A peine fut-il entré dans la salle de répétition, que Kanon vit une tornade blonde lui sauter au cou provoquant à la suite un nœud à l'estomac. Il avait pensé simuler une quelconque maladie, pour pouvoir échapper à Bou, mais n'étais ce pas son anniversaire ? Quel genre de personne amoureuse manquerait la fête en son bien aimé ? Et surtout, est-ce qu'il oserait abandonner son groupe alors qu'il est prévu dans pas longtemps un concert ? Non, il ne devait pas fuir.
- Je voulais te remercier pour ton cadeau ! Il est… Comment dire ?... Hum… Magnifique ! J'en suis complètement dingue ! Tu le sens ? Né ?
- Sens ? Kanon, tu as acheté un parfum à Bou ?
La voix du chanteur du groupe, Miku, venait de pénétrer à son tour dans la salle, un sac à dos orange sur le dos.
- Oui, il a tellement parlé de la sortie du nouveau parfum de Paul Lewis, que la première idée de cadeau qui m'est venu à l'esprit fut un flacon, donc…
- Bonne initiative Roger ! Cria Bou, tout content de pouvoir faire sentir sa nouvelle odeur à Miku. Même Teruki est jaloux !
- Il ne faut pas abuser, j'ai dit qu'il sentait bon, ne déforme pas mes mots, plaisanta le batteur.
- Mais ne casse pas ma joie comme ça !
Prononçant ces derniers mots, il savait mis assis sur le sol, imitant un singe entrain de bouder. Miku éclatât de rire et s'essaya à sa droite lui tendant le sac devant ses yeux.
- A mon tour de t'offrir quelque chose, dit-il le sourire aux lèvres. Je ne me suis pas vraiment creusé la tête pour te le trouver, alors… Ben rien en faite, il n'y a pas de suite à ma phrase.
Tout le monde rigola à cette remarque, puis le blond regarda le sac à dos qu'il lui tendait avec un regard interrogateur. Tournant son visage face à celui qui lui avait donné, lui dit :
- Je sais que tu n'es pas un géni, Miku, mais là, sans t'offenser bien sur, je ne pense pas qu'un sac de sport, orange de surcroît, sois le cadeau idéal pour un anniversaire, surtout pour le mien !
Le deuxième fou rire général fut enclenché. Bou dût attendre au moins deux ou trois minutes avant que Miku arrête de rire et lui réponde enfin :
-Ce n'est pas le sac en lui-même le cadeau, en plus c'est le mien, mais de ce qui est à l'intérieur, baka !
- Ah je comprends !
A cette remarque, il commença à ouvrir le sac fougueusement, pour y sortir une magnifique peluche représentant un panda avec une cigarette à la bouche. Sur le coup, Bou ne sut quoi répondre puis avec un sourire embrassa sur la joue son ami pour ensuite courir dans les couloirs et montrer son nouveau cadeau à tout le personnel qu'il rencontrait sur le chemin.
- Je suppose que ça doit lui plaire, dit Miku en souriant affectueusement. Vous ne trouvez pas qu'il est plus énergique que d'habitude ?
- Si, répondit Teruki. Et c'est tant mieux. Il faut qu'on bosse pour notre live qui se déroulera dans trois semaines. Alors si tout le monde pouvait avoir le même panache que le blondinet, ce serait vraiment parfait, on pourrait finir à l'avance et nous reposer tranquillement.
- Même lors des jours d'anniversaires tu parles de boulot ! Ca ne te fatigue pas de tout le temps mettre ça sur le tapis ? repris le chanteur.
- Pas vraiment. Je pense surtout à ces centaines de personnes qui viennent nous voir d'un peu de partout du Japon pour notre musique. C'est vrai que c'est très égoïste de ma part de penser ça…
- Ah ça va, j'ai compris ! On va bosser, ne t'inquiète pas. Enfin, si l'autre baka veut bien se pointer ici !
- Je vais le chercher, attendez moi là.
A ces mots, Kanon sorti de la pièce à la recherche de Bou. Il n'eu juste qu'à écouter la voix de ce dernier pour le retrouver dans sa chambre. Là, il se trouvait assis sur son lit entrain de regarder sa nouvelle peluche avec admiration. Le bassiste s'approcha doucement de son ami et s'installa à côté de lui. Le même frisson qu'il avait l'habitude d'avoir en sa présence, ressurgit, mais encore une fois, il réussit à le cacher.
Bou remarqua sa présence et lui sourit. Sur son visage, on pouvait lire sa joie incommensurable. Ses yeux en amandes pétillaient d'une lueur enfantine, ses lèvres fendaient ses joues d'une manière surprenante et son teint était légèrement rosé. Kanon le trouvait atrocement mignon et ne désirait qu'une seule chose, mettre sa main dans ses cheveux et l'embrasser. Il dût faire un effort surhumain pour ne pas mettre en action ses pensées, surtout que Bou ne l'aidait pas à arranger les choses.
