Harry, Draco et leur petite famille était maintenant bien installer dans leur nouvelle maison. Tout se passait bien, même s'ils n'étaient pour le moment pas tellement sortis, hormis peut-être dans le Londres moldu pour faire leurs courses. Les Weasley n'étaient pas apparus et ce, même si le monde sorcier était au courant de leur grand retour.
Leur relation avait fait un grand scandale. Bien qu'au courant que le Brun aux yeux émeraudes était maintenant marié, merci à la bague qu'il portait à son doigt le jour de son discours, ils ne savaient pas qui était l'heureuse élue. Quand ils avaient appris que son époux était en fait Draco, connu pour être le fils d'un mangemort et en être un lui-même l'info n'avait pas plu, et beaucoup avait essayé de trouver où ils habitaient. En vain. Draco était un puissant sorcier. Harry encore pus. Ils avaient réussi à rester bien caché. Ils avaient même eu l'aide des jumeaux.
Les jumeaux avaient d'ailleurs été les seuls Weasley que le couple avait vu. Ni Ron, Hermione, Ginny ou encore Molly avaient fait leur apparition (étant les quatre personnes les plus têtues qu'Harry ai connu.) Charlie était retourné en Roumanie. Arthur et Bill avait aidé tant bien que mal avec le ministère qui était tout aussi énervant que le reste. Le couple avait donc décidé de laisser le temps calmer un peu les choses.
Tout se passait donc bien. Mais pour combien de temps encore ?
Nous étions un Samedi après-midi, quelques semaines après le retour du couple en Angleterre. Ils avaient décidé de retrouver les jumeaux au Chaudron Baveur étant donné que ça faisait maintenant un moment depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vue. Et les jumeaux étant plus ou moins les seuls avec qui Harry avait gardé contact et qui acceptaient joyeusement sa relation avec Draco, c'était un plaisir de passer un moment avec eux.
Ce qu'ils n'avaient cependant pas prévu était que Hermione, Ron et Ginny aient eu la même idée qu'eux et se trouvaient donc au même endroit qu'eux. Mais ils décidèrent de les ignorer en s'installant à une table plus loin pour attendre que leurs amis arrivent.
- Pense tu qu'ils vont être un problème ? Demanda nonchalamment Draco.
- Va savoir... on est jamais sûr de rien avec eux, soupira Harry en réponse, on avisera si jamais il se passe quelque chose. Mais malgré tous ce qu'on peut leur reprocher, je pense pas qu'ils soient prêts à causer une scène dans un endroit aussi bondé. Tout du moins j'espère pas.
- Ce serait quelques peu embêtant, effectivement...
- Surtout que c'est la première fois qu'on a pu laisser Gab' avec ta mère sans qu'il cause de scène, j'ai juste envie d'apprécier une après-midi entre nous et les jumeaux sans problème.
Ils continuèrent à parler doucement quelque minutes, un sort de silence autour d'eux pour que personne ne les écoutent - être connu dans le monde des sorcières pouvait être assez fatiguant... - Ils étaient tellement enfermé dans leur monde qu'ils ne virent pas les deux figures s'approcher d'eux.
- Yo les amoureux, salua une tête rousse.
- Vous êtes pas tellement prudent alors que vous êtes dans un endroit relativement hostile n'est-ce pas ? Continua la deuxième tête rousse.
- Oh, ne vous inquiétez donc pas, nous sommes assez grand pour nous défendre si jamais quelqu'un était assez stupide pour ne serait-ce qu'essayer quelque chose contre nous, rétorqua Harry se penchant sur sa chaise et avec un sourire en coin, n'est-ce pas Love ?
-Tout à fait, répondit le blond un sourire similaire à celui de son compagnon.
Les jumeaux n'en doutaient pas une seule seconde, à eux deux, le couple devait être plus puissant que tous les sorciers de Grande Bretagne réunis. Ça donnait pas tellement envie de s'opposer à eux, effectivement.
- Vous comptez vous assoir ou vous voulez rester debout ? Demanda soudainement Le Brun.
- Je pense qu'on va s'assoir, commença Fred.
- Surtout qu'avec notre arrivée, le sort que vous avez lancé pour le silence est partit, donc je pense que les murs ont maintenant des oreilles, continua George.
Une fois assis et le sort bien remis en place, les quatre jeunes adultes se détendirent enfin.
