Étant donné la... taille... du prologue, je poste le premier chapitre ^^

Petit rappel : C'est un STEREK et un Bashing!Scott

Je ne sais pas à quelle fréquence je pourrais publier étant donné que je n'ai pas internet en continu ^^

Bonne lecture ^^

CHAPITRE 1

POV STILES

Je me retrouve seul avec Jackson dans un débarras du lycée, coincés à l'intérieur à cause de je ne sais trop quoi. Mais mon hyperactivité et ma nervosité se font encore trop voir et je ne cesse de parler. J'ai bien conscience que j'énerve Jackson mais je ne sais pas comment m'arrêter.

- … et tu sais si tu …
- Ce que je sais Stilinski, c'est que si tu ne t'arrêtes pas de parler, je vais finir par t'égorger !

Comment lui faire comprendre que ce genre de menace ne m'aide pas à me calmer et malgré moi, me fait parlé un peu plus ?!
C'est une façon de faire passer mon stress, mon angoisse ! Si je ne parle pas, je vais faire une crise de panique. Je la sens déjà arriver bien que je parle et je ne peux pas accaparer mon attention sur autre chose, on ne voit presque rien dans l'obscurité du cagibis. Sans parler qu'il n'y a pas d'espace pour que je bouge ! Alors je continue à parler.

Mais c'en est apparemment trop pour les nerfs de Jackson car quelques minutes plus tard, je me fais plaquer contre une étagère en fer, lui par dessus moi, me menaçant de ses griffes aiguisées. J'écarquille les yeux de terreur, il ne va pas le faire, n'est-ce pas ?!

- Jackson, lâche moi ! C'est pas bon les tentatives de meurtre au sein d'une meute ! Je…
- La ferme ! Tais-toi ! Tu ne fais pas partie de la meute Stilinski ! Tu es bien trop insupportable et bien trop faible ! Personne ne te considère comme un membre de la meute, tu n'es là que pour gêner et parler sans arrêt. On a besoin de toi seulement pour les recherches et encore ! On pourrait les faire nous même avec un peu de volonté !

Ses mots me font mal. Vraiment. Je cache leur impact sur moi avec un sourire et je babille de nouveau, pour taire la panique qui me gagne de plus en plus mais c'est de trop, une fois de plus. Je sens ses griffes égratigner ma nuque et les autres s'enfoncer dans la chaire de mon dos. Je couine de douleur mais il ne s'arrête pas.

- Je ne veux plus entendre ta voix Stilinski où je coupe tes cordes vocales ! Et tu sais que je le ferrai car un petit humain aussi faible et minable comme toi n'est qu'un grain de sable sur mon passage et je n'aurais aucun scrupule à te marcher dessus. Compris ?!

Terrifié par ses mots et ses griffes sur ma gorge, je hoche doucement la tête, les yeux brillants de larmes. Puis avec un sourire satisfait, il s'écarte de moi. Je sens le sang couler le long de mon dos mais je ne dis rien et je ne bouge pas d'un pouce sauf pour me mettre en position fœtale.
Les entailles dans mon dos me font mal, je crois qu'il a été un peu trop profondément.

Je regarde du coin de l'œil Jackson continuer à s'acharner sur la porte du local. Je ferme les yeux lorsqu'il grogne de rage.

Que quelqu'un nous sorte de là. Par pitié. Je veux sortir et m'éloigner de lui.

Ce qui me semble plusieurs heures plus tard, la porte s'ouvre sur Allison et Boyd. Je soupire de soulagement.

- Tu vas bien Jackson ?
- Ouais. Allez, venez on se tire.

Allison pose son regard sur moi.

- Tu viens Stiles ?
- Ou-ouais.

Je me lève rapidement et elle fronce les sourcils quand je suis dans la lumière du couloir.

- Qu'as-tu fait à ta nuque ?!
- Il ne faisait que de parler, ça m'a agacé.
- Quand apprendras-tu à te taire Stiles ?!

Elle lève les yeux au ciel et ils avancent. Un flot d'incertitude me submerge.

