Une fois devant une porte, Olivier s'arrêta, prit le parchemin que lui tendait l'un des nains et le déchiffra, puis regarda ses troupes et demanda :
- Qui est « Cookie » ?
- C'est « Koki », corrigea Tatsuya. Et c'est lui, ajouta-t-il en désignant son ami.
- « Cookie »... Pourquoi pas « Donut » pendant qu'on y est, grommela l'intéressé quand il eut l'explication.
- C'est vrai qu'à bien y regarder, t'as une tête de cookie, rigola Junno... ce qui n'amusa que lui.
- Allez, entre, fit l'animateur au rappeur.
Une fois la demande traduite, celui-ci s'exécuta et Minne retourna la clepsydre.
- Je dois faire quoi ? Questionna Tanaka en fixant d'un drôle d'air le type déguisé en pirate placé derrière une petite table sur laquelle se trouvaient trois gobelets.
Comme s'il avait compris la question, l'homme lui désigna trois petits cadenas de couleur, puis les gobelets, puis la clé enfermée dans une boite maintenue fermée par ces trois cadenas, avant de faire un signe des mains englobants les récipients.
- Ah ouais ok. Ca roule, comprit Koki.
- Ses fringues elles sont nazes, fit Jin depuis l'extérieur de la cellule, en regardant le costume du « pirate », tandis que celui-ci montrait une clé à Tanaka, la cachait sous un gobelet et mélangeait celui-ci à toute vitesse.
- Mais on s'en fout de ça, Bakanishi, le réprimanda Kazuya.
- Tu peux parler avec l'affreux bandeau que tu portais dans le Queen of Pirates, se moqua le leader.
- Hé, fermez-la deux secondes, qu'on essaye d'aider Koki, intervint Taguchi qui essayait de suivre les déplacements rapides. A gauche ! cria-t-il ensuite à l'intention de son ami.
- Non à droite ! s'opposa Maru.
- T'as mis tes lentilles, papi ? rigola Kame.
Mais dans la cellule, Tanaka, concentré, choisit le gobelet central. Le pirate le souleva, découvrant une première clé.
- Et merde, fit Taguchi.
- Epic fail pour tous les deux, se marra franchement Akanishi.
Récupérant la clé, Koki l'intoduisit dans le premier cadenas et le retira, puis se reconcentra pour retrouver la seconde.
- Au milieu ! l'encouragea à son tour Ueda, qui pensait avoir bien suivi les mouvements.
- A gauche !
- A droite !
- Vous l'aidez pas du tout là, fit remarquer Kazuya.
De son côté, après avoir bien réfléchi, Koki choisit le récipient de droite et trouva la seconde clé.
- Trop fort ! s'exclama Junno, enthousiaste. Bravo !
- Il faut se dépêcher, fit alors remarquer Olivier Minne en jetant un coup d'œil sur le liquide bleu de la clepsydre, qui s'écoulait inexorablement.
- Koki, grouille ! cria alors Yuichi lorsqu'il eut la traduction.
S'emparant vivement de la seconde clé, il ôta le cadenas correspondant et attendit la dernière manipulation. Lorsque celle-ci fut faite, il désigna de nouveau le gobelet de droite sans s'occuper des indications criées de l'extérieur par ses camarades et récupéra la dernière clé, ce qui lui permit d'accéder à la vraie et de sortir juste avant que le temps imparti ne soit écoulé.
- Yeah ! fit-il en faisant le V de la victoire. Mais bordel, les gars, vous êtes vraiment des branquignoles. Pas un qui soit foutu de me donner de vraies indications; Fermez-la si vous savez pas, merde.
- Ouais franchement, Jin, t'es qu'un boulet, lanca Kame.
- Et pourquoi moi ? réagit l'interpelé. Les autres aussi ont soufflé des conneries !
- Ouais mais toi, tu es le Bakanishi. L'ultimate boulet !
- Urusai, la tortue !
- Ah ça pour être un boulet, marmonna Ueda.
Les chamailleries dans une langues incompréhensible, que Tatsumi ne prit pas la peine de traduire, perturbèrent l'animateur, qui se gratta le menton l'air de dire « quelle équipe de bras-cassés... ».
- Heu... on continue, lança-t-il à tout hasard, avant de se diriger vers l'épreuve suivante.
Une fois là, il déplia le parchemin que lui tendait le nain, apparu une fois de plus comme par magie d'on ne savait où et déchiffra le nom.
