sien. Un verre de vin n'est pas assez pour l'étourdir mais embrasser Blaine à l'horizontale l'est apparemment car sa tête tourne en un temps record.
Il ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi intense. Il suffoque et rompt le baiser.
- Whoa, dit-il en haletant, tu es très doué.
- C'est parce que je suis avec toi, dit Blaine en frottant leurs lèvres ouvertes l'une contre l'autre. Ses cils sont si longs qu'ils effleurent la peau de Kurt. Parce que tu es magnifique.
- La flatterie te mènera loin, dit-il en embrassant encore Blaine.
Blaine embrasse son cou en riant. Il ouvre le bouton du haut de la chemise de Kurt, déposant un second baiser.
- Je peux ?
Kurt acquiesce en se mordant la lèvre inférieure. Il observe l'ombre danser sur la joue de Blaine tandis qu'il pose sa bouche sur la peau juste au-dessus du second bouton, puis du troisième, et arrivé au quatrième et au cinquième, Kurt ferme les yeux de plaisir sans s'en rendre compte. Sa tête se met à tourner lorsque Blaine place des baisers mouillés à bouche ouverte le long de la ceinture de son jean, où il s'arrête, puis effleure du nez le creux du ventre pâle de Kurt.
- Mon Dieu, tu es si parfait, gémit-il en passant ses mains sur la chemise de Kurt.
Il se remet à genoux, embrasse la clavicule de Kurt et prend ensuite un de ses tétons dans sa bouche.
- Oh, gémit Kurt.
La sensation est électrique et part de son téton, le prenant par surprise.
- Ça fait du bien ? demande Blaine en passant ses dents sur le téton dur et mouillé.
- Oui-
Il réitère le processus sur le téton opposé, puis passe sa langue dessus, puis sur l'autre, encore et encore, en faisant des va et vient jusqu'à ce qu'ils soient luisant de salive et aussi dur que de la pierre. Kurt ne se souvient même pas avoir mis sa main dans les cheveux de Blaine, mais elle est bien là et il ne semble pas pouvoir arrêter les gémissements aigus qui s'échappent de sa gorge. Il bande encore plus, cale la cuisse de Blaine entre les siennes et soulève désespérément ses hanches.
- Mm, murmure Blaine, et Kurt baisse les yeux à temps pour voir un sourire s'étirer sur sa bouche. J'adore quand tu réagis comme ça.
Il pose sa langue au centre du torse de Kurt et la fait descendre jusqu'à son nombril. Kurt respire plus vitre, regarde son ventre s'élever et se baisser contre le menton de Blaine. Il frémit, mourant d'envie derrière sa fermeture éclaire et la bouche de Blaine est si près, ses pupilles larges et sombres.
- Tu pourrais, dit nerveusement Kurt, hum tu pourrais-
Blaine sourit, mord le coin de sa lèvre inférieure et se baisse petite à petit en passant le bout de ses doigts sur le devant du jean de Kurt. Il embrasse la ligne de son érection, souriant lorsque Kurt siffle.
- Tu te souviens ce dont on a parlé ?
- Qu- quand ?
- La fois où on parlé de toi éjaculant dans ma main avant que j'ai pu te sucer ? dit-il
Chaque mot est une bouffée de souffle chaud sur l'érection de Kurt qui pulse et grossit à vue d'œil. Elle est tellement grosse à présent que son jean lui fait mal. Il souffle, le dos se courbant.
- Oh, cette fois, gémit-il.
- Ça n'arrivera pas ce soir, dit Blaine en ouvrant son jean, puis en tirant la fermeture éclaire.
- Ça pourrait arriver plus vite qu'on aimerait, souffle Kurt, les yeux écarquillés tandis que Blaine lui retire ses sous-vêtements, libérant sa bite qui retombe sur son ventre en claquant.
Sa tête tourne encore plus, il se sent encore plus bizarre, la réalité de Blaine sur lui, le désir ardent de plaisir comme jamais.
- On a tout le week-end, dit Blaine d'une voix traînant, ses yeux rivés sur la bite épaisse de Kurt.
Il se lèche la bouche sans s'en rendre compte.
- Je ne vais me plaindre qu'on ralentisse maintenant, dit-il en poussant son nez contre la base de la bite, fermant les yeux de plaisir. Ça vaut chaque seconde, dit-il en frottant sa joue contre la bite jusqu'à ce qu'il s'arrête au bout pour sucer le gland enflé.
Kurt gémit, se tend, balance ses hanches vers le haut. Il veut être poli, mais la bouche de Blaine est- magnifique. Charnue, rose et ronde, et cela fait si longtemps qu'il n'a pas couché avec Rachel qu'il pense avoir oublié ce que c'est d'être sexy. Et Rachel ne lui a jamais donné l'impression que son cœur essaye de s'échapper de sa cage thoracique et qu'il va jouir au moment où Blaine le touche. Mais il veut plus, il veut tenir la tête de Blaine et remplir sa bouche.
Blaine prend le bout de la bite de Kurt dans sa bouche et descend. Il murmure tout du long, créant des vibrations qui font fourmiller les jambes de Kurt. Dès le début, il sait qu'il ne va pas tenir. Pas en regardant la tête sombre de Blaine monter et descendre sur son sexe. Pas en regardant ces cils se déployer sur les joues de Blaine tandis qu'il lèche et mordille avidement, savourant clairement chaque instant. Pas quand sa main se ferme la base, que ses joues se creusent et que la succion devienne mouillée et bruyante.
Pas quand il dit à bout de souffle « tu peux bouger, ça ne me dérange pas » et « tu peux tirer mes cheveux, c'est bon », et Kurt cède, laisse la friction et la pression l'emmener. La bouche de Blaine est serrée autour de lui, le tenant et le suçant, langue et dents juste assez pour le garder au bord de l'orgasme. Puis Blaine serre les bourses de Kurt et Kurt crie.
- Je ne peux pas, halète-t-il, sentant la pression monter. Oh mon Dieu, Blaine, je ne peux pas.
Blaine ne s'arrête pas, il presse simplement son pouce contre les boules de Kurt et Kurt couine et éjacule dans la bouche de Blaine. Blaine le lèche pour le nettoyer, sa langue presque partout, jusqu'à ce que Kurt soit aussi doux qu'un chaton et tressaute à cause de trop de stimulation.