Suis-je donc si insupportable ? Est-ce que tous voudraient que je me taise et que je cesse de gigoter continuellement ? Bien sur que oui, quelle question ! Mais pourquoi est-ce qu'ils ne comprennent pas que c'est à cause de mon hyperactivité ?!

Mes mains tremblent, je les cache dans mes poches puis je pars vers ma voiture, les cours sont finis après tout. Je regarde avec envie les autres membres de la meute réunis vers un arbre. Comme j'aimerais faire partie de la meute… mais je suis trop faible pour devenir loup-garou. Je ne ferai jamais partie de la meute. Je déglutis difficilement en ravalant mes larmes et je monte dans ma Jeep.

Le trajet jusque chez moi ne dure que quelques minutes et en arrivant, je monte directement dans ma chambre avant de m'échouer sur mon lit. Quelques secondes plus tard, je me redresse en grimaçant, retire ma chemise et mon haut et me dirige vers la salle de bain. Je termine de me déshabiller et entre dans la douche. L'eau bouillante me détend un peu, apaise mes peurs; mais elle me brûle aux endroits où les griffes de Jackson se sont plantées ou ont égratigné ma peau. Je passe ma main dans mes mèches trempées pour les ramener en arrière.

J'aurais tout donné pour faire partie de la meute. Tout. Tout pour faire partie de cette meute. Cette meute dont est membre celui qui est censé être mon meilleur ami mais qui semble m'oublier au profit de celle-ci. Mais si j'en faisait partie, peut être que tout redeviendrait comme avant avec Scott. Pour se faire, je dois apprendre à me taire, à ne plus bouger, devenir plus fort.

J'y parviendrais, je dois réussir !

Je sors de la douche tout tremblant. Je tourne mon dos vers le miroir et un hoquet de surprise franchi mes lèvres. J'ai la marque de quatre ongles le long de la colonne vertébrale, ces marques sont rouges vives, du sang en coule encore légèrement en un long filet. Les larmes me montent aux yeux alors que je réalise pleinement que cette blessure a été faite par une personne de la meute dont je pensais faire partie et cette blessure me confirme juste que ce n'est absolument pas le cas.

Un sanglot traverse mes lèvres alors que je tords un bras dans mon dos pour parvenir à passer une compresse désinfectante sur les plaies.

Je n'y arrive pas, putain ! Ça fait horriblement mal et je suis incapable de me soigner seul.

Je me laisse tomber à genoux sur le sol de la salle de bain et je prend ma tête entre mes mains, le sang coule en un mince filet avant de tomber goutte à goutte sur le sol. La douleur est lancinante, j'ai l'impression que quatre poignards s'enfoncent jusqu'à l'os sans discontinuer. L'air frais sur mon dos ne fait que rajouter à la sensation plus que désagréable. Putain que j'ai mal.

- Stiles ? Tout va bien ?

Je me redresse en un sursaut, retenant un nouveau gémissement de douleur.

- Papa ?! Tu ne travaille pas ?

- J'ai terminé plus tôt. Tout va bien, j'ai cru… entendre des pleurs.

Je me relève doucement et ouvre la porte. Mon père ouvre la bouche d'étonnement.
Je dois avoir l'air minable avec des larmes coulant de mes yeux rougis.

- T-tu veux bien m'aider ? J'ai… mal.

Je me tourne pour qu'il puisse voir mon dos.

- Qu'est ce qui t'as fait ça Stiles ?

Je ferme douloureusement les yeux, souhaitant plus que tout que mon prochain mensonge soit la réalité:

- Je ne sais pas. Mais j'arrive pas à me soigner tout seul.

Ma voix se brise sur les derniers mots. Car c'est ce que je suis : tout seul. Si j'avais fait parti de la meute, ils m'auraient aidé, ils m'auraient soigné. Oh non, je n'aurais même pas été blessé. Mais là, je dois me débrouiller seul dans ma salle de bain.

Les mains de mon père sur mes épaules me ramènent au présent. Je papillonne des yeux, chassant les larmes et je tourne la tête vers lui. Il m'attire doucement vers le tabouret et d'une pression sur les épaules, m'assieds dessus. Sans un mot, il passe la compresse sur les plaies et je sursaute en fermant fort les yeux.