- Je suis désolé qu'on ait pas pu se voir avant maintenant, mais entre le règlement de compte avec le reste de votre famille, le retour aux US et l'emménagement ici avec Gab' ça a été des semaines d'enfer, dit Harry sarcastiquement.
- On peut comprendre, oui. Puis c'est pas comme si on avaient pas gardé contact, je veux dire, les hiboux existent pour une raison, répondit George.
- Et c'est une bonne chose qu'Harry vous ait appris les joies du téléphone portable moldu, tellement plus discret dans le monde sorcier, rigola Draco, même si au début ça a été pas mal mouvementé n'est-ce pas ?
- Oh fait pas le malin Draco, rétorqua Harry, je suis pas sûr que tu t'en sois mieux sortis qu'eux, hein...
- T'es pas censé être très amoureux de moi et toujours de mon côté ?
- Pas quand c'est plus marrant et intéressant d'être de l'autre côté, dit Harry en tirant la langue.
- J'aurais bien voulu voir Draco quand il a appris à se servir d'un téléphone moldu, tien, se moqua Fred.
- Ah c'était épique, soupira Harry, totalement épique, oui.
- Heureusement que Gabriel était pas encore né, dit Draco, sinon j'aurais plus eu de crédibilité...
De l'autre côté de la pièce, trois autres personnes regardaient - plus ou moins - subtilement Harry, Draco et les jumeaux qui semblaient passer un très bon moment, rigolant. Le blond ainsi que le brun avaient l'air complice. Amoureux et heureux. Et même s'ils ne voulaient pas l'admettre... Ils faisaient un beau couple... Tant qu'on ne savait pas qui était le blond.
- Je comprends pas, gémit Ginny, qu'est-ce que cette fouine blonde a de mieux que moi ?
- Rien, Gin', répondit Hermione, t'es quelqu'un de géniale. Je ne comprends pas plus que toi.
- C'est avec moi qu'il devrait être marié, avoir un enfant. Être heureux.
- Le truc est, commença Ron, comment est-ce que s'est partit de « Harry gagne la guerre » puis « Harry s'en va pendant cinq ans sans rien dire à personne » pour arriver à « Harry reviens marié à un batard de mangemort et avec un gosse » ? Y'a quelque chose qui va pas dans cette histoire.
- Et il veut pas nous parler... soupira Hermione, c'est tellement compliqué !
Les trois se tournèrent une nouvelle fois en direction de la table plus loin. Essayant tant bien que mal d'écouter mais ne pouvant rien entendre, c'était frustrant. Frustrant parce que normalement ça aurait dû être leur place, au lieu des jumeaux et du blond. Ron et Hermione était censé être ses meilleures amis. Ils étaient censés tout faire ensemble. Ginny, même s'ils avaient finalement décidé de ne pas se mettre ensemble aurait tout de même dû être complice avec Harry. Mais ce n'était pas le cas, et ils se demandaient où ça avait merdé. Et si ça pouvait s'arranger, parce qu'ils savaient que les jumeaux avaient raison, même s'ils ne voulaient pas l'admettre, Harry leur avait donné un choix. Toutes les cartes étaient entre leurs mains maintenant. Ils ne leur restaient plus qu'à prendre les bonnes décisions.
- C'est pas vrai tu plaisante ? Rigola Fred.
- Je suis totalement sérieux. Il a cru que c'était un objet du mal venu pour se venger. Venger de quoi ? Je ne sais pas. Répondit Harry en rigolant, ça m'a pris plus de deux heures pour le convaincre que : « Non, love, ça ne va pas te lancer de sort. Oui je suis sûr que c'est totalement sécurisé. Oui, Draco, ça sert à communiquer. Si les moldus y arrivent, je suis sûr que tu le peux toi aussi. Non, ça ne va pas t'exploser entre les mains, promis. » C'était hilarant. Long, mais hilarant.
- Je veux bien te croire.
- De toute façon personne ne me prend jamais au sérieux. Je suis seul au monde, bouda Draco.
- T'en fais pas mon ami, je te comprends. J'ai pensé la même chose quand j'ai tenu cet objet du diable pour la première fois, dit George en levant son verre en direction du blond.
Harry les laissa discuter entre eux un moment, son regard passant à travers la pièce. Toutes les personnes présentes regardaient dans leur direction, rien d'étonnant ni de nouveau pour le brun. Son regard s'arrêta sur la table de Ron, Hermione et Ginny, l'expression neutre, ne laissant rien transparaître. Ses yeux d'un vert émeraude n'avaient aucune émotion. Il regarda Hermione dans les yeux, celle-ci écarquilla les siens quelque peu, donnant l'impression qu'elle résistait à l'envie de tourner la tête.
