Émotions fortes
Note de l'auteur : Le chapitre deux tant attendu. Puisque la plupart d'entre vous m'ont présenté leurs théories et que certaines ont même tenté de m'acheter avec les émoticônes "chiot qui pleure" ou des montagnes de tribbles, que je me suis fait traité de méchante et de sadique, j'ai décidé de ne pas trop laisser traîner les choses.
Souvenez-vous juste que je peux parfois être sadique, en effet et aussi que je mens avec une facilité déconcertante.
Bonne lecture et vivement vos reviews!
PS : aujourd'hui, le 15/09/2014, c'est le K/S day! L'anniversaire du Spirk et de l'épisode "Amok Time"! Je dédis donc ce chapitre à notre couple TOS
Puisque notre John Doe ne se réveillerait pas avant des heures, voire des jours, selon Bones, après avoir de nouveau endossé nos uniformes, au cas où, je pris la décision de laisser les festivités suivre leur cours. Nous investîmes donc le mess des officiers, où le banquet était resté en plan. Pour l'occasion, les tables avaient été rassemblées en U. Mis à part les couverts des mariés qui étaient décorés de fleurs blanches venant du jardin botanique, le reste des assiettes se présentaient de manière homogène, sans nom désigné. De sorte, que chacun pouvait s'asseoir où bon lui semblait, avec qui il voulait. Y compris moi, puisque je n'étais pas l'invité d'honneur, en ce jour particulier. Je m'installais tout de même à la droite de la chaise de Leonard, désireux de partager ce moment avec lui. Spock prit place à côté de moi, tandis que la salle se remplissait. L'arrivée de notre homme mystère était le sujet de toutes les conversations. Les nouvelles allaient vite, sur un vaisseau comme l'Enterprise. Tout le monde avançait sa théorie, dont certaines me parurent trop alambiquées, même après ce que nous avions pu voir lors de nos voyages.
Dans le brouhaha ambiant, Tanzer s'occupa de disposer les nombreux plats, sur l'étendue de la longue nappe blanche, puis comme à son habitude, lors des réceptions qu'il organisait à bord, se mit en tête de me servir en premier. Ce que je désapprouvais d'un geste de la main, avant de lui signifier que ce soir-là, les grades de chacun n'avaient aucune espèce d'importance et qu'il fallait, avant tout, être aux petits soins pour les mariés. Nyota rayonnait, sous le regard amoureux de Bones et ils paraissaient vraiment être ailleurs, alors que chacun se restaurait avec gourmandise et que les discutions allaient bon train. Les occasions de ce genre restaient rares et je les appréciais bien plus que les repas pompeux et interminables des meetings diplomatiques. Malgré tout, le travail restait le travail et nous devions surveiller de près ce trou noir, pour nous assurer qu'il ne mette en danger aucun monde. Il nous fallait également étudier le croiseur de notre invité surprise que j'avais fait affréter dans le hangar à navette. Scotty s'était frotté les mains, à cette idée et avait insisté pour s'y mettre tout de suite, avec ma bénédiction.
Les bouteilles de champagne se vidaient à vue d'œil, alors que l'ambiance se détendait de plus en plus. J'observais, un sourire aux lèvres, les hommes et les femmes au service de ce vaisseau, rire ensemble comme des enfants. Sous la table, la main chaude de Spock vint se poser sur ma cuisse, attirant mon attention. Je sentais bien qu'il n'arrivait pas réellement à se décontracter. Mais je ne parvenais pas à me convaincre que c'était uniquement à cause de l'étalage émotionnel ambiant. Quelque chose le tracassait et je le connaissais assez pour savoir, que s'il ne m'en parlait pas, c'était parce qu'il était tout simplement incapable de mettre des mots dessus. Et ce constat m'inquiéta d'autant plus, que Spock était une personne qui réfléchissait en permanence, rationalisait tout et trouvait toujours une explication logique à toutes les situations, fut-elle tarabiscotée.