- Ça a l'air profond Stiles, on devrait aller à l'hôpital.
- Non. Tout va bien.

Avec délicatesse, il applique une crème cicatrisante sur mon dos et pose une gaze dessus avant d'enrouler mon torse dans une bande blanche. Puis il passe sa main dans mes cheveux et presse ses lèvres contre mon front.

- Si demain ça n'a pas désenflé et que tu as toujours aussi mal, on y va. Allez, viens manger.

J'acquiesce d'un signe de tête et je le suis d'une démarche hésitante, me tenant aux murs pour ne pas m'effondrer par terre.

Le repas se déroule dans le calme, je parle peu, je dois commencer à m'entraîner à me taire le plus rapidement possible. Alors je parle le moins possible mais ce n'est pas simple, je dois passer mon hyperactivité dans autre chose et je me retrouve vite à me pincer et me gratter les poignets à sang sous la table. Puis la soirée continue devant un film et je dissimule mes bras sous les manches de mon sweater lorsque mon père me regarde avec inquiétude.

Lorsque je pars me coucher, en même temps que mon père, je trouve mon lit trop froid, trop grand, angoissant. Car je serais seul dedans tandis que je sais que la meute fait régulièrement des nuits où ils sont tous couchés les uns par dessus les autres. Sans moi. Et cela me donne des vertiges car avant même que je ne le réalise, j'ai toujours été à part. Je n'ai vraiment jamais fait partie de la meute. Une larme coule sur ma joue et je me lève en tremblant, mon oreiller dans les bras. Je sors de ma chambre et traverse le couloir dans le noir avant de frapper à la porte de la chambre de mon père. Je l'ouvre.

- P… papa ? Est-ce … est-ce que je peux dormir avec toi… s'il te plait ?

Avec des yeux inquiets, il soulève la couverture de son lit et je me précipite dessous. Je m'allonge contre son flanc, enroulé autour de mon coussin et les larmes commencent à couler.
Je sens une grande main passer dans mes cheveux.

Mon père, c'est ma famille, ma seule famille, ma meute à moi. On n'est pas nombreux, seulement deux, mais on va dire que c'est ma meute, la mienne. Et que j'en suis accepté. Accepté comme je suis.

- Parle moi Stiles.
- Je suis seul.
- Non, je suis là moi.

Mais à la place de me calmer ses mots me brisent. Mon père a toujours été le seul à m'accepter avec ma mère. Oui, il est là… mais pour combien de temps ?! Et si du jour au lendemain, il m'abandonne comme maman ?! Alors je serais totalement seul, sans personne sur qui compter.

- Hey, mon ange, calme toi, je suis là.

Je me pelotonne contre lui, mes poings agrippés à son haut de pyjama et mon visage perdu dans son cou, l'inondant de larmes.

Je m'endors au bout d'un long moment, apaisé par ses caresses sur mon visage et mes cheveux.

Lorsque je me réveille, je suis seul dans le lit. Je me lève, vais dans la salle de bain et m'habille, je prendrai ma douche ce soir, avec mon père pour m'aider à défaire et refaire le bandage. Les plaies me font encore mal, elles me lancent terriblement.

Je m'assieds difficilement pour manger quelques gâteaux. Je remonte ensuite pour me brosser les dents et j'ouvre le tiroir à médicaments. Comme tous les jours, je prend ma boite d'Adderall et je prends une pilule.
Après quelques secondes d'hésitation, j'en prends une seconde pour que ça ait plus d'effet. Les mains tremblantes, je repose la boite et je sors de la maison après avoir enfilé mes chaussures, ma veste et après avoir pris mon sac.

La journée au lycée est longue, je tente de ne pas parler plus que pour répondre aux questions qu'on me pose mais c'est dur. J'essai aussi de ne pas trop bouger, pas plus que les jeunes non-hyperactifs du moins. Et c'est dur. Je suis hyperactif, me restreindre est une torture même si le médicament aide. Par conséquent, je marche au calmant et à l'Adderall de sorte qu'à la fin de la journée, mon esprit est comme dans du coton.

