De longs cheveux roux sont étendus sur mon oreiller, j'entends la respiration faible et saccadée de Ginny Weasley. Enfin, je l'ai eue. Elle est à moi, allongée dans mon lit, sa tête posée sur mon oreiller. Ses ongles griffent mon dos, ce qui me laisse penser qu'elle aime bien ce qu'elle est en train de vivre. Ses lèvres sont entr'ouvertes, ses yeux sont mi clos, et elle soupire de bien être. Elle se redresse légèrement, collant sa poitrine nue contre mon torse, et me mordille le cou d'une manière tellement érotique, que j'accélère la cadence.

Je la sens qui s'agrippe à mon dos, me griffant un peu plus fort. Elle se cambre contre moi… Oh mon dieu, c'est la première fois que je fais l'amour avec Ginny Weasley, et elle a un orgasme ! Elle murmure mon prénom, à mon oreille, et deux coups de reins plus tard, j'atteins, à mon tour, le paradis. Je m'écroule sur elle, épuisé. Ses petites mains caressent mon fessier et…

Et mon réveil sonne. Putain de rêve de merde ! Je soulève mes draps. Et merde, j'ai éjaculé dans mon lit. Et moi, qui pensait encore, il y a deux minutes, que j'avais éjaculé dans Ginny Weasley…Je suis dégoûté. Tout ceci, mes mains courant sur sa poitrine, mes doigts en elle, la manière dont elle m'a caressé, ses ongles me griffant, les gémissements…Putain, tout ça, c'était un rêve ! Du vent !

Enervé, je tape mon poing sur mon lit, comme un gamin colérique le ferait. Je ne suis jamais tombé aussi bas. Jamais je n'ai fait des rêves érotiques. Habituellement… Enfin, à la place de rêver, j'exécute, vous comprenez ? C'est-à-dire, qu'en fait…Je mets en pratique, quoi.

Je réfléchis à ce que j'ai fait la veille. Rien de spécial, pourtant… Je n'ai pas fumé, je n'ai pas bu, je ne me suis pas drogué. Rien, j'étais neutre. Je n'ai même pas bu le verre de gingembre que Drago m'a proposé. D'ailleurs, je me demande souvent pourquoi il en prend, alors que sa petite amie est là pour l'aider à se vider…

Sa petite amie. C'est vraiment étrange de dire ça, notamment en parlant de Drago Malefoy. Je suis pressé d'observer sa tête, quand j'embrasserai passionnément, ce matin, sa chère et tendre. Vraiment, j'ai hâte de le voir. Je me lève, enfile un boxer qui traîne par terre, et me dirige vers la salle de bain. Je vois Crabbe qui se lave les dents (et qui accessoirement, fout du dentifrice un peu partout), et j'entends Goyle qui est sous la douche. Maintenant que Drago est parti, nous ne sommes plus que trois dans la chambre.

« Tu sais, Crabbe, la vérité, c'est que quand elles sont deux, c'est mieux. »

Je ne le montre pas, mais je suis écœuré. Comment, dès le matin, Goyle peut raconter à son acolyte les détails de sa nuit ? Je ressors de la salle de bain, essayant de vider ma tête. La journée commençait bien.

J'enfile un pantalon, et je mets mon uniforme. Je descends dans la grande salle, m'installe, et commence à déjeuner. Drago est à l'autre bout de la table, et je remarque qu'Hermione est déjà installée. Je lui fais un petit sourire, et elle baisse les yeux. Pauvre d'elle…Elle va devoir m'embrasser comme avant, jusqu'à ce que je sorte avec Ginny.

Je tourne la tête vers Drago. Il mange, mais je vois que ses sourcils sont froncés. Il est soit en colère, soit soucieux. Et je le comprends. En colère pour sa petite amie, c'est normal. Soucieux parce que dernièrement, son père lui a envoyé une lettre. L'heure a sonné, pour lui. J'espère simplement que moi, ça viendra le plus tard possible. Je ne sais pas si Granger est au courant de cette histoire de Marque. Je ne pense pas. Et je n'espère pas.