- Parfait, soupire-t-il. Je peux rester là une minute ?
- O-ouais, répond Kurt, sentant qu'il a envie de dormir.
Il s'endort avec Blaine somnolant contre sa cuisse. Des heures plus tard, il sent Blaine se lever pour faire la vaisselle du dîner, puis il marmonne à moitié endormi tandis que Blaine lui retire son jean. Être déshabillé est tellement agréable qu'il s'accroche aux épaules de Blaine, bredouille des mots doux tandis que Blaine sourit et l'amène dans le couloir, puis la salle de bain.
Il se réveille au-dessus de sa trousse de toilette, se brosse les dents, se nettoie le visage et va aux toilettes. Sa bite est collante de salive, donc il prend le temps de la nettoyer avec des lingettes jusqu'à qu'elle soit assez propre pour être à l'aise avec l'idée que Blaine pourrait s'approcher de cet endroit une deuxième fois.
C'est un sentiment si étrange, se tenir là sur le seuil. Blaine, vêtu d'un pyjama, lui lance un regard langoureux. L'autre côté du lit est défait. Kurt sourit en se glissant sous la couette.
- Je me suis endormi sur toi, dit-il. Mon Dieu, tu peux voir que je n'ai pas- du moins, pas comme ça. Je suis désolé.
- Tu en avais besoin, dit Blaine en se mettant sur le côté et en s'appuyant sur son coude. J'en avais besoin. Et tu as l'air-
Il sourit un peu tristement et passe ses doigts sur la poitrine nue de Kurt.
- Fatigué. Je veux que tu te reposes aussi. Je veux que tu te sentes bien avec moi, dit-il, puis il sourit et le sourire devient un peu taquin vers la fin quand il se penche et recouvre Kurt de son corps, embrassant sa mâchoire rugueuse. Et je veux te réveiller demain matin avec du sexe à moitié endormi, donc ce n'est pas vraiment un sacrifice.
Kurt rit. Il est bouleversé de la meilleure manière qui soit.
- Dormons, alors.
La promesse du sexe du matin garde Kurt éveillé sous la couette pendant peut-être vingt minutes avant qu'il ne se rende compte qu'il doit aller dans la salle de bain. Sa bouche sent comme si un animal avait chié dedans pendant la nuit er ses mains sentent l'ail. Et Blaine ronfle comme un tracteur.
Il rit dans son oreiller pendant bien une ou deux minutes avant de conclure que le stéréotype du sexe du matin parfait sera pour la prochaine fois.
Il se lave et va aux toilettes, met des sous-vêtements propres, se brosse les dents, et Blaine dort toujours lorsqu'il se recouche. Il se love contre le torse de Blaine, met la couette sur eux afin de retrouver leur chaleur corporelle, et retombe dans un sommeil léger.
Blaine finit par faire la même chose ce matin là car Kurt a froid, il se roule en boule sur un coin chaud du lit et se rendort. La troisième fois qu'il se réveille, il est pelotonné contre la poitrine de Blaine, la tête sous son menton, et il sait qu'il a assez dormi dès qu'il ouvre les yeux. Il est presque dix heures. Il ne se rappelle pas la dernière fois qu'il a dormi aussi tard.
Blaine embrasse ses cheveux et marmonne, le sommeil lourd.
- Les pâtes ont un effet soporifique.
Kurt rit en s'étirant des pieds à la tête sous la couette. Il fait bon et il adore la sensation de la jambe de Blaine contre ses mollets poilus.
- Tu ronfles.
- Je sais, répond Blaine en embrassant son épaule. J'aurai dû te prévenir.
- Ça ne me dérange pas. Il se concentre sur le baiser que Blaine est en train de déposer sur son biceps. Mmm.
Ils roulent l'un vers l'autre en même temps, Kurt cale sa cuisse droite entre celle de Blaine et passe son bras droit sur le corps de Blaine, utilisant l'avantage de sa taille pour croiser leurs bras ensemble. Il embrasse Blaine, goûte le dentifrice et approfondit le baiser, ouvrant sa bouche avec sa langue.
Il panique un peu car la bite de Blaine est pressée contre son ventre et il veut la toucher. Il sait que c'est bête d'en avoir peur, il en a une, merde. Mais ça n'a jamais été comme ça avant, et ils se frottent l'un contre l'autre et respirent fort, et le torse doux de Blaine est comme un miracle sous ses doigts et il ne sait pas par où commencer.
- Je ne vais pas trop vite, n'est-ce pas ? demande Blaine, la voie rauque.
Kurt devient rouge comme une tomate.
- Je veux- te rendre la pareille.
- Oh.
Il tend la main, la pose sur le ventre de Blaine et dirige ses doigts vers le sud, les passant sous l'élastique de ses sous-vêtements.
- J'y ai pensé, dit-il en grattant ses ongles sur le carré rugueux de poils pubiens taillés au-dessus du membre de Blaine. A ta- bite, dure dans ma bouche, dit-il en rougissant, embrassant la clavicule de Blaine et sentant son cœur battre son sa joue. Je n'ai jamais pensé à ça avant, mais mon Dieu, tu-. Il presse son doigt sur la fine courbe de l'érection de Blaine. Tu es magnifique.
Blaine se courbe dans sa main, respirant fort contre son épaule. Il tremble.
- Touche-moi. Comme tu veux, je- j'ai tellement envie de toi.
Kurt prend la bite de Blaine. Elle rentre parfaitement dans sa main et elle n'est pas aussi intimidante maintenant qu'elle est là. Il commence à la caresser doucement avec fermeté, savourant les bruits satisfaits de Blaine. Il ne sait pas si c'est la révélation de sa vie mais c'est addictif de toucher Blaine de cette façon. Il commence à trembler de désir avant de décider de descendre sur le lit.
- Kurt, dit Blaine en s'appuyant sur ses coudes. Ne- ne te sens pas obligé.
Il s'agenouille entre les jambes de Blaine, puis se penche de façon à ce que sa bouche soit juste au-dessus de l'objet de ses désirs.
- Obligé n'est pas le mot que j'emploierais. Il descend le boxer de Blaine, rougissant à la vue de son érection nue. Fasciné. Excité. Sa main se referme dessus, la tirant vers le haut. J'ai dit exciter ?
Les yeux de Blaine se ferment.
- Euh. O-oui, déglutit-il. Désolé. Tu es- à genoux là et je fantasme sur ta bouche depuis la deuxième semaine que je te connais.
