Je tourne en rond dans la nuit pendant un long moment, ce pays a certes un certain charme, mais il ne vaut pas les magnifique cités sous les montagnes. Je finis par entendre les voix de mes hommes venant du sommet de la colline. Je me dirige vers l'écho et trouve enfin la porte marqué par la signature de Gandalf. Je me demande à quoi ressemble ce Hobbit et si il a pu trouver à temps ce quinzième compagnon. En revanche si il s'agit d'un Elfe, je décapite ce magicien ! Je toque à la porte et le silence se fit immédiatement à l'intérieur. Au bout de quelques secondes, l'Istari m'ouvrit. Je le regardai avant de le saluer amicalement (NDA : Enfin venant du caractère de Thorin, oui c'est amicale.) :

« Gandalf. »

J'entrai en reprochant calmement au magicien qui m'accueillit avec un sourire :

« Vous aviez dit que l'endroit serait facile à trouver. Je me suis perdu, deux fois. Je ne l'aurais jamais trouvé si il n'y avait pas eu le signe sur la porte. »

Je retirai ma cape pendant que l'Istari referme la porte derrière moi. Je regardai rapidement ce qui m'entoure, cet aménagement me fait plutôt l'effet d'être entré dans la maison d'un vieil homme qui profite de ces derniers jours que d'un cambrioleur. Dwalin me prit mon vêtement et le mit avec ceux des autres. J'entendis une voix que je ne connais pas arriver dans l'entrée.

« Un signe ? Non il n'y a pas de signe, la porte a été peinte la semaine dernière. »

Je me retournai et vis un Hobbit. Il est un peu plus petit que moi, des cheveux châtains bouclés et des yeux marrons, habillé d'une chemise à rayure rentrée dans un pantalon tenu par des bretelles.

« Il y a un signe. Affirma Gandalf sur un ton un peu coupable. Je l'ai tracé moi-même. Bilbon Sacquet, permettez que je vous présente le chef de cette compagnie : Thorin Écu-de-Chêne.

- Alors, c'est le Hobbit … Dites-moi Mr Sacquet, vous êtes-vous souvent battu ? Demandai-je en tournant autour de lui.

- Je vous demande pardon ? Demanda-t-il.

- La hache ou l'épée ? Quelle arme préférez-vous ? Continuai-je en m'immobilisant devant lui.

- Et bien je ne suis pas maladroits aux fléchettes pour ne rien vous cacher. Mais je ne vois pas pourquoi … pourquoi est-ce si important ?

- C'est bien ce que je pensais. Dis-je avec un léger sourire moqueur. Il fait plus épicier que cambrioleur. »

Mes hommes rirent et nous nous dirigeâmes vers la salle-à-manger. Cela ne m'étonna même pas de n'avoir plus qu'un bol de soupe pour le dîner, à voir la vaisselle empilée qui commence à être rangée, j'arrive après le festin. Nous nous installâmes tous avec une choppe de bière autour de la table.

« Quel nouvelle de la réunion dans les Earedwïn ? Me demanda Balin. Sont-ils tous venus ?

- Oui. Répondis-je. Il y avait des envoyés des Sept Royaumes. »

Tous eurent un soupir soulagé … J'aurais vraiment aimé leur apporter de bonnes nouvelles …

« Et les Nains des Monts de Fers qu'ont-ils dit ? Me demanda Dwalin. Dain est avec nous ? »

Je pris une inspiration en reposant ma cuiller. C'est le moment …

« Ils ne viendront pas … »

Tous baissèrent la tête, leurs espoirs défaits.

« Ils disent que cette quête est la nôtre et seulement la nôtre. »

Tous furent étonnés. Il est vrai qu'à l'instant où cette phrase a été prononcé à la réunion, j'étais moi-même stupéfait. Erebor est le plus riche royaume des Nains, le récupérer nous donnerait bien des avantages en plus de reprendre ce qui est à nous.

« Vous vous lancez dans une quête ? »

Tiens ! Je l'avais presque oublié celui-là.

