Auteurs : Brisby et Mithy
Disclaimer : Rien ne nous appartient.
Base : Gundam Wing
Genre : schoolfic, UA, romance (enfin tout est relatif), Daaallaaaaas (leur univers impitoyâââbleuh), nawakpassinawak, lutte des classes (enfin « lutte »…), yaoi, het.
Couples pour ce chapitre, attention il y a du changement : HildexPascal.O, Duoxsaguitare, Wu Feixles fils de raccord, Heeroxun hippocampe, Rélénaxle verre de Heero, Trowax le kilt, Quatrexses baguettes, Dorothyx sa robe de chaudasse.
Note des (pathétiques) auteurs : ATTENTION IMPORTANT. Vous aimez Julien de la nouvelle star ? Vous le détestez, vous ne pouvez pas le voir en peinture ? On s'en fout, vous l'oubliez, niet, nada il n'existe pas ! Toute ressemblance avec lui nous horrifierait et nous horripilerait au plus haut point :p
Note 2 : Mo ruin, en gaelic d'écosse - ou gaidlig - signifie mon amour.
Résumé : pour le chic il faut savoir choquer on vous avait dit… soyez choqués, ils osent tout.
Rating : M, ça chauffe, c'est pas du feu de fillette (Allumeeeeeeer le feu ! Hilde tu dégages. Hilde : mais c'est la meilleure amie de Pascal qui l'a écrite ! Il suffiraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa d'une étinceeeeelle).
Merci : à toutes les personnes qui nous ont reviewées !
Oh baby, baby…
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Chapitre II : That's me in the spotlight
(C'est moi là-bas sous les projecteurs)
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Le gymnase
Vendredi 27 avril 2007
21h15.
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Quatre aurait pu se mettre à pleurer s'il n'était pas un Winner.
La Terre aurait pu s'ouvrir sous leurs pieds que Trowa n'aurait rien remarqué.
La Terre aurait pu s'ouvrir sous leurs pieds pour rendre service à Quatre mais visiblement, il n'avait pas été suffisamment gentil pour que le père noël lui offre ce cadeau.
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Duo était sur scène.
Duo avait de très jolis mocassins noirs et vernis.
Duo avait de longues chaussettes noires à bords blancs qui lui remontaient jusqu'aux genoux.
Duo avait un mini kilt rouge et noir à taille très basse.
Duo avait une petite chemise blanche les manches retroussées au niveau du coude nouée très haut, juste en dessous des pectoraux.
Chemise sans le moindre bouton qui flattait ses tablettes insoupçonnées et insoupçonnables tant qu'il n'était pas dévêtu. Ou très partiellement vêtu.
Duo avait les cheveux détachés, entièrement lâchés sur ses épaules, cascadant jusqu'au kilt. Deux petites couettes, retenaient quelques mèches de chaque côté de son visage. Les élastiques semblaient être faits dans une matière duveteuse, froufrouteuse. La semi obscurité empêchait de distinguer leur couleur.
Duo enfilait sa jolie guitare noire vernie, la faisant passer en travers de son ventre quand il sentit une main remonter lentement son mollet pour glisser très légèrement sous son kilt.
Il soupira. Il reconnaissait la main.
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- Trowa, au lieu de me palper, raccorde les fils qu'on en finisse.
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La main de Trowa s'insinua doucement mais beaucoup plus franchement sous le tissu.
Pouvait-on sentir quelqu'un se mordre la lèvre ? En tous cas, on pouvait entendre une respiration s'entrecouper.
Et Trowa avait un moment cessé de respirer.
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- Oh... tu ne fais pas les choses à moitié.
- On est Ecossais ou on ne l'est pas.
- Tu en as sous le kilt.
- Tu t'attendais à trouver quoi ? Un minou ?
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Un murmure – ou plutôt un feulement contre une fesse dénudée.
- Rrrrrrrrrrrrrh
Une tape sur la tête.
- Couché, Toby, on a du pain sur la planche.
Des dents mordillant un globe hâlé.
- Hey méchant chien ça fait mal !
Une langue lapant doucement la petite marque de dents.
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- Hmm... arrière, Trowa, je suis pas un os !
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Quatre regardait la scène passablement irrité.
Mais il lui faisait quoi l'autre tâche ?
Et Trowa ? Il avait pas autre chose à foutre que flirter ? C'était comme ça qu'il allait lui donner un coup de main ?
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- Trowa ! T'as pas autre chose à foutre ? Les fils ils ne vont pas se brancher tous seuls !
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Après une petite claque sur la fesse de Duo, Trowa se releva sans se presser, passa derrière le dos de son interlocuteur avant de l'enlacer par les épaules.
- Yes Mr Président.
- Dé hmm... gage.
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Trowa finissait les branchements quand il entendit Duo claquer ses doigts et hurler plus qu'il ne demandait à Hilde :
- Hey Hilde, t'allumes la scène ?
- T'es prêt ?
- Ouais, presque.
- J'y vais.
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Lumière.
Quatre se serait effondré s'il n'avait pas été un Winner.
Sous les spots c'était encore pire.
Il avait des chouchous en plumes rouges assortis au kilt.
Quatre aurait pu baver aussi.
Duo avait un corps très mâle, fin mais tout en muscle et parfaitement proportionné.
Pas un pet de graisse en trop sous sa peau hâlée.
Des plaquettes de caramel dur à lécher comme Trowa l'avait fait avec une autre partie de son anatomie.
Les pectoraux idéalement définis, bombés sans être gonflés à la protéine.
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Quatre aurait également pu pleurer de rire. Duo avait gardé ses double foyers de grand-mère, tâche un jour, tâche toujours.
Duo se tourna de trois quart, plaçant la guitare correctement devant lui et dans le mouvement...
Quatre aurait pu, non, Quatre se mordit la lèvre inconsciemment.
Duo était tatoué.
Un instant il caressa l'espoir que c'était une décalcomanie mais non... le tatouage était profondément sous la peau.
Profondément noir.
Profondément polynésien.
C'était un hippocampe. Cheval des mers. 20 centimètres de chaleur concentrée sur une partie du corps.
La queue faisait une petite boucle à l'extérieur de la hanche droite, à la limite du dos.
Elle suivait la courbe du bassin pour remonter lentement, le corps ainsi traversait toute la partie droite du ventre, et la tête se trouvait à quelques centimètres du nombril.
Tatouage qui semblait de plus en plus grand.
Tatouage qui semblait se rapprocher.
Quatre se lécha inconsciemment la lèvre supérieure du bout de la langue, semblant ne pas pouvoir se détacher du ventre dur, de l'animal qui semblait vivant.
De l'animal sous l'animal.
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Un claquement de doigts.
Un sursaut.
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- Hey Quatre ss'est par-là que ssa ce passsse. T'as jamais vu un tattoo ?
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Si. Mais il ne l'avait jamais vu sur lui.
Il n'avait jamais vu autant de partie de son corps et ne s'y était pour ainsi dire jamais intéressé.
Et il ne s'était jamais aperçu qu'il avait un piercing sur la langue.
Il devait en porter un plus discret d'habitude, son léger zozotement était moins marqué, celui de ce soir était un peu plus gros.
Une bille en argent qu'il prenait plaisir à taper contre ses dents.
Il se rapprocha de lui, jusqu'à se retrouver à quelques centimètres de son visage et Quatre ne pouvait pas reculer sans tomber de son siège.
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- Oh baby, baby, tu as voulu que je sois l'attraction. Je vais l'être jusqu'au bout.
Puis il chantonna à son oreille, son souffle chaud flattant le lobe.
- Oh baby, baby, how were you ssupposed to know... (oh baby, baby, tu ne pouvais pas deviner)
- ...
Un serpent.
Et Quatre était la pauvre pomme.
-... That you'd be in a deep shit. (que tu serais dans une sacrée merde)
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Une tape tout sauf amicale sur l'épaule et Duo avait tourné les talons, les faisant claquer doucement jusqu'au micro.
Il s'arrêta devant et observa le gymnase.
L'équivalent de la fosse le dévisageait, pris entre fascination et perplexité.