- Hey Stiles, ça va ?

Je me tourne doucement vers Scott. Un faux sourire joyeux orne mes lèvres mais il n'y voit que du feu.

- Oui, bien sûr !
- On va tous au loft, tu viens ?

Une brise d'espoir passe en moi. Avec des gestes fébriles, j'ouvre la porte de ma voiture et pose mon sac à l'intérieur.

- Je dois passer chez moi mais je viens après ?

Ça ressemble en effet plus à une question. Il acquiesce et je me dépêche de rentrer chez moi, je pose mon sac de cours, écrit une note à mon père, change de haut et je reprends la route tout en avalant un nouveau calmant; mes nerfs commençant à s'échauffer de nouveau.
Je ne tarde plus à arriver chez Derek. Avec un sourire, je descend de ma Jeep, et monte les escaliers et avant d'entrer dans la pièce, j'entends Lydia et Allison:

- Stiles était étonnamment calme aujourd'hui.
- Oui, ça fait du bien, de ne plus l'entendre parler et gigoter dans tous les sens.

Je me fige et ferme fortement les yeux. Putain que ça fait mal. J'ai envie de leur hurler que ce n'est pas vraiment moi, que ce n'est pas ma vraie personnalité, mon vrai moi ! Ils me préfèrent effacé ! Ils m'apprécient avec une autre personnalité que la mienne, donc, ils ne m'apprécient pas véritablement, pas pour moi-même. Mon cœur se sert et je prends un nouveau calmant.

Tout pour être calme, tout pour leur plaire. Tout pour faire partie de la meute. Tout pour ne plus être seul. Tout pour que mon frère -mon meilleur ami !- ne m'oubli pas.

Tremblant, j'entre dans la pièce, un sourire aux lèvres. Un sourire pour cacher les apparences car je n'ai qu'une envie, me rouler en boule et pleurer jusqu'à ce que le dernière larme de mon corps l'ai quitté. Mais je sauve la face, je souris et salue tout le monde.

Derek me grogne dessus, comme d'habitude, je constate avec une vague de lassitude mêlée de regret et de tristesse. Il fronce les sourcils dans ma direction et je vote pour un replie stratégique vers mon meilleur ami. Celui-ci ne semble même pas me remarquer tandis qu'il roucoule avec sa petite amie. Je regarde autour de moi avec incertitude.

Isaac rit avec Danny, Boyd et Erika, Jackson écoute Lydia babiller, en réparant un collier de cette dernière. Derek lit dans son coin, son aura dissuadant quiconque de venir l'embêter. Je me cale dans un fauteuil, un coussin sur les genoux, seul. Quand je sens les premiers signes de mon hyperactivité revenir, je presse fermement mes paupières, à bout, avant de prendre discrètement une pilule et de l'avaler.

Quelques heures plus tard, une avalanche de pizza est posée sur la table basse avec des verres de sodas. Je grignote à peine, je n'ai pas faim. Puis Derek monte dans sa chambre et quelques heures plus tard, ils montent tous, sans un regard en arrière alors que je fais la vaisselle. Je déglutis et me décide à gripper les marches après avoir rangé tout le salon, une boule dans le gorge. Je pénètre dans la pièce et mon cœur se serre à m'en faire un mal de chien. Ils sont tous couchés autour de l'alpha, blottis les uns contre les autres. Mon cœur se lacère. Je voulais juste être avec eux, faire partie de leur groupe.

Je me mords les lèvres dans la tentative de retenir mes larmes lorsque je sors du loft. Je monte dans ma voiture et m'éloigne de l'appartement. Où vais-je bien pouvoir aller ? Je ne peux pas rentrer chez moi, j'ai laissé un mot à mon père disant que je ne dormirai pas à la maison… s'il me voit débarquer… il va réaliser à quel point son fils est un raté, à quel point il est insupportable pour les autres, à quel point son fils est seul.

