Je tiens à rappeler que l'oeuvre originale ne m'appartient pas. Les personnages comme Legolas, Gandalf ainsi que Frodon appartiennent à J.R.R Tolkien. L'histoire se passe des années après la Guerre de l'Anneau, ce qui explique le freestyle temporel.
Un grand merci pour les rewiews, je suis contente que cela vous plaise ! =D
Oui, effectivement, je me suis inspirée de The 100 pour le personnage principal ( J'adore cette série ! )
J'espère que cette histoire continuera de vous surprendre, et j'espère pouvoir vous transmettre mon amusement quant à l'écriture de cette fanfiction. Bisous à vous tous, ça continuuuuuuuuuuuuuu ! =D
" Où suis-je ? ", fut la première question qui vint dans la tête d'Alice. Tout était noir autour d'elle et un étrange bruit strident résonnait à ses oreilles comme une fourchette que l'on frotte contre une assiette. En se concentrant, la jeune femme cligna des yeux. Rapidement, son environnement prit force et le bruit disparut. Elle se trouvait toujours à bord de la station spatiale, ses coéquipiers semblaient déjà réveillés et l'observaient avec un soulagement non dissimulé.
" Eh bien, la miss, tu nous as fait peur.
- Ouais, on pensait ne jamais te revoir ouvrir les yeux ", dit John, le plus jeune, avec un ton moqueur.
Alice leur rendit un sourire, observant ensuite la vitre de la cabine pour voir un peu ce qu'il y a dehors. Une vive lumière les éblouie, la jeune terrienne passant son bras sur ses yeux pour éviter d'être aveuglée, ses yeux la brûlant. Rapidement, ils constatèrent qu'ils avaient changé de paysage.
Devant eux, une planète similaire à la Terre avec deux principaux continents se dressait dans le vide de l'espace, tournant autour d'un petit soleil avec son astéroïde presque aussi grand que la Lune. Wagner n480 était là, majestueuse, plus bleue encore que la Terre. Émerveillée, Alice s'approcha de la vitre, posant une main sur sa surface froide. Elle n'entendit pas Marcus derrière elle qui, toujours installé à son siège au poste de commande, demandait si tout le monde allait bien.
"Ouais, ça va", déclara-t-elle finalement, les yeux encore rivés sur la planète. Elle n'arrivait tout simplement pas à croire qu'ils aient réussi à se téléporter jusqu'à un autre monde, sans perdre la vie et sans encombre technique.
"Il va falloir vous préparer, les jeunes. Toi aussi, le vieillard. On ne perd pas de temps, il va falloir descendre", s'exclama-t-il, tout aussi joyeux.
Alice fit signe à Marcus qu'elle avait bien compris, regardant ses collègues qui partaient d'ores et déjà vers leurs cabines de lancement. Elle les imita, remettant correctement sa tenue ainsi que son casque avant de pénétrer dans la navette. Assez petite, elle contenait tout le matériel utile pour l'expédition sur la planète : caméra, kit de survie, tente gonflable, bâton électrique, appareil photo ancien et bien d'autres choses.
Elle attacha les sangles de son siège, activa la commande manuelle de pilotage de la navette ainsi que tous les réacteurs. Assez vite, après avoir respiré un bon coup, elle enclencha le décompte. La voix de Marcus se fit entendre dans les trois navettes de la station :
"Lancement dans cinq, quatre, trois, deux, un...
- On se retrouve en bas, Alice." intervint John, l'air amusé à l'idée de partir à l'aventure.
Soudain, alors qu'Alice fixait devant elle la planète bleue, sa cabine se décrocha violemment de la station, propulsée par les réacteurs. Les murs tremblèrent lorsqu'elle pénétra dans l'atmosphère de Wagner et, sans aucune explication, les réacteurs s'éteignirent un par un, déviant la trajectoire de la navette.
" Merde ", jura-t-elle. "Cons de réacteurs, pourquoi ils s'éteignent ?! Marcus ! Marcus, je dévie de ma trajectoire."
