Bonjour à tous et à toutes, voici (déjà) le premier chapitre ! On commence doucement, lentement, mais c'est vraiment plus pour poser les bases de l'histoire et le contexte dans lequel elle se déroule. J'ai essayé d'évoquer tous les personnages qui seront importants pour l'intrigue, nous rentrerons dans le vif du sujet dans le prochain chapitre. Mais pour l'heure, bonne lecture!


Résumé:

Voldemort est vaincu. La guerre est terminée, mais a laissé derrière elle de nombreuses personnes meurtries. Hermione revient à Poudlard pour sa septième année, elle a besoin de cette seconde chance de finir ses études. Severus, lui, a survécu à la guerre, et profite de sa seconde chance à la vie. Mais pour l'un comme pour l'autre, une seconde chance n'est pas une seconde vie…

Disclaimer:

Les personnages, le monde et l'univers de Harry Potter appartiennent à J. K. Rowling, seule l'histoire et l'intrigue m'appartiennent.

RAR:

DarkRosa05: Merci beaucoup pour ton message d'encouragement, j'espère que ce chapitre te plaira également!

Silverbutterfly209: Je me suis toujours étonnée qu'un expert en potions tel que Rogue n'ait pas pris cette précaution aussi simple, mais c'est certainement parce que je suis dans un déni total que mon personnage préféré soit mort ^^ Pour le retour de Rogue dans la vie sorcière, et l'explication de la présence de Fumseck, ce sera pour bientôt mais pas pour tout de suite tout de suite. Merci pour ta review en tous cas, j'espère que la suite te plaira !

FaisDesLettres: Merci pour ton gentil message, j'espère que la suite te plaira également :)


Chapitre 1:

Le Poudlard Express roulait à toute allure à travers les paysages verdoyants d'Ecosse. Depuis la fin de la guerre, le pays avait semblé reprendre vie, comme si une sorte de magie bienveillante s'était insinuée dans chaque atome de l'air, dans chaque brin de verdure, dans chaque rayon de soleil. Hermione Granger se préparer à entamer sa dernière année à Poudlard afin de valider ses ASPICs, en compagnie de son amie Ginny Weasley.

« Nous n'allons pas tarder à arriver, nous ferions mieux d'enfiler nos robes », prévint la rouquine.

Hermione sourit. Un sentiment grandissant d'excitation s'emparait d'elle. Poudlard lui avait grandement manqué, et bien qu'elle eut passé six années de sa vie au sein du château, elle se sentait encore comme une élève de première année qui avait reçu sa lettre il y a peu. Elle avait hâte de se promener dans le parc, déambuler dans les couloirs, flâner à Pré-Au-Lard, mais plus encore, elle avait hâte de suivre de nouveaux cours et de rédiger ses devoirs au coin du feu de la salle commune si accueillante de Gryffondor. Il lui tardait de reprendre un semblant de normalité après son année passée à la recherche d'Horcruxes, bien que, elle le savait, sa vie ne reprendrait jamais le cours qu'elle suivait avant le retour de Voldemort.

En revêtant sa robe de sorcière, Hermione ne put s'empêcher de remarquer l'air mélancolique de son amie, et lui lança un regard inquiet. Ginny le comprit immédiatement et lui adressa un sourire se voulant rassurant.

La brune n'avait pas besoin de mots pour comprendre qu'il était douloureux pour Ginny de revenir à l'endroit où son frère aîné avait perdu la vie. Bien que la joie et le soulagement d'avoir remporté la guerre face à Voldemort et ses Mangemorts étaient présents pour tous, l'été avait été marqué par la tristesse et le deuil de plusieurs familles. Les Weasley avaient perdu leur innocence et leur joie de vivre qu'elle leur avait connue depuis toujours, et même Ron, son petit ami qu'elle avait connu insouciant avait perdu un peu de l'étincelle qui brillait jadis au fond de ses yeux bleus.

Harry, quant à lui, se sentait responsable de la mort de Remus et Nymphadora Lupin, qui avaient laissé derrière eux un petit garçon âgé d'à peine un an. Celui qu'on surnommait l'Elu rendait visite à son filleul, Teddy, toutes les semaines, le couvrant d'amour et se sentait proche de ce nourrisson qui lui rappelait son passé. Bien qu'il ne soit pas encore en âge de comprendre, Harry le berçait chaque semaine d'histoires au sujet de son père, tantôt de l'époque des Maraudeurs, tantôt à propos de l'amour inconditionnel que lui et sa mère lui avaient porté durant l'époque — trop courte — où ils étaient une famille. Le sifflement du train la tira de ses rêveries; ils étaient enfin arrivés à destination.