- Vraiment ? demande Kurt en n'arrêtant pas le mouvement de sa main.
- C'était après la première fois où je t'ai vraiment vu sourire, halète-t-il, les hanches remuant, les muscles de son ventre se serrant tandis qu'il se tend. J'ai failli t'embrasser tellement de fois, tu n'imagines même pas.
Kurt passe son pouce sur le bout de la bite de Blaine, sentant la moindre humidité. Son pouls s'affole et il se penche, frottant sa bouche d'avant en arrière sur le gland. Il ouvre sa bouche, amène Blaine sur l'intérieur doux de sa lèvre inférieure, puis referme la bouche, suçant le gland.
- Putain, siffle Blaine, les yeux grands ouverts.
Il est délicieux, propre et salé, puis Kurt fourre le bout de sa langue dans la fente, puis la fait tourner doucement autour du gland. Il connaît ses goûts et il se doute que Blaine ne doit pas être bien différent.
Blaine tient la base pour que Kurt puisse explorer.
- Oh mon Dieu, ta bouche, gémit-il, la tête basculant en arrière.
Kurt pince ses lèvres puis plonge, et remontre, puis plonge, et remonte, repousse la main de Blaine un peu plus à chaque fois. C'est étrange, trop doit rentrer, ses dents le gène, il doit respirer par le nez et sa langue est pâteuse. Mais c'est- agréable, c'est spécial d'être proche comme cela, d'avoir Blaine en lui d'une certaine façon, de lui faire du bien.
Et puis Blaine se met à gémir et à se bouger en lui, et c'est comme si quelque chose chez Kurt se déclenchait.
Il gémit sans s'en rendre compte et vire la main de Blaine, prend la base de sa bite entre son pouce et son index, suce plus fort, plus vite, utilise sa langue, serre sa main, la fait monter de bas en haut.
- Je suis proche, hoquète Blaine.
- Devrais-je-
- Oh Dieu, comme tu veux.
Alors il prend le gland dans sa bouche, tire fort et vite dessus tout en utilisant sa main pour pomper la queue de Blaine.
- Kurt, gémit Blaine en poussant vers le haut, puis il se crispe , versant des jets chauds dans la bouche de Kurt.
Kurt sent sa bite pulser au moment de l'orgasme. Son sperme a un drôle de goût mais il l'avale, tremble avec la satisfaction d'avoir fait ça lors de son premier essai. Il est gêné en s'essuyant la bouche tandis qu'il remonte près des oreillers, mais Blaine le tire simplement et l'embrasse, embrasse sa bouche, ses joues, son nez et son front jusqu'à ce qu'il rit.
- Génial, tu es génial, dit Blaine en caressant ses cheveux.
- Ça- ça fait combien de temps que tu n'as pas couché avec quelqu'un ? demande-t-il
- Un peu moins d'un an, dit-il. J'avais un copain. On est resté ensemble pendant environ six mois.
- Pourquoi avez-vous rompu ?
- Il a eu une offre d'emploi dans un autre Etat qu'il ne pouvait pas refuser, dit Blaine. Je n'avais pas l'impression que notre relation était assez sérieuse pour abandonner New York et mon travail ici pour le suivre.
- Je voulais juste savoir si tu te souvenais de ta dernière pipe, dit Kurt en souriant malicieusement.
- Oh mon Dieu, non, répond-t-il en riant. C'était très bien. Tu étais super.
- C'est pas sorcier, mais je promets de m'améliorer.
Blaine sourit, ayant l'air décontracté et chaleureux sous la couette. Ses cheveux sont en bataille et il enfouit sa mâchoire couverte de barbe de trois jours dans le cou de Kurt en inspirant profondément.
- Tu n'as pas besoin de gagner la médaille d'or de la gorge la plus profonde. J'ai juste besoin de toi. C'est assez pour le moment ?
C'est plus qu'assez.
Ils vont voir un spectacle, puis parlent de leurs histoires d'amour (surtout de celles de Blaine) en déjeunant. Kurt apprend des choses sur les trois copains avec qui Blaine a eu une relation à long terme. C'est étrange d'entendre les histoires mais ça ne le met pas mal à l'aise. Après cela, ils vont dans des friperies et dans des coins touristiques pour rigoler et surtout se moquer des touristes, puis ils font une autre virée shopping et dînent en buvant. Ils sont un peu éméchés.
- C'est comment ? lâche Blaine en rotant et en riant avec la main sur la bouche. Excuse-moi. Euh, alors, c'est comment, avec une femme ?
- Tu n'as jamais- ?
- Le gay parfait, dit-il en fronçant les sourcils. C'est grossier ? Merde, je suppose que la question est grossière aussi.
Kurt rit.
- Euh, non, c'est bon. C'est hum- ce n'est pas très différent pour être honnête. Enfin- je crois que je n'ai jamais vécu pleinement l'expérience parce que j'ai essayé d'en ignorer les subtilités ? Je ne me rendais pas compte à quel point j'étais déconnecté avec Rachel jusqu'à ce que je sois avec toi. C'est comme regarder un film en noir et blanc et découvrir ensuite qu'il existe en couleur.
- Si tu critiques le cinéma en noir et blanc, je vais devoir te laisser avec l'addition.
- Oh non, dit Kurt en riant. Tu vois ce que je veux dire, rougit-il. On n'a pas- été jusqu'au bout donc je parle seulement de ce qu'on a fait.
Blaine s'arrête, les joues rougissant, un léger sourire s'étirant sur ses lèvres.
- Alors il faudra qu'on en reparle quand on aura tout fait.
La tension monte entre eux. Les pensées de Kurt ne veulent plus bouger une fois arrivée à cette destination particulière. Le désir qui a bouillit toute la journée s'amplifie.
Il ne peut pas s'empêcher de fixer les mains de Blaine sur ses couverts, ne peut pas s'empêcher de remarquer à quel point sa veste lui va bien. Il veut défaire le nœud qui pend autour de son cou, ouvrir les boutons de sa chemise et de son pantalon, et coller leurs corps l'un contre l'autre. Il veut que Blaine le touche à des endroits où personne ne l'a jamais touché, des endroits dont il ne comprend même pas la fonction sexuelle.