Je me gare près de la forêt, monte le chauffage et me pelotonne sur le siège passager, remontant mes genoux contre mon torse, dans mon pull. Dans l'obscurité de la forêt et son silence seulement brisé par le chauffage de la Jeep, je ferme les yeux et m'endors. Terriblement seul.

Je me réveille en entendant des coups contre la vitre. En sursaut, je me redresse et pose mon regard sur le flic, un collègue de mon père. Avec un sourire factice, j'ouvre la porte :

- Salut !
- Stiles, qu'est-ce que tu fous à dormir sur le bord de la route ?
- Je suis rentré tard, j'étais fatigué donc j'ai préféré m'arrêter !

L'homme blond lève les yeux au ciel.

- Allez, rentre chez toi.

J'hoche vivement la tête et avec un dernier sourire, je prends la route jusque chez moi. Mon père est assis à la table, des toasts grillés et beurrés à la main avec un café.

- S'lut p'a.
- Stiles, pourquoi as-tu dormi dans la Jeep ?
- … Je…
- Tu as laissé un mot disant que tu ne dormais pas à la maison mais chez un ami et ce matin, on me téléphone pour me dire qu'on t'as retrouvé dormant dans ta voiture ! Si tu n'es pas resté dormir chez cet ami, pourquoi ne pas être rentré ?! Stiles !

La détresse m'envahit. Mon père va tout découvrir, il va découvrir à quel point je suis pathétique et seul! Ma respiration se fait laborieuse.

- P… papa ! Je…

Les larmes envahissent mes yeux alors que je me tords les mains, debout face à lui. Je sens la crise de panique monter par vagues.

- Calme toi, Stiles !

Mais je sens l'air se bloquer dans mes poumons, j'ai beau ouvrir la bouche, aucun oxygène n'entre. Des points noirs ne tardent pas à danser devant mes yeux. Des mains se posent sur mes épaules mais je ne vois pas à qui elles appartiennent et l'angoisse me tord un peu plus les entrailles. Je tente de me débattre mais j'ai la tête qui tourne. Je me retrouve ensuite assis de force sur quelque chose de mou et j'essai de me relever. L'air ne veut plus entrer dans mes poumons. Une voix parvient à mes oreilles :

- Stiles, respire, calme toi fils. Stiles. Mon garçon, respire. Je suis là, papa est là. Inspire avec moi. Doucement. Calme toi. Expire, inspire, expire.

L'air recommence à circuler dans mes poumons. Je me laisse aller contre le torse de mon père, qui est assis dans mon dos et me tient fermement contre lui. Il passe sa main dans mes cheveux.

- Tout va bien Stiles. C'est fini. Je suis là, tout va bien.

J'enfoui mon visage contre sa chemise que mes larmes commencent à tremper.

- Que t'arrive-t-il mon garçon ? Dit moi ce qui te tracasse. Ne devais-tu pas dormir chez un ami ?
- Si… peut être…
- Vous vous êtes disputés ?
- Non… j'y avait… seulement pas ma place. Ils étaient tous en train de dormir les uns avec les autres, blottis tous ensemble… mais pas moi. Tu comprends ? J'avais pas ma place. Mais je voulais pas que tu t'inquiètes en me voyant arriver en pleine nuit… donc je suis parti et j'ai dormi dans la Jeep.

Il me serre un peu plus contre lui. Je ferme les yeux. Ça fait du bien, un peu de chaleur humaine.

- Je… crois qu'ils ne m'aiment pas vraiment en fait…
- Mais enfin, c'est tes amis Stiles, pourquoi ne t'aimeraient-ils pas ?
- Je suis pas comme eux… je suis malade. Je les énerve, à ne pas pouvoir être attentif et tout… même Scott… ne fait plus attention à moi. Mais c'est pas grave, je m'en fou. Je ne lui en veux pas, il n'y peut rien, je le comprends, je pense que je serais pareil dans son cas… peut être. Tu sais, papa, des fois je regrette de pas être allé dans ce centre avec d'autres jeunes dans mon cas… ça aurait probablement été plus simple. J'aurais été accepté. J'aurais pu avoir de vrais amis. Dis papa… tu penses que je pourrais y aller ? Dès maintenant ? Enfin… je pense bien que c'est pas possible que ce soit dans l'immédiat mais dans pas longtemps, qu'on m'inscrive dès aujourd'hui et que j'y aille dès que je peux ? Je veux plus être seul papa, je veux des amis, des personnes comme moi. Que je n'énerverai plus et qui comprendront de quoi je parle… comme les génies. Tu vois, comme eux qui ne sont compris que par leurs semblables ? Ah bah… (je marque une légère pause) … je divague encore.