- Franchement, il n'est pas trop mignon ce panda ? Je l'adore ! Miku a assuré sur ce coup là. Il c'est souvenu de ce que je lui avait dit…
- Ce que tu lui avait dit ?
- Oui, une fois je lui avais parlé de mon récent penchant pour les pandas et il m'avait répondu que c'était assez étrange de ma part d'aimer ce genre d'animaux, surtout que j'étais un fumeur. Je n'avais pas très bien compris le rapport, mais j'avais directement enchaîné sur le fait que les pandas fumaient en secret. C'était complètement bête, je sais, mais c'est notre petit délire à nous. Ça me fait vraiment plaisir qu'il c'est rappelé d'une anecdote si… Futile !
Et il éclata de rire. Ne sachant pas pourquoi, Kanon le suivit dans son action. Après avoir repris leurs esprits, le bassiste entama une nouvelle conversation :
- J'allais oublier, mais il faudrait que tu viennes répéter avec nous, même si c'est ton anniversaire...
- Oh non, c'est pas juste ! J'avais prévenu le staff que je ne travaillerais pas aujourd'hui ! Vous n'avez pas le droit de me forcer !
- Désolé, mais Teruki pense que…
- Teruki a tort ! Il ne pense qu'à travailler ! En plus, j'ai vraiment amélioré le son de ma guitare, je mérite quand même un peu de repos. Je voulais faire aujourd'hui un petit break dans mon appartement… Avec toi, si tu le veux toujours.
L'estomac de Kanon se serra. Est-ce que Bou venait de l'inviter dans son appartement ? Où ils seraient tous les deux seuls ? Sans les autres membres du groupe ? Non il avait dût mal entendre.
- Pardon ? demanda t-il.
- Tu ne t'en souviens plus ? Il y a environs une semaine je t'ai demandais si tu voulais bien venir chez moi le jour de mon annif'. Je t'avais promis une journée tranquille tout les deux, parce que tu m'avais blâmer de te délaisser, répondit Bou en riant.
- Ah oui…
La scène revient en mémoire de Kanon. C'était un jour où il s'était senti délaissé de Bou, alors il avait fait part de ses sentiments au jeune homme. Le guitariste lui avait alors proposer de passer une journée seuls et cela, le 16 Septembre. Bien entendu, il s'était empressé d'accepter, mais comment était-ce possible qu'il ai pu oublier une chose aussi importante ?
- Je suis désolé Bou…
- Je m'y attendais, tu parais bizarre depuis deux semaines. Quelque chose ne va pas ? Tu sais… Toi et moi, on est amis, alors si tu veux parler à quelqu'un, je suis là !
- Je sais, mais là n'est pas le problème, c'est juste que…
- Ben alors, qu'est ce que vous faite ? On vous attend nous !
Miku venait d'apparaître à l'entrée de la chambre. Il les avait interrompus sans gène. A cet instant, Kanon avait des envies de meurtres. Il allait enfin avoir le courage de parler de ses sentiments à Bou et voilà qu'on l'en empêcher en plein élan. En faite, il se demandait si il n'était pas maudit !
- Vous pouvez nous attendre longtemps alors ! Parce que Kanon et moi, on se barre !
- Comment ça, demanda Miku étonné.
- J'ai pris ma journée au près du manager et j'ai aussi réservé Kanon, donc il est hors de question qu'on aille répéter !
- T'es sérieux ?
- Oui, très sérieux.
- Bon alors… Je n'ai rien à dire. Par contre, c'est Teruki qui ne va pas être très content, mais bon, ne t'inquiète pas, je vais lui annoncer en douceur. Ce sera mon deuxième cadeau d'anniversaire. Quel gentillesse de ma part. Allez vous en maintenant, avant que je lui dise alors que vous êtes toujours présent ici, sauf si vous voulez… Enfin vous me comprenez !
Tout les trois rirent et Bou reprit :
- Ok, je te remercie du fond du cœur ! Autant pour ton sacrifice, que pour ton cadeau ! Kanon, dépêchons nous !
- D'accord. A plus tard Miku et bonne chance !
- J'en aurais bien besoin ! Pendant que vous irez vous amuser, moi je vais être coincé avec l'autre fou qui va me sermonner toute la journée… Lâcheurs ! soupira le jeune homme.
- Excuse nous, répondit Kanon qui se faisait tirer en dehors de la chambre par Bou. Tu crois que ça va aller ?
- Oh arrête, Teruki n'est pas un meurtrier !
Kanon sourit, mais il n'avait pas posé cette question par rapport au batteur.
Etrangement, en montant dans la voiture de Bou pour aller à son appartement privé, il ressenti une appréhension lui parcourir le coeur. Il espéra de tout cœur que tout se passe bien…
Graçe à se second chapitre, je vais pouvoir mettre un peu d'action dans le suivant, fu fu fu.