Regroupant leurs affaires, elles sortirent du train sans dire un mot. Hermione prit la main de sa jeune amie et la serra brièvement, en lui adressant un sourire réconfortant. La rousse se détendit et lui rendit son sourire, puis les deux jeunes femmes se dirigèrent vers les carrosses conduits chacun par une créature qui, bien qu'effrayante, avait une allure majestueuse. Les grandes ailes des Sombrals, semblables à celles de chauves-souris, étaient délicatement repliées sur leurs corps maigres de chevaux.

Elles grimpèrent dans le carrosse, où les attendaient deux élèves de Cinquième année de Pouffsouffle et un élève de Sixième Année de Serpentard, qu'Hermione ne connaissait pas. Elle leur adressa un vague « Bonsoir » et le carrosse se mit en mouvement.

Le château apparaissait petit à petit sous la lumière douce de la lune pleine. Ses tours dominaient le ciel, et il paraissait tel qu'elle l'avait quitté deux années plus tôt. Plus la calèche se rapprochait du château, plus son impression se renforçait; aucun mur, aucune parcelle du château ne gardait la trace de la terrible bataille survenue en son sein il y a quelques mois seulement.

Le carrosse s'arrêta brusquement et Hermione dut s'accrocher à Ginny, qui pouffa discrètement, pour ne pas perdre l'équilibre et éviter de se retrouver collée à sa camarade de Cinquième année. Passant une main dans ses cheveux pour se redonner contenance, elle descendit les deux marches, se retrouva enfin sur la terre ferme du Parc de Poudlard, et avec son amie, se rendirent enfin dans la Grande Salle pour le festin de bienvenue.


Minerva McGonagall observait par la grande fenêtre de son bureau directorial les vagues d'élèves qui arrivaient devant la grande porte. Dans quelques instants, le Professeur Flitwick accueillerait les Première Années qui arrivaient avec Hagrid et les répartirait grâce au Choixpeau Magique. Une nouvelle année commençait.

Elle se dirigea vers l'étagère sur lequel était posé le bout de tissu. « Êtes-vous prêt? », demanda-elle, ne recevant en réponse qu'un bref acquiescement de son bout pointu. Elle le prit délicatement dans ses mains, et jeta un regard furtif à la peinture d'Albus Dumbledore qui trônait sur la gauche de la pièce, immobile. Elle soupira et sortit de la pièce.


Hermione jeta un coup d'oeil à la grande table qui trônait au fond de la Grande Salle. Elle reconnaissait de nombreux visages; Horace Slughorn était assis aux côtés de Hagrid qui avait gardé son poste de Professeur de Soins aux Créatures Magiques. Etaient également présents le Professeur Bathsheda Babbling, qui enseignait les Etudes des Runes, le Professeur Septima Vector, ainsi que les Professeurs Sinistra et Chourave. Elle nota avec un dédain difficilement répressible que même le Professeur Trelawney avait fait l'effort de se joindre au festin de bienvenue, et réprima un bâillement à la vue de la silhouette spectrale du Professeur Binns.

Elle remarqua également deux nouveaux arrivants, dont les visages lui parurent familiers. Mais elle interrompit ses réflexions lorsque les portes de la Grande Salle s'ouvrirent.

Le silence se fit immédiatement. Minerva McGonagall entra et marcha d'un pas rapide, l'air sévère et la tête haute. Elle déposa le Choixpeau qu'elle portait sur un tabouret à quelques mètres de la table des professeurs, puis fit face aux élèves.

« Bonjour à tous, et bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant de vous rappeler le règlement de l'école pour celles et ceux qui l'auraient oublié, je vous demande de vous tenir convenablement pendant la cérémonie de répartition et de ne pas donner à vos nouveaux camarades de première année le mauvais exemple ».

Elle adresse à la salle un regard appuyé et s'installa sur le siège au centre de la table. Aussitôt, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent de nouveau et un homme de petite taille entra, suivi par un groupement de jeunes sorciers. Hermione ne put s'empêcher de sourire devant leurs airs ébahis, elle remarqua même un garçon aux longs cheveux bruns qui, trop occupé à admirer le plafond magique, se prit les pieds sur une dalle légèrement surélevée et manqua de peu de s'étaler par terre.

