Heyy bande de gens ! Ça commence bien, je suis en retard pour le deuxième chapitre, ça me désespère. Mais j'ai une bonne excuse : je suis en train de m'emménager en colocations et je suis en plein… Déménagement… Je hais les hasards en bois. ON S'EN FOUT !
Merci à tout ceux qui commentent, me mettent en favoris ou en follow, ça me fait super plaisir, je prends bien le temps de répondre à tout le monde ne vous inquiétez pas, j'ai juste eu des problèmes d'internet dernièrement.
Enfin bref, voilà le deuxième chapitre, j'espère qu'il vous plaira blablabla.
ENJOY.
Previously in Colocations
- Es-tu sûr de vouloir emménager dans cet appart' ?
- Pour l'instant, de ce que j'en ai retenu en points négatifs c'est qu'il y a un mec qui ne respecte pas les règles de pudeur…
…
- Frost ? Clopes ? Bières ! Glace ! Tee-shirt ! Raiponce !
- Ça va encore être ma fête.
…
- Jack, nous avons un invité. Tu pourrais te lever.
- Jack, Raiponce : Harold.
- A part ça, qu'est-ce qu'il fait chez nous ?
- C'est notre nouveau colocataire.
- Quoi !?
Colocations
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Déménagement
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Harold avait mis un mois à déménager ses quelques affaires. Pour une raison qui échappait à Jack et Raiponce, et que Merida ne semblait pas disposée à leur expliquer, Harold n'était revenu que très peu et c'était deux de ses amis qui se chargeaient d'amener les cartons. Alors que les affaires du brun s'entassaient dans sa chambre, il daigna enfin revenir. Au bout d'un mois, donc, Harold se pointa accompagnée d'une blonde que les autres n'avaient encore jamais vue.
Merida et Raiponce épluchaient des pommes de terre sur la table du salon lorsque leur ami se pointa avec l'intruse. Intruse qui leur renvoya un regard gris-bleu.
- Astrid, la salua la rouquine faussement polie en hochant la tête.
- Merida, répondit la blonde sur le même ton.
Raiponce avait suivi l'échange sans comprendre et observait maintenant les deux jeunes femmes, figées dans la même attitude que deux animaux sauvages. Harold frappa dans ses mains pour attirer l'attention des fauves et de la gazelle et s'interposa au centre de l'échange.
- Bon ! Vous vous êtes reconnues, l'ambiance est à son beau fixe maintenant… Astrid je te présente Raiponce, Raiponce voici Astrid. Et Jack doit être…
- Là. Je me lève pas hein, j'ai la flemme et je m'en fous.
Une main pâle émergea du canapé et Harold soupira sans pouvoir s'empêcher de sourire.
- Je vois que tu es très bien entouré, remarqua Astrid avec acidité.
La main de Jack, seule partie de son corps visible depuis l'endroit où se tenaient les autres, se plia pour former un sublime doigt d'honneur au message très explicite. Astrid crispa les poings et se tourna vers Harold. Raiponce, elle, cachait son sourire derrière son épluche-patate alors que Merida ne se donnait pas cette peine. Jack, de son autre main, en profita pour immortaliser la scène avec son appareil photo. Personne n'entendit le déclic et il se replia sur lui-même pour admirer le résultat. Pas mal du tout… Son attention se reporta sur Harold, discrètement, depuis son point d'observation.
Le jeune homme ferma les yeux quelques secondes, ne se rendant pas compte qu'il était observé, et accompagna rapidement Astrid jusqu'à la porte. Raiponce et Merida, juste pour la forme, grommelèrent quelques insultes vers Jack. Celui-ci n'en tint absolument pas compte : cette blonde ne lui disait rien de bon de toute manière. Il s'assit totalement et les trois jeunes tendirent ensemble l'oreille pour écouter la discussion d'Harold et Astrid :
- Et tu déménages de la caserne pour ça ! Pour elle !
- Astrid… ça n'a rien à voir avec elle ou toi et tu le sais.
- Mais enfin, à la caserne au moins tu étais chez toi. Ici c'est…
- C'est chez moi.
- C'est chez eux. Ou plutôt chez elle !
