petite suite demandée par plusieurs revieweurs; si vous avez aimé la fin de la première partie de la fiction, je vous déconseille d'aller lire cette suite, en revanche si comme certains lecteurs vous restiez sur votre fin, foncez!

situation compromettante (suite)


3 jours qu'elle passait son temps libre dans ce fichu rayon. 3 jours qu'elle recherchait «le manifeste des crokbulles». 3 jours de prise de tête intensive, alors qu'elle pensait connaître parfaitement chaque ouvrage de la bibliothèque… Hermione laissa tomber lourdement sa tête sur le bois du bureau. Minuit sonna à la pendule. Cela faisait longtemps qu'elle était seule. Elle était l'unique élève à qui Madame Pince faisait entièrement confiance, ça n'était donc pas la première fois que la jeune fille se retrouvait seule en pleine nuit dans l'immense bibliothèque. Dehors la nuit était étincelante. Hermione se leva et alla s'accouder à la fenêtre. Ce n'était décidément pas une nuit à plancher sur les crokbulles… Pourtant elle n'était pas femme à se laisser abattre, elle était Hermione Granger, grande intellectuelle de son état, elle avait un devoir à finir et elle le finirait par Merlin! C'est donc emplie d'une hargne nouvelle qu'elle retourna s'asseoir devant sa table encombrée de piles de livres et parchemins. Elle feuilletait furieusement ses notes lorsque soudain…
-Hermione?
La jeune femme fit un bond d'anthologie sur son banc. Ce n'était pas tellement la frayeur, non….c'était la voix. Cette même voix qu'elle avait entendue un mois auparavant. Cette voix qui d'habitude était pleine de sarcasmes était aujourd'hui empreinte de…timidité. Il faut dire que cela faisait un mois qu'Hermione et Draco faisait leur possible pour enfouir au plus profond de leur mémoires respectives l'étrange nuit qu'ils avaient passé tous les deux, ensemble. Et durant ce laps de temps aucun n'avait osé adresser la parole ou un regard à l'autre. Et voilà que Draco Malefoy se présentait à la jeune femme. Il s'était arrêté au bout de l'allée et fixait Hermione avec un mélange de gêne et de détermination. La jeune gryffondor pivota sur son banc et considéra le jeune homme. Il avait l'air fatigué. Il avait posé sa robe de sorcier, sa chemise sortait de son pantalon, et sa cravate vert et argent était dénouée. Il était plutôt inhabituel de voir Draco ainsi débraillé, lui qui était toujours tiré à quatre, voir à cinq, épingles.
-Tu … tu n'es pas couché?
C'était idiot et Hermione le savait. Il était évident que le Serpentard n'était pas dans son dortoir à moins qu'il n'utilisât une sorte de projection astrale, ce dont elle doutait fort.
-Je…je cherchais le…courage de venir te voir.
La jeune femme haussa les sourcils.
-Et pourquoi? Avec le temps je pensais que tu t'étais accoutumé à l'odeur des sangs de bourbes…
Draco leva les yeux au ciel.
-Arrête, c'est assez difficile, s'il faut encore que je supporte tes sarcasmes…Tu sais très bien ce qui m'amène ici.
-Non vraiment pas!
-Oh Granger s'il te plaît!
-Tiens il a pas fait long feu le «Hermione…
-Je voudrais qu'on parle de ce qui s'est passé…
-Si tu veux parler de l'immonde chantage que tu m'as fais, dis le clairement.
Le jeune homme pâlit.
-Je… tu…quoi?!!! CHANTAGE?! C'est toi qui m'a laissé attaché au lit!
Hermione se leva d'un bond.
-COMMENT OSES-TU?!? CELA FAIT DES ANNEES QUE JE SUIS TON SOUFFRE-DOULEUR, ET TOI TU OSES ME FAIRE DES REPROCHES!
Draco reculait prudemment tandis qu'Hermione se rapprochait à grands pas furieux.
-ET EN PLUS, SI TU NE T'AMUSAIS PAS A DES JEUX…elle sembla chercher ses mots…PERVERS, JAMAIS TU NE TE SERAIS RETROUVE ATTACHE A CE LIT COMPLETEMENT NU!!! ALORS EXCUSE MOI SI JE NE PARVIENS PAS A TE VOIR COMME UNE VICTIME!
La jeune fille fit brusquement demi-tour et alla se rasseoir à sa table. Le jeune homme resta pantois.
Il ne pouvait pourtant pas rester sur échec aussi retentissant, il restait un Malefoy que diable! Il s'adressa alors à Hermione tout en restant en retrait (il n'était pas suicidaire:
-Parce que TOI tu te poses en victime peut-être?
L'épaisse crinière de gryffondor se releva lentement de son parchemin. -Parfaitement.
Draco éclata d'un rire élégant.
-Une victime? Et de quoi je te prie?
Hermione, rouge de rage et de confusion sembla rassembler toute sa fierté.
-Tu m'as embrassé. En voyant un fin sourire se dessiner à l'angle de la bouche du jeune homme, Hermione sentit l'orage arriver et replongea donc prestement le nez sur son parchemin. Draco su alors que la partie était gagnée d'avance. Il s'avança vers la table de sa démarche de félin et s'assit sur le banc, tout contre Hermione. Il pouvait voir dans ses grands yeux bruns s'allumer une lueur de panique tandis qu'elle refusait obstinément de le regarder. Ses doigts étaient tellement crispés autour de sa plume que ses jointures étaient blanches. Le jeune homme s'amusait silencieusement du trouble qu'il causait à la gryffondor. Histoire d'en rajouter une dose, il repoussa délicatement une mèche de cheveux châtains derrière l'épaule de la jeune femme. Elle tressaillit légèrement. Draco décida alors que le moment de pousser Hermione à bout était venu.
-Je n'ai pas eu l'impression que ça t'avait déplu sur le moment…d'ailleurs tu ne m'a pas beaucoup opposé de résistance ce soir là…
Il s'était attendu à un déluge de rage, d'hystérie, d'insultes et de menaces mais il fut bien déçu. Hermione se contenta de relever la tête et de le fixer d'un air blasé.
-Qu'Est-ce que tu cherches au juste en venant ici?
-A ce qu'on recommence.
Il avait dis ça parce qu'il s'était trouvé prit au dépourvu, comme ça sans réfléchir. Et pourtant maintenant il s'étonnait de la véracité de ses propos. Hermione le regardait, éberluée. Il fallait qu'il dise ou qu'il fasse quelque chose! Il devait débloquer la situation! Alors, suivant son instinct, il s'approcha doucement de la jeune femme et goûta au contact de ses lèvres charnues sur les siennes, une fois de plus…
Lorsqu'ils se reculèrent, Hermione, rouge comme une pivoine, lança de but en blanc:
-Ce soir là, tu as appelé Latoya «Hermione», je le sais, elle me l'a dit…
Ce fut au tour de Draco de rougir violement. Finalement c'était peut-être pas gagné, gagné…
-Euh…oui…c'est possable…euh! Possible! Probable!
Tous deux éclatèrent de rire.
- Ça fait longtemps que je pense à toi Hermione.