Lorsque les jeunes sorciers s'arrêtèrent devant la table des professeurs, une fente se dessina sur le Choixpeau posé sur le tabouret et ce dernier entama sa chanson rituelle, célébrant la fin de la guerre et rassurant les personnes présentes sur l'avenir radieux qui se présentait à eux. Il présenta les quatre maisons de l'école en insistant sur leurs qualités principales — le courage pour Gryffondor, la loyauté pour Poufsouffle, l'érudition pour Serdaigle et la détermination pour Serpentard, puis le Professeur Flitwick s'en saisit et appela un à un, par ordre alphabétique, les premières années afin de le poser sur le sommet de leurs crânes.

Lorsque tous les élèves furent enfin répartis parmi les quatre maisons, le Professeur Flitwick alla s'assoir à la droite du Professeur McGonagall. Cette dernière se leva, et après avoir demandé le calme dans la salle, prit la parole:

« Bonsoir à tous et à toutes, et bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard pour la majorité d'entre vous. Je tiens à rappeler à tous les élèves de ce château que l'accès à la forêt interdite reste toujours strictement prohibé,… »

Hermione sentit son ventre se contracter sous l'effet de la faim. La cérémonie de répartition durait toujours indéfiniment, et McGonagall avait de toute évidence souhaité suivre l'exemple de Dumbledore en rappelant toutes les règles de l'école.

« Chaque maison reportera à son directeur ou sa directrice de maison; le professeur Slughorn pour Serpentard, le professeur Flitwick pour Serdaigle, le professeur Chourave pour Poufsouffle et le professeur Elphias Doge pour Gryffondor. Le professeur Doge nous rejoint cette année pour enseigner la Défense Contre les Forces du Mal, je vous demande de lui accueillir le meilleur accueil qui soit ainsi qu'au professeur Dedalus Diggle qui enseignera la métamorphose. »

Des applaudissements polis s'élevèrent dans la salle.

« Les deux faisaient parti de l'Ordre du Phoenix, et Doge était même au mariage de Bill et de Fleur », murmura Ginny à l'oreille de son amie.

Hermione acquiesça silencieusement, sans détourner son regard des deux nouveaux professeurs. Elle se souvenait bien de Doge, qui avait fourni d'importantes informations à Harry concernant Albus Dumbledore dont il était l'ami. Quand à Diggle, elle ne le connaissait pas réellement, mais l'étincelle d'enthousiasme qui ne quittait pas ses yeux lui conférait un air sympathique.

« Sur ces mots, je vous laisse profiter de vos retrouvailles. Que le festin commence! »

La directrice ayant terminé son discours, les longues tables de chaque maison se couvrirent de différentes victuailles aussi alléchantes l'une que l'autre. L'année commençait enfin.


La porte s'ouvrit enfin et une femme brune apparut dans le cadre de la porte. Ses grands yeux scrutèrent pendant une fraction de seconde la personne qui avait sonné chez elle à une heure aussi tardive, puis en reconnaissant son jeune ami, regagnèrent leur lueur aimable qui leur était significative.

« Bonjour Harry. Quel plaisir de te voir, entre donc. »

« Merci, Andromeda », répondit-il avec un sourire fatigué. « Je suis navré de te déranger sans prévenir, j'ai eu une dure journée et j'avais très envie de voir mon filleul. »

« Ne t'excuses pas, mon garçon. Tu ne me déranges pas. »

Harry pénétra dans la charmante maison détenue par la mère de Nymphadora Tonks. Elle le força à s'assoir dans la cuisine, et sans lui demander son avis, lui déposa une assiette qu'elle remplit de cuisses de poulet et d'un gratin de pommes de terres dont l'odeur le fit saliver.

« Manges un peu, mon garçon, tu vas finir par disparaître tellement tu es maigre. »

Il ne put s'empêcher de comparer Andromeda Tonks et Mme Weasley. Les deux avaient tendance à vouloir le protéger plus que de raison, et pour elles, cela passait également par la nourriture dont, selon elles, il manquait. Il ne se fit cependant pas prier et mangea avec appétit le contenu de l'assiette.