Étrange, pensa Harry. Il savait que normalement Hermione travaillait les Samedis. Elle n'aurait pas dû se trouver ici en ce moment. Son regard se durcit un peu, toujours fixé sur les trois. Il releva un sourcil, les faisant sursauter, puis il soupira et se tourna de nouveau vers les personnes se trouvant à sa propre table.
- Dites-moi les jumeaux, commença-t-il sur un ton neutre, y aurait-il une raison pour laquelle ces membres de votre famille se trouveraient ici en même temps que nous, alors que je sais (grâce à vous) qu'ils ne devraient pas s'y trouver, Hermione devant travailler ?
Les sourcils de Draco se relevèrent, marque caractéristique chez les Malfoy, tournant son regard vers les jumeaux de la même façon qu'Harry venait de le faire. Ce dernier attendant toujours la réponse des deux roux identiques, qui n'en menaient pas large.
- Comment te dire ça ... Rigola nerveusement George, il se pourrait, peut-être, c'est pas sûr ... Qu'ils nous aient entendu parler ?
- Qu'ils vous aient entendu parler ? Demanda Harry sceptique.
- C'est ça... On était au Terrier tu sais, il y a presque un mois maintenant, parce que quand même, notre père y vit et puis Bill était là, pour une fois, donc on a décidé d'accepter de manger là-bas, et tu sais le « téléphone portable » que tu nous force à avoir toujours avec nous ? Bah... il était avec nous du coup. Continua Fred.
- Mais encore ... ? Questionna Draco.
- Eh bah, vous voyez, ça va vous faire rire...
- J'en doute, mais essayez quand même, dit Harry en haussant les épaules.
—
C'était un beau Dimanche en fin d'après-midi au Terrier, il faisait bon, des rires pouvaient être entendu provenant du salon où tout le monde était réuni, attendant de manger. Un Dimanche soir ordinaire chez les Weasley, donc. Surtout que pour la première fois depuis longtemps, les jumeaux étaient présents, ce qui était assez rare ces derniers temps, prétextant trop de boulot à faire chaque semaine, tout le monde était heureux de les avoir ici, avec eux.
Personne n'avait réellement parlé d'Harry depuis la grosse confrontation après cinq longues années d'absence, tous étant encore totalement perdu et ne sachant comment réagir. Tous avaient leurs propres opinions sur la question, mais c'était un accord tacite entre eux de ne pas en parler pour le moment. Personne n'avait de nouvelles, et même si Hermione, Ginny et Molly avaient bien essayé d'y retourner deux jours après, pour tenter une nouvelle fois de convaincre Harry que ce qu'il était en train de faire était une erreur, ce dernier ne se trouvait plus dans la maison. Il ne se trouvait plus en Angleterre du tout. Et depuis, ç'était silence radio. Et presque tous s'étaient mis en tête qu'ils ne reverraient jamais Harry. Qu'il était parti pour de bon.
Cependant, autant ils n'avaient pas de nouvelles d'Harry, autant les jumeaux, eux, étaient restés en contact avec ce dernier, et ce, pratiquement depuis son départ il y a bientôt six ans. Ils avaient toujours compris ce qui avait amené Harry à partir, et pourquoi celui-ci avait décidé de couper les ponts avec leur famille. Ils l'avaient toujours soutenu sans juger et prenant le temps d'essayer de comprendre. Le brun en avait toujours été reconnaissant, et leur avait donné des nouvelles assez régulièrement (sans pour autant dire exactement où il se trouvait...) sous la seule règle de n'en parler à personne.
Nous étions donc Dimanche, un peu de tension régnait dans la maison, probablement dû à la présence des jumeaux, qui avaient été les seuls a ouvertement soutenir Harry, mais personne ne commentait cela, et tout pouvait paraître normal d'un point de vue extérieur. Molly était dans la cuisine, finissant sûrement de préparer le dîner, les jumeaux, Bill, Hermione, Ginny et Arthur étaient dans le salon, parlant de choses et d'autres, quand tout d'un coup un « bip » retentit dans la pièce, mettant fin à la conversation en cours. Tous les regards se tournèrent vers Fred et George, là d'où le son semblait provenir.
- Qu'est-ce que c'était que ce bruit ? Demanda Ron.
