Merci à celles et ceux qui ont lu et commenté ce début. Sans plus attendre, le second chapitre avec la confrontation entre Hermione et Lucius... Attention les yeux !
Chapitre 2 - Hidden Eyes Watching
Une des choses qu'Hermione avait hésité à garder était tous les elfes de maison qui occupaient encore la maison. Elle n'était pas habituée à les voir la servir vu qu'elle avait été la fondatrice de la S.A.L.E et avait travaillé si dur pour leur faire gagner la liberté et des droits.
Évidemment c'était tombé à plat. Finalement, elle avait accepté le fait que ce que son père répétait était vrai. Tu ne peux pas aider quelqu'un sauf s'il veut de l'aide.
En entrant dans la maison la première fois, elle avait découvert que les elfes de maison étaient restés après que le manoir soit déserté. Elle avait essayé de les libérer pour trouver un emploi ailleurs, ou même de nouveaux maîtres qui seraient plus que disposés à être servis, mais les elfes avaient été horrifiés.
Après avoir parlementé avec eux pendant plus de quatre heures, elle avait laissé tomber, sachant que ce serait inutile d'essayer de les libérer. Ils ne partiraient pas. En rétrospective, elle réalisa que beaucoup d'entre eux étaient nés ici, et par le fait, n'avaient nulle part où aller et ne connaissait aucune vie en dehors de ces murs.
Avec un soupir elle laissa l'elfe qui l'accueillit à la porte prendre son bagage rétréci. Avec un sourire hésitant, il demanda, « Où est-ce que Maîtresse veut déposer ceci ? »
Elle lui offrit son sourire le plus chaleureux en retour. « Quel est ton nom ? »
L'elfe de maison eut l'air plutôt surpris par ses manières polies. « Mon nom est Boue, Miss. »
Hermione eut l'air horrifiée. « Est-ce que monsieur Malfoy t'a donné ce nom ? »
L'elfe secoua énergiquement la tête. « Oh non, Maîtresse ! Ma mère m'a donné ce nom, puisque Boue avait toujours l'habitude de jouer dans la boue quand il était petit. » Son sourire revint. « C'était l'endroit favori de Boue, vraiment ! »
Elle se retrouva à rire à cette anecdote et hocha la tête, « Eh bien, je suppose que c'est un nom qui te correspond dans ce cas. »
Alors que la sorcière laissait ce traitre d'elfe la guider, Lucius les fixa avec horreur. « Ce n'est pas vrai ! » jura-t-il doucement. « Je rêve ! C'est ça ! Je fais un cauchemar sans précédent avec aucune autre catastrophe ! Quel culot ! Comment ose-t-elle venir dans ma maison sans même demander la permission ! »
La suivant, il éleva la voix, espérant qu'elle puisse entendre sa désapprobation. « Je dois dire que vous êtes en train de commettre une infraction, espèce de petite garce mal élevée ! » railla-t-il en avançant plus vite, décidé à ce qu'elle l'entende.
Quand elle ne lui prêta aucune attention, il tendit la main pour essayer de la toucher, pour seulement voir son bras la traverser. Il en fut tellement surpris lui-même qu'il manqua de remarquer le frisson qui parcourut la sorcière tandis qu'elle se retournait et regardait autour d'elle, cherchant la cause de son frémissement.
Hermione observa les alentours, mais ne vit rien tandis qu'elle enroulait ses bras autour d'elle. Quand elle se retourna ce fut pour voir Boue regarder alternativement entre elle et quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir avec un air inquiet. Suivant son regard, elle pensa une seconde pouvoir voir les contours d'une personne se tenant à quelques mètres, puis la vision s'évanouit et elle secoua la tête comme pour s'éclaircir les idées.
Quand elle se retourna, Boue la regardait avec tristesse. « Vous ne pouvez pas le voir n'est-ce pas, Maîtresse ? »
Lucius, en colère, railla l'elfe de maison. « Évidemment qu'elle ne peut pas me voir, espèce d'abruti ! Personne ne peut me voir à part vous, bande de sauvages inutiles ! »
A ces mots, un frisson lui parcourut la colonne. « Voir qui, Boue? » l'elfe grimaça soudainement comme s'il avait été frappé. Le sang d'Hermione se glaça. Elle n'aimait pas ça.
Baissant la tête, il répondit, « Maître Lucius. Il est là, près de vous. » Il jeta un regard blesse vers l'espace vide à côté de sa nouvelle maîtresse.