Hélas pour elle, la voix de Marcus grésilla avant de ne plus se faire entendre du tout. Alice se retrouva seule dans sa cabine, en chute libre, le sol s'approchant à grande vitesse tandis que les murs se réchauffèrent et tremblèrent sous la pression atmosphérique. Jurant entre ses dents, Alice prit les commandes en main, tentant le tout pour le tout.
" Allez ! Bon sang, allumez-vous !"
Mais rien à faire, les réacteurs ne voulaient plus se rallumer. La navette s'approchait à grande vitesse d'une petite île proche d'un continent à la forme de croissant de lune.
Alors que le sol s'approchait davantage, les réacteurs se remirent en route, écrasant violemment Alice contre le tableau de bord. Sa tête heurta ce-dernier avec violence, brisant son casque sur son côté gauche. Le souffle court et la vision embrumée, la jeune femme finit par s'évanouir sur son siège, du sang coulant de son front à l'endroit de l'impact.
Sur Arda, à l'extrême Ouest de la planète, Frodon vivait tranquillement sa nouvelle vie sur les Terres Immortelles. Depuis son départ des Havres-Gris, le Hobbit avait décidé d'emménager dans une demeure assez petite mais parfaitement adaptée à ses demandes. Toute blanche, elle offrait à Frodon tout le confort dont il pouvait espérer. Deux chambres à l'étage, une autre au rez-de-chaussé qu'il occupait. Une cuisine munie d'une cheminée, d'une table et de sièges afin de se reposer devant le feu de l'âtre. Un plan de travail idéal à la préparation des repas et, pour finir, un garde manger aussi grand que celui de Cul-de-Sac. A l'étage, entre les chambres d'amis, se trouvait une salle de bain avec une bassine en bois, ainsi que des toilettes séparées de la salle d'eau par un mur épais en pierre blanche.
Son ami, Sam, vivait depuis peu avec lui. Depuis la mort de sa femme, le pauvre semi-homme au coeur brisé avait décidé de rejoindre son meilleur ami afin d'oublier les atrocités de la Guerre et la solitude qu'avait laissée Rose derrière elle. Il l'avait retrouvé au seuil de sa porte, les lèvres tirées en une grimace à vous poignarder le coeur, le regard humide et la mine abattue. Dès lors, Frodon avait accepté avec joie de s'occuper de son ami qui, un peu plus tard, demanda la permission pour s'établir dans cette maison avec lui. Bien entendu, Frodon n'avait pas hésité un seul instant, acceptant la demande de son ami.
Quant à Gandalf, le vieillard passait de temps en temps le voir, bien qu'il était surtout occupé à flâner avec les Elfes de la cité blanche. Il lui arrivait de se promener en sa compagnie, comme au bon vieux temps, mais, cette fois-ci, sans charrette et cheval pour les tirer tranquillement au gré du vent sur la route menant jusqu'à la Comté. Pas de feux d'artifices, pas de tour de magie ni de jeux dont les Hobbits avaient l'habitude d'organiser en ces périodes de fêtes.
Non, tout ceci était maintenant terminé, loin derrière lui. Il lui arrivait parfois de se perdre dans ses souvenirs, repensant à sa chère Comté, à son potager et à ses amis. Sans le vouloir réellement, Frodon regrettait cette époque, bien qu'il ne pouvait pas se plaindre de sa situation actuelle.
" Frodon ! ", hurla une voix au-dehors.
Sursautant, Frodon s'arracha à sa tranquillité pour ouvrir la porte et chercher à qui pouvait bien appartenir cette voix. Il ne mit pas longtemps à trouver son ami Sam en train de courir jusqu'à la maison comme si sa vie en dépendait.
" Frodon ! Viens vite, il se passe quelque chose en-dehors de la cité.