« Bilbon, mon cher ami. Dit Gandalf. Il nous faudrait un peu de clarté. »

Le Hobbit acquiesça et partit vers l'entrée pour trouver une bougie. Gandalf se leva et déplia une carte qu'il sortit de sa poche.

« Loin à l'Est, par delà des monts et des rivières, des terres boisées et des terres désolées, se dresse un pic solitaire.

- La Montagne Solitaire. Lut le Hobbit par-dessus mon épaule sur la carte ouverte devant moi.

- Oui. Affirma Glóin. Oïn a interprété les présages, et les présages disent que l'heure est venu.

- Les corbeaux ont été vu s'en retournant vers la montagne, comme cela avait été prédit. « Quand on verra les oiseaux d'antan à Erebor s'en retournant, le règne de la bête prendra fin. » » Récita Dori.

Tout le monde acquiesça, tous d'accord avec cela. Cela fait maintenant 171 ans que ce dragon nous a chassé de chez nous, il était plus que temps que cet tyrannie prenne fin !

« Oh … Quelle bête ? Demanda le Hobbit d'une voix inquiète.

- Oh, c'est sans doute une allusion à Smaug le Terrible, première et principale calamité de notre Âge. Un cracheur de feu ailé, des dents comme des rasoirs, des griffes comme des couteaux de boucher, grand amateur de métal précieux. Décrivit Bofur avec ironie.

- Oui, je sais ce qu'est un dragon. Coupa le Hobbit avec un sourire forcé.

- J'ai pas peur de lui ! S'exclama Ori en se levant. Je me sens prêt ! Il va savoir ce que c'est le fer des Nains quand il l'aura dans le troufignon ! »

Il y eut quelques expressions amusées, à part celle de Balin, de Gandalf et la mienne. Nous savons très bien que le courage ne vient pas à bout de tout. Mon ami exprima d'ailleurs mes craintes à voix haute :

« La tâche serait déjà difficile avec une armée derrière nous, or nous ne sommes que treize, et pas les treize meilleurs … ni les plus intelligents. »

Les autres commencèrent à s'énerver sur sa remarque qu'ils prirent comme une insulte quand Fili coupa :

« Nous ne sommes peut-être pas nombreux, mais nous sommes des guerriers. Chacun d'entre nous, tous autant que nous sommes !

- Et vous oubliez que nous avons un magicien dans cette compagnie ! S'exclama Kili avec entrain. Gandalf a dû tuer des centaines de dragon !

- Oh non … je ne dirais pas cela, je … Dit le magicien visiblement dans l'embarras.

- Combien alors ? Demanda Dori. Combien de dragon avez-vous tuer ? »

Je tournai lentement mon regard vers le magicien. C'est vrai que s'est lui qui m'a demandé de mettre sur pieds cette compagnie, mais a-t-il déjà tuer ne serait-ce qu'un dragon ? A voir la tête qu'il tire et du fait qu'il s'étouffe avec son herbe à pipe, je doute qu'il en ait même croisé un. Les autres le comprirent aussi et commencèrent à se disputer et se levèrent créant ainsi un véritable capharnaüm.

« Hum … s'il … s'il-vous-plaît … » Tenta le Hobbit.

Tant d'idiotie me sidère, ne voient-ils donc pas le plus important de cette affaire ?! Je me levai en criant d'une voix forte et claire en khuzdul :

« Taisez-vous ! »

Tout le monde se rassit et ne pipa mot. Bien, maintenant qu'ils sont tous attentifs, sans doute comprendront-ils enfin si je leur mets les faits sous le nez !

« Si nous avons vu ses signes, ne croyez-vous pas que d'autres les ont vu aussi ? Demandai-je en me calmant en même temps sans pour autant perdre mon ton autoritaire. Les rumeurs ont commencé à se répandre, le dragon Smaug n'a pas été vu depuis 60 ans. Certains tournent leur regard vers la montagne évaluant, s'interrogeant, mesurant les risques. Les richesses de notre peuples sont peut-être sans protection désormais. Resterons-nous en retrait, pendant que d'autres s'emparent de ce qui nous appartient ?! Ou saisissons-nous cette chance de reprendre Erebor ! »

Tous acquiescèrent avec des cris de joie, mais cette joie fut de courte durée quand Balin, le plus réaliste et âgé de nous tous, nous mit face à un problème de taille. Un problème devant lequel je ne pus que me rasseoir :

« Vous oubliez que la Grande Porte est scellée. On ne peut pénétrer dans la montagne.