Je serre les poings de frustration. Pourquoi suis-je incapable de me concentrer simplement sur un sujet, comme les gens normaux ?!

- Je me dis qu'il aurait vraiment fallu… que j'y aille quand on me l'a proposé.
- Si tu le veux… si tu n'es vraiment pas bien… je peux les appeler Stiles. Je ne veux pas que tu souffres et si pour cela, je dois t'emmener dans un institut qui pourrait t'apporter de l'aide et du soutiens… je le ferait fils.
- Merci papa. Je vais peut être y réfléchir plus sérieusement.
- Allez, tu dois aller en cours Stiles.

Avec regret, je me dégage de son étreinte et monte me doucher. Mon père m'aide à remettre un pansement dans mon dos et je mets le cap vers le lycée une fois dans ma Jeep avec deux comprimés d'avalés. Mon esprit divague tout le long du trajet, ne parvenant à s'arrêter sur aucun sujet. Mais revenant toujours à la proposition de mon père. Plus ça va, plus j'ai envie d'accepter.

Et puis, ça me permettrait peut être d'apprendre à me maîtriser et ainsi quand je reviendrais à Beacon Hills, je serais peut être enfin accepté.

Lorsque je me gare, je vois Scott appuyé contre sa moto, en train d'attendre. Qui ? Je ne sais pas trop mais il attend. Je saute hors de ma voiture et j'avance vers lui en trottinant légèrement. Mais à mi-chemin, je me reprends en me disant que ça ne sert à rien de courir pour aller vers lui, que je peux très bien le faire en marchant, comme tout le monde.

- Hey Scott !
- Salut ! Tu m'as l'air bien excité, tu as pris ton Adderall ce matin ?

J'essai de ne pas laisser mon sourire se faner alors que je me tords les mains discrètement. J'ai envie de lui crier que j'en ai même pris une double dose mais je n'en fait rien.

- Ah, non j'ai complètement zappé. Merci.

Les mains tremblantes, je prends une nouvelle pilule. Je place le fait que c'est mauvais d'en prendre autant en un si petit laps de temps au fond de mon cerveau hyperactif. De toute façon, tout est de la faute de cet abruti de cerveau !

Très vite, le reste de la meute nous rejoint et nous partons vers nos salles de cours.

La journée passe assez vite même si je ne suis pas très à l'aise avec tous. Et même si l'Adderall m'aide à me concentrer, à être moins agité, à ignorer plus facilement les distractions et à réguler mon comportement, j'ai du mal à être attentif et à stopper mon gigotement incessant. Mais heureusement, ces pilules me permettent d'être moins émotif parce que je crois que j'aurais craqué depuis un moment.

Jackson n'y va pas de main morte en humiliations verbales et en remarques sarcastiques. Il y va même parfois un peu trop fort. Les autres en rient, pensant que ça ne me fait rien, que ce n'est pas grand chose. Ce qui est vrai, si les insultes et remarques n'étaient présentes que quelques fois mais là, c'est incessant. Dès qu'il en a l'occasion et à la longue, ça m'épuise, me met à bout. Parce que subir toutes ces humiliations silencieusement… c'est dur.

Ce soir encore, on m'invite au loft. J'accepte après un court moment d'hésitation. À croire que je suis maso, à y aller alors que je sais que ça va me faire mal. Je dit juste à Scott que je passe chez moi, comme la veille.

FIN FLASH BACK

NDA : Alooooors ?

Alors oui ce premier chapitre était un Flash back, pour situer la place que Stiles a à l'origine dans la meute afin de pouvoir comprendre la suite ^^ Laissez un com' ! Kisouuuuuuus !