Je suis peut être un connard avec eux pour le moment, mais c'est simplement parce que je veux Ginny. Je trouve d'ailleurs que les deux ennemis vont très bien ensemble. Ils sont différents, ils se complètent, et je pense qu'Hermione apporte à Drago un équilibre qu'il peine à avoir seul. Je pense qu'il a peur pour elle, aussi. Je souhaite que tout se passe bien, pour eux. Ils le méritent.

En ce qui me concerne, pour la Marque, je ne sais pas ce qu'il va se passer. Mon père, je ne l'ai jamais vu, jamais connu. Peut-être est-ce un Mangemort, peut-être pas. Peut-être qu'il est mort. Ou pas. Je ne sais pas, et je m'en fous. Ma mère ? Ma mère m'a mis au monde. Et ne m'a pas élevé. C'est Kate, ma nounou, qui l'a fait à sa place.

Kate…Que de bons souvenirs. Quand je suis né, c'est elle qui m'a pris en charge. Elle avait 15 ans. C'était la fille des Handson, une famille de Mangemorts autrefois très importante. Les parents avaient deux fils, Dan et James. Le premier a été tué sous les yeux du second, parce que Voldemort était en colère. Et James, n'ayant pu supporter la perte de son frère, s'est pendu juste après. Kate n'avait que cinq ans quand ses frères sont décédés.

Et puis, comme elle était seule et pas assez âgée pour être marquée lorsque je suis né, c'est naturellement que ma mère l'a désignée pour s'occuper de moi. Je ne regrette pas son choix. Kate m'a élevé jusqu'à ce que j'entre à Poudlard. J'étais triste de la quitter. Je pense qu'elle aussi avait un petit pincement au cœur. Quand je rentrais chez moi, pendant les vacances, j'étais heureux de la retrouver.

Lors de ma troisième année, quand je suis rentré pour les vacances de Noël, je l'ai trouvée devant le miroir, avec une robe de soirée qui lui allait à merveille. Elle ne m'avait pas vu. Je l'ai observé, discrètement. La robe était noire, légèrement moulante. Son dos nu était un appel au touché. La robe était décolletée, mais pas vulgaire. Les cheveux de Kate étaient relevés dans un chignon compliqué, dont quelques mèches s'échappaient, tombant le long de son dos.

Kate éveillait en moi des sensations nouvelles. Elle était magnifique, parfaite. Ça faisait déjà longtemps que je ressentais quelque chose, pour elle. Peu avant ma deuxième année, j'avais senti un pincement au cœur quand j'avais vu un homme qui essayait de l'embrasser. Cet homme, si j'avais pu, je l'aurai tué. Mais j'ai été extrêmement soulagé quand j'ai vu qu'elle l'avait repoussé.

Mais j'étais grand, désormais. J'allais avoir 14 ans, et je me suis vite rendu compte que Kate n'était pas que ma nounou. Je ne voulais plus qu'elle soit ma nounou. Je voulais qu'elle soit plus, bien plus. Je me suis approché, tout doucement, et j'ai posé ma main gauche sur son épaule. Elle a fermé les yeux, sans même se retourner. Je n'ai pas pu résister à son cou, offert. Mes lèvres s'y sont posées naturellement. Pour moi, c'était une suite logique de notre histoire.

Je ne sais pas pourquoi j'éprouve le besoin de raconter ça dans mon journal intime, mais je le fais. Peut-être parce que je ne l'ai jamais dit à personne, et que ça me pèse sur la conscience ? J'en sais rien. Mais je préfère ne pas savoir. Contente toi, cher journal, de garder mes écrits secrets.

Kate s'est laissée faire. Elle a soupiré, mais quelques secondes plus tard, elle a semblé comprendre ce que l'on faisait. Elle s'est retournée, m'a repoussé. Ses joues étaient rouges, sa respiration saccadée. Elle m'a regardé quelques secondes, puis est partie en courant de la pièce. Et moi, je ne savais plus comment réagir.

Les midis et les soirs, lorsque nous dînions avec ma mère, Kate était naturelle. Elle souriait, parlait, comme si rien ne s'était passé. Moi, comme à mon habitude, j'écoutais, silencieux. Mais lorsque ma mère a commencé à parler d'un certain Jugson, un Mangemort, et que j'ai vu les joues de Kate s'empourprée, j'ai compris.

« Mais tu ne m'avais pas dit, Kate, que tu allais épouser Jugson !

