Titre : Ne rien avoir à perdre
Auteur : xKyoku
Genre : UA / School-fic
Bêta-lectrice : Nemu-chan
Disclaimer : Les personnages de Naruto appartienne à Masashi Kishimoto.
Chapitre 1 : Nouveau départ
Lundi 2 septembre. 8h54
Elle était paralysée. Ses membres ne lui obéissaient plus. Elle ne pouvait plus bouger. Elle avait le souffle coupé. Elle ne pouvait rien faire. Et soudain ce qu'elle redoutait arriva : la main leva le couteau ensanglanté. Elle voulait l'aider, elle voulait crier. Rien. Alors la main allait s'abattre sur ce à quoi elle tenait tant…Pourquoi ne pouvait-elle pas la prévenir ? Pourquoi ? Elle était tout simplement inutile. Elle sentit les larmes couler sur ses joues au moment où la lame allait entrer en contact avec la peau. Puis plus rien… Le néant.
Elle se réveilla en sueur, le pyjama trempé. Son visage était inondé de larmes. Encore un cauchemar, encore, le même depuis déjà des années… Elle inspira profondément puis expira, pour relâcher la pression. Peu à peu, ses tremblements disparaissaient. Enfin, elle s'étira, tel un félin, et sortit de la couette avec douceur avant de se diriger, chancelante, vers la fenêtre. Elle ouvrit celle-ci puis ouvrit les volets. Ils étaient trempés eux aussi. Un jour de pluie, encore. Parfait, c'était ce dont elle avait besoin. Ces jours là, sa peine était partagée. Ces jours-là seulement, lorsque le ciel pleurait. Oui, vraiment, Hinata aimait les jours de pluie.
Lundi 2 septembre. 10h17.
Trois quarts d'heure. Trois quart d'heure qu'ils étaient là, assis dans cette vieille Clio rouge, sur l'autoroute, à attendre d'enfin arriver. Vraiment le lycée le plus proche était plutôt loin ! Le jeune garçon brun sourit à cette pensée. Puis l'autre abruti, à fond dans sa chanson, qui chantait si fort qu'il en couvrait le bruit de la radio. Le voyage était des plus agréables… Surtout compte tenu de la destination ! Mais bon il pouvait bien pardonner à son meilleur ami de chanter faux non ? C'était tout de même un excellent pianiste. À se demander comment un si bon musicien pouvait chanter si mal… Sa sœur elle ne le supporterait pas.
- Aaah Naruto, tu veux pas arrêter de chanter ? Cria-t-elle, Tu vas me briser les tympans à force !
Tenez. La jeune fille, dont les cheveux châtain retombaient avec grâce sur ses épaules, devait râler, comme toujours. Mais Kiba aussi en avait marre malgré tout. Puis taquiner le blond mettrait un peu d'ambiance à ce voyage -ou plutôt supplice- qui paraissait n'avoir aucune fin.
- Pour une fois Hana, je dois avouer que tu n'as pas tort. Dit-il, posant ses yeux marrons pleins de volonté sur Naruto. Tu heurtes vraiment ma sensibilité musicale là!
Le blond s'arrêta alors :
- Gnagnagni, gnagnagna, je chante si je veux d'abord !
Et il se remit à chanter. Le frère et la sœur soupirèrent en chœur. Incorrigible celui-là. Avec son baggy noir, son T-shirt à l'effigie de System of a down, et ses Vans aux lacets oranges, il avait une dégaine des plus recherchées.
Quelques minutes s'écoulèrent. Les paysages se ressemblaient tous à travers la fenêtre.
- Et puis vive l'amitié Kiba, rajouta Naruto soudainement. Merci de me soutenir quoi !
- Naruto, la ferme! S'exclamèrent ensemble Kiba et Hana.
Le conducteur se mit alors à rire, doucement d'abord puis franchement. C'était un homme, un homme grand, un homme brun,un homme fort, un homme responsable. Sa femme était partie il y a douze ans, douze ans déjà. Et il avait élevé ses enfants seul, comme un père, un vrai. Et puis il y a avait eu Naruto. Il l'avait recueilli si on peut dire. Et ils étaient tous là, prêts à entrer dans leur nouveau lycée. Il en était presque ému.
- Je vois pas ce qu'il y a de si drôle Mr. Inuzuka, bouda le blond.
Kiba, lui, haussa simplement les épaules. Hana, elle… se mit à rire aussi. Finalement suivie des deux autres. Ils étaient heureux d'être là, ensemble. Une vraie famille.
Lundi 2 septembre. 11h40
Elle posa ses doigts sur son I-pod et troqua la chanson jouée actuellement pour une chanson d'Olivia Lufkin. Si elle ne l'avait pas déjà assez fait, elle aurait pleuré. Quitter sa famille, ses amis, quitter tout pour partir n'était pas son souhait le plus cher. Bien sûr, dans sa ville, elle n'était pas vraiment heureuse mais… Ça avait toujours était son chez elle à elle. Et puis voilà qu'elle déménageait, comme ça du jour au lendemain. Ses parents n'avait même pas eu l'idée de la prévenir. Ah si, pardon, une semaine à l'avance. Largement suffisant, selon eux.