Au milieu de la salle les gens se plaignaient qu'on ait remplacé leur tâche par une nana. Ils n'étaient pas venus pour un cosplay.
Au fond, près du buffet, les derniers se demandaient quelle était la chose là-bas sur la scène. Ils avaient bu leur conso gratuite et donc avaient la patience d'attendre la suite.
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- Heero, tu veux boire un punch ?
Le couple le plus populaire de l'école, bras dessus, bras dessous, flânait près du buffet.
Réléna, dans une petite robe blanche et vaporeuse, rayonnait, du haut de ses talons indécents. Sa petite pochette glissée sous le bras, elle vérifiait le reflet de sa rhinoplastie dans les bouteilles. Cadeau de papa pour ses vingt ans.
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- Oui Léna, merci.
Heero, tout de noir vêtu, de ses chaussures à son t-shirt à manches longues, en passant par son pantalon. Une vague stylisée blanche, ressortant sur son haut noir, remontait le long de sa hanche gauche. Ses cheveux courts sur la nuque et harmonieusement dégradés sur le sommet de son crâne, les pointes travaillées au rasoir. Ses yeux bleus ressortant encore plus après le week-end ensoleillé qu'il s'était payé sur la côte. Un monstre de classe. Une bombe anatomique. L'homme le plus convoité et envié de l'école.
Homme pris.
- Franchement, je ne vois pas ce que je fais là. Ce comité des fêtes est vraiment en perdition. La dernière a été une hécatombe.
- Je sais, j'y étais. Et c'est toi qui avais tenu à y aller.
Une petite moue boudeuse.
- Mais je m'ennuyais Heero… Ah, si j'avais su…
- Moi aussi.
- Non mais quand même. Que Hildegarde nous ait enchaîné « Fan », « Lucie », « Tombé pour elle » et « L'important c'est d'aimer »… Ce n'est pas humain. Pour nous comme pour elle.
- Tu as oublié « Sa raison d'être » et « Où et avec qui tu m'aimes »…
- Ah oui, cette chanson glauque… Sur cette nana ignoble qui trompe son mec avec tout ce qui bouge et il le sait en plus. Quand t'es en couple tu ne peux pas écouter ce genre de chose. C'est déprimant.
- Hm hm.
- Trowaaa… Arrête ça…
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Le murmure avait été amplifié par le micro et avait résonné dans le gymnase depuis les amplis, faisant relever plusieurs têtes. Deux billes bleues se tournèrent lentement vers la scène, semblant reconnaître l'intonation.
Duo était placé devant le micro et avait les deux mains dessus, l'ajustant à sa hauteur. Trowa se trouvait derrière lui, il avait sa tête contre son épaule et la main sous son kilt, par devant, sur le côté droit, juste sous le tatouage. Il leva lentement le tissu jusqu'à découvrir la peau jusqu'à la hanche, remontant le mini kilt à la limite de l'entrejambe. Le bout de ses doigts caressa le haut de la cuisse. Puis sa main glissa sur la peau et disparut vers l'arrière de la hanche. Il fit un mouvement brusque sur la fesse droite et un petit claquement résonna sur la scène, légèrement amplifié par le micro. Il étira son cou pour s'avancer jusqu'au micro.
- Mesdames et Messieurs… C'est un vrai kilt…
Duo tourna la tête jusqu'à être à côté de son oreille. Il chantonna tout doucement.
- Oh baby, baby…
Il se tourna vers le micro à son tour.
- Et je suis un vrai Ecossais.
Plusieurs sifflements, plus ou moins nourris, retentirent dans la salle.
Trowa se retira lentement, faisant glisser ses mains jusqu'aux reins de Duo.
- Tu joues avec le feu, Duo.
Duo se retourna juste assez pour que les lèvres du brun effleurent sa pommette.
- Oh pretty baby…
Deux rangées de dents se refermèrent gentiment sur l'épaule de Duo, lui laissant tout de même une petite marque rouge. Trowa laissa ses mains sur les reins nus, le plus longtemps possible alors qu'il s'éloignait. Duo se mordit les lèvres et attrapa le micro d'une main.
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- Un, deux… Un deux… Ok. C'est bon Wu, le micro marche bien.
Wu Fei se racla la gorge sans répondre.
A l'autre bout de la salle, Réléna cligna des yeux plusieurs fois.
- Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
- …
- Viens Heero, ça m'intrigue.
- …
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Duo passa la langue sur ses lèvres légèrement sèches et prit un air timide. Un sifflement strident du micro résonna dans les amplis.
- Mesdames et Messieurs bonsoir. Euh… Alors… Je vais vous interpréter une chanson qui me tient beaucoup à coeur.
Quatre se tint la tête entre les mains, se retenant pour ne pas soupirer trop fort.
- Euh… Cette chanson représente beaucoup pour moi. Autant que la personne qui la chante. C'est… C'est vraiment un modèle pour moi. C'est mon idole. Mon guide spirituel… Elle m'a aidé à me construire. Sans elle je ne serais rien. Big up pour toi sister !
Quatre, qui avait successivement eut envie de pleurer, hurler, s'effondrer, baver, rire, se mordre la lèvre, avait maintenant envie de mourir.
Duo avait levé un bras vers le plafond.
- Voilà euh… J'espère vraiment que je serais élu tâche de l'année, pour la deuxième année consécutive. C'est un prix qui représente énormément pour moi. Grâce à lui je m'épanouis dans la société. Alors… Merci et… Et Bonne soirée.
-
Un éclat de rire hystérique retentit sur le côté de la scène et Wu Fei plaqua sa main sur la bouche de Dorothy, la tirant en arrière.
- Tais-toi…
- J'peux pas !
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Les lumières s'éteignirent dans le gymnase et Duo plaça convenablement sa guitare. Il y eut un court silence, puis ses doigts se mirent à courir sur les cordes. Il enchaîna plusieurs accords dans les aigus avec une certaine vitesse pendant une dizaine de seconde. Puis, les sons électriques des accords graves, grattés à pleine puissance, résonnèrent violemment dans les amplis. Quatre commença à faire jouer de ses baguettes à ce moment précis.
- Oh baby, baby… Oh…
La voix de Duo n'était qu'un souffle. Rauque et grave. Et avec quelque chose de sexuel. Quelque chose, de définitivement mâle.
Et pourtant il était en jupette.
En deux mots, l'assemblée était suspendue à ses lèvres et ses doigts…
Les accords graves reprirent.
- Oh baby, baby… Ah…
-
Les yeux mi-clos, la bouche juste devant le micro et les doigts courant furieusement sur sa guitare, Duo commençait à brûler sur la scène.
- Oh baby, baby... How was I supposed to know... That something wasn't right here...
Plusieurs paires d'yeux clignèrent. Quelques sourcils se froncèrent. Il y avait quelque chose de familier dans cette chanson.
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- Show me, how you want it to be...
Duo n'avait pas encore commencé à bouger. Il effectua juste un petit déhanché au milieu de sa phrase, mais resta immobile, laissant pour le moment vibrer sa voix.
- Tell me baby, cause I need to know, now, oh, because...
Il commença à onduler, calant ses hanches sur le rythme des paroles dans des déhanchés à la limite de la décence. Aussi limite, que la longueur de son mini kilt, qui se soulevait à chaque mouvement, sans jamais dévoiler ce qu'il y avait en dessous.
Le visage de certaines personnes commença à s'allonger. Il avait repris une chanson, oui… Mais il n'avait pas osé… Pas celle-ci ?
Le reste de l'assemblée, présentait pour le moment les premiers symptômes de fièvre. Transpiration, frisson, bouffée de chaleur, chair de poule, une certaine tension des muscles…
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- My loneliness is killing me... And I...
La moitié des gens avait déjà reconnu la chanson et les deux derniers mots étaient aussi sur leurs lèvres. Les autres étaient pour le moment horrifiés.
Il reprenait une chanson de Britney Spears ? Cette chanson qu'elle avait chanté toute minette ? Ce n'était pas possible... Il ne pouvait pas vraiment reprendre ça... Sa version n'avait rien à voir... Sa version était sex. Trop sex.