- Oh... hum. Mon téléphone, répondit Fred.
- Ton quoi ?
- Téléphone Ron, je pensais que tu étais au courant de ce que c'était. Ou aurais-tu oublier que tu as un père mordu de toutes ces choses venant du monde moldu ? Rétorqua George.
- C'est pas comme si je savais tout sur ce qui intéresse notre père, ronchonna le plus jeune.
Fred sortit son téléphone et souris en voyant qui venait de lui envoyer un message, Arthur regardait l'objet avec une curiosité à peine masquée, Ron et Ginny ne savaient pas vraiment ce qu'il était en train de voir mais regardaient tout de même et Bill semblait avoir disparu dans la nature, (sûrement dans la cuisine avec Molly.)
- Je ne savais pas que vous connaissiez l'existence des téléphones, dit doucement Hermione, ni même que vous en utilisiez un. Le monde des sorciers ne sait rien sur ce sujet, donc je ne vois pas l'utilité pour vous d'en avoir un.
- C'est vrai, et même si vous êtes curieux de tout ce que si se passe et que vous aimez expérimenter de nouvelles choses pour votre magasin, je ne suis pas sûr que vous puissiez vendre ce... truc ! Continua Ginny.
- Oh, c'est pas pour vendre, dit Fred de façon absente en tapant sur son téléphone.
- Alors c'est pour faire quoi ? Questionna Ron qui avait fini de bouder -apparemment.-
Les jumeaux se regardèrent, semblant communiquer par le regard. Est-ce qu'ils devaient dire la vérité ? Ou mentir ? Ce n'était pas comme s'ils pouvaient réellement mentir aux autres, c'était évident, surtout avec Hermione dans la pièce. La seule solution était de dire la vérité, effectivement, mais ça ne pouvait pas bien se passer. George ouvrit donc la bouche pour répondre au moment où Molly et Bill sortirent de la cuisine pour les rejoindre avec des boissons.
- Merci, Molly, dit Hermione, donc la réponse à notre question ?
- Harry nous en a fait cadeau il y a quelques temps, dit George de façon hésitante.
- Il a dit que ce serait plus pratique que les hiboux, sachant qu'il était assez souvent chez les moldus... Continua Fred.
Le silence suivit cette déclaration. Personne ne s'attendait à cette réponse, même si en y réfléchissant bien, c'était effectivement la seule réponse logique qu'il pouvait y avoir.
- Donc... Vous avez gardé contact avec lui ? Demanda Arthur prudemment.
- Hm... ouais, répondit Fred, on a jamais réellement couper les ponts avec lui, il a plus ou moins toujours donné des nouvelles...
- Jamais dit où il était, où ce qu'il faisait. Mais il nous disait qu'il allait bien, fini George.
- Pourquoi vous et pas nous ? Se plaignit Ginny.
- Parce qu'il ne voulait pas vous entendre le sermonner tout au long de la journée ? Parce qu'il ne voulait pas juste entendre vos opinions ? Parce qu'il voulait de la liberté et qu'apparemment nous la lui donnions ? Sans le juger, sans lui poser de question et sans lui dire quoi faire ? S'exclama Fred.
- Et il a eu raison de ne pas vous contacter, au vu de ce qu'il s'est passé il y a quelques semaines... s'énerve George, vous ne changerez-donc jamais ? Au lieu de vous plaindre, soyez heureux qu'au moins l'un de nous ait pu avoir de ses nouvelles et savoir qu'il n'était pas juste mort quelque part, au lieu de vous plaindre sans arrêt parce que ce n'est pas vous qu'il a choisi !
Au lieu d'attendre une réponse, les deux hommes se levèrent et se dirigèrent vers leur ancienne chambre, histoire de se calmer. Ce qu'ils ne virent pas par contre était que les autres avaient attendu d'entendre une porte claquer pour se diriger dans la même direction qu'eux et de coller leurs oreilles à leur porte, un sort lancé par Hermione pour cacher le bruit de leurs pas et que les deux plus vieux ne puissent pas les entendre s'ils parlaient.
- Ils m'énervent, mais tellement, grogna Fred en se jetant sur le lit présent dans la pièce.
- Hm', je comprends totalement, mais si on doit réagir comme ça à chaque fois, on va finir avec pas mal d'ulcère avant d'avoir trente ans, répondit George.
- T'as pas totalement tort, mais quand même !
- T'en fais pas va ! C'est pas comme si on avait pas l'habitude, rigola George amèrement.