- Hum … Cela, mon cher Balin, n'est pas tout à fait vrai. » Dit le magicien.

Il sortit de sa poche une clé et la fit tourner entre ses doigts. Cette clé … je la reconnais que trop bien … cette clé se passe à la mort du Roi sous la Montagne à son héritier … mon père en était le dernier possesseur.

« Comment avez-vous eu ça ? … Demandai-je stupéfait.

- Elle m'a été confié par votre père, par Thrain, pour que je la garde en lieu sûr. Elle est à vous maintenant. »

Gandalf me tendit la clé que je pris avec précaution, tel un vase d'une grande fragilité. Je la rangeai précieusement dans l'une de mes poches intérieur de mon veston.

« Si il y a une clé, il doit y avoir une porte. Dit Fili.

- Ces runes parlent d'un passage dérobé vers les salles-inférieur. Dit Gandalf en montrant des écritures sur le côté de la carte.

- Il y a une autre entrée. Interpréta Kili avec un large sourire.

- Encore faut-il la trouver. Dit Gandalf. Les portes des Nains sont invisibles quand elles sont clauses. La réponse est cachée quelque part sur cette carte, je ne suis pas en mesure de la trouver, mais dans la Terre du Milieu d'autres le peuvent. »

A qui fait-il encore allusion ?

« La tâche à laquelle je pense exige d'une grande discrétion et non moins de courage. Continua-t-il. Mais si nous nous montrons prudent, et astucieux, je pense que c'est faisable.

- Donc il faut un cambrioleur. Comprit Ori.

- Oui, et un bon. Dit le Hobbit. Un expert j'imagine. »

Nous nous tournâmes tous vers lui et Glóin demanda à voix haute la question que nous nous posons tous :

« Et vous l'êtes ? »

Le Hobbit regarda d'abord Glóin, puis il se retourna pour vérifier si c'est bien à lui qu'il parlait et demanda :

« Je suis quoi ?

- Il dit qu'il est un expert ! » S'exclama Óin.

Décidément, plus ça va, plus il devient sourd ! Je ne me rappel même plus le nombre de gens qu'il a pu plonger dans des situations plus embarrassante les unes que les autres. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure qu'il est loin d'être un cambrioleur !

« Oh, non non non. Coupa le Hobbit. Je ne suis pas un cambrioleur, je n'ai jamais rien volé de ma vie. »

Qu'est-ce que je disais ? …

« J'ai bien peur d'être d'accord avec Mr Sacquet. Dit Balin. Il n'a guère l'étoffe d'un cambrioleur.

- Les Terres Sauvages ne sont pas faites pour les gens de bonne famille qui ne savent ni se battre ni se débrouiller seul. » Renchérit Dwalin.

Je n'aurais pas mieux dit. Toutes la compagnie recommença à exprimer agressivement son mécontentement. Décidément si d'ici la fin de la soirée, ils n'en sont pas venus aux armes, ce sera déjà ça de gagner.

« Ça suffit ! Si je dis que Bilbon Sacquet est un cambrioleur, c'est un cambrioleur, comprit ? » Dit Gandalf en se levant.

Il avait eu une aura noire assez imposante autour de lui. Quand il a commencé à parler, tout le monde s'est légèrement reculé comme un réflexe de survie.

« Les Hobbits ont le pas extrêmement léger si bien qu'ils peuvent passer inaperçu quand ils le veulent. Expliqua Gandalf plus calmement. Et alors que le dragon est accoutumé à l'odeur d'un Nain celle d'un Hobbit lui est totalement inconnue, ce qui nous donne un net avantage. »

Je baissai la tête pour réfléchir, et je dois avouer qu'il n'a pas tort. Le dragon saura que l'on est dans les mines à l'instant même où nous aurons franchi le seuil de la porte.