Voilà donc pourquoi il était habillé ainsi. Chaussettes, jupette et couettes. Ça en rassurait certains de l'apprendre, ça en effrayait d'autre.
Et le pire, était sûrement la virilité et la charge sexuelle qu'il dégageait dans son déguisement. Il n'avait rien d'androgyne. Il était bien plus mâle.
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- When you're not with me, I lose my mind... Give me a sign...
Sa main droite se détacha de sa guitare pour venir claquer contre l'arrière de sa hanche, touchant à la fois ses fesses et son tatouage.
- Hit me baby one more time !
-
L'assistance s'était surprise à chanter avec lui. Quatre s'était surpris à fredonner le refrain. Il s'était surpris à penser que Duo était bon, diantrement bon, et absolument magnétique. Trowa n'était pas surpris.
Trowa connaissait Duo, sa façon de jouer, sa façon d'interpréter, sa façon de vivre et de se rapproprier les chansons. Il connaissait la sensualité, l'animalité de Duo, son côté félin, son côté joueur. Parce que Duo jouait. Il ne se rendait pas compte de ce qu'il dégageait, et ce naturel ne l'amplifiait que plus.
Hilde et Wu Fei avaient la bouche entrouverte. Dorothy avait définitivement cessé de rire.
Heero... Avait été tiré très près de la scène par Réléna.
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- Oh baby, baby... Ah... Ah... Ah...
Duo avait fermé les yeux et avait le visage de côté.
Ses hanches firent des mouvements de va et vient au rythme de ses gémissements.
Une goutte de sueur roula sur sa joue et ses lunettes glissèrent sur le bout de son nez.
- Oh baby, baby... Aaah... Aaaah...
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Réléna regardait la scène les yeux écarquillés. C'était fascinant. C'était indécent. Elle avait l'impression qu'il...
Trowa se mordit la lèvre fort. Duo était en train de baiser sur scène. Et devant à peu près deux cents vingt-cinq personnes. Et il prenait un pied dingue.
Son regard dévia lentement du jeune homme en mini kilt, à couette, en train de gémir et de faire courir ses doigts sur ses cordes pour passer à quelqu'un que l'on voyait moins… Quelqu'un qui était plus loin sur scène, plus caché par ses instruments… Mais qui n'en était pas moins sexy, transcendé par cette stupide chanson, et surtout par son interprète d'un soir.
La batterie s'arrêta alors, laissant un Quatre légèrement en sueur reprendre son souffle.
Duo grattait ses cordes tout doucement, à nouveau immobile sur scène.
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- Oh baby, baby... How was I supposed to know...
Sa voix se fit murmure mais il s'approcha très près du micro, la tête penchée en avant et le regard par en dessous, fixant droit devant lui.
- Hit me...
Un frisson parcourut l'assemblée aux deux mots susurrés d'une voix rauque.
Heero cligna des yeux et vit les hublots du cosplayer de Britney glisser lentement le long de son nez et tomber de son visage, les verres se fendillant en touchant le sol.
Il allait être vert... Quand il redescendrait sur terre.
Quatre recommença à jouer progressivement.
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- Oh pretty baby... I should'nt have let you go... Yeaah, yeah…
Duo attrapa alors le micro de la main droite et laissa ses lèvres frôler la tête alors qu'il avait cessé de jouer, se calant naturellement sur la batterie de Quatre.
Sa voix se fit plus désireuse si c'était possible, offrant une montée en puissance qui augmenta la température de la salle d'une dizaine de degré en quelques secondes.
Et tout cela en bougeant à peine, en laissant sa voix porter l'intensité de sa demande, de sa confession, de son désir.
Il faisait corps avec la chanson.
Il était la chanson.
Il vivait la chanson…
… sans la destiner pour autant.
Et pourtant les personnes présentes pouvaient toutes prétendre qu'il ne chantait que pour elles.
Mais il ne chantait pour personne en particulier, ou peut-être si, pour lui-même, pour le fun. Pour faire l'amour.
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- I must confesss... that my lonelinesss... is killing me nooow... don't you know I still believe...
Il lâcha le micro, se recula pour faire un solo d'une quinzaine de secondes, grattant les cordes à leur faire mal, à en éclater les amplis dans un concert d'aigus et de graves maîtrisés et borderline, se penchant en arrière, la tête relâchée.
Ses longs cheveux, dans le mouvement à la fois sauvage et caressant, effleurèrent le sol avant qu'il ne se relève prestement.
-
Le musicien en Quatre était complètement envoûté par la maestria.
L'homme en Trowa était à genoux.
Le reste du gymnase était en transe, Duo était infernal.
Duo n'était pas Britney Spears.
Duo était en train de leur mettre le feu et il n'était pas sûr que les pompiers puissent éteindre l'incendie.
- Hit me…
-
Duo chanta le refrain plusieurs fois au rythme de plus en plus saccadés de ses accords, de façon presque violente, plus volontaire à mesure qu'il s'approchait de la fin de la chanson.
Sa voix se faisait de plus en plus rauque et pourtant elle était claire, vibrante et elle venait de loin.
Duo chantait avec ses tripes et son public le lui rendait bien.
A quelques secondes des derniers accords Duo, en sueur, claqua une dernière fois sa hanche droite avant de susurrer.
- Hit me baby one more time.
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Les sons électroniques de sa guitare explosèrent une dernière fois les amplis.
Quelques secondes de silence.
Duo reprit son souffle.
La salle retenait le sien.
Puis.
BAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUM.
Un bruit qui les fit tous sursauter, Duo venait de shooter dans le micro.
Il balaya la salle d'un regard à la fois blasé et presque noir avant de lâcher, indifférent.
- Alors le buffet payant est derrière vous ou sur votre droite. Bonne soirée…
-
Douche écossaise.
Show très chaud...
et froid très... brrrrrr.
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Duo s'apprêtait à sortir de scène quand quelqu'un lui dit.
- Oh, Lisa ? Tes lunettes tu les prends pas ?
Duo se retourna avec ses couettes, son mini kilt et ses mocassins.
Avec son tatouage, sa guitare et son piercing.
Avec ses yeux que l'on voyait violet.
Avec la vanne aux lèvres et un sourire un brin supérieur... Duo releva doucement son majeur.
- Tu sais ce qu'elle te dit, Lisa ? Garde-les tu pourras te masturber dessus. A bon entendeur...
Il se tourna pour claquer ses fesses encore, elles allaient être rouges comme son mini kilt à ce rythme.
-
Duo sortit de scène en faisant un signe de tête à Quatre qui lui répondit d'une air absent tout en levant le pouce.
Trowa lui fit un clin d'oeil et Duo lui envoya un baiser.
Hilde lui tapota l'épaule et Wu Fei fronça les sourcils.
Dorothy lui sourit, ce qui était à proprement parler effrayant.
Le reste n'avait aucune importance. Ils avaient eu leur show, il allait pouvoir se barrer.
Il espérait vraiment qu'il serait élu encore tâche de l'année, sans blague, ce serait trop con de perdre son statut.
Personne n'aimait être rétrogradé.
Duo ouvrit la porte en se demandant pourquoi il n'était pas une vraie star, il aurait une loge au moins. Alors que là, il se tapait les vestiaires, avec les relents de sueur et autres odeurs de chaussettes. Et puis merde quoi, le bâtiment était à l'extérieur du gymnase, il avait dû se geler le cul pour y aller. Il referma la porte du pied et ôta sa guitare qui commençait à se faire lourde sur son épaule. Il alla la poser délicatement dans son étui et le referma religieusement, le caressant du bout des doigts
- Ah mon bébé… J'ai pleuré ma mère pour changer tes cordes, mais t'as tout déchiré ce soir… Merci Rantanplan. T'as assurrrrrrr… Putain de merde ! Fais chier le kilt ! Préviens quand tu remontes, on se les pèle ici ! C'est pas le gymnase ! J'me caille les miches !
Il tira sur son kilt qui se colla immédiatement à sa peau.
- Putain d'électricité statique de mes deux !