- Que se passe-t-il, Sam ? ". Son ami dut reprendre son souffle avant d'expliquer les raisons de son affolement. " Il... Il y a quelque chose qui est tombé du ciel ! Un truc énorme, noir et embrasé, est tombé du ciel et s'est écrasé non loin de la ville. Les Elfes sont partis voir ce que c'était. "
Sans perdre un instant, Frodon attrapa sa cape elfique et suivit son ami jusque dans la forêt. Si les elfes s'étaient élancés à la recherche de cet étrange objet qu'a décrit Sam, il était fort possible qu'ils soient déjà sur les lieux. Après une bonne dizaine de minutes, Sam et Frodon arrivèrent enfin sur les lieux de l'impact. Les elfes, tous munis de leurs arcs ou de leurs épées, observaient l'étrange engin comme si celui-ci allait exploser à tout moment. Frodon put constater que l'objet était bien inhabituel, voire surprenant. Ça ressemblait à un oeuf, tout en blanc, à l'exception de cette étrange coque noire qui reflétait le ciel au-dessus de l'engin.
En s'approchant de plus près, il put voir son propre reflet sur la vitre teintée, comme s'il s'agissait-là d'un miroir. Au début, les Elfes ne firent pas attention à lui. En se penchant de plus près, il crut voir quelque chose derrière ce miroir, quelque chose d'autre que son reflet et celui du ciel. Il plissa les yeux jusqu'à voir ce qu'il y avait à l'intérieur et poussa un cri de surprise :
" Il... Il y a quelqu'un ! ", s'exclama le Hobbit.
Les elfes tournèrent la tête vers lui de concert, surpris par la réaction du Semi-Homme. C'est alors qu'une grande silhouette s'approcha d'eux, munie d'un bâton d'un blanc immaculé semblable à celui de sa tenue ainsi que de sa chevelure.
" Que faites-vous ici, Frodon ?
- Gandalf ? "
Mais Frodon n'eut pas la joie de retrouver son vieil ami que Gandalf l'agrippa par le bras, l'entraînant plus loin, Sam suivant le mouvement.
" Vous ne devriez pas être ici.
- Je vous jure que j'ai vu quelqu'un dedans. Je... Je ne sais pas ce que c'est mais faites-moi confiance, Gandalf ".
Gandalf lâcha alors un soupir dont il a le secret, son visage se déformant à cause d'une grimace d'incertitude. De toute évidence, il faisait confiance au Semi-Homme depuis que ce-dernier s'était porté volontaire à la Guerre de l'Anneau Unique, mais la situation n'était plus la même aujourd'hui. Il fut forcé de se redresser et d'admettre que son jeune ami avait peut-être raison. Tout en se rapprochant de l'oeuf, le magicien blanc toqua de son bâton contre la coque solide et métallique de l'engin. Rien ne se passa et, perdant presque patience, il recommença jusqu'à que l'oeuf s'ouvrit enfin, la vitre laissant maintenant place à un intérieur assez étroit.
Frodon s'approcha à son tour et fut bloqué par la surprise. Sur un siège en cuir noir se trouvait un être bipède avec une armure lisse et blanche comme l'oeuf, attaché par des sangles. Le casque de cet être était brisé en un endroit et il put voir le visage d'une humaine, inconsciente, le front en sang.
Les elfes bandèrent leurs arcs avant que Gandalf ne fasse signe à ces-derniers de retirer leurs flèches. Il approcha une main du casque et, le dévissant sur le côté, il libéra la tête de l'humaine de son emprise, celle-ci retombant mollement contre le dossier du siège. Les exclamations de stupeur s'élevèrent dans les rangs quand ils purent détailler le visage de l'humaine ; elle avait des cheveux bruns attachés en queue de cheval, une frange droite entourant son visage enfantin aux lèvres charnues et roses. Aucune ride ne parcourait ce-dernier, signe de sa jeunesse et de sa beauté. Ses paupières étaient colorées de noir, comme si on avait étalé du charbon dessus, ce que Frodon trouvait peu commun, voire très curieux.