Il pense à Blaine qui a eu des copains, des années d'expériences, de l'expérience avec le corps masculin que Kurt n'a pas. Il pense aux choses qu'ils n'ont pas faites et il veut les faire, même s'il croit qu'il va finir par trimer comme ce matin avec une bite dans la bouche sans savoir comment en apprécier les subtilités, et encore moins comment faire pour rendre Blaine dingue.
Mais il veut apprendre.
Sur le chemin du retour, il pense à « aller jusqu'au bout » et ce que cela signifiait à l'université, ce que cela signifiait lorsqu'il avait couché avec Rachel la première fois. Il sait que c'est ridiculement étroit d'esprit de ranger le sexe avec Blaine dans ces boîtes- le sexe manuel, oral, avec pénétration, comme une sorte de liste que vous établissez pour dire que vous avez « tout fait ». Il sait que s'ils sortaient ensemble comme un couple normal, tous deux célibataires, ils n'auraient pas à se dépêcher de caser ces expériences en l'espace d'un week-end, et dieu sait qu'il ne veut pas se dépêcher juste pour barrer ces choses de la liste.
Mais une part de lui veut plus, pour lui, et aussi pour supporter de voir Rachel. Il ne sait pas ce qu'il va faire. Il ne sait pas s'ils devraient se la couler douce pendant les fêtes et puis tout envoyer valser au nouvel an. Mais l'idée de la retrouver sans rien de plus venant de Blaine le fait souffrir. Il en a besoin et il espère que Blaine aussi.
Il va dans la salle de bain quand ils rentrent, se lave les mains et se brosse les dents. Blaine passe après lui et il porte seulement sa chemise et son pantalon lorsqu'il ressort, son nœud papillon desserré autour de son cou et les deux boutons de sa chemise ouverts. Kurt l'intercepte dans le couloir qui mène à la chambre, souriant tandis qu'il tire Blaine par le nœud pour l'embrasser.
- C'est malpoli de te traîner au lit si tôt ? demande-t-il en respirant difficilement tandis que les mains larges de Blaine touchent son dos.
- Tu m'as torturé toute la journée en portant ce pantalon, dit Blaine contre ses lèvres en touchant ses fesses. Je trouverais ça malpoli si tu ne le faisais pas.
Il sourit en reculant dans la chambre, sentant le doux tapis sous chacun de ses pas tandis que Blaine déboutonne sa chemise, embrasse le creux de son cou, puis ouvre son jean. Il s'assoit sur le lit, presse son visage contre le ventre de Blaine, et fait la même chose. Le nœud papillon s'échappe du cou de Blaine, les rabats de la chemise s'ouvrent, la fermeture éclaire de son pantalon cède, et avant de trop réfléchir, Kurt le mordille à travers ses sous-vêtements, excité par sa largeur.
Blaine met ses mains dans les cheveux de Kurt.
- Kurt-
Kurt tire la chemise de Blaine de ses coudes, où elle pend, puis fait descendre son pantalon jusqu'à ses chevilles. Il se penche à nouveau pour toucher la bite tendue devant lui du bout du nez, ouvre la bouche, met le bout entre ses lèvres là où les sous-vêtements de Blaine sont mouillés.
- Kurt, gémit désespérément Blaine.
- Dis-moi que tu as des capotes s'il te plait, souffle Kurt en descendant l'élastique du boxer, étant excité par la vue de l'érection de Blaine.
- Oh mon Dieu, geint-il en serrant les cheveux de Kurt et en se frottant doucement contre sa barbe. Tu es sur ? C- comment ?
L'excitation monte, virulente et insatiable, comme une crampe au sternum. Il se sent étourdi, incapable de penser car tout ce qu'il ressent est du désir. Pas étonnant qu'il n'ait jamais compris l'urgence, la tentation, la nécessité du désir sexuel. Pas étonnant qu'il ait été aussi facile de rester fidèle à Rachel en pensée et en acte alors qu'il n'avait jamais su.
- Je veux que tu me baises, dit-il, se sentant stupide avec l'excitation.
Il n'a jamais employé ce terme avec Rachel mais rien d'autre ne sonne juste et quand le mot s'échappe de sa bouche, c'est de l'amour et du désir en même temps, doux près des bords et aussi dur que de la pierre au milieu.
Ils montent sur le lit, Blaine à quatre pattes au-dessus de lui.
- As-tu déjà fait des choses- à cet endroit ? demande-t-il, la voix déjà chevrotante.
- Non, répond Kurt en embrassant son cou. Je- je suis déjà aller dans la salle de bain.
Il s'est renseigné depuis le début de leur aventure. Ce n'est pas comme s'il n'y connaissait absolument rien.
- Mon Dieu, Kurt, c'est, dit Blaine en riant sur sa clavicule.
- Je ne voulais pas qu'un problème technique ruine ma première fois, admet-il, souriant dans les baisers qu'il place sur le torse de Blaine. Il est submergé d'affection et pose sa main sur le dos de Blaine. J'y ai pensé toute la journée.
Il lève les hanches pour enlever son jean et ses sous-vêtements, puis retire sa chemise, désireux de remettre ses mains et sa bouche sur Blaine. Il passe une main sur les cheveux courts dans la nuque de Blaine, étendant ses doigts là où le gel est plus léger et savourant le frisson qui part de sa colonne vertébrale.
- J'y pense depuis des mois, avoue Blaine en s'allongeant sur Kurt.
Kurt gémit. La sensation de Blaine sur lui, lourd et en érection entre ses jambes, est presque trop bonne. Il s'arrête, lèche une ligne avide au centre du torse de Kurt.
- Je veux que tu aimes ça.
- Oh, gémit Kurt, oh, c'est, on peut, maintenant ?
- Tourne-toi ? demande Blaine d'une voix rauque en embrassant son ventre.
La bite de Kurt pulse à la demande. Il se frotte contre le matelas après s'être exécuté, content de la pression tandis que Blaine se met à genoux sur lui et commence à embrasser ses épaules. Il mordille les oreilles et la nuque de Kurt. Être recouvert de cette façon est si intime, et Kurt rougit dans les oreillers face à la respiration excitée et houleuse de Blaine contre sa peau.
Ils sont si proches, chaque carré de peau se touchant, et Blaine le maintient, puis il entrelace leurs mains et croise leurs bras sous la joue de Kurt comme un second oreiller.
- Blaine, gémit Kurt, pressant des baisers sur l'avant bras poilu de Blaine.