Il se redressa et commença à dénouer sa chemise. Il observa les pans du vêtement glisser le long de son corps. Ses yeux dévièrent vers le kilt très minimaliste, les hautes chaussettes noires et les petits mocassins.
- Oh bordel cte honte…
Un petit sourire étira le coin de ses lèvres.
-…Mais comment j'leur ai mis la misère…
-
Son sourire s'agrandit au fur et à mesure qu'une de ses mains remontait le long de son corps pour se glisser dans ses cheveux et entortiller une mèche autour de son index gauche. Il cala l'autre main sur sa taille, avançant le pied gauche pour mieux se déhancher. Il tendit ses lèvres en avant, se cambrant dans le même mouvement et se mit à fredonner d'une voix grave, masculine.
- … Oops… I… Did it again…
Il entortilla un peu plus sa mèche autour de son index et accentua sa cambrure, contractant son ventre et tendant ses fesses que son mini kilt vaincu par l'électricité statique, dévoilait de plus en plus.
- I played with… Your heart… Got lost in the… Game…
Il se mit à onduler, sa… Jupette, remontant et redescendant au rythme de ses mouvements chaloupés.
- Oh baby… Baby…
Sa main droite descendit jusqu'à l'arrière de son kilt et en attrapa les bords…
- I'm not… That…
Il remonta légèrement son kilt, laissant apparaître le début de sa fesse qu'il caressa doucement de l'arrière du pouce.
- Innossssent…
Son piercing claqua contre ses dents tandis qu'ils rabaissait sa… Micro jupe. Il pencha la tête en arrière, fermant les yeux, un grand sourire sur les lèvres.
Tout à son énorme foutage de gueule, Duo Spears ne sentit pas tout de suite le bras glissant sur son torse et la main s'accrochant à sa hanche droite. Lorsqu'il sursauta, la prise était déjà trop forte pour qu'il puisse se dégager. Le souffle sur son épaule droite lui fit tourner la tête si vite que ses vertèbres protestèrent. Il écarquilla les yeux avant de froncer les sourcils et de soupirer.
- Putain… Encore toi ? Qu'est-ce qu'y a ? T'es bourré encore ?
La pointe d'une langue chaude s'égara sur son cou pour toute réponse.
-
« Flash-Back, deux années plus tôt, soirée étudiants TETB (T'as eu ton Bac) du Lycée M. Noventa »
-
C'était une soirée qui ne valait la peine d'y aller que parce que l'alcool coulait à flot. Personne ne l'avait invité, ce n'était pas méchant mais… il était une tâche et les tâches on les oubliait dans un coin pour le plus grand bonheur de la plupart.
Certaines rêvaient d'être reconnues mais c'était loin d'être son cas.
Non, lui n'était pas en quête de reconnaissance : il était lui.
Mais lui, quoi. Pourquoi se soucier des autres quand on se suffisait amplement à soi-même ?
Les gens de cette école où ses parents l'avaient envoyé de force sous prétexte qu'ils voulaient le meilleur pour lui étaient complètement barrés.
A part Trowa et Hilde, c'étaient tous des pète-sec qui ne comprenaient rien à la vie, rien au monde, avec autant d'activité neuronale – et en l'occurrence ce soir d'haleine - qu'un poisson mort.
Putain, s'il n'y avait pas eu autant de bonne tise il aurait regretté d'être boursier. Il avait fallu Trowa et la promesse d'alcool à volonté pour le convaincre de venir à la soirée d'un énième poisson mort dont il ignorait complètement le nom.
Non ce n'était pas l'alcool qui lui était monté à la tête, qu'est-ce qu'il en avait à foutre de son nom ? Alors il s'était préparé en 2 minutes chrono :
Des fausses converses blanches passées (parce qu'il ne fallait pas abuser il n'avait pas les moyens même s'il était boursier).
Un jean denim coupe droite.
Une chemisette à carreaux rouges boutonnée jusqu'au col – parce qu'il faisait un peu frais la nuit quand même.
Des grosses bagues – aux dents pas aux doigts – accordées à son tout récent piercing sur la langue. Il pouvait faire de la musique maintenant, ça ne lui faisait plus mal.
Les carreaux pvc à montures bleu foncé qui le rendaient repérables sur les photos de classe.
Un petit élastique noir qui retenait ses cheveux en courte queue de cheval. La couette touchait à peine sa nuque.
-
- Wow Trowa, t'es presque aussi classe que moi !
- Oui je sais, ça se travaille. Amène-toi.
-
Trowa était tout en noir, de ses chaussures à son t-shirt moule-pecs. Ouais, quand même, hein ?
En arrivant à la fête, ils avaient ouvert la porte eux-mêmes comme des barbares et avaient fait comme chez eux.
Enfin, Trowa avait repéré Rasbouba dans un coin et il lui avait dit « je reviens » deux heures auparavant. Si ça n'avait pas été Tro, il aurait cru que son pote avait tenté de le semer et il aurait réussi, cette baraque était immense. Et moche.
Du rococo partout. Du papier peint bariolé. Seul le bar avait trouvé grâce à ses yeux mais il était actuellement squatté par toute la Terre, bref c'était mort et il avait soif.
Ce n'était pas possible : c'était trop grand il y avait forcément un autre moyen de s'approvisionner en bibine. Il devait y avoir une autre pièce.
Oui il était chacal mais personne ne se rappellerait d'une tâche, ils seraient trop bourrés et lui ne l'était pas suffisamment, avant que Tro ne l'abandonne – sûrement pour se faire pardonner la future crampe- il lui avait filé quelques verres.
Pas assez à son goût, mais il n'avait que deux mains et très peu de possibilité.
-
Il leva donc sa carcasse de cette excuse de canapé – une vieille chose marron – pour chercher bonheur. Un couloir avec des nanas qui collent leur gars en faisant des projets à deux balles du genre « tu vas aller à quelle école » alors que c'était pas comme s'ils avaient le choix.
Un coin-larmes où ceux qui avaient grugé pour entrer à la soirée révélaient qu'ils allaient réviser « à fond » pour le rattrapage. Curieusement quand c'était des filles qui pleuraient les mecs avaient des manières bien à eux de les aider à réviser.
Les consultations de Doc Gynéco étaient des bibles pour certains. En tous cas elles lui avaient permis de repérer une petite bouteille de scotch que ses origines ne renieraient absolument pas.
Ce n'était pas bien de voler à des filles qui pleuraient et qui se faisaient rouler des pelles mais la bouteille se sentait seule ! C'était une bonne action qu'il faisait si,si.
Après un énième couloir il se retrouva enfin seul.
La musique était assourdie –Sean Paul… et en plus ils écoutaient de la musique de merde -, il ne savait plus où il était mais il savait que la bouteille s'était bien vidée pendant le trajet et que son pas s'était fait un petit peu plus lourd.
Et non il n'était pas pompette. Un Ecossais ne pouvait pas être pompette avec du scotch ! C'était comme saouler un bébé avec du lait ! Non il n'était clairement pas parti. Il avait juste envie de se poser un tout petit peu avec la bouteille.
S'asseoir.
Il fit quelques pas de plus et s'arrêta devant une pièce, éclairée faiblement par la lumière du couloir.
-
La faible luminosité et les diverses traces sur les verres de ses lunettes, l'empêchaient de voir distinctement à l'intérieur. Il devinait juste un canapé, au fond de la pièce à droite. Il passa sa langue sur son appareil dentaire.
Enfin un peu de tranquillité. Il allait pouvoir comater et finir sa murge tout seul. Il fallait juste que le canapé soit un minimum plus confortable que l'autre.
Duo entra en titubant et alla pour s'asseoir quand son pied rencontra un premier obstacle. Un bruit de verre suivi d'un roulis et d'un choc brutal contre une plainte retentit mais Duo se préoccupait plutôt de sa bouteille qui avait failli lui échapper des mains. Il l'avait rattrapée au vol en se penchant très bas, mettant à l'épreuve le peu d'équilibre qui lui restait.
- Oh put'… ! Reste là toi …!
