Bonsoir à tous !

Il est déjà tard mais je tenais à poster cet OS, certes très court. Je me suis inspirée de la chanson Fever de Peggy Lee dont les paroles sont retranscrites à certains moments. Je vous invite à écouter la version d'Addie, qui est parfaite.

Je voulais faire quelque chose de hot, sensuel sans partir dans l'ostentatoire. Court mais intense. Je ne sais pas si j'aurais réussi mon pari, tout du moins j'espère que cela vous plaira !

Merci à MISSLouna22 qui a corrigé cet OS et apporté un avis constructif (et toujours avec la pêche !).

L'histoire et les personnages ne sont pas à moi, tout cela revient à notre très cher Oda-sama !

Bonne lecture !


[Zoro/Sanji]

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"Tout passe par le sexe, parce que c'est la chose animale qui nous rattache les uns aux autres."

[Monica Bellucci]

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Never know how much I love you

Never Know how much I care

When you put your arms around me

I get a fever that's so hard to bear

J'ai fini dans le creux de tes reins hier, bébé. J'ai fini par tomber malade, malade de toi, quand tu bouges délicieusement et que la température monte, je crois que je ne te dis jamais assez combien je tiens à toi. Tu es là, cheveux blonds éparpillés autour de toi, et tu me regardes moi, sans te douter à quel point je suis fou de toi.

Si tu savais, bébé, le nombre de fois où j'ai pensé à toi aujourd'hui. C'que je rêvais de rentrer, me blottir contre toi. J'ai pensé à ton regard toute la journée, et si tu savais ce que ça m'a fait chavirer. J'ai repensé à tes cris d'hier, oh ça m'a rendu fou, fou de toi.

Hier matin pourtant le ton avait monté, on s'est fripé, un peu comme à notre habitude. Si tu savais ce que j'aime ça, car les réconciliations n'en sont que meilleures, car tu as toujours su comment te faire pardonner. Et tu le fais si bien bébé, à croire que tu fais exprès de m'emmerder.

You give me fever when you kiss me

Fever when you hold me tight

Fever in the mornin'

Fever all through the night

Cette nuit est restée gravée dans ma mémoire, tes lèvres sur ma peau m'ont rendu accroc, bébé, j'ai pensé à elles toute la journée. Je me suis rappelé de cette fièvre qui s'était emparée de nous, qui n'avait fait que grandir quand je venais me fondre en toi. L'arrogance dans tes yeux à cet instant s'était mêlée de plaisir, et crois moi, ça valait bien un coup de rein supplémentaire.

T'as l'esprit sportif bébé, c'est que ça me plaît bien. Je vois bien que la fièvre ne prenait pas possession que de moi, ta peau brûlante quémandait un peu plus de chaleur encore et je te l'offrais bien volontiers.

J'ai toujours pensé que pour toi je n'étais jamais assez bien : trop musclé, trop bronzé, trop vert, trop idiot, trop chiant... trop homme. Pourtant avec le temps, j'ai compris que tu aimais ça plus que tu ne te l'avouais. Et quoi que l'on fasse, nos complexes se dissipaient une fois la fièvre venue, une fois que nos corps se joignaient et que seuls nos visages épris de plaisir se laissaient aller à un peu de douceur.

Sun lights up the daytime

And moons lights up the night

I light up when you call my name

And you know I'm gonna treat you right

Je pensais que je ne rivaliserais jamais contre elles. "Qui?", je devine que tu demanderais. Mais toutes, elles, partout, autour de toi, toi autour d'elles. Ça aussi ça me rend fou, mais pas de la même façon qu'auparavant. J'ai usé, rusé, afin de t'avoir près de moi, avoir l'occasion de te savourer comme je le fais tous les jours, de toutes les façons. J'ai fait des efforts, plus que tu ne le penses, que tu me reproches.

Je ne te laisserais pas partir, je te traiterais bien, mieux encore. Je susurrerais ton nom, je le crierais s'il le faut, afin que tu imprimes ma voix dans ta jolie petite tête. Moi en tout cas, je ne pourrais jamais oublier ta voix qui vient hurler mon nom quand je te serre encore plus contre moi. Jamais non plus je ne pourrais oublier tes muscles qui s'esquissent sous mes doigts, ceux glissant le long de ton corps.

Tant qu'il y aura du désir, tant qu'on se donnera entièrement, on ne pourra se permettre de prendre des chemins différents.

You give me fever when you kiss me

Fever when you hold me tight

Fever in the mornin'

A fever all through the night

Aussi étonnant que cela puisse être, c'est toi qui t'es laissé séduire par l'idée de te faire posséder. Je n'ai rien eu à dire à cela, j'ai même, disons le franchement, profité aisément de la situation, je la savoure encore tous les jours. Ce soir aussi, dès que je suis rentré, tu es arrivé tout souriant. Je n'ai d'abord pas compris, mais une fois que tu t'es pressé contre moi, proéminence assurée, j'ai su sur quel pied danser.

Je t'ai encore fait l'amour toute la nuit, jusqu'à épuisement, jusqu'à être repu. Tu t'es endormi, dos à moi, tu n'allais pas te blottir contre mon corps, ça aurait été le comble. C'est fou de voir qu'après t'être complètement laissé aller dans mes bras, qu'après avoir joui entre mes mains, tu retrouves ta vieille amie la fierté, qui vient s'immiscer entre nous. Je donnerais n'importe quoi pour que ce ménage à trois finisse, qu'elle foute le camp. Qu'elle n'entrave plus le peu qu'on a construit.

Je crois que je t'aime, c'est bête, on ne s'était rien promis. Tout cela n'est parti de rien. Je ne sais même pas ce que tu ressens vraiment. C'est peut-être trop demander que deux hommes bornés comme nous s'avouent cela. Je fais dans le sentimental ce soir, l'orgasme retourne les pensées et donne à se livrer. Toi, tu ne parles jamais beaucoup après, sûrement trop fatigué pour. Mais qu'importe.

J'ai encore chaud, je bous malgré le désir assouvi. J'ai cru entendre dire un jour que la plus juste comparaison que l'on puisse faire de l'amour, c'est celle de la fièvre.*

...

J'espère rester éternellement malade.


* une citation de La Rochefoucauld

Merci d'avoir lu, et à une prochaine pour un autre OS. Encore une fois n'hésitez pas à me suggérer des couples.