- Heu... qui est Kazuya ? prononça-t-il avec le U à la française.
- KazOUya, corrigea l'interprète. C'est lui.
- KazUUUya, se marra Jin en regardant l'intéressé.
- La ferme !
La porte de la cellule fut ouverte et Kamenashi propulsé à l'intérieur, puis Minne expliqua :
- Les seaux au plafond sont remplis d'eau. Le but est de verser cette eau dans le cylindre au bout du tapis roulant, en évitant le plus possible d'en renverser. C'est l'eau qui fera monter la clé.
- Je dois faire quoi ? cria Kame en observant le contenu de la pièce dans laquelle il se trouvait.
- Décroche les seaux au dessus de toi tout en marchant sur le tapis ! répondit Tanaka lorsque Tatsumi leur eut traduit le but du jeu. Il faut la verser dans le tube au bout !
Grimpant sur le tapis roulant, le leader calla donc la vitesse de ses pas sur le rythme du tapis mécanique et leva les bras pour décrocher un premier seau, dont il alla verser le contenu.
- C'est bien, Kazu, continue ! l'encouragea Jin, pas rancunier.
C'est alors que le plus jeune du groupe s'aperçut que la vitesse de l'appareil allait en augmentant et il comprit que ce serait beaucoup moins simple qu'il ne l'avait pensé. De fait, lorsqu'il détacha le second récipient tout en accélérant, une partie de l'eau se répandit sur lui et il poussa un petit cri.
- La vache, elle est froide cette putain de flotte ! jura-t-il.
- C'est pas grave, Kame, te déconcentre pas ! cria Maru.
- Facile à dire, c'est pas toi qui vient de prendre une douche !
- On s'en fout, continue !
- Tu râle vachement pour un mec qui a fait un CM à poil sous la douche ! Fit remarquer Akanishi.
- Ta gueule !
En grommelant encore, il alla verser ce qui restait dans le tube et repartit chercher un troisième seau, en manquant se casser la figure sur la corde sciemment tendue en travers du tapis.
- Ah les enfoirés ! jura-t-il, encore plus trempé. Ils sont tordus, putain !
- Pas plus tordus que toi !
- Ah mais Jin, la ferme, t'en as pas marre de le charrier ? s'agaça Tatsuya. Laisse-le se concentrer !
- Putain, j y arriverai jamais si ça continue comme ça ! râla Kame depuis l'intérieur de la cellule, en empoignant un quatrième seau.
- Arrête de parler, tu perd du temps ! le réprimanda Koki, qui venait de regarder la clepsydre. Fais un effort, tu peux y arriver !
- Ouais, fais de ton mieux, sinon tous tes efforts vont tomber à l'eau ! rigola Junno.
Un gros silence s'installa dans les deux pièces, tandis que la clé montait dans le tube.
La voyant proche de la sortie, Kazuya glissa la main à l'intérieur et tira pour l'en sortir de force, alors que les autres lui criaient « sors ! Sors ! ». Il ne restait qu'une poignée de secondes, lorsque le cadet du groupe gagna la sortie. Il était complètement trempé, mais il tenait la clé.
- Veni, vidi, vici ! fit-il en souriant malgré ses cheveux plaqués sur son crâne.
- T'es venu quoi ?
- Taguchi, la ferme ! firent-ils à l'unisson.
- Mou... bouda ce dernier, comme toujours incompris.
- En tout cas, vous avez déjà deux clés, c'est bien, fit Olivier Minne, complètement largué.
Il avait l'impression de subir sa propre émission, de ne plus en être le maître, d'être réduit à un simple rôle de potiche. Même pas décorative en plus.
- Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des Johnny's, fit Jin lorsqu'il eut la traduction.
- Ex Johnny's pour ta part, ne, persifla Kamenashi.
- Je suis TOUJOURS sous le label de la Johnny's Entertaiment, mon chou, rétorqua Akanishi en clignant de l'œil en signe de provocation.
- Retenez-moi, je vais le buter ! explosa Kazuya.
- Si tu y tiens, fais-le après l'émission, ne, fit Koki. Là on joue pour la Croix Rouge Japonaise, donc pas de connerie, ok ?
- Heu... coucou ? Y'a quelqu'un ? tenta l'animateur. Vous êtes toujours avec moi ? On peut continuer ?