- Astrid… Arrête d'accord ? T'es insupportable quand t'es jalouse.
- J'ai des raisons de l'être !
- Astrid…
- Tu reviendras nous voir quand même ?
- Bien sûr Astrid.
Il y eut comme un bruit de coup, Harold grommela et la porte claqua.
- T'es toujours aussi polie la barbare ! hurla Merida.
- Je t'emmerde princesse ! répondit Astrid depuis le couloir.
Harold revint dans le salon et se laissa tomber sur une chaise en soupirant. Astrid avait raison au moins sur un point : la caserne c'était chez lui. Il y vivait depuis toujours. Il n'avait d'ailleurs tenu que quelques semaines dans la chambre de l'université avant de rentrer piteusement. Et même si adolescent il ne se sentait pas du tout à sa place, maintenant il ne pouvait s'empêcher de considérer l'endroit comme sa maison. Malgré tout, il ne pouvait pas vivre éternellement au sein de la communauté de pompiers alors qu'il avait abandonné la formation dès la première semaine.
- Harold ?
La douce voix de Raiponce le sortit de ses réflexions et il se tourna vers elle avec un regard un peu perdu.
- On ne mange pas de suite, l'informa la blonde, si tu veux commencer à ranger tes affaires…
- Merci Punzie, j'y vais.
- Tu veux de l'aide ?
- Non. Merci Jack.
Harold sortit de la salle en trainant les pieds. Il entra directement dans sa chambre, sans faire attention à la porte ouverte, maintenue par une pile de cartons, et commença à ouvrir l'un d'eux.
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- Pourquoi il t'a remercié et moi il m'a envoyé bouler ?
- Il avait besoin d'être seul Jack, un peu de sensibilité merde !
- Il le vit mal, non ? les interrompit Raiponce.
- Il le vit mal, oui, confirma Merida.
- Merde, lâcha la blonde à voix basse.
Jack ne prit pas plus cas de la discussion de ses amies et se glissa silencieusement à la suite d'Harold, armé de son appareil photo. Il s'arrêta juste en face de la porte du brun, attendant que l'invisibilité qui l'accompagnait le recouvre. Personne ne le voyait jamais. Personne. Et une fois qu'il fut sûr qu'Harold ne le verrait pas, il se glissa tout près de la porte et observa.
Le jeune homme s'était arrêté, un carton de livres ouvert devant lui. Dans un profond soupir, il se releva lentement, cinq bouquins sous le bras, et s'apprêta à les poser sur son bureau. Lorsqu'il sembla comprendre, se rendre compte… Il posa les livres délicatement et caressa du bout des doigts le bois de la bibliothèque. Il était sûr qu'elle n'y était pas avant (et pour ceux qui douteraient comme lui, lisez le chapitre précédent, bande de douteux douteurs !). Puis son regard fut attiré par des taches de couleur sur le mur blanc.
Une frise de photos qui reliait la bibliothèque au bureau.
De Jack en train de monter ledit meuble, mal cadrée.
De Raiponce en train de peindre un mur de flammes sur une porte.
De Merida en train de faire le lit, avec application.
De Kranedur (qui s'appelait en réalité Arthur) en train de démonter une porte.
De Kognedur (qui en réalité portait le doux nom de Morgane mais dont le surnom avait suivi celui de son frère) absorbée par la peinture de Raiponce.
De Merida et des jumeaux, à côté de la porte presque peinte.
La même image mais où les trois jeunes posaient en se prenant pour des rockeurs.
Kognedur et Kranedur, les bras chargés de cartons dans l'entrée, surpris dès leur arrivée.
Jack, cigarette au bec, en train de faire une pause avec la fenêtre ouverte, un cadavre inachevé de bibliothèque à ses pieds et les instructions roulées en boule.
La même image, floue, Jack se jetant sur le détenteur de l'appareil photo.
Les jumeaux en train de réinstaller la porte recouverte d'un drap tâché de peinture.