De l'autre côté de la porte, Hermione grimaça, parce que d'un certain côté les jumeaux n'avaient pas tort, ils auraient au moins pu rester calme et ne pas s'emballer comme ça. La brune aux cheveux bouclés soupira et retourna écouter.
- Je suppose que le message venait d'Harry ? Demanda finalement George.
- Nope, de Draco, rigola Fred, je sais honnêtement pas comment Harry a fait pour convaincre le blond d'utiliser cette chose alors qu'il était totalement contre au début, mais bon...
- Ha... comme je le comprends, soupira George, et donc, qu'est-ce qu'il voulait ?
- Il a dit que normalement il arrivait en Angleterre dans deux semaines, et le temps que le déménagement se termine et qu'il soit bien installé, il devrait être tranquille d'ici un mois, il voulait savoir si on voulait aller boire un verre pour fêter leur retour en enfer ?
-Totalement. Même si je comprends pas pourquoi ils veulent revenir s'ils détestent autant l'endroit.
Ginny couina un peu, Ron ... faisait le Ron et Hermione écarquilla les yeux. Harry revenait. Il revenait vivre ici ! C'était une nouvelle énorme !
- Apparemment ils veulent que Gabriel s'habitue à tout ce bordel, pour éviter que le choc soit trop grand plus tard, expliqua Fred, surtout qu'ils veulent que le petit aille à Poudlard.
- Je pensais qu'ils voulaient le mettre dans une autre école ?
- Pareil, mais après y avoir réfléchis, Poudlard semblait être la meilleure des options de ce que j'ai compris. C'était la maison d'Harry pendant sept ans après tout, et le refuge de Draco dans les moments les plus sombres.
- Je peux comprendre. Et je pense que même si ça risque d'être dur pour Gab', il a le droit de savoir.
- Au pire si ça se passe trop mal, ils pourront toujours le changer d'école... soupira Fred, et puis, les parents de Draco sont toujours ici. Narcissa est toujours au manoir. Et Lucius devrait pouvoir revenir dans pas longtemps, étant donné que les circonstances en fin de guerre l'ont aidé à éviter Azkaban...
- Ouais, Harry s'entend vraiment bien avec eux, et Gabriel adore ses grands-parents. C'est plus logique.
« Non, non, non, non. Y a rien de logique là-dedans » pensèrent tous les espions derrière la porte, « c'est totalement fou. Inimaginable. Mais à quoi Harry pense, bon sang ! »
- Donc dans un mois pile poil au Chaudron Baveur a dit Draco, fini Fred.
- Pas de soucis. Ça va faire du bien de les ravoir à la maison, enfin ! Sourit George.
La conversation prit fin. Les trois personnes écoutant aux portes redescendirent. Personne ne vit les jumeaux jusqu'à ce que ceux-ci rentrent chez eux...
—
- Je pense qu'on a oublié de mettre le sort de silence avant de parler, fini George après avoir raconté l'histoire, on était tellement énervé...
- Vous êtes des champions honnêtement, dis Draco en éclatant de rire, bravo !
- Au moins ça a fait sa journée, souris doucement Harry en glissant son bras autour de la taille du blond, même si j'aurais préféré que ça ne se passe pas comme ça.
- Désolé Harry, dirent les jumeaux en cœur.
- Ce qui est fait est fait, fallait bien que ça arrive un jour n'est-ce pas ?
Le brun n'avait pas tort, Le couple s'était préparé à les croiser à un moment quand ils avaient décidé de revenir ici. Heureusement que Gabriel n'était pas avec eux.
- Bon c'est pas tout mais on doit y allez, dit Harry une heure plus tard, on doit allez récupérer Gab' au manoir et je pense qu'on va sûrement y rester manger avec Narcissa.
- Effectivement, continua Draco en se levant, c'est un jour de chance quand on arrive à partir sans rester plus d'une heure.
- Pas de problème, dit George, on doit passer au magasin de toute façon.
- Je passerais dans la semaine, promis Harry, Gabriel meurt de vous revoir et je pense que votre magasin va lui plaire.
- On t'y attendra, répondit Fred.
Les quatre hommes commencèrent à se diriger vers la sortie, parlant et souriant, quand une voix les arrêta.
- Harry ?
Celui-ci se retourna en soupirant...
Qui l'avait appelé ? Ne pouvait-il pas être tranquille ne serait-ce qu'une soirée ? Peut-être qu'une tempête était en train d'arriver...