-Je… Je n'ai pas eu l'occasion de t'en parler, Blaise. Excuse moi. »

Ma mère parlait de préparatifs de mariage, d'alliance, d'enfant. Kate semblait gênée. Et moi, j'étais furieux. Je comprenais mieux, maintenant, son comportement fuyant de ces derniers jours. Elle avait peur que je recommence. Peur aussi, peut-être, de ne pouvoir résister. J'allais sortir de table, mais ma mère m'a rappelé.

« Blaise ! Avant que tu ne partes, je voulais te dire que demain, je ne serai pas là. Je suis désolée, mais le Seigneur nous veut pour nous exposer ses plans. De plus, nous partirons en mission chez les Moldus, après. Tu ne m'en veux pas ?

-Absolument pas, Mère. Pour moi, vous savez, Noël, c'est un jour comme un autre.

-Parfait. Je compte sur toi pour amener Kate au restaurant.

-Non, non, ça ira, Madame…

-Aucun souci, Mère. Je l'y amènerai. »

Et je suis sorti de la cuisine. J'étais fier de moi. Demain, j'allais amener Kate au restaurant. Et tout faire pour la séduire. J'étais allongé sur mon lit, en train de concocter des plans machiavéliques pour demain, lorsque Kate a débarqué comme une furie dans ma chambre en hurlant :

« Nan mais pour qui te prends-tu ? Je ne veux pas aller au restaurant avec toi, Blaise ! Je n'ai pas envie et…

-Pourquoi, Kate ? Ai-je demandé en me levant. Tu as peur de moi ? Que je recommence à t'approcher ? Peur de ne pouvoir me résister, cette fois-ci ? »

Je n'ai pas réussi à éviter la main droite de Kate. Elle est ressortie de ma chambre encore plus en colère qu'elle ne l'était en y rentrant. Et j'étais heureux. J'avais réussi à mettre le doigt sur un point sensible.

Le lendemain, Kate m'a évité toute la journée. Je ne l'ai pas vue, et je me suis demandée si le soir, elle serait prête pour aller dîner. A ma grande surprise, quand je suis descendu dans le Hall, elle n'était pas là. Kate n'était jamais en retard. Quelques minutes plus tard, alors que j'allais partir à sa recherche, elle a pointé le bout de son nez. Elle portait la robe noire qu'elle avait lorsque j'étais revenu de Poudlard. Elle était encore plus belle que la fois d'avant.

Elle s'avançait vers moi, lentement, hésitante. Alors que j'allais la complimenter, elle a murmuré :

« Je t'en prie. Ne dis rien, Blaise. »

Je ne comprenais pas vraiment son ordre, mais je l'ai respecté. Je ne voulais pas tout foutre en l'air, ce n'était pas mon but. Mon seul et unique but, c'était que, juste une nuit, cette nuit, Kate m'aime. Nous avons dîné, sans un mot. Kate n'osait pas me regarder dans les yeux, et moi, je ne savais pas vraiment comment me comporter. Au dessert, cependant, je n'ai pu retenir plus longtemps la question qui me brûlait les lèvres :

« Pourquoi tu ne m'as rien dit, pour Jugson ? »

Kate a lâché sa petite cuillère, surprise par la question. Elle a regardé à gauche, à droite, comme pour vérifier que personne ne nous écoutait. Elle m'a regardé dans les yeux, pour la première fois depuis le début de la soirée, et a soupiré avant de dire :

« Je ne voulais pas que tu le prennes mal. Je comptais te l'annoncer à ton retour de Poudlard. Mais après ce qu'il s'est passé…Je ne savais plus comment m'y prendre.

-Tu l'aimes ?

-Bien sur, comment peux-tu me demander ça ?! C'est mon futur mari, et je me dois de l'aimer ! C'est avec lui que je vais faire ma vie !

-Très bien. Rentrons. »

J'ai payé. J'ai attrapé le bras de Kate, et j'ai transplané dans ma chambre. Quand nous sommes arrivés, je l'ai lâchée. Elle est tombée à la renverse sur mon lit. Je me suis mis au dessus d'elle, et je l'ai embrassée. Au début, elle ne réagissait pas, mais elle a fini par se laisser faire. Alors que j'allais enlever le haut de sa robe, elle m'a stoppé, confuse.