Blaine aligne leurs corps, laisse Kurt le sentir pleinement en érection contre ses fesses.
- Je te veux, chuchote-t-il en se frottant contre lui. Tellement envie de toi.
Kurt serre les doigts de Blaine en tremblant.
- S'il te plait-
- Est-ce que- est-ce que ça te ferait flipper si- j'utilisais d'abord ma bouche ?
Pendant une seconde, il ne comprend pas la question. L'esprit de Kurt est trop occupé à penser à cette grosse bite poussant en lui qu'il ne réagit pas. Puis il comprend ce que propose Blaine et pique un far si vite qu'il pense qu'il éclate vaisseau sanguin vital.
- Oh mon dieu, halète-t-il en tremblant.
Blaine se penche et sépare ses fesses, puis passe son pouce le long du creux poilu entre elles.
- Ouais, souffle-t-il en passant son nez sur les épaules de Kurt. Juste là, contre toi, mettre ma langue en toi, mon cœur.
- S- s'il te plait, gémit Kurt.
En vérité, il ne sait pas si ça va lui plaire mais à en juger par les mains tremblantes de Blaine et son érection contre sa peau, c'est excitant pour lui, donc c'est excitant pour Kurt.
Ce n'est pas ce à quoi il s'attend. Enfin, il ne s'attend pas à ce que Blaine prenne autant de temps à arriver à destination, embrassant et léchant chaque recoin de son dos, marmonnant des « tellement beau », des « Kurt, ta peau » et des « épaules les plus sexy que j'ai jamais vu », jusqu'à ce que Kurt transpire et se frotte contre le lit comme un adolescent désespéré.
Lorsque Blaine arrive à son cul, il a l'impression de supplier, ça fait si longtemps. Blaine mord et suce des baisers sur ses fesses. La gêne monte. Kurt fourre sa tête dans l'oreiller et ferme les yeux, essaye de se détendre et de ne pas trop penser aux odeurs ou à- d'autres choses. Il mentirait s'il n'admettait pas qu'il se sent complexé. Le cul de Blaine est probablement un douze sur une échelle de un à dix, et bien qu'il sache que son cul n'est pas mal non plus, il sait aussi qu'en comparaison, il n'est pas à la hauteur du cliché des fesses parfaites.
Evidemment, à ce moment là, le nez de Blaine est sur son sacrum et les terminaisons nerveuses de ses fesses sont en feu, et il ne sait pas si ça chatouille ou si c'est du désir mais il ne peut pas s'empêcher de gigoter, essayant d'en avoir plus. Il sent Blaine rire contre sa raie des fesses, sent le frôlement de ses lèvres là où elles se séparent.
- Sensible, dit-il, le mot vibrant contre la peau de Kurt.
- Tu es sur que c'est, halète-t-il, les cuisses serrées, les fesses serrées tandis que le frisson l'envahi, amusant pour toi aussi ?
Blaine marmonne en passant ses lèvres légères comme des plumes sur les poils raides encadrant la fente. Kurt serre les poings. Il veut bouger ou que Blaine fasse quelque chose mais il ne fait que le taquiner, faisant courir ses lèvres et ses doigts de haut en bas sur la raie de Kurt jusqu'à ce qu'il lève son cul plus haut pour obtenir quelque chose, pour arrêter cette sensation de fourmillement.
- Si tu en as envie, dit Blaine d'une voix traînante en embrassant la ligne de bas en haut, alors oui. J'adore l'idée de te goûter. J'adore être si proche, j'adore sentir où je vais enfoncé si profond en toi.
Il presse les fesses de Kurt avec ses pouces, puis les sépare légèrement, enfonçant sa bouche entre elles.
- Oh mon Dieu, gémit Kurt, les épaules serrées tandis qu'il se met sur les coudes et enfonce ses genoux dans le matelas. Oh pitié ne t'arrête pas, je ne peux plus attendre.
- Ah ouais ? demande Blaine en embrassant de bas en haut, puis finalement sur le trou de Kurt. Là, chéri ? Juste là ?
- Oh mon Dieu, oui-
Il lape le point avec sa langue, puis l'embrasse, suce la peau plissée entre ses lèvres. Presque par réflexe, Kurt écarte les jambes et arque son dos, et Blaine est là pour accepter le don, gémissant dans la peau de Kurt et creusant avec sa langue.
- Oh mon Dieu, Blaine.
Il continue de le répéter, il ne peut pas s'en empêcher, ses nerfs se détraquent. Toute sa partie inférieure n'a jamais été aussi sensible et la pression contre son trou est incroyable. Il ne se rend même pas compte qu'il se presse contre la bouche de Blaine jusqu'à ce Blaine pose sa main sur sa fesse pour le maintenir.
- C'est ça, murmure Blaine en léchant, léchant et léchant. Tu te détends si bien pour moi. Laisse-moi entrer, chéri.
Il est ouvert, plus ouvert qu'au début en tout cas. Il sent l'entrée de son corps se plisser à chaque coup de langue. Il rougit, retient un gémissement. Il se sent vulnérable et il n'est pas sûr d'aimer ça, pas avant que Blaine commence à lécher à l'intérieur, et il se rend compte qu'il serait impossible de ne pas apprécier cette sensation.
Il recule, enfonce encore plus la langue de Blaine en lui.
- S'il te plait, babille-t-il, à moitié à genoux à présent, bougeant sur la langue de Blaine Oh putain.
Tout devient trouble lorsque Blaine commence à presser son pouce à l'intérieur. Kurt ne sait même pas pourquoi c'est si bon, mais le pouce de Blaine est à côté de sa langue, et il y a enfin le comblement d'un doigt poussant dans son trou et il crie et se fige juste pour laisser son corps se contracter.
- Oh, oh, oh, scande-t-il en entendant Blaine ouvrir un tube de lubrifiant.
- Okay ? demande Blaine, les doigts glissants et froids.
- Ouais- mon dieu, ouais-
Il ne s'attend pas à ce que pouce de Blaine arrive par le bas et quand il passe sur ses boules au lieu de monter, un frisson électrique l'envahit, tiraillant ses testicules et tirant fort sa bite contre son estomac.
- Blaine, souffle-t-il, les doigts s'agitant et se resserrant sur l'oreiller. Puis les lèvres de Blaine se referment sur la peau juste en-dessous de son trou et il gémit. Que fais-tu, geint-t-il en tremblant, oh mon dieu que-
- C'est pas bon ?