Il n'avait jamais vu ça. Il avait beau ne rien comprendre de ce qui se disait, il voyait bien que ses candidats s'engueulaient depuis le départ. Et c'était perturbant.
- Vous êtes sûr qu'ils sont célèbres chez eux ? S'enquit-il, perplexe.
- Très, répondit Tatsumi.
- On dirait plutôt des mômes mais bon, passons.
- Il a dit quoi ? questionna Junno.
- Rien de passionnant, répondit l'interprète qui ne voulait pas les vexer.
Personne n'eut le temps de répondre, car la troisième épreuve se profilait à l'horizon et ils s'y rendirent d'ailleurs tous en courant derrière le français et le nain.
- Jin ? hasarda Olivier en cherchant parmi eux qui était le dénommé.
- C'est moi, déclara celui-ci en s'avançant.
- Allez, Jin ! l'encouragea Tatsuya comme l'animateur ouvrait la porte, puis la refermait sur leur ami.
L'intéressé fixa la pièce pleine de casiers à bouteilles placés en carré, dans lesquels se trouvaient des jarres poussiéreuse. Il comprit sans mal que la clé se trouvait dans l'une d'elles et que le seul moyen de la retrouver était d'y plonger rapidement les mains. Pourtant, en s'approchant, il poussa une exclamation.
- Hé, ya des souris dans celle-là ! fit-il en avisant les petits rongeurs blancs qui remuaient dans une amphore transparente au fond couvert de sciure sur plusieurs centimètres de profondeur.
- C'est pas la petite bête qui va bouffer la grosse ! dit Junno en guise d'encouragement. Elles ont encore plus peur que toi ! Allez !
- Mais c'est dégueu !
- Grouille, Bakanishi ! s'impatienta Kazuya.
- Je suis pas gros ! Ok, j'ai pris un peu de bide à L.A, mais ça se voit quasiment pas ! Se récria le concerné, qui ne blaguait pas avec ça.
- T'es gros par rapport à elles, abruti ! s'agaça Kame.
- Ah...
- Mais qu'il est con... fit le leader en se passant une main sur le visage. Dépêche, débile, on a pas l'année !
- Ca va, ça va, j'y vais !
Sur ces mots, il plongea les mains dans deux jarres différentes... et poussa son célèbre cri perçant de fille.
- Ya un truc chelou là-dedans ! Ca m'a mordu, j'en suis sûr !
- Fais pas ta chochotte et accélère, bon sang ! s'énerva à son tour Tanaka.
- Ya rien dedans !
- T'as même pas essayé ! remarqua Yuichi en le voyant passer aux suivantes bien trop vite pour avoir vraiment cherché dans les précédentes.
- Et après, ça se dit viril, se moqua Ueda.
- Le temps, le temps... fit alors Minne.
Tout le monde, occupé à crier sur leur camarade, avait fini par oublier la clepsydre, dont le contenu était presque entièrement passé de l'autre côté.
- Sors ! Sors ! Jin, sors ! Cria alors Junno.
Mais trop tard. Avant qu'Akanishi n'ait eu le temps de revenir vers la porte, les dernières gouttes du liquide bleu s'écoulèrent et le nain verrouilla la porte.
- Votre camarade est maintenant prisonnier, expliqua l'animateur. Il n'aura qu'un seul moyen de s'en sortir, plus tard, c'est de réussir une épreuve que lui imposera Blanche, la maîtresse du destin. Pour le moment, il va falloir continuer sans lui.
- Et merde... jura Kamenashi lorsque Tatsumi leur eut traduit les paroles du français. Quel con...
- Pour l'épreuve suivante, il faut que... « Yoshi » aille s'équiper.
Le prénom écorché fit exploser de rire toute l'équipe.
- Yoshi ! se marra Taguchi. Petit, vert, ouais c'est tout toi, Maru !
- Oh ça va hein... marmonna l'intéressé, avant de s'adresser à l'animateur et de corriger en détachant chaque syllabe : Yu-i-chi.
Sur ces mots, il emboita le pas au nain qui l'emmenait il ne savait où, tandis que Minne faisait entrer « TatsUya » dans une pièce où une énigme lui serait posée.
Une fois dans la pièce, Ueda sursauta en se retrouvant face à une personne semblant âgée de plusieurs centaines d'années au moins, même s'il savait que c'était impossible.
- Bonjour, mon petit, fit Yann Le Gac de sa fausse voix chevrotante de Père Fouras.