« Je suis désolée, je ne peux pas… Blaise, je vais me marier, je suis amoureuse de Jugson, nous allons fonder une famille…

-Je t'en prie, Kate…soufflais-je. Arrête de te voiler la face. Arrête de me mentir, arrête de te mentir à toi-même. Je sais que tu m'aimes, je le vois dans ton regard. Il y a une flamme dans tes yeux quand tu es avec moi, quand tu parles avec moi. Je t'ai vue, il y a un an, avec Jugson. Il essayait de t'embrasser, et tu l'as repoussé. Tu n'avais pas cette flamme, dans tes yeux. Je sais que Jugson t'aime, et il a demandé ta main à tes parents. Sans prendre en compte tes sentiments. Et toi, tu n'avais plus d'autres choix que d'accepter. Je sais très bien comment ça se passe, tu sais ? Tu n'y peux rien. Et je peux toujours te demander de m'épouser, tes parents n'accepteront jamais, et ma mère non plus. Alors Kate, arrête de me mentir, juste pour cette nuit. Laisse toi aller. Je te demande juste une nuit, à défaut d'une vie. Laisse moi t'aimer, s'il te plait…On a une nuit devant nous. Une seule et unique nuit. Pour faire l'amour, pour s'aimer, sans se mentir, sans se soucier du lendemain. »

Kate n'a pas menti. Elle est restée avec moi, toute la nuit. Elle ne m'a plus menti, elle m'a aimé. Et le matin, comme promis, je l'ai laissée partir. A contre cœur, mais je l'ai laissée.

Kate s'est mariée avec Jugson, lors de ces mêmes vacances de Noël, deux jours seulement après avoir fait l'amour avec moi. Avant qu'ils n'échangent leur sang (vieille tradition de Sangs Purs), elle s'est tournée vers moi, esquissant un pâle sourire. Un sourire qui voulait dire quoi ? Merci de m'avoir ouvert les yeux, je t'aime Blaise, mais je fais quand même la connerie? Sûrement. Il n'était pas méchant, pas hypocrite, sincère.

Aujourd'hui, plus de quatre ans ont passé. Kate est morte en mettant au monde un garçon, neuf mois plus tard. Mon fils ? Celui de Jugson ? Je ne sais pas. Je ne l'ai jamais vu. Je ne sais même pas s'il est encore en vie. J'ai dans l'espoir de le retrouver, un jour, et de déterminer qui est son père. Mais pour le moment, je n'en ai pas le courage.

Je ne sais pas pourquoi j'ai éprouvé le besoin de raconter cette histoire, pourtant enfouie au fond de moi. Peut-être pour tourner définitivement la page, et d'en commencer une nouvelle, avec Ginny Weasley ? Je pense. Parce que Ginny Weasley, c'est la première fille qui me fait oublier Kate. Et à nouveau, je me sens vivant. Et ça, c'est une sensation que j'avais perdue depuis longtemps.

Je relève la tête. Hermione a les yeux dans le vague, et Drago la regarde discrètement. Ses sourcils sont toujours froncés. Parfois, j'ai envie de lui dire qu'il faut qu'il fasse attention. Que s'il l'aime, il faut qu'il veille sur elle, qu'il soit toujours là pour elle. J'ai envie de lui dire de ne pas faire d'erreurs. Je sais que si Dray perd Hermione, il perd tout. Ses amis ne pourront rien faire pour lui, il se laissera aller jusqu'à ce que mort s'en suive.

Je me lève. Je n'aime pas du tout l'état d'esprit dans lequel je suis. Mon cher journal, tu viens de découvrir une autre facette de moi-même. Après Blaise Le Manipulateur, tu découvres Blaise Le Nostalgique.

Hermione semble comprendre. Elle se lève, à son tour. Drago nous fixe, mais ne dit rien. Il sait très bien que sur ce coup, il est impuissant. Et il déteste ça, et moi, j'adore le voir ainsi. Drago et moi sommes les meilleurs amis du monde, et nous nous entendons à merveille. Nous avons l'habitude de tout contrôler, et on aime ça.