« Vous m'avez demandé de trouver le quatorzième membre de cette compagnie et j'ai choisi Mr Sacquet. Il a plus de ressource que ne le suggère les apparences et beaucoup plus à offrir que vous ne l'imaginez. Ou même qu'il ne l'imagine. »

Sa dernière phrase avait été pour le Hobbit, mais il n'empêche qu'il y a toujours un point noir dans cet entretien.

« Et en ce qui concerne le quinzième membre ? Demandai-je. L'avez-vous trouvé ?

- Justement, j'allai y venir et préfère vous mettre en garde avant que cette personne arrive. Il ne faut en aucun cas que vous vous fiez aux apparences, cette personne est quelqu'un de très spéciale, c'est une envoyée des Valaars. Alors surtout, ne faites absolument rien de stupide ! Cette personne est encore plus dangereuse qu'elle ne le laisse supposer. »

Ce magicien m'intrigue. Alors après un Hobbit qui ne pourrait pas faire de mal à une mouche, il pourrait nous présenter un grand guerrier. J'ai hâte de voir à quoi cet homme ressemble.

« Quand cet homme doit-il arriver ? Demanda Balin.

- Mais, je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'un homme. » Dit Gandalf avec un léger sourire.

Que veut-il dire ? Deux légers coups tombèrent sur la porte, Bilbon alla ouvrir et Gandalf se leva aussi. Je leur emboîtai le pas, suivi de tous les autres. J'arrivai dans l'entrée quand la porte s'ouvrit sur … une femme vraiment magnifique …

« Vous êtes en retard ma chère. Dit Gandalf avec un sourire.

- Je ne suis jamais en retard ou en avance, j'arrive toujours à l'heure prévue. » Répondit la jeune fille du tac-au-tac.

Le magicien laissa échapper un rire et la jeune fille entra. Elle porte une tenue entièrement noire et des chaussures qui la grandisse grâce à des talons. Le Hobbit et les autres sont bouche-bées, je ne suis donc pas le seul à trouver cette femme charmante.

« Permettez-moi de vous débarrasser. Se reprit le Semi-homme.

- Merci. » Dit-elle simplement.

Elle confia son épée accrochée dans son dos au Hobbit puis retira son étrange veste en cuire. Son haut lui moule son buste faisant ressortir sa fine taille et elle a un décolleté vertigineux. (NDA : Ce qui serait pour nous juste un léger décolleté. On a pas le même goût pour les vêtements, là-bas, le jean n'existe pas !) Son pantalon et ses bottes lui collent à la peau et montrent la claire musculature de ses jambes. Cette femme n'a pas froid aux yeux pour se monter ainsi vêtu. Malgré ses vêtements, on pourrait croire qu'elle n'a rien sur le dos tant ils sont collés à sa peau. Elle a pourtant d'étranges armes accrochés à sa ceinture et je devine des poignards cachés dans ses bottes.

« Nous vous avons gardé un bol de soupe et une choppe de bière. Dit le Hobbit après avoir rangé les affaires de la jeune fille avec les nôtres.

- Je préférai de l'eau si cela ne vous ennui pas. Dit-elle avec douceur.

- Non pas du tout.

- Vous n'aimez pas la bière ? » S'étonna Óin.

Décidément il les accumule !

« Ne pas boire c'est garder les idées claires. » Répondit la jeune fille. (NDA : Clin d'œil à ma série préférée : Forever.)

Le Hobbit passa devant et elle le suivit. Perchée sur ses talons qui résonnent sur le sol, elle a un mouvement de hanche très marquée que ses longs cheveux suivent tels des fils de soie. Elle doit avoir un sacré tempérament en plus d'une répartie qui laisse sans voix. Le magicien la suivit et me lança un regard amusé au passage. J'eus un léger sourire et nous retournâmes nous asseoir. La jeune fille s'assit entre Gandalf et moi et mangea calmement sa soupe sans rien dire pendant que le magicien la présente :

« Voici la personne que j'ai choisi comme étant le quinzième membre de la compagnie. Mes amis, voici Victoria, une jeune fille excessivement douée dans tous ce qu'elle entreprend. Elle est intelligente, téméraire et audacieuse et elle sait se battre encore mieux que les Elfes pour avoir reçu une éducation guerrière très dure qui l'a rendu invincible au combat.