- Trop bon, halète-t-il en regardant par dessus son épaule.
Cela s'avère être une erreur car voir Blaine accroupit entre ses fesses ouvertes, rougies et tremblantes, l'excite encore plus. Il est couvert de la salive de Blaine et c'est la chose la plus sexy qu'il n'ait jamais vue.
- Je- j'étais sur le point de jouir pendant une seconde mais je en me suis même pas touché-
- Alors ne te touche pas, dit Blaine en souriant malicieusement tandis qu'il repose sa bouche sur le trou de Kurt. Tu ne jouiras pas sauf si tu le veux. Je m'en assurerai.
Il doit avouer qu'il aime laisser carte blanche à Blaine même s'il ne sait pas ce que son corps fait. C'est agréable. Et c'est terrifiant. Et il a un doigt dans le cul. Il s'est rendu compte que ces choses doivent s'intégrer.
- N-non, dit-il en se remettant sur les coudes. Non, j'aime ça.
C'est mouillé, le pouce de Blaine l'ouvre, sa langue tète son trou. Il pense à des détails stupides. Il se demande si le lubrifiant a mauvais goût, s'il est assez propre pour faire ça, si Blaine n'a pas de crampes à la mâchoire ou aux avant bras. Et quand il pense à cela, une chaude ruée de sensation arrive. C'est si différent de la simplicité d'une main ou d'une bouche sur sa bite, ou même celle de Rachel, et il ne va pas y penser maintenant.
Il retombe contre le torse de Blaine comme une poupée de chiffon lorsque Blaine s'agenouille derrière lui. Ils se balancent d'avant en arrière ensemble et Kurt agrippe la tête de lit tandis que Blaine fait glisser ses hanches sur ses fesses. Kurt s'installe à califourchon sur les cuisses de Blaine et écarte les jambes, laissant Blaine se rapprocher.
- On peut le faire comme ça ? demande-t-il en tournant la tête, recherchant un baiser.
- Comme tu veux, répond Blaine
Il veut un peu de contrôle et il aime pouvoir se tenir à la tête de lit. Il rougit de partout lorsque les bras de Blaine entourent sa taille. Blaine l'embrasse en caressant son torse plat et tendu, titillant ses tétons et faisant des cercles autour de son nombril, le faisant sourire et haleter.
- J'aime ça, dit Kurt
- Mon Dieu, j'adore te sentir si près de moi, grommèle Blaine en tirant sur sa langue. J'ai besoin de- besoin de toi, je peux…?
- Me la mettre ? demande Kurt, se sentant coquin et aussi coquin que victorieux lorsque Blaine gémit dans ses cheveux.
Il ne sait pas combien de temps s'est écoulé pour arriver à ce moment. Il a l'impression qu'ils sont au lit depuis des heures. Il prêt et il sait que Blaine aussi. Il ne sait toujours pas s'il va aimer ça mais il a hâte de le découvrir.
- Je suis prêt, dit-il en agrippant la tête de lit d'une main et l'avant bras de Blaine sur sa taille de l'autre.
Il entend le froissement lorsque Blaine ouvre et met une capote, son visage chauffant. La preuve osée et audible que Blaine va bientôt être en lui le fait se sentir cochon et endolori en même temps, et il se retrouve à frotter son cul contre le latex avant même que Blaine ait finit.
- Assieds-toi sur moi à ton rythme, d'accord ? dit-il en embrassant la nuque de Kurt
La pression de sa bite est aussi dérangeante qu'appréciable. C'est agréable de pousser contre elle, c'est agréable lorsque le bout fait des cercles et puis s'enfonce en lui. Mais cela brûle et Kurt se tend. Blaine embrasse son cou et ses épaules, ne bougeant pas du tout. Il fait couler un filet de lubrifiant, maintient doucement les hanches de Kurt en faisant des va et vient pour l'étaler. Kurt inspire brusquement. Il bouge son bassin de gauche à droite, de droite à gauche, essayant de s'habituer.
- Oh mon Dieu, gémit Blaine
La pression et la chaleur reviennent, la bite de Blaine dure et rigide, mais le lubrifiant aide. Kurt descend, ignore la gêne et se laisse la prendre. Laisser son corps accepter l'intrusion est d'une certaine façon la meilleure partie de l'acte. C'est presque mieux que la réalité de ce qu'ils font et ça l'excite.
Il empoigne la tête de lit jusqu'à ce que ses doigts deviennent blancs et il s'assoit sur la bite de Blaine petit à petit. Transpirant et tremblant, il touche le fond et suffoque. Il est si plein, rempli à craquer. Blaine est en lui et il aime ça même si c'est une sensation étrange.
Plus de lubrifiant, Blaine maintient ses hanches et s'extirpe, le faisant haleter, puis il repousse à l'intérieur, l'écartant, le transperçant, le remplissant. Le lubrifiant s'étale et la brûlure s'adoucit. Il inspire, se penche en avant et se plaque contre Blaine tandis que celui-ci avance.
Et ça, oh ça-
- Oh mon Dieu, souffle-t-il
Le putain de mouvement envoie un électrochoc partant de ses jambes qui s'étend jusqu'à son dos, puis il recommence, encore et encore, jusqu'à ce qu'ils bougent ensemble. Bouger change tout- la brûlure curieuse, la sensation bizarre de presque avoir envie d'aller au toilettes disparaît, et il sent ses muscles se détendre, et oh merde c'est donc ça qu'on est censé ressentir. Ce n'est que de la plénitude et de la pression sans bizarrerie, sans gêne. Oh, c'est bon.
- Comme ça ? souffle Blaine en le serrant fort. C'est mieux ?
- Putain, siffle Kurt en bougeant doucement, profondément sur les genoux de Blaine. Oh putain, oui.
Il enfouit son visage dans le creux de son coude.
- Bouge, bouge, bouge.
Blaine le tient par la taille et commence à faire des va et vient en lui.
- D-dis-moi
- C'est, oh, trop bon, si profond, juste- s'il te plait, oh, merde, oh, là, grogne-t-il en calant ses hanches pour que Blaine atteigne encore ce point, baise-moi, baise-moi.
- Putain, souffle Blaine en enfouissant son visage dans l'épaule de Kurt. Putain.