-Je sais parfaitement que tu penses que c'est pas possible, que nous deux c'est un échec assuré…Mais les temps changent, les gens changent! Et J'AI changé. J'ai grandi. Et les choses ne sont plus ce qu'elles étaient.
Un silence gêné s'installa entre eux. Enfin Hermione prit la parole.
-Suis-je censée fredonner un générique de série à l'eau de rose?
Draco eut un sourire ironique et donna une légère bourrade à la jeune femme.
-Alala! Je me demande si je serais entrée dans ton dortoir cette nuit là si j'avais su tout ce qui s'en suivrait…
-Tu plaisantes j'espère? Tu y serais venue en courant, oui!
- son tour Hermione bouscula légèrement son compagnon.
-D'ailleurs, si je peux me permettre, qu'Est-ce que tu pouvais bien faire ce soir là en plein quartier Serpentard? Demanda Draco, un sourcil levé.
Ne trouvant aucune réponse qui ne soit pas affreusement gênante, Hermione préféra embrasser à nouveau le Serpentard. Elle appuya un peu plus sa bouche contre la sienne lorsqu'elle le sentit sourire contre ses lèvres.

Qui aurait pu se douter qu'un jour la sombre bibliothèque de Poudlard serait le giron d'un amour naissant? Et qui plus est, un amour entre une gryffondor et un serpentard! Pourtant c'était un fait, Hermione Granger et Draco Malefoy s'embrassaient tendrement au milieu de piles de livres et de parchemins traitant de crokbulles…Et aucun marché consistant à se retrouver dans une situation aussi compromettante pour l'un que pour l'autre ne les liait…
Fin finale!!