Gandalf détacha prudemment l'humaine de son siège, soulevant cette dernière avec difficulté afin de la déposer par terre, sur l'herbe fine et humide. Il la détailla de haut en bas, intrigué par cette étrange tenue qui couvrait son corps. Il grimaça, relevant la tête vers l'un des elfes de l'escouade.
" Il faut la ramener auprès d'Elrond et de Dame Galadriel. Eux seuls sauront ce qu'il faut faire. "
Lorsque Alice ouvrit enfin les yeux, elle put constater avec étonnement qu'elle n'était plus dans sa cabine. Elle se trouvait maintenant dans une petite chambre aux meubles faits de bois beiges, sans doute du bouleau. Allongée sur un lit bien confortable, elle souleva la couverture pour remarquer qu'elle ne portait pas sa combinaison mais bel et bien une robe de chambre, blanche et très fine, ce qui lui fit monter le feu aux joues. Elle détailla par la suite tout ce qu'il l'entourait, s'arrêtant sur un joli balcon qui donnait sur une ruelle large et décorée par une végétation luxuriante.
Soudain, alors qu'elle fut prise d'admiration pour les arbres de dehors, Alice revint brutalement à la réalité.
" Mais attends... Je n'ai plus mon armure, je suis dans un superbe lit en bois... "
La nouvelle arriva dans sa tête comme un flash. Si elle était dans cette situation, c'est que quelqu'un, ou quelque chose, s'était occupé d'elle. D'ailleurs, en passant sa main sur son front, elle remarqua qu'elle n'avait plus qu'une vieille plaie refermée.
" Là, plus aucun doute, il y a bien quelqu'un qui m'a soignée ".
Se levant de son lit, ses pieds touchèrent le carrelage froid de la chambre. Elle frissonna, cherchant du regard où pouvaient bien être ses affaires. Malheureusement, et bien que ce fut logique, il n'y avait rien d'autre dans sa chambre que des meubles à l'ouvrage étrange et ce fameux balcon qui donnait sur le dehors. Soudainement prise par une envie incontrôlable, Alice s'approcha de ce-dernier et fut saisie d'admiration. Dehors, il y avait tout un petit monde qui lui était inconnu. Des civils, probablement des humains, circulaient dans la rue comme lors d'un jour de marché, discutant et riant aux dires de chaque. Les maisons étaient très belles, toutes blanches avec une végétation en tout genre pour agrémenter un peu la beauté de l'endroit.
Remarquant qu'il y avait des feuilles à côté d'elle, Alice s'arracha à sa contemplation pour en toucher une. Le premier contact la surprit, si bien qu'elle en retira sa main comme si la feuille l'avait brûlée. Elle l'approcha à nouveau et, en extase, l'humaine ne put s'empêcher de rire tout en flattant le végétal de ses doigts. Une bise fraîche et agréable vint caresser son visage, faisant mouvoir ses cheveux bruns détachés et sa tenue bien trop légère à son goût. Alice ferma les yeux, savourant par une grande inspiration l'air pur de cet endroit paradisiaque. Jamais auparavant elle n'avait pu sentir le vent sur son visage, la satisfaction de respirer un air chargé d'odeurs de fleurs et de forêt. Aussi fut-elle couverte de honte quand elle rouvrit les yeux pour s'apercevoir que sa robe de chambre s'envolait au gré du vent. A la manière de Marilyn Monroe, la terrienne plaqua sa robe entre ses cuisses avant de rentrer dans la chambre, un sourire plus que satisfait sur le visage.
" Mais j'suis où ? Je suis morte ? C'est le paradis, c'est ça ? ".
Toutes ces questions demeurèrent sans réponses et, même si cela l'angoissait, elle était bien trop occupée par ses nouvelles découvertes pour envisager de fouiller son logement.
Un bruit attira son attention, un bruit semblable à celui d'une porte que l'on ouvre avec un loquet. Se retournant brusquement, Alice se retrouva nez à nez avec son hôte et poussa un cri de surprise, attrapant une lampe qui traînait par là pour la lancer sur l'inconnu dans un réflexe purement défensif.