- Heu... bonjour, répondit en français un Tatsuya impressionné.
- Vous êtes prêt à entendre l'énigme ?
- On va dire...
- Alors voici :« Pas très aimé des citadins, Enfants et vieux aiment l'attirer Il peuple pourtant toits et jardins, Des escrocs, il est le jouet ». Qui est-il ?
Tatsumi étant entré avec lui au cas où, l'aîné du groupe le regarda afin d'avoir la traduction en japonais, de façon à être certain de bien avoir compris, puis réfléchit attentivement. Un truc pas aimé par les gens en général, mais par les anciens et les enfants, qui vivait dehors et qui sert aux escrocs...
- Tic tac, le temps passe, mon petit Tatsuya, fit le Père Fouras sans écorcher le prénom. Il me faut une réponse.
- Anooo... Comment ça s'appelle cette bestiole... murmura-t-il pour lui-même. Ah ! Un pigeon ?
Il y eut un court silence, puis la voix chevrotante reprit.
- En effet. Le pigeon n'est pas aimé des citadins à cause de ses déjections, mais les enfants et les personnes pâgées l'apprécient, il vit dehors et c'est ainsi que les escrocs nomment leurs victimes. Bien joué, approuva-t-il en lui tendant la clé.
- Merci, fit Ueda en souriant, tout en s'emparant du précieux sésame.
Il quitta la pièce en l'emportant et suivit le nain qui devait l'amener après du reste du groupe qui, lui, avait été avec Nakamaru. Lorsqu'il les retrouva, il montra triomphalement la clé et s'apperçut alors du drôle de harnachement porté par son cadet, ainsi que de l'endroit où il se trouvait.
- Non mais vous êtes pas sérieux ! glapit Yuichi, en proie à un sévère vertige. Je peux pas !
- Allez, Maru ! Tu peux le faire ! l'encouragea Kazuya.
- Yada !
- Allez, Maru, saute ! fit Junno. On a besoin de cette clé !
- Yadaaaaa ! fit le concerné en s'accrochant à la rambarde métallique de la rampe comme un désespéré.
- Allez, putain ! Bouge ton cul et va chercher cette foutue clé ! s'exclama Koki.
- Woh, Koki, du calme ! le rembarra Kazuya. Ce qu'il doit faire c'est autre chose que mettre les mains dans des jarres comme Bakanishi, alors zen.
- Hé, vous pourriez pas vous concentrer un tout petit peu sur mon problème là ? intervint Yuichi. Je crève de trouille moi là !
- Plus vite tu auras sauté et plus vite ce sera fini, fit très justement Junno.
- J'vais mouriiiiiir !
- Mais nan...
- Siiiii !
- Maru, saute !
- Saute ! Saute ! Saute ! Saute ! scandèrent-ils tous.
- Je vous ! cria alors Yuichi en sautant.
L'exclamation fit immédiatement suivie d'un long cri de frayeur à la mesure de la hauteur de la chute, mais les mains tremblantes du beat-boxeur se saisirent malgré tout de l'objet tant convoité, sous les applaudissements de ses camarades.
- Ca c'est bien mon Maru ! le félicita Koki à pleine voix.
- Mon ? Releva moqueuselment Kamenashi. T'as oublié de nous dire des trucs, Tanaka ?
- Il a fait le grand saut, que c'est beau, fit Junno en imitant des pleurs.
- Ah vous êtes cons... râla Koki, tout rouge.
- Ca n'a pas été facile, commenta l'animateur, mais il a eu le courage de le faire et, en effet, il mérite ces applaudissements. Pendant qu'on le déséquipe, je vais demander à « JUnoZUkE » de rentrer dans la prochaine salle.
L'intéressé lui-même explosa de rire à l'entente de son prénom si écorché et il eut le plus grand mal à reprendre son souffle, car à chaque fois qu'il regardait le Français, son fou rire repartait de plus belle, à la grande vexation de celui-ci.
- Quoi ? s'agaça Minne.
- Ca se prononce « Junnosuke », expliqua Tatsumi, qui luttait lui-aussi contre le fou rire.
- Junozuke ?
- Aaaaaaah ! Pitiééééé ! Stop sinon... je me... relèverais... pas ! articula Taguchi entre deux éclats de rire qui lui serraient les abdominaux, contractaient ses zygomatiques et lui mettaient les larmes aux yeux.