Il fit quelques pas, essayant de se redresser et se cogna contre ce qu'il jugea être le coin du canapé. Putain c'était quoi ces canapés design avec des angles tordus et sûrement trop conceptuels pour sa petite personne.
- Faich'… !
Le canapé émit un bruit bizarre lorsqu'il se vautra dessus, du peu de hauteur qui lui restait. La bouteille lui glissa des mains et tomba à terre dans un bruit sourd.
- Non ! Reviens ! Ne me quitte pas… !
-
Duo ne s'était pas fait mal. Pas trop mal. Même si le canapé était bizarre.
Bizarrement dur. Son nez s'était écrasé contre des coussins trop rembourrés, dont la housse était curieusement fine. C'était quoi ces nouveaux canapés ? Il comprenait rien à l'art moderne…
Bizarrement mou. Son ventre s'enfonçait dans le bas du siège. Putain mais il allait jusqu'au sol ou quoi ? Il suivait pas la mode des canapés mais là c'était un peu louche. Ils l'avaient pas eu chez Ikéa lui.
Bizarrement… Chaud. Le revêtement se réchauffait progressivement. Wow un canapé thermique ! C'était quoi ce truc de vieux ?
Bizarrement… Mouvant ? Quoi ça massait en plus ? C'était quoi ce truc de richou ? Ca existait les canap' comme ça ? C'était quoi ce délire ?
Bizarrement… Fuyant ? Un canapé qui essayait de se dégager ça ne s'était jamais vu.
Ce n'était pas un canapé ça. Il y avait des limites au canapé à forme anatomique. Un canapé avec des épaules ça n'existait pas. Pas plus qu'avec des bras humains qui bougeait et des jambes qui remuaient.
-
La chose remuait contre lui, essayant visiblement de se soustraire sans pour autant réussir. Vu la logique et la coordination des mouvements, il devait avoir autant de bibine dans le sang que lui. Un canapé qui puait le scotch ça invitait vraiment pas à s'asseoir.
- Mgnn… Rhff…
- Rhnnn…
Duo tâtonna sur Canapé-man, mi-homme mi canapé, remontant lentement ses mains pour se redresser. Il finit par poser sa main gauche sur ses coussins –enfin plutôt ses pecs -, l'autre main sur le canapé, le vrai, en cuir pas si dur.
Il pensait réussir… mais Canapé-man bougeait en même temps que lui, ce qui lui fit perdre son équilibre déjà précaire. Les genoux de Duo lâchèrent et il tomba en avant.
Il ne savait pas très bien où il était mais là… c'était plus chaud que les autres parties du corps de canapé-man. Et des poils – ou plutôt des cheveux – lui caressaient le front et l'arête du nez.
Et ça sentait…
Un mélange de shampoing mentholé, de parfum épicé et… une odeur d'homme.
Ça sentait bon et c'était doux contre le bout de son nez, c'était agréable contre sa peau mais surtout….
Il cessa momentanément ses mouvements et Duo murmura, sa langue entrant parfois en contact avec la peau fine.
- SSmells nicce…
Frissons.
Canapé-man recommença à remuer lentement mais avec un peu plus d'urgence. Il était évident qu'il voulait se dégager autant que lui, super ! Alors pourquoi ils n'y arrivaient pas ?
L'autre avait des mains au bout de ses bras et elles avaient éclaté ses épaules dans une prise de catch qui avait plutôt violemment inversé leurs positions. Finalement il était dur le canapé.
- Anhh…
-
Ils remuaient toujours l'un contre l'autre et Duo remarqua distraitement que leurs corps se touchaient de plus en plus à divers endroits et que leurs mouvements, à défaut de les séparer, les emboîtaient de plus en plus fort.
Putain, il attendait quoi pour se lever Canapé-man ! Il avait les jambes en mousse ? C'était un canap' premier prix ? Il devait être bourré le gars, s'il arrivait pas à se lever il allait prendre les choses en main. Après tout il était sobre, lui.
Et d'où qu'il était au-dessus de lui d'abord ?
Duo réussit à retourner la situation et à se retrouver à nouveau au-dessus. Décidé à en finir il se repositionna, prenant involontairement appui sur les épaules et écartant les cuisses pour avoir une meilleure prise afin de se relever.
Duo soupira dans l'effort et aurait bien levé les yeux au plafond parce que le corps sous lui continuait à bouger. Il n'y mettait pas du sien. Il l'entravait. A croire qu'il le faisait exprès.
Vu leur position, Duo ne pouvait encore une fois pas se relever tant que Canapé-man s'agitait sous lui, à défaut de jouer contre lui il fallait jouer avec lui, ils voulaient la même chose après tout.
Ça n'allait plus être possible, ils allaient finir par se faire mal.
-
Il courba la tête espérant atteindre son oreille et murmura.
- Non, arrête… on ne va pas s'en sortir si tu fais ça…
Duo semblait gémir et ses intonations auraient pu paraître suggestives.
Canapé-man se figea. Yes c' était une victoire, il allait enfin... mais…
- …
Une inspiration courte qui stoppa Duo dans son élan.
Les mains de l'autre glissèrent sur ses côtes avant d'attraper ses hanches fermement.
Trop tard.
Canapé-man recommença à bouger, le créneau était loupé.
Il grogna et ses mouvements se firent plus amples, plus prononcés, plus forts, allant jusqu'à lever les hanches de Duo par ses ondulations.
Les fesses de l'Ecossais, de surprise, opposèrent une résistance mais… oh putain ces cuisses ! Il faisait pas semblant de faire du sport, lui ! Il était soulevé et son corps suivait.
Son corps se calait.
…
Hey ! Son esprit était pas d'accord ! Il y avait un problème de connexions, il n'était pas bourré d'abord !
Canapé-man grogna encore et ses grondements se firent feulement. Et ses mouvements se firent félins.
Duo releva subitement la tête et ses mains glissèrent sur les bras de son vis-à-vis. La position donnée par l'impulsion induisit un balancement de son bassin au rythme des frottements.
-
Duo susurra.
- Arrête… cc'est pas comme çça qu'on…
Duo resserra les cuisses pour entraver le mouvement. Sa voix s'était faîte plus traînante, lancinante. Et son piercing associé à son accent qui avait tendance à revenir quand il était sous pression ralentissaient encore plus sa diction.
- AAHaaaaah… !
Canapé-man l'avait mordu à l'épaule droite, il commençait à monter et Duo s'était figé. Les dents restèrent sur son épaule et les mouvements de balancier avaient cessé.
Duo lâcha un soupir quand la mâchoire se desserra mais il retourna dans sa gorge lorsqu'une langue l'effleura alors que les dents se détachaient de sa peau. Le mouvement était naturel. Et sensuel.
Duo secoua la tête avant de se redresser péniblement, restant assis à califourchon.
Il le sentit.
Sous ses fesses il sentait quelque chose de dur et qui n'avait rien à voir avec une lampe torche.
Duo fut saisi.
-
- C'est qui qui a mis la lumière comme aç ? C'est quoi cette ambiance de lover ? Raaaaangh c'est mieux.
Des bruits de pas désordonnés et de chansons paillardes leur parvinrent depuis le couloir. L'éclairage se fit un peu plus vif.
- Si tu avances et je re-cu-le. Comment veux-tu, comment veux-tu que je t'en-cu-le… la la laaaaaa wow la vache….
- C'est qui que tu traites de vache ? Queunard (connard en langage bourré)….
- La vache, la vache, quelle pu-te ce-tte va-che la vache elle est barjot. HEY ! Moi je connais une va-che qui dra-gue tous les taureaux.
-
Canapé-man eut un mouvement beaucoup plus brusque que les précédents, ce qui lui fit perdre un peu l'équilibre et pencher la tête en avant.
Les yeux de l'Ecossais tombèrent alors sur ce qu'il pensait être le haut d'un jean retenu par une ceinture avec une grosse boucle, jean qui laissait dépasser une bande élastique bleue.
Juste au dessus il pouvait voir un petit bout de ventre qu'il savait musclé et un t-shirt clair à col v où les pectoraux étaient saillants.