La jeune fille blonde mit sa tête en arrière sur son siège et soupira. Elle se retrouvait maintenant dans ce train direction Konoha sans avoir rien demandé. Quelle joie ! Le côté positif c'est qu'elle ne reverrait plus tout ces hypocrites, qui ne pensaient qu'à leur petite personne. Bon débarras ! Re-soupir. Elle espérait trouver des gens bien là-bas, dans ce nouveau lycée. Ses doigts tapaient nerveusement la cadence sur la table. Elle fredonnait doucement l'air de Wish, générique de Nana, un manga qu'elle adorait. « Can you feel it now ? Can you feel it now ? » Oui elle pouvait sentir le désespoir emplir son cœur. Mais malgré tout elle était prête à affronter ce qui l'attendait, peut importait ce que ce pourrait être.
- Prochain et dernier arrêt : Konoha. Préparez vous à descendre du train.
Elle regardait pas la fenêtre. Il pleuvait. Décidemment le plus beau jour de sa vie. Il pleuvait des cordes et elle n'avait sur elle qu'un misérable T-shirt. À Suna, il faisait toujours chaud. La vitesse du train diminuait. Elle arrivait. Elle arrivait à Konoha.
- Terminus : Konoha. Tous les voyageurs sont priés de bien vouloir descendre du train.
Elle prit sa respiration et ses bagages déposés dans la malle en haut. Elle était prête. Elle sortit d'un pas ferme par la porte du train. Elle se dirigea vers le grand panneau d'affichage dans le hall de la gare. Il s'agissait d'un plan représentant les lignes de bus et de métro dans lequel elle chercha la ligne indiqué dans la documentation du lycée Shounen' no Tokoro, son futur lycée. Une fois sa cible repérée, elle partit en direction de l'arrêt de bus. En passant elle jeta son billet maudit , symbole de sa condamnation, dans une poubelle. Elle sortit par la porte et se retrouva soudain confrontée au reste du monde. Sa détermination disparut alors rapidement.
- Prête, c'était vite dit… Pensa Nemuri Toko.
Lundi 2 septembre. 12h03
Une moto noire se gara devant le grand portail de fer, fraîchement peint en blanc. Son conducteur, un adolescent de grande taille, descendit et retira son casque. Il était brun et son regard noir était froid. D'après ce qu'on lui avait dit, ce lycée avait subi ses dernières finitions durant l'été. Un chef d'œuvre de l'architecture moderne selon certains. Il était composé de cinq gigantesques bâtiments, tous blancs, avec de grandes fenêtres encore propres. Trois des bâtiments étaient dédiés aux cours. Pourquoi autant d'ailleurs ? Bref. Il y avait ensuite un bâtiment pour l'administration : secrétariat, bureaux, etc. … Tout ce qui pouvait être utile quoi.
Le dernier bâtiment se trouvait être l'internat. C'était un très grand bâtiment, de trois étages. Le rez-de-chaussée abritait le réfectoire, avec les cuisines. Elles étaient hautement équipées (comme le reste de l'établissement d'ailleurs), la commune n'avait pas fait les choses à moitié et avait investi énormément dans ce projet. C'était un nouveau lycée qui devait accueillir tous les élèves de Konoha et des petits villages alentours, des villages avec souvent moins de cinq cents habitants et dont le trajet jusqu'à Konoha pouvait être long. Il y avait beaucoup en jeu et ils avaient dû faire de leur mieux, et donc construire cet internat. Internat constitué d'un foyer, d'un dortoir fille et enfin d'un dortoir garçon lorsque on montait d'étage en étage.
Le motard attacha son engin à l'aide d'un antivol à l'endroit prévu à cet effet et pénétra dans l'enceinte de l'établissement. Ces cinq bâtiments donnaient tous sur l'immense cour centrale. De grands platanes étaient planté d'ici et là de cette cour donnant un peu de verdure à l'endroit. On pouvait même apercevoir un saule pleureur dans le petit coin reculé entre internat et bâtiment d'administration. Mais pourquoi qu'un seul ? Une lubie de la future principale, mais le grand guitariste l'ignorait. D'un seul coup d'œil, il fit le tour de ce qui allait être son quotidien pendant toute cette année. Oui vraiment, c'était un chef d'œuvre de l'architecture moderne pour certains. Mais pour la plupart de ses futurs élèves, ce lycée n'était qu'un lieu de torture comme un autre. Un lieu dans lequel il devrait supporter le sadisme des profs, les piles de devoirs, et les coups durs de la vie. C'est pas parce qu'on a quinze, seize ou même dix-sept que la vie était toute rose… Oui la plupart de ses élèves voyaient ce lycée comme leur nouveau lieu de malheur. Sasuke était de ceux-là.