Nous sommes deux Serpentards. Les problèmes, les magouilles, les filles (enfin plus maintenant), ça nous connaît. Dray est surnommé les Prince des Serpentards. Il a plus de pouvoir auprès de notre maison, et il le sait. Simplement, je suis considéré comme étant son conseiller. Ce qui veut dire que j'ai autant de pouvoir que lui, ce qui nous a beaucoup arrangé.

Rogue nous a toujours fait confiance. Si les Serpentards voulaient organiser une fête, il fallait nous le dire, et on le répétait à Rogue. La confiance aveugle qu'il avait en nous nous a permis de faire beaucoup plus de choses que d'autres n'en ont jamais fait. Les fêtes, les sorties à Pré-Au-Lard improvisées, les beuveries…

Hermione vient de me rejoindre. Ses lèvres se pose sur les miennes en une douce caresse. Mais elle n'approfondit pas le baiser. Je la comprends, et je ne lui en veux pas. J'ouvre les yeux, et je vois que Drago nous fixe. T'inquiète pas, bientôt, j'arrêterai de t'embêter en te piquant ta petite copine.

Je passe un bras autour des épaules d'Hermione et l'entraîne vers la sortie. Je sens son bras qui glisse autour de ma taille, et je ne peux m'empêcher de sourire comme un idiot.

« Tu as du nouveau ? Demandais-je discrètement à son oreille quand nous sortions.

-Vaguement. Je lui ai parlé de toi hier soir, avant d'aller me coucher.

-Et qu'est ce qu'il s'est passé ?

-Elle est partie.

-Comment ça ?

-Une fois que j'ai eu fini, je suis sortie de la Salle des Gryffondors. Et je me suis cachée, dans le couloir, afin de voir si quelqu'un en sortait. Et alors qu'elle m'avait dit qu'elle allait se coucher, Ginny est ressortie de la Salle Commune.

-Et elle est allée où ? Questionnais-je, étonné.

-Ecoute, Blaise… Je n'affirme pas, mais je crois qu'elle est allée chez les Serdaigles. Mais je n'en suis pas sure, et je ne veux pas t'affirmer ceci.

-Très bien. Ce soir, tu recommenceras. Tu iras lui parler de moi, tu vanteras mes qualités. Et puis, comme hier, tu ressortiras, et tu suivras Ginny pour voir où elle va aller. Je t'attendrai dans ta Salle Commune. Et tu me feras un rapport détaillé.

-Je suppose que je n'ai pas le choix ?

-Tu supposes bien. »

Je l'ai embrassée, puis l'ai laissée en plan au milieu du couloir vide. Quelques secondes plus tard, j'ai vu que Dray sortait. Il l'a entraînée dans un petit coin sombre, après avoir vérifié que personne ne les voyait. Sûrement que lui aussi voulait un rapport détaillé de ce qu'il venait de se dire.

Alors que je marchais paisiblement vers mon prochain cours, j'ai entendu une voix qui murmurait :

« Non…Je t'en prie… Pas ici…On pourrait nous surprendre… Zacharias… Arrête, s'il te plait… Je reviendrai ce soir… »

D'habitude, en entendant ce genre de truc, j'aurais souri et été content pour le gars. Sauf que la personne qui disait ça, je l'aurai reconnue entre mille : Ginny Weasley. Donc, naturellement, histoire de faire redescendre la température entre ces deux là, je suis entré dans la pièce.

« Hum Hum…Ai-je fait, les interrompant alors qu'ils partageaient un baiser passionné. »


Et voilà un nouveau chapitre ! Il vous plait, celui là ? Vous en pensez quoi ?

Hum...En ce qui concerne Zacharias, je parle de Smith ( un Serdaigle, il me semble... Celui qui dans HP5 est au bar avec les autres & qui hésite à signer le papier pour faire parti de l'AD...). Et bien je ne sais pas si son prénom s'écrit comme ça, et je vous avoue avoir eu la flemme de chercher... x)

A bientôt pour un nouveau chapitre...

Anne.

PS: Je voudrais vraiment remercier tous ceux qui m'ont reviewé lors du précédent chapitre, et ceux qui vont m'en laisser sur celui là. Les fics sur Blaise & Ginny sont rares, et pour moi, le nombre de reviews que j'ai atteint pour le précédent chapitre était quasiment inespéré. Alors vraiment merci. Et merci encore. Continuez, c'est adorable, et vous n'imaginez pas à quel point ça m'aide !