Harold se détourna des photographies, lentement, et se dirigea vers la porte. Il resta là, fixant la peinture. Des flammes dévoraient le bas de l'image, chassant un dragon miniature qui battait des ailes en plusieurs illustrations. Et le chevauchant, on pouvait reconnaître Harold. C'était presque comme s'il volait réellement, traversant le ciel qui passait de l'orangé au bleu. Puis au vert. Une forêt remplissait la partie haute, toute en profondeur d'arbres moussus, de rochers, de sapins et de branches entremêlées.
C'était magnifique.
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Jack, plus ou moins discrètement posté dans le couloir (il comptait surtout sur son invisibilité naturelle pour le soustraire à la vue de son tout nouveau colocataire), observait Harold. Jamais il n'aurait pensé qu'il bloquerait autant sur la peinture de Raiponce. Il se sentit même un peu coupable envers la jeune femme de l'avoir à peine remerciée pour le cadeau qu'elle lui avait fait.
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Pendant ce temps dans le salon, Raiponce regardait elle aussi vers Harold depuis la table. Elle ne pouvait pas vraiment le voir d'où elle était et commençait à s'inquiéter. Il ne revenait pas alors qu'il avait forcément vu la peinture sur la porte. Et si ça ne lui plaisait pas ? Et si, plutôt que de lui donner envie de rester, ça le convainquait de partir ? Elle sentit une main sur la sienne et reporta son attention sur Merida. La rouquine lui sourit tendrement pour la rassurer avant de se remettre à son épluchage.
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Jack était posté à quelques mètres à peine d'Harold. Il aurait suffi que celui-ci se retourne pour le voir. Mais il ne le verrait pas, comme personne ne le voyait jamais. Il avait pris l'habitude d'être invisible malgré ses cheveux blancs. Les gosses le remarquaient de temps à autre, le prenant pour un esprit sorti tout droit des histoires fantastiques auxquelles on croit encore quand on est enfant, et quelques filles parfois se retournaient sur son passage.
Il était donc peu inquiet de se faire remarquer quand il prenait des photos et en ce moment en particulier, Harold n'étant ni un enfant ni une fille, il prenait encore moins de précautions (pas dans le sens auquel vous pensez, bande de pervers !). Il se glissa le long du couloir pour ne pas perdre de vue Harold, qui était rentré dans sa chambre en entendant une sonnerie de portable. Curieux, l'albinos tendit l'oreille pour entendre la discussion du brun. Assis à son bureau, Harold se tenait la tête d'une main, fatigué en voyant simplement qui l'appelait :
- Oui papa, je suis bien installé. Bien sûr que tout va bien se passer… Oui. Oui. Ouais. Non, ça n'a rien à voir avec la fac ! Non. Je sais. Ouais. Moi aussi, à plus.
Epuisé par la dure épreuve qu'était la communication avec l'autorité paternelle, Harold s'effondra sur sa table, laissant sa tête s'échouer sur ses bras croisés. Et Jack tenta de prendre une photo. Au moment où l'appareil se déclencha, un œil vert s'ouvrit et Jack faillit en lâcher son Canon ® (ce qui aurait été dommage vu le prix de l'appareil).
- Tu crois que je te vois pas ? marmonna Harold.
L'albinos se figea et murmura :
- Tu me vois ?
- T'es pas invisible, rétorqua l'autre en se levant.
Harold lui passa sous le nez et Jack resta cloué sur place, sous le choc, le regardant rejoindre le salon. Il le voyait ! Le visage d'Harold apparut à nouveau dans le couloir et il appela Jack à le rejoindre, lui demandant pourquoi il restait dans ce couloir tout seul comme un con alors que Raiponce voulait faire la fête et menaçait dangereusement son équilibre mental à lui, pauvre petit nouveau sans défense dans cette colocation de dingues. Jack sourit et sautilla joyeusement jusqu'au salon, semblant flotter plus qu'autre chose, sous le regard étonné d'Harold.
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Au prochain épisode
- Le soleil vient de se lever ! Pour une nouvelle journée ! Journée ménage, debout !
…
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Mes parents dinent ici ce soir.
…
- Harold ?
- Quoi ?
- Il se passe quelque chose entre Merida et toi ?
…
- Comment s'appelle l'heureux élu ?
- Les relations secrètes ne durent jamais longtemps tu sais.
A dans deux semaines ! Biiz :) (cette fois je le posterai pendant le week-end!)