- Tout le monde a ses failles. Coupa Victoria en stoppant la cuiller dans son avancée vers sa bouche. Je ne suis pas invincible.

- Certes, mais si vous avez des faiblesses, alors elles sont invisibles. » Dit le magicien avec un doux sourire.

Victoria tourna son regard vers le magicien, mais aucune émotion ne se lit sur son visage. Le sourire de l'Istari s'élargit et il dit :

« Victoria, permettez-moi de vous présenter la compagnie de Thorin Écu-de-Chêne : voici Bilbon Sacquet, Dwalin, Bifur, Óin, Fili, Kili, Bombur, Ori, Dori, Nori, Glóin, Balin, Bofur et le chef de cette compagnie Thorin Écu-de-Chêne. »

Le magicien nous avait présenté à partir de sa droite jusqu'à la gauche de Victoria. Son regard avait suivit chaque visage comme pour les graver dans sa mémoire en même temps que les noms. Quand ses yeux rencontrèrent les miens, elle les accrocha sans battre une fois de ces longs cils. Je pus remarquer que ses yeux sont comme la roche des mines, marrons sans aucune spécialité à l'extérieur, mais traversé par de long sillons de pierres précieuses ici et là. Pour elle, je pourrais jurer voir des éclats d'émeraudes brillants dans ses yeux. Elle se détourna en prenant son verre et le porta à ses lèvres sans rien dire. Cette femme n'est donc pas très bavarde, mais venons-en au fait.

« Maintenant que les présentations sont faites, savez-vous ce que vous allez affrontée ? Demandai-je.

- Apparemment un dragon qui vous a dépossédé de votre royaume il y a très longtemps. Vous désirez retourner à Erebor pour reprendre ce qui vous appartient.

- Et qu'avez-vous à y gagner ?

- Mes intérêts ne regardent que moi.

- Ce n'est pas une réponse … » Dis-je d'une voix glaciale.

D'ordinaire, ce ton fait perdre à mes interlocuteurs leurs couleurs et ils se sentent très mal-à-l'aise. Mais elle ne me jeta même pas un regard et termina sa soupe sans un seul changement d'expression ou de position.

« Vous n'avez pas à vous soucier de cela Thorin. Intervint le magicien. Son intérêt passe par moi, et uniquement par moi. Il ne vous concerne ni vous, ni même les autres races de la Terre du Milieu. En revanche, si elle fait partie de la compagnie, il serait préférable qu'elle obtienne le même gain que tous les autres.

- Cela va de soit. Dois-je le leur donner à Mr Sacquet et cette jeune femme ? » Me demanda Balin.

Je passai mon regard de mon plus vieil ami à l'Istari.

« Vous devez me faire confiance. Dit le magicien avec sérieux.

- Entendu, nous ferons à votre façon. Donne leur le contrat. Ordonnai-je à Balin.

- On est partant. » Dit Bofur.

Balin se leva et le Hobbit et Victoria en firent autant pour prendre les contrats.

« Ce sont des contrats classiques. Expliqua Balin. Remboursement des frais personnels, temps requis, rémunération, prise en charge des obsèques, etc.

- Prise en charge des obsèques ? » Dirent le Hobbit et Victoria en même temps.

Je leur passai les contrats et vis deux expressions clairement différentes. Le Hobbit est très inquiet, tant qu'à Victoria, il me semble deviner un léger amusement sur son visage. Cette femme est étrange. Ils allèrent tous deux dans le couloir, le Hobbit commença à faire les cents pas, tandis que Victoria s'adossa au mur, une jambe levée et son pieds posé sur le mur. Je me levai légèrement pour murmurer à l'oreille du magicien :

« Je ne peux garantir leur sécurité.

- Je comprends. Répondit-il dans un chuchotement.

- Et je ne serai pas responsable de leur sort.

- Entendu. » Dit-il plus hésitant.