Les épaules étaient rondes, le cou fort et il avait une espèce de touffe de cheveux qui lui mangeaient une partie du front et qui lui faisait un pétard sur le dessus du crâne.
Il avait des yeux… grands ouverts et… dégoûtés.
Les sourcils étaient froncés, le nez plissé et la bouche tordue.
Il était vert.
Il baissa la tête rapidement avant de la remonter, l'air presque… effrayé ? Dépité ? Au bord des larmes ?
Duo haussa un sourcil : il connaissait ce visage, non ?
Il entrouvrit les lèvres.
- Hey ! Je t'ai déjà vu, toi ?
L'autre sembla se décomposer un peu plus, il avait dû être aveuglé par ses bagues.
-
- HEYYYYYYY !
Duo venait de voler et atterrit à côté du canapé – le vrai cette fois, sa main entra en contact avec sa bouteille miraculeusement rescapée, ce qui le ravit momentanément…
- Mo ruin ! Où t'étais passée !
… avant de grogner en se relevant, se cambrant énormément et inconsciemment vers l'autre toujours à terre.
Il se dirigea en titubant vers la sortie, cognant sa bouteille dans le mouvement, sans un regard pour l'homme-canapé.
- Mais y en a marre des mecs qui ont la trique pour moi. Et en plus lui il assure même pas derrière ! C'est quoi ces types qui mordent des gens qu'ils connaissent pas.
Il ouvrit la porte et les saoulards qui étaient sur le palier se tournèrent vers lui.
- T'es qui toi ? T'as été invité ? T'as eu ton bac !
- Ah non, tu vas pas me saouler toi aussi ! Si tu veux me sauter prends un ticket, comme tout le monde ! Je veux une soirée tranquille moi ! Faîtes passer le message à tous les autres !
Les tâches mégalomanes ça existait aussi.
« Fin du flash-back »
-
Duo attrapa les mains sur son corps et les dégagea lentement mais avec force. Il se retourna et fixa la personne derrière lui. Ses yeux détaillèrent les chaussures noires, remontèrent sur le pantalon noir, s'arrêtèrent sur la vague blanche stylisée et finirent dans le regard bleu, très bleu.
- Oh, Yuy, tu crois que c'est la fête là ?
Heero l'observa, ses yeux descendirent vers le mini kilt, remontèrent pour fixer Duo, avant de froncer les sourcils et de redescendre sur la hanche droite. Sur le tatouage. Il leva la tête et plongea son regard dans celui de l'Ecossais, un sourire étirant le coin de ses lèvres.
- Hey ! Vire-moi ce sourire, psychopathe !
Le brun garda son sourire, ses yeux toujours dans ceux de Duo, et avança la main vers la hanche droite.
Duo la vira d'une claque.
- Tu te crois où ? Tu ne me touches pas.
Heero haussa un premier sourcil.
- Tu t'es descendu une bouteille encore ? Y en a marre des saoulards qui en ont après mon cul !
Il leva un deuxième sourcil et son sourire s'agrandit, se faisant un peu plus… Prédateur?
- Si tu le montrais un peu moins aussi…
La voix était grave, rauque. Sensuelle.
Duo secoua la tête, dépité.
- Ouais mais même, le principe du kilt c'est de montrer son cul !
- Enfin les kilts sont censés être plus longs quand même…
- Je suis multiculture ! Je m'adapte !
- Oui Duo… Et quel cul…
-
L'Ecossais plissa le nez. Wow, en trois ans, ça y était, il avait imprimé son nom. Enfin son surnom. Et d'ailleurs…
- Hey ! D'où que tu m'appelles comme ça ? T'es pas mon pote !
Heero avança d'un pas, souriant un peu moins. Il pencha la tête sur le côté et l'observa.
- Ah ça non… Je ne suis pas ton pote. Et je n'ai aucune envie de le devenir.
Duo cligna des yeux et recula. Avec tout ça il avait oublié qu'il l'avait chopé par derrière quand même.
My god, il s'était descendu quoi cette fois ?
Deux mains se posèrent sur ses fesses, quelques doigts passant délicatement sous son kilt.
- Oh mais redescends sur terre, sweetie !
Duo essaya d'attraper les mains mais elles filaient entre ses doigts. Il se cambra dans le mouvement, se rapprochant encore plus de Heero.
- Dégage. Si tu veux te taper quelqu'un va remplir l'autre gourde ! D'ailleurs elle est où ta copine ? Et comment t'es rentré ?
Heero le tira un peu vers lui.
- Non.
Une de ses mains remonta dans le creux de ses reins nus, se faufilant sous les cheveux.
- Non.
Il l'amena encore plus contre lui.
- Dans le gymnase, elle tient mon verre.
Son autre main passa complètement sous le kilt.
- Et… Par la porte.
Le regard de Heero était de plus en plus sombre. C'est qu'il allait le bouffer le Duo Spears.
-
Duo prit une profonde inspiration, attrapa fermement les poignets et il les détacha de son corps d'un geste sec.
- Non. Tu dégages. La porte est derrière toi.
- Non.
- J'ai pas que ça à foutre ! 'tain j'y crois pas, premier concert et déjà un stalker ! Je savais que je voulais pas faire carrière !
Il s'éloigna, attrapant son sac de fringues et décidé à ignorer l'intrus.
- Tu fais ce que tu veux j'm'en tape. De toute façon j'me casse !
Il se pencha de côté, pour chercher la fermeture éclair du mini kilt. Ses cheveux lui glissaient sur l'épaule et il releva le pan droit de sa chemise blanche pour dézipper la jupette. Elle s'ouvrit sur son tatouage, le révélant dans son intégralité. Il n'avait pas fini de la baisser qu'un frisson lui parcourut le dos. L'ambiance de la pièce était montée d'un cran. Il releva lentement la tête avec appréhension.
Heero était en train de la bouffer des yeux. Il le fixait silencieusement, se mordant la lèvre inférieure. Les dents s'enfoncèrent de plus en plus fort à mesure que ses yeux parcouraient le corps de Duo, s'attardant sur son tatouage. Et sur son kilt.
Duo déglutit avec difficulté.
-
- Quoi ?
Il remonta un peu la zippière alors que Heero faisait un pas en avant.
- Qu'est-ce qu'y a ? C'est le kilt ? T'es fétichiste ? J'peux te le donner, tu le fileras à ta copine comme ça ! J'peux même te le dédicacer si tu veux !
Premier pas.
- Il y a toi.
Deuxième pas.
- Oui.
Troisième pas.
- Non.
Recul de Duo.
- Oui mais non.
Sourire de Heero.
- Et… Oui…
L'Ecossais se tendit.
- Okaay…
Il attrapa son sac.
- Bon… Moi je vais y aller. J'me changerai ailleurs… Salut ! Et… A la prochaine… Ou pas…
-
Il alla jusqu'à la porte en tournant le moins possible le dos au brun et attrapa la poignée à l'aveuglette, ne le quittant pas des yeux. Il l'abaissa une première fois, puis une deuxième, mais rien ne se passa. Il fronça les sourcils et se tourna à regret vers la porte pour avoir une meilleure prise. Elle continua de résister. Duo soupira.
- Qu'est-ce que t'as foutu ?
- De quoi est-ce que tu parles ?
Le châtain se retourna pour lui lancer un regard noir.
- La porte ducon ! Elle marchait avant que t'arrives ! Elle est où la clé ?
Heero leva doucement les bras.
- Viens la chercher…
Duo pinça les lèvres.
- Tu vas pas aimer si je viens la chercher.
- Ha… ! Ca reste à voir.
Le visage du châtain était fermé.
- T'as de la chance que je me serve pas de mes poings à cause de la guitare…
- C'est ça ouais…
-
L'Ecossais jeta son sac et en trois enjambées il l'avait attrapé par son tee-shirt. Heero eut un regard surpris l'espace de quelques secondes. Il se déplaçait vite. Mais Duo ne le frappa pas. Il commença simplement une fouille minimaliste et brusque.
Qui ne donna rien.