L'urgence est si rattachée à des sensations irritantes qu'il est difficile de se détendre, chaque coup est trop et pas assez, trop court, et ça l'allume. Il ne peut pas se retenir et tout ce qu'il veut est jouir.
- Touche-moi, gémit-il en se plaquant contre Blaine à chaque coup.
Il perd rapidement le contrôle, inconscient de son désespoir. La main de Blaine se referme sur sa bite et il ne peut plus tenir. Il se branle violemment dans la main de Blaine, s'encule sur sa bite, encore et encore, à un rythme désespéré. Il sent le lubrifiant couler de son cul sur les cuisses de Blaine, sent où il est tombé sur ses poils pubiens et sur ses boules.
- Comme ça, comme ça, chéri, vas-y, n'attend pas. Ne m'attend pas, veux te sentir jouir, veux te sentir te serrer sur moi, vas-y.
Blaine enfonce ses doigts sur ses fesses, le tenant.
Le claquement de leurs corps l'un contre l'autre amène Kurt pile au point de non retour. Il se laisse emporter par la sensation de la bite de Blaine qui entre et sort de son cul.
- Plus fort, supplie-t-il, et Blaine écoute. Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu, oh-
Il éjacule si fort que ça fait presque mal. Son cul n'a jamais été aussi plein lors d'un orgasme et c'est incroyable d'avoir quelque chose auquel s'accrocher, s'attacher pendant qu'il jouit, jouit et jouit, trempant les doigts de Blaine et la tête de lit tandis que Blaine le baise avec des coups durs et parfaits.
- Kurt, gémit Blaine
C'est comme si son corps était fait pour prendre la bite de Blaine après l'orgasme. Il n'y a plus d'inconfort, juste de la relaxation, ses muscles détendus, l'urgence partie. Il se penche, pose ses bras sur ceux de Blaine et se soutient, sent la transpiration couler entre eux et Blaine le baiser bien, fort et profondément. Il s'arrête, les yeux fermés, le corps tremblant, sa bite épuisée retombant sur sa cuisse au rythme des mouvements de Blaine.
C'est comme entrer en transe. Il ne s'est jamais senti aussi ouvert et en sécurité pendant l'amour. Ses yeux se remplissent de larmes sans qu'il ne s'en rende compte, et lorsque Blaine tressaille et jouit en lui, elles roulent sur ses joues. Il les laisser couler, savourant la sensation de Blaine pulsant en lui, et c'est parfait.
- Reste, murmure-t-il en s'allongeant sur le ventre. Blaine s'allonge sur son dos, entremêlant leurs jambes et leurs bras, et il laisse son poids l'écraser sur les draps. Reste, juste, reste, s'il te plait ?
Blaine acquiesce, chuchote, et Kurt s'endort avec Blaine toujours en lui.
Il se réveille en plein milieu de la nuit avec les doigts de Blaine enfouis en lui. Il est tiré du sommeil par leur frottement sur sa prostate, et il éjacule dans la main de Blaine avant même qu'il puisse se retourner, tourné à moitié sur le dos et à moitié sur le côté, criant son orgasme au plafond tandis que Blaine respire fort contre ses cheveux.
- Toujours détendu, mon dieu, tu te frottais contre ma jambe, Kurt-
La seconde fois qu'ils se réveillent, Blaine cherche déjà les capotes et Kurt, à moitié endormi, enjambe ses cuisses et s'assoit sur sa bite et le chevauche jusqu'à ce qu'ils se rendent compte qu'il est trop fatigué pour jouir de cette façon. Kurt dégringole et lui retire la capote, se penche, prend la bite de Blaine dans sa bouche malgré le goût amer du latex et le suce, osé, mouillé et sans gêne dans le noir, puis la prend dans sa main et le branle sur leurs peaux nues.
Lorsque les rayons du soleil passent à travers la fenêtre, ils n'ont dormi qu'une heure ou deux en tout. La chambre empeste la sueur, le sperme, les odeurs corporelles, et Kurt ressent une brûlure dans ses muscles dont il ne s'était même pas rendu compte. Aussi, il dort en travers du lit, il a les pieds de Blaine dans la figure, il crève de faim, il est déshydraté et il a envie de pisser tout à la fois.
Il rit bêtement, roule sur le dos et souffle sa joie au plafond. Il se sent transformé, puissant, étendu, sexy et heureux. Puis Blaine lui monte dessus, le rassemble et l'embrasse, et ces sentiments explosent un millier de fois plus fort.
- Tu es, dit-il en ponctuant chaque mot avec un baiser, l'homme le plus sexy avec lequel j'ai couché.
- Ça veut dire un petit déjeuner et beaucoup de café ? demande-t-il en souriant
- Evidemment, dit Blaine en lui donnant une tape sur ses fesses nues avant de descendre du lit.
Plus tard ce jour là, profitant de leurs dernières heures ensemble en mangeant des sandwichs, Kurt ne pense pas que c'est interdit d'avouer :
- J'ai mal au cul.
Blaine rit si fort et si vite qu'il crache sa limonade rose sur la table, et le fou rire qui s'en suit leur donne un poing de côté pendant cinq bonnes minutes. Le visage de Kurt est en feu, d'amusement ou d'embrassement ou les deux, il ne sait pas.
- C'est, hum, ouais, ça arrive, dit Blaine en essayant toujours de respirer et d'évacuer l'acide de ses sinus.
Kurt le fixe, un sourcil levé.
- Ça part, hein ?
- Non, Kurt, dit gravement Blaine, le visage parfaitement immobile. Ton cul est changé à jamais.
Kurt lui lance un bout de melon à la figure.
- Fais-moi un autre sandwich, changeur de cul.
- Oui, monsieur, répond Blaine.
Pendant qu'il prépare le sandwich, Kurt consulte son portable. Il voulait le faire hier soir mais- bon.
Il a quelques messages de Rachel, rien d'important ou même de récent, juste des nouvelles d'une vieille amie du lycée et un bonjour de ses pères. Il lui répond rapidement, essayant de ne pas culpabiliser. Ce n'est pas qu'il a oublié la situation, mais ce qui est fait est fait et il doit se concentrer sur le futur.
Il est heureux que Blaine soit toujours de bonne humeur pendant qu'il fait son sac et prend une douche car il réalise à quel point il n'a pas envie de partir.
Blaine se rase pendant que Kurt prend sa douche, puis ils changent de place.