Levant les yeux au ciel, Lucius répliqua, « Elle ne te croira pas. Elle ne le croira pas si elle ne peut pas le voir. »
Passant de Boue à l'espace soi-disant occupé par l'ancien propriétaire du Manoir, Hermione pouffa d'étonnement. « Vraiment, Boue ! Tu m'as vraiment eue pendant une seconde ! Ce n'est juste pas possible! S'il est là en tant que fantôme, pourquoi est-ce que je ne peux pas le voir ? »
Boue secoua la tête, levant de grands yeux vers elle. « Maître Lucius n'est pas mort, Maîtresse. Son âme a juste été retirée de son corps ! »
Hermione sourit patiemment au petit elfe. « Eh bien, je ne suis pas sûre de te comprendre, Boue, parce que d'habitude quand une âme quitte un corps, c'est parce que le corps meurt. »
Boue acquiesça. « Oui, Maîtresse. Mais le corps de Lucius Malfoy vit encore. Il a été caché après que miss Bellatrix ait tué toute sa famille. »
Hermione sentit une soudaine douleur dans son cœur. Se laissant tomber dans le siège le plus proche, elle demanda, « Tu sais ce qu'il s'est passé, alors ? »
Le petit elfe acquiesça. « Oui, Maîtresse. » il baissa tristement la tête. « Nous le savons tous. Nous étions tous là. Mais nous ne savions pas ce qu'il se passait jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Elle a tué madame Malfoy d'abord, puis elle pratiqué sa vengeance sur le Maître pour sa trahison envers le Maître des Ténèbres. »
Lucius se renfrogna contre l'elfe impertinent. « Ce n'est pas ses affaires, Boue ! » Puis il tourna un regard mauvais dans sa direction. « Et je ne veux certainement pas de votre pitié ! »
Il la reçut pourtant. Hermione gémit et baissa la tête. « Comme ça a dû être horrible pour lui. Mais, » s'aventura-t-elle, « Pourquoi est-ce que vous n'avez rien dit à personne ? On pense, dans tout le monde Sorcier qu'il l'a assassinée. Pourquoi n'avez-vous pas fait connaître la vérité ? »
Lucius se sentit bouillir. Avant même de réaliser ce qu'il faisait, il donna un coup de poing contre le mur, en fit tomber une peinture, en criant, « Parce que ça ne sert fichtrement à rien, espèce d'idiote bien-pensante ! Ça ne la ramènera pas et, par les couilles de Merlin, ça ne me libèrera pas ! N'est-ce pas ?! »
Dans sa diatribe, il n'avait pas remarqué que la peinture était tombée à cause de la force de sa colère. Il ne fit pas attention à la réaction de qui que ce soit à sa voix enragée qui remplit la pièce, jusqu'à ce qu'il se retrouve avec des yeux cannelle totalement concentrés sur lui.
Quand il réalisa qu'elle le fixait, il stoppa son discours et la fixa en retour. Puis, jetant un œil aux alentours, il remarqua que Boue lui souriait. « C'est bon de voir que quelqu'un d'autre, à part nous autres les elfes, peut vous voir, monsieur. »
Son expression toujours aussi sombre, il passa de Boue à Hermione. « Vous pouvez ? Me voir, je veux dire. » Ajout a-t-il.
Refermant la bouche, elle se contenta d'acquiescer. Après un instant, quand elle sentit qu'elle pouvait prononcer un son, elle murmura. « Oui, monsieur Malfoy, je peux vous voir. »
Son expression passa de la surprise à la suffisance. « Alors, puisque vous pouvez me voir, je suppose que vous pouvez également m'entendre. Donc vous ne vous méprendrez pas quand je vous dis de prendre vos affaires et de quitter cette propriété ! Vous n'êtes pas la bienvenue ici !"
Hermione redressa les épaules et lui rendit son regard noir. « Dans vos rêves. C'est ma propriété maintenant. Je viens juste de l'acheter ! »
Il franchit la distance entre eux deux. « C'était avant que vous sachiez que c'était encore occupé ! Vous savez sûrement que vous ne pouvez plus rester ici maintenant. Une jeune Sang de- je veux dire, Née Moldue comme vous, et un esprit esseulé et tourmenté comme moi ? » il feignit le choc et couvrit sa bouche avec le dos de sa main une seconde avant d'ajouter, « Que dirait les gens ? »
Hermione rit face à l'étrange logique avant de répondre. « Comme je suis la seule sorcière qui peut vous voir, et que je reçois rarement des invites, qui, pensez-vous, le saurait ? » elle haussa les épaules. « Je suis habituée aux esprits. Ils sont partout à Poudlard. Vous ne pouvez pas être plus embêtant que le Baron sanglant, je peux vous l'assurer. »
Ses yeux prirent la teinte de l'argent liquide tandis qu'il semblait grandir de colère. « Vous ne semblez pas comprendre. Je n'accepterai pas votre présence ici. Vous devez partir ! »
Déterminée à ne pas être chassée de la maison qu'elle avait récemment décidée de faire sienne, elle répondit à son challenge par un simple, « Obligez-moi ! »
Lucius cracha d'indignation face à son culot et se recula, seulement pour la voir faire demi-tour et suivre ce traitre d'elfe de maison à l'étage. Il se contenta de la fixer un instant, puis sa grimace se transforma lentement en un sourire machiavélique. « Oh, rassurez-vous, Miss Granger. Je vais le faire. D'ailleurs, je suis impatient de relever ce challenge. »
Se relâchant, il souffla une lente expiration et s'obligea à se calmer. Bon, une chose avait été découverte ce soir. Sa capacité à se faire voir et entendre des autres était liée à ses émotions. Si c'était le cas, alors sûrement pouvait-il faire sentir son toucher à Miss Granger. Il ricana doucement alors qu'il se sentait redevenir peu à peu transparent. Il espérait qu'elle ne s'attendait pas à une bonne nuit de sommeil.
J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Je remercie à nouveau Shiloh Darke qui m'a autorisée à traduire son histoire ! Dites-moi ce que vous en avez pensé !