Le Hobbit lut à mi-voix le contrat et à ce que j'entends, pour le moment, il me semble partant. Pourtant, ma bouche s'ourla d'un léger sourire quand le Hobbit arriva au plus intéressant passage du contrat.

« La présente compagnie ne sera pas tenue pour responsable des blessures subies qui pourrait s'en suivre, ainsi qu'à des … lacérations … »

Le visage du magicien qui était assez optimiste jusque là changea soudainement, tandis que celui de Victoria fut éclairé par un très léger sourire.

« … éviscération … Continua le Hobbit. … Incinération ! »

Il me semble maintenant en colère contrairement à Victoria qui continue de lire le contrat en retrouvant son air neutre.

« Oh oui, il fait fondre la chaire sur vos os en un clin d'œil. » Affirma Bofur.

Le Hobbit le regarda un instant, choqué, avant de regarder devant lui et se baisser en s'appuyant sur ses genoux en respirant longuement.

« Ça va mon gars ? Demanda Balin.

- Hum … O-Oui … Dit-il sans se tourner vers nous. Je me sens faible …

- C'est comme un four avec des ailes. Continua Bofur en se levant.

- De l'air, j'ai besoin d'air …

- Un éclair aveuglant, une douleur cuisante et pouf ! vous n'êtes plus qu'un tas de cendres. »

Le Hobbit se redressa, avec une expression neutre, Gandalf est plus incertain que jamais.

« Non. » Répondit le Hobbit.

Et il tomba dans les pommes.

« Vous m'êtes d'un grand secours Bofur. Reprocha le magicien. Mais … Quelqu'un a vu Victoria ? »

Je regardai l'endroit où était la jeune fille il y a quelques secondes mais ne vis personne.

« Tenez. » Dit une voix dans mon dos.

Nous sursautâmes tous en nous retournant, Victoria est debout à côté de Balin et elle lui tend le contrat. Mon ami le déplia et tout en bas trône une superbe signature d'une calligraphie légère et aérienne.

« Et bien mademoiselle, bienvenue dans la compagnie de Thorin Écu-de-Chêne. » Dit Balin avec un sourire.

Elle est VRAIMENT étrange …

Victoria lui rendit son sourire rapidement avant de s'approcher du Hobbit. Elle s'accroupit à côté de lui avant de jeter un coup d'œil à Gandalf en l'interrogeant du regard. Elle aussi n'est pas convaincu pour le cas du Hobbit. Le magicien acquiesça, elle leva les yeux au ciel avant de reporter son attention sur l'inconscient. A ma plus grande surprise et celle de tous les autres, à la vitesse de l'éclair, elle leva sa main et dans un bruit sonore, elle l'abattit sur la joue du Hobbit qui se redressa aussitôt, l'air hagard.

« Ça va mieux ? » Demanda-t-elle avec un ton qui fait clairement comprendre qu'elle n'en a rien à faire qu'il aille bien ou non.

Le Hobbit porta sa main sur sa joue rougie et hocha par petit à-coup de la tête. Nous sommes tous étonnés, comme si elle nous avait tous frappé. Mettre une gifle à quelqu'un est très insultant, même si c'était pour le réveiller c'est quand même osé. Gandalf fut le premier à retrouver ses esprits et dit au Hobbit :

« Allez-vous installer dans un fauteuil Bilbon, je vais vous apporter une tisane. »

Le Hobbit opina à nouveau du chef et alla dans le salon. Victoria se dirigea vers la porte d'entrée et je demandai avec méfiance :

« Où allez-vous ?

- Je vais à l'extérieur, je ne supporte pas les endroits exigus. »

Elle prit sa veste et d'un mouvement la mit sur son dos et la porte claqua derrière elle.


Voilà pour le deuxième chapitre, j'espère que le point de vue de Thorin vous a plu, mais sachez que je ne risque pas de faire beaucoup de différentes visions des personnages sur l'histoire à part celle de Victoria (aucun point de vue omniscient et externe). J'ai pu sortir ce chapitre plutôt, mais le troisième pourrait (et j'en suis sûre à 80%) se faire attendre. Voilà merci de lire mon histoire et à bientôt. ;)