Ses mains étaient parfois arrêtées par celles de Heero à des endroits stratégiques. Comme l'intérieur de la cuisse par exemple. Il finit, agenouillé devant lui, à fouiller les chaussettes quand il entendit une respiration bloquée. Il releva lentement la tête.
- … Jolie vue.
La pointe de sa langue caressait sa canine.
Duo cligna des paupières une fois et ses yeux tombèrent sur ce qui était en face de lui. Une entrejambe gorgée. Il secoua la tête et se releva, blasé.
- Putain mais elle est où ! Je la trouve pas cette foutue clé !
- Je n'ai pas dit qu'elle était sur moi.
Heero l'attrapa par les hanches, enserrant sa taille et le colla à lui, posant sa tête au creux de son cou.
- Putain mais c'est quoi ton problème ?! On se calcule pas depuis trois ans ! Après que tu m'aies attrapé dans le noir on s'est encore plus ignoré !
- …
- Ca fait deux ans qu'on se fout des vents monstre ! On en a rien à battre de l'autre ! Qu'et-ce que tu viens me saouler ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a changé là ?
- Toi.
Duo écarta sa tête.
- Quoi moi ?
Heero se redressa et leva la main vers un des pompons de l'Ecossais. Il le fit glisser le long de ses cheveux, passant ses doigts entre les mèches.
- Tes cheveux sont plus longs.
- Nan jure ? Les tiens sont plus courts ! Et alors ?
Son autre main descendit vers la hanche droite, baissant le mini kilt pour mieux caresser le tatouage. Le ventre de Duo se contracta sous les doigts.
- Tu es tatoué.
- Mais çça fait un bail !
- Je ne l'avais pas vu.
- Ca aurait changé quoi ? Fait comme ssi tu l'avais pas vu ssi tu veux !
- Trop… Tard…
-
Le piercing de Duo, claquait contre ses dents. L'attention de Heero était remontée sur sa bouche alors que ses doigts continuaient à caresser le ventre qui se contractait toujours plus.
- Tu es percé.
- Mais j'létais déjà à l'époque !
- Oh… Je devais être aveuglé par tes bagues…
- Hey… !
Duo fut coupé par le brun qui s'était à nouveau approché, avançant sa bouche à côté de son oreille.
- Tu es sex'…
- Mais çça cc'est pas nouveau !
Un soupir passa les lèvres de Heero, souriant toujours plus.
- Mets-toi à la page, mec !
- C'est ce que je fais…
Les mains de Heero s'accrochèrent alors brusquement au kilt de Duo, et le descendirent le plus possible. Il ne resta en place, que grâce aux hanches, mais était dangereusement bas, dévoilant la naissance de ses fesses, que les doigts du brun allèrent titiller. Ses dents mordillèrent consciencieusement son cou, sa langue s'immisçant par moment.
- Hee-ey… ! Arrête…
Heero mordit sans réserve son épaule. Juste sur la marque que Trowa avait laissée un peu plus tôt. Juste un peu plus fort, juste un peu plus profond.
- Pas cette fois Duo.
Il lécha franchement la zone mordue.
- Tu m'as allumé. Tu assumes.
-
L'Ecossais inclina la tête sur l'épaule opposée, se recroquevillant un peu.
- Mais je t'allumais pas… Je chantais… En plus c'était pour le fun…
Les mains du brun quittèrent la naissance des fesses pour passer sous le kilt et les peloter doucement mais fermement.
- Tu m'as enflammé.
Duo essaya d'attraper les mains mais Heero commença à bouger, ondulant son bassin contre le sien.
- Mais c'était pas voulu… C'était pas pour toi…
- Je l'ai pris pour moi.
Un frottement plus marqué contre le bassin de Duo.
- Je le veux pour moi.
Des fesses un peu plus enveloppées.
- Je l'aurais pour moi.
Des dents sur une clavicule.
- Nan… Arrête… Va… Va avec ta copine… Chui pas un bouche-trou.
- Non… Non… Et non…
-
Le lobe de son oreille gauche fut happé et suçoté, avidement.
- Hee-yy… ! Nan mais on arrête le jeu là…
Sa langue passa sur le pavillon de l'oreille.
- Mais je ne joue pas…
- Ouais mais… Pouce, quoi…
Duo couina.
Heero se dégagea pour le regarder.
L'Ecossais baissait la tête, l'observant par-dessous et leva le pouce entre eux. Le brun haussa un sourcil, un sourire en coin avant de s'approcher et prendre le bout du pouce en ses dents en fermant les yeux. Duo frissonna.
- Euh… Ecoute…
La langue caressa la pulpe du doigt.
- La colère, ça marche pas…
Les dents avancèrent lentement jusqu'à la première phalange.
- La conciliation… Ça marche pas…
La langue tourna autour du pouce.
- Alors… Qu'est-ce qui marche ?
Heero rouvrit les yeux et se mit à le téter, faisant des mouvements de va et vient, lascifs.
- Oui, nan mais, à part ça… !
Le brun sourit, continuant à lécher le doigt.
- Rends-moi mon pouce, sadique… !
Les mains sous le kilt, pelotaient toujours. Les doigts se faufilèrent doucement entre ses fesses, l'air de rien.
-
Duo se figea. Il récupéra son pouce profitant d'un relâchement des dents, posa ses mains à plat sur le torse du brun et le repoussa, s'éloignant de quelques pas. Il jetait un coup d'œil par-dessus son épaule, évaluant ses options de sortie quand une main traversa son ventre pour aller agripper son tatouage et une autre attrapa son épaule.
- … Relou…
L'Ecossais essaya de se dégager mais il était irrémédiablement tiré en arrière. Il finit plaqué contre le corps derrière lui.
- Mais lach…
Quelque chose de dur et qui ne devait sûrement pas être une banane piquée sur le buffet, entrait en contact avec la naissance de ses fesses.
- Nan mais c'est pas vrai… Va prendre une douche froide mec.
- Tu m'accompagnes ?
- Même pas en rêve…
-
Heero imprima un frottement contre ses fesses. Duo essaya un peu plus urgemment d'écarter les bras refermés sur lui.
Un bout de nez se faufila à travers ses cheveux jusqu'à sa nuque.
Des lèvres suçotèrent doucement.
Deux rangées de dents se refermèrent sur la peau.
Duo se figea, se cambrant légèrement, cherchant la friction malgré lui.
Point sensible numéro un : découvert.
- Aanh… T'es chi… Aaah…
Heero relâcha la peau, la léchant lentement avant de la reprendre, la gardant entre ses incisives un peu plus longtemps, à peine plus fort.
- Hmmmmmm…
Sur la hanche droite, les doigts retraçaient les contours du tatouage, appuyant plus ou moins fort selon les endroits. L'autre main, retenait le cheveux, frôlant le torse du pouce. Les hanches se frottaient contre ses fesses, lentement, de gauche à droite, faisant remonter dangereusement le kilt.
- Et tu veux me faire croire que t'es pas intéressé.
Il y avait un rictus dans les paroles de Heero.
Il y avait un mélange d'exaspération et de langueur dans la réponse de Duo.
- Ta… Huuum.. Gueule…
- Si tu insistes.
Les paupières mi-closes, le regard assombri et les yeux qui papillonnaient, l'Ecossais fixait un point sur le carrelage cherchant désespérément à ne pas perdre pied.
Des doigts s'égarèrent vers le nombril suivant la fine ligne de poils et se faufilant sous le kilt jusqu'à disparaître. Les morsures sur sa nuque se firent un peu plus fortes.
Duo se raidit. Il attrapa le poignet aventureux et retira la main qui opposa quelques résistances.
- C'est retarder l'échéance Duo.
L'Ecossais se dégagea complètement et se retourna, lui jeta un regard vitreux qui se voulait blasé.
- Si tu savais combien de fois j'entends ça par jour…
-
Heero redressa la tête lentement, fixant le châtain un grand sourire aux lèvres. Il le bouffait des yeux de plus en plus fort. Duo allait se faire dévorer s'il restait dans la pièce. Et il allait finir par ne plus vraiment opposer de résistance. Il fallait pas pousser non plus, il était humain. Et ce petit concert l'avait laissé à fleur de peau.