- Je peux te parler du tatouage ? C'est une blague entre vous ?
Kurt a un trou pendant une seconde. Il oublie parfois qu'il a un tatouage.
- Oh, rit-il. Non, euh, Rachel et moi avons eu une période « rebelle » entre guillemet. Bref, on était bourrés et on a décidé de se faire tatouer. Elle s'est dégonflée pendant que je me faisais faire le mien et ne me l'a pas dit avant le lendemain quand c'était évidemment déjà fini. Comme j'étais saoul, je leur ai mal dit ce que je voulais. Donc au lieu d'avoir « it gets better », j'ai eu « it's get better ». Le tatoueur a dû être inventif pour l'arranger mais j'ai fini par tomber amoureux du résultat. Rachel et moi adorons tous les deux Bette Midler, donc ça allait. On en rigole depuis.
- C'est mignon, dit Blaine, que vous faisiez toujours ce genre de chose ensemble.
Kurt sort de la douche, enroule une serviette autour de sa taille et prend la brosse à dent qu'il n'a pas encore rangé dans son sac.
- Je peux t'emprunter du dentifrice ?
Pourquoi a-t-il emmené sa brosse à dent et pas de dentifrice, il ne sait pas.
- Bien sûr.
Il se brosse les dents, puis crache.
- Je pensais que c'était mignon. Mais j'ai passé presque la moitié de mon adolescence et une bonne partie de ma vie d'adulte à être dépendant de Rachel. Ne me méprend pas, il y a eu des années où je voulais la tuer, elle me rendait fou, mais elle était toujours là. Elle m'épaulait toujours à la fin, elle me connaissait mieux que personne. Et elle n'a jamais eu de chance en amour non plus. Elle a essayé de sortir avec des garçons quelques fois. Il y a eu ce joueur de foot au lycée qui n'a jamais été vraiment sûr de lui, et un danseur à NYADA qui a couché avec elle et lui a demandé de l'argent –il était gigolo- et ce connard à la chorale qui ne l'a jamais laissé tranquille. Et je n'ai jamais- je n'ai jamais essayé, pas vraiment. Et au final, on était là, tous les deux, seuls et dans la galère. Notre premier signe de succès a été comme un miracle. Ça nous est monté à la tête et je me souviens penser, si Roméo marche pour moi, pour les critiques, je peux tout faire.
Blaine le regarde à travers le miroir, les yeux tristes, les sourcils plats sur son front.
- Tu l'aimes vraiment.
Kurt acquiesce, enveloppe le bout de sa brosse à dent dans un morceau de papier toilette et la fourre dans sa trousse de toilette.
- Comme une sœur. Comme une meilleure amie. Le reste- je me suis laissé aveuglé, soupire-t-il en regardant son alliance. Je crois qu'elle sait. Enfin- que le sexe n'est pas- que je ne suis pas- je crois qu'elle sait. Je crois qu'elle l'a toujours su au fond d'elle.
- J'essaye tellement de ne pas impliquer mes sentiments personnels, dit Blaine en secouant la tête, puis il s'appuie contre le comptoir et soupire.
- Blaine, dit Kurt avec un petit sourire, je sors avec toi dans le dos de ma femme. Tu as le droit d'avoir une opinion.
Blaine penche la tête.
- On sort ensemble ?
Et il se rend compte à quel point cela semble puéril et pressant, et il ajoute :
- Euh, sauf si tu ne veux pas ? Il fronce les sourcils. Okay. Je n'aurai pas dû partir de ce principe.
La poitrine de Blaine se soulève.
- Bien sûr que le veux. Je n'étais pas sûr que tu sois prêt à employer ce terme.
- Je suis sûr, répond Kurt en se frottant avec la serviette. Mais je ne veux pas que tu penses que tu doives t'immiscer au milieu. Ça ne va pas être beau.
- Je me sens tellement mal pour vous deux, dit Blaine en fronçant les sourcils. Je- je te veux tellement. Mais je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser.
- Ce n'est pas ton combat, dit Kurt en glissant ses bras autour de la taille de Blaine. Chéri, tu es génial mais ce n'est pas ta faute. Je suis juste heureux de t'avoir pour me faire sourire et que tu sois la lumière au bout du tunnel.
Il se penche, presse son visage sur la mâchoire de Blaine, et ajoute d'un ton taquin :
- Et le sexe est génial.
Blaine rit même s'il dit tristement :
- Je me sens responsable. Je ne peux pas m'en empêcher.
- Si ce n'était pas pour toi, j'aurais peut être eu besoin de faire ça dans dix ou vingt ans. Ça aurait été pire. Je ne peux pas remonter le temps mais je peux arrêter maintenant avant qu'on vieillisse, qu'on soit plus installé dans la routine. On n'a pas d'enfants, pas d'animaux, pas de biens immobiliers. On est encore assez jeune pour arriver à faire quelque chose et je- je veux qu'elle soit heureuse.
- Ce n'est pas aussi simple pour moi, dit Blaine en le serrant plus fort. Rachel et toi- vous étiez mes patients et maintenant vous êtes- vous êtes importants pour moi. C'est mon problème. Je veux aider. Je suis comme ça.
Kurt s'éloigne, passe sa main sur le bras nu de Blaine avec un sourire affectueux.
- Compris. Juste- laisse-moi lui dire. Tu pourras être aussi impliqué que tu veux après.
- Okay, acquiesce Blaine.
Ils s'échangent leurs cadeaux juste avant de partir. Le visage de Blaine s'illumine face à la collection de nœud papillons faits main presque autant que celui de Kurt lorsqu'il reçoit un enregistrement du dernier spectacle de théâtre auquel il a participé.
L'échange est agréable, personnel, approprié- il avait peur qu'ils ne sachent pas quoi s'offrir vu la nature de leur relation et il est ravi que ça ait si bien marché.
Blaine l'embrasse sur le pas de la porte, les doigts sur ses joues, n'ayant clairement pas envie de le laisser partir. Il continue d'essayer de cacher que ses yeux sont pleins de larmes à cause du cadeau, et Kurt le laisse être pudique, ferme les yeux et se délecte du frottement de ses cils sur sa joue pendant qu'ils s'embrassent, s'embrassent et s'embrassent.
10h32 : mes beaux parents sont dans la cuisine SOS
10h45 : omg quoi ?