Le fou rire gagna tout le groupe et, pendant plusieurs minutes, on n'entendit plus que des «ah ah ah ! » et des « oh oh oh ! » sur tous les tons. Il n'y avait pas à dire, Taguchi savait détendre l'atmosphère.
Dépité et vexé, l'animateur croisa les bras, attendant la fin de l'hilarité générale. Franchement, avec une équipe pareille, il y avait de quoi démissionner. Heureusement qu'il était bien payé...
Finalement, Taguchi parvint à se calmer, ce qui fit cesser l'agitation et il se tourna vers le Français, avant de s'incliner pour s'excuser.
- Summimasen.
Éberlué, Olivier Minne cligna des yeux et regarda Tatsumi.
- Heu... il me fait quoi là ?
- Il s'excuse. C'est comme ça que les Japonais s'excusent, expliqua l'interprète.
- Ah... Heu... c'est rien... Dites-lui qu'il se relève, c'est gênant.
Amusé de l'embarras de l'animateur, Tatsumi traduisit son souhait au chanteur, qui se redressa en lui dédiant un petit sourire d'excuse, puis attendit sagement l'explication sur le contenu de son épreuve.
Un peu perturbé, l'animateur essaya de reprendre le cours de sa pauvre émission qui partait en vrille dans tous les sens depuis le départ.
- Alors... heu... pour cette épreuve, vous allez arriver en haut d'une bibliothèque et la clé est de l'autre côté de la pièce, enfermée dans une boite transparente. Le but est de ne surtout pas mettre un pied par terre et de ne rien faire tomber au sol ou vous resterez prisonnier, expliqua-t-il en lui remettant une ventouse.
- Donc je dois monter sur les meubles ? s'informa Junno, redevenu sérieux.
- Allez, en piste !
Grimpant une échelle, le plus grand du groupe passa par une petite trappe et, comme l'avait annoncé le Français, atterit en haut de la bibliothèque mentionnée.
- Tu vois la clé ? cria Maru depuis l'extérieur.
- Nan ! Ah si !
- Fais gaffe, Taguchi ! On a déjà paumé le Bakanishi, va pas te faire prisonnier aussi, ne ! le prévint Kazuya.
- Je gère !
- Gère pas trop non plus, après c'est flippant venant de toi ! le charria Koki.
- Oi !
- C'est la seule fois où on te demandera de ne pas avoir les pieds sur terre, profites-en ! fit Tatsuya.
Se reconcentrant, le « géant » des KAT-TUN s'approcha du bord du meuble sur lequel il était juché, puis descendit une jambe jusqu'à deux petits coffres empilés à une certaine distance. Se retenant au meuble, il se rétablit sur les malles, puis sauta sur le filet vertical qui suivait, se rétablissant dessus par miracle, avant d'aviser une énorme balance en bois.
- T'as le temps, mais dépêche-toi quand même ! lui cria Kame en regardant la clepsydre.
- Marche pas sur les paniers sinon ils vont toucher le sol ! conseilla Koki.
Concentré, le plus grand ne répondit pas et observa l'objet, puis l'échelle horizontale fixée au plafond et, calant le manche de la ventouse dans sa bouche, se lança dans l'avancée. Il arriva ainsi au dessus du pilier central de la balance, sur lequel il prit pied, avant d'accéder à un tabouret, depuis lequel il se jeta dans un hamac, qui tangua dangereusement en le recevant.
- Fais gaffe ! cria Tatsuya, inquiet.
Junno reprit la ventouse qu'il tenait toujours à la bouche, s'allongea de tout son long et tendit le bras pour la poser sur le couvercle en plexiglas. Il pompa trois ou quatre fois avec le boutons situé sur le côté et ôta le dessus de la boite, qu'il posa près de lui dans le hamac, avant de s'emparer de la clé.
- Grouille pour revenir ! commanda Nakamaru, inquiet de voir le liquide bleu arriver aux trois quarts.
Coinçant la clé entre ses dents, Taguchi entreprit de faire le chemin inverse, en s'efforçant d'accélérer. Il parvint à se faufiler dans la trappe quelques instants avant le compte à rebours fatidique et brandit la clé avec un air triomphant.
- C'est bien la première fois que je suis content d'avoir Taguchi dans le groupe, fit remarquer Koki en rigolant.
- Tu l'as déjà dis dans un DAT-TUN5 en 2007 ça, rétorqua Ueda, faisant rire tout le monde.
- Ah merde, rigola Tanaka.