Il fallait qu'il sorte. Vite. Très vite. Maintenant.
Un courant d'air passa dans son dos, le faisant frissonner. Oui, le courant d'air, seulement.
Il y avait des fenêtres ?
Il les avait oubliées.
Il pouvait sortir !
Il reprendrait sa guitare et ses affaires plus tard. Il y avait de l'urgence là. C'était une question de vie ou de –petite- mort.
Duo se recula et dégagea des sacs du pied pour pouvoir monter sur le banc et atteindre les fenêtres. Le regard de Heero devint peu à peu froid alors qu'il brûlait quelques secondes auparavant. Il haussa un sourcil très haut.
L'Ecossais monta sur le banc et voulut ouvrir la fenêtre mais celle-ci était coincée.
- Mais c'est pas vrai ! Holy fuck ! Tu vas t'ouvrir oui !
Les yeux de Heero s'agrandirent alors qu'un petit sourire étirait ses lèvres.
- Help ! I need somebody !
La musique du gymnase couvrait complètement sa voix.
- C'est toi contre moi
On se révolte
On se soumet
Mets-toi contre moi
- Hilde je te hais !! Qui t'as laissé près des platines ! On avait dit plus jam…
-
Le bout d'un nez contre ses fesses dénudées par la position le coupa. Duo ne se retourna pas, restant parfaitement immobile et le regard fixé sur un point imaginaire. Il passa la langue sur ses lèvres.
- Nan mais lâche l'affaire ! Au secours ! Je suis en train de me faire violer par un fétich-iiiiiiiiisste ! Hey… Nan… C'est.. Aaaah…
Le bout d'une langue avait lapé sa fesse droite et des dents se promenaient… Deux mains attrapèrent les hanches de l'Ecossais et le tirèrent fermement en arrière. Duo fut descendu du banc et essaya tant bien que mal de garder un tant soit peu d'équilibre. Le brun la plaça face à lui, collant pratiquement son front au sien. Le châtain recula instinctivement et Heero avança, réduisant la distance que Duo voulait tant garder. Ils finirent par être arrêtés à la porte, les yeux fixés l'un à l'autre.
- Nan mais… Ca va pas être possible…
- Tu crois ?
Heero se pressait contre lui, ses mains caressant ses cuisses.
- J'ai pas envie moi…
- Si tu n'en avais pas envie tu serais déjà parti.
Duo grogna.
- Je n'ai pas la clé…
- Oh… Tu la chercheras tout à l'heure.
Les mains de Heero remontèrent jusqu'au pli des fesses.
- C'est… Du viol…
- C'est de la persuasion.
Le brun s'avança, croisant leur nez, leurs lèvres n'étant plus séparées que de quelques millimètres.
- C'est…
- Bon…
-
Heero ne le regardait plus dans les yeux mais fixait quelque chose, plus bas. Les yeux de Duo s'assombrirent de plus en plus, alors qu'il se laissait aller contre la porte. Il posa ses mains sur les avant-bras du brun mais sans chercher à les enlever, doucement. Lorsque Heero releva la tête, le châtain le dévorait des yeux, pour la première fois. Il passa la langue sur ses lèvres, laissant entrevoir son piercing.
- Ta copine…
Heero se plaqua un peu plus fermement contre lui, imprimant des mouvements de va et vient contre lui.
- On s'en fout… !
Les mains du brun redescendirent vers les cuisses avant de les agripper et les soulever, se plaçant entre. Duo resserra instinctivement ses jambes autour de sa taille.
- Il va falloir t'accrocher Duo…
Il imprima des mouvements contre son entrejambe collée à la sienne. Le kilt ne laissait rien apercevoir mais ne protégeait de rien. Et surtout pas des contacts. L'Ecossais se mordit la lèvre fortement.
- Le… Kilt… L'enlever…
Heero mordillait la peau fine du cou.
- Surtout pas…
Duo joignit les mains derrière la nuque du brun pour se soulever et se cambrer. Obtenant un peu plus de contrôle, il imprima des frottements de plus en plus forts, intenses.
- Fé ¤ondulation¤ ti… ¤ondulation¤ Haaan… ¤ondulation¤ …chisste…
Heero le remonta un peu plus, frottant son corps en sueur contre la porte. Duo inclina la tête pour fixer le brun et il tenta de reprendre son souffle.
Heero happa ses lèvres. Les lécha, les suçota, les mordit. Duo gémit contre sa bouche. Il entrouvrit les lèvres et avança sa langue, caressant de son piercing l'intérieur de sa bouche. La petite bille, était plus froide que leurs langues et s'insinuait toujours entre eux. On aurait dit que Heero… feulait.
- Fétichiste ? Oui… Mais ça dépend pour qui ?
- …anh… Et pour Britney Spears oui ?
- Si c'est toi… Oui…
-
Duo décrocha doucement ses bras du cou de Heero et les plaça juste au dessus de sa tête, enlevant lentement son dernier pompon rouge. Il le jeta, avant de se laisser glisser contre la porte, un sourire carnassier aux lèvres.
Ses yeux se faisant violets sous l'excitation.
- Baby can't you see… I'm calling…
A guy like you sshould wear a warning... Aaanh... !
Une des mains de Heero avait disparu sous le kilt.
- I need a hit… Baby give me it…
You're dangerousss... I'm loving it...
Un grand sourire étirait les lèvres de l'Ecossais alors qu'il imprimait un balancement un peu plus fort.
- Do you feel me now… ?
La main se resserra sous le kilt.
- With… A taste… Of you lips… I'm… On a ride…
Heero se rapprocha et inclina la tête, ne cessant de fixer Duo. Ses dents se refermèrent sur la lèvre inférieure de l'Ecossais alors qu'il fredonnait.
- You're… Toxic…
Le brun lui mangeait la bouche, Duo continuant à chanter.
- I'm… Sliping… Under…
Une des mains du châtain vint agripper le tee-shirt de Heero pour le garder contre lui, fouillant sous le tissu pour toucher la peau nue.
Ses jambes se resserrèrent encore plus autour de la taille du brun, emboîtant leur corps parfaitement.
Les mains de Heero se saisirent de ses fesses, alors qu'il lui donnait un coup de rein. Les mouvements devenaient urgents.
Cela faisait deux années, que c'était censé leur arriver.
Et ça venait de tomber.
Ça allait suer.
-
Heero se pencha à l'oreille de Duo, léchant le pavillon.
Sa voix était rauque, sensuelle.
- You drive me crazy…
- Yesssssss…
Coup de rein.
- I'm so excited…
Re-coup de rein.
- I'm… In… Too… Deep…
Tsuzuku
Disclaimer : Aucune des chansons ne nous appartient.
Oops, I did it again, a été composée par Max Martin et Rami Yacoub. La version utilisée est celle interprétée par Britney Spears.
Crazy, a été composée par Max Martin (oui, encore lui…). La version utilisée est encore celle de Britney Spears (mon Dieu Heero !)
Toxic, a été composée par Bloodshy & Avant, Cathy Dennis et Henrik Jonback (oh ? Et Max Martin alors ?). La version utilisée est toujours celle de Britney (non nous ne sommes ni fans ni obsédées par elle)
Baby one more time a été composée par ( Qui ? Allez, allez, devinez ) Max Martin ( et ouiii !).La version utilisée n'est surtout pas celle de Britney Spears mais celle de Dweezil Zappa, fils de Franck, deux génies ( ça doit être héréditaire).
Voici le lien à consulter d'urgence pour comprendre quelle était l'ambiance du mini concert : http ://www. Si le lien ne marche pas, allez sur youtube, tapez « zappa baby one more time », cliquez sur l'AMV de Utena, de SimiParthenopaeus et vous y êtes.
Voilà, on espère que ça vous aura plu… comment ça non ? Ok, ok on remballe :p. No deadline pour la suite : selon nos emplois du temps (de ministre, ce fut laborieux de se voir mais on fera vraiment tout notre possible, d'ailleurs on s'y atèle déjà).
Merci et à bientôt,
Nous.