« C'est délicieux, Andromeda, mais il ne fallait pas te déranger pour moi. » Il se sentit un peu coupable de débarquer sans prévenir chez la grand-mère de son filleul, mais le regard bienveillant de la dame qui lui faisait face le dissuada d'évoquer ce sentiment.

« Allons donc, Harry, tu sais bien que tu ne me déranges pas le moins du monde. Teddy est à l'étage, il dort, mais tu peux rester autant de temps que tu le souhaites. Il ne tardera pas à se réveiller, il est un petit peu agité en ce moment et ne fait pas bien ses nuits. »

Harry acquiesça. Andromeda se soucia de sa journée, s'inquiétant de le voir si fatigué après avoir quitté le Ministère.

« Nous avons des petits soucis avec les loups-garous, » avoua le jeune Auror. « Très peu de personnes sont capables de fabriquer la potion Tue-Loup, et le dernier que nous connaissions était Severus Rogue. Depuis sa mort, nous avons du mal à trouver des sorciers maîtrisant cette potion tant elle est complexe. Horace Slughorn lui-même n'y parvient pas… »

« Oui, Remus m'a déjà expliqué la complexité de cette potion, » Elle requiert non seulement une grande précision lors de sa préparation, mais la personnalité même du sorcier joue un rôle important, n'est-ce pas? »

« Tout à fait, certains sorciers sont voués à ne jamais la réussir. La plupart des sorciers, à dire vrai. Personne n'a encore réussi à identifier l'élément clé de la personnalité d'un sorcier qui favoriserait la réussite de la potion. »

« Et vos stocks aujourd'hui sont vides? »

« Malheureusement oui, » répondit Harry d'un ton morne. « Nous ne pouvons plus subvenir aux demandes des loups-garous, et ils représentent aujourd'hui un danger pour eux-mêmes et pour la population. »

Il se leva et s'approcha de la fenêtre. « Surtout pendant des nuits comme celle-ci, » ajouta-t-il en fixant la pleine lune qui brillait haut dans le ciel sombre.

Soudain, des pleurs d'enfant se firent entendre à l'étage, faisant sursauter les deux adultes qui discutaient. Andromeda indiqua d'un signe de tête les escaliers à Harry, qui sourit et ne se fit pas prier pour les grimper quatre à quatre. Lorsqu'il arriva devant le berceau du petit Teddy, il le prit dans ses bras et tenta de lui déposer un tendre baiser sur sa joue rebondit, mais le petit se débattait dans ses bras en pleurant de plus en plus fort.

« Eh bien alors, que t'arrive-t-il ce soir… »

Harry le berça dans ses bras, mais le petit garçon ne se calmait pas. Le fin duvet de son crâne virait tantôt au rouge, tantôt à un vert criard. Lorsqu'il planta ses yeux dans ceux émeraudes de son parrain, ce dernier sentit un frisson lui parcourir l'échine.

Le Survivant sortit de la chambre, l'enfant toujours dans les bras, et dévala les escaliers à toute vitesse.

« Andromeda, » entama Harry précipitamment, « avez-vous remarqué que les yeux de Teddy changeaient de couleur? »

La grand-mère le regarda, sans sembler véritablement comprendre le sens de sa question.

« Oui, naturellement, » répondit-elle. « As-tu oublié qu'il a hérité des gènes métamorphomages de sa mère? »

« Non, bien sûr, Andromeda, mais la couleur que ses yeux prennent me font davantage penser aux yeux de son père lors de ses transformations, pour être honnête. »

Les deux sorciers se regardèrent longuement, la même inquiétude se lisant dans leurs traits. Seuls les cris de Teddy, qui était toujours dans les bras de son parrain, rompaient le silence de la pièce. A sa naissance, les médicomages de Ste Mangouste avaient rassuré Remus et Nymphadora sur l'absence du gène lycanthrope chez le bébé, mais serait-il possible qu'ils se soient trompés?

Andromeda porta sa main à sa bouche, les yeux écarquillés. « Comment ne m'en étais-je pas rendue compte plus tôt », murmura-t-elle, davantage envers elle-même que pour être entendue par Harry, qui la regardait sans comprendre. « Il est plus agité lors des nuits de pleine lune. Il ne dort pas, ou quelques heures par nuit seulement, tandis qu'il est un enfant plutôt calme le reste du temps. »

Elle réprimé un sanglot et se rapprocha de l'enfant en question, caressant tendrement sa tête recouverte de cheveux d'une vive couleur orange.