« Je pense que j'expérimente l'intuition et ce n'est pas agréable. Comment fais-tu pour rester concentré quand tu es tiraillé de la sorte ? » Pensa-t-il, en suivant mon raisonnement.
« Et bien, quand elle est bonne, ce n'est pas bien compliqué. Mais quelque chose me dit que la tienne est mauvaise. Dans ce cas, je ne peux penser à rien d'autre. »
« Je ne dirais pas ça. Elle n'est ni négative, ni positive. » Tenta-t-il de m'expliquer.
« Mais cela te tracasse quand même. Ça a un rapport avec notre John Doe inconscient ? » Demandais-je, même si j'avais déjà la certitude que c'était le cas.
« Je ne sais pas comment dire ça. »
« Alors va au plus simple. Même si ce n'est pas tout à fait la réalité. » Lui conseillais-je.
« Pour une raison tout à fait inexpliquée, il…m'attire. »
« Il quoi ? » M'exclamais-je à voix haute, attirant l'attention de Leonard et Nyota.
« Ce n'est pas ce que tu crois. » Se défendit immédiatement Spock. « Quand je l'ai vu, j'ai eu le besoin irrépressible de l'approcher. Et je suis incapable d'analyser cette pulsion. Je préfère donc m'abstenir de me retrouver en présence de cet homme, tant que nous n'en saurons pas plus sur lui. »
« Mais de quoi vous parlez, bon sang ? » Demanda Bones.
« Rien de grave. » Lui assurais-je. « Profite plutôt de ta fête. »
…
USS Enterprise, point de vue du Docteur Leonard McCoy.
La salle se vidait petit à petit. Beaucoup étaient déjà partis se coucher. Je commençais également à fatiguer et je surpris Nyota en train de bailler discrètement derrière sa main.
« Il est temps de rejoindre mes quartiers, je pense. » Dis-je, en ramenant une mèche échappée de son chignon, derrière son oreille. Le regard qu'elle me lança, envoya un délicieux frisson dans mon bas-ventre et j'attrapais fermement sa main en me levant, avant de m'excuser auprès de Jim et Spock pour notre départ. Je levais les yeux au ciel, face au sourire équivoque qui orna ses lèvres, en nous regardant partir.
« Promis, si une urgence médicale se présente, j'appellerai M'Benga. » Me lança-t-il, alors que nous étions sur le point de passer la porte, ce qui en fit rire certains.
Je ne prenais même pas la peine de répondre, exaspéré et entraînais ma… femme, dans le couloir. Il me faudrait un temps pour m'y habituer, mais je ne regrettais pas ma décision. Nous marchâmes tranquillement, nos doigts entrelacés, sans dire un mot. J'avais bien conscience de la bêtise de cette timidité. Ce n'était pas notre première fois, après tout. Mais cette nuit-là promettait d'être spéciale.
Elle investit ma chambre de sa présence, alors que je m'excusais pour le désordre que j'avais laissé dans la panique de ma préparation.
« Ne t'inquiète pas de ça. » Dit-elle, en débarrassant le lit des affaires qui y traînaient encore, avant de grimper dessus et de s'y allonger, avec sa grâce naturelle.
J'avalais difficilement ma salive, alors qu'elle levait une jambe fine pour retirer une de ses bottes, avant d'en faire de même pour l'autre. Elle tira ensuite sur ses bas, puis les jeta dans un coin. Sa robe était dangereusement remontée sur ses cuisses, dans la manœuvre et je me serais presque giflé de rester planté là comme un idiot, alors qu'elle détachait ses longs cheveux noirs pour les laisser cascader sur les oreillers.
« Comptes-tu juste me regarder, ou vas-tu me rejoindre ? » Demanda-t-elle innocemment.
J'acceptais l'invitation et m'avançais vers elle, avant de trébucher sur ses chaussures et de m'étaler à moitié sur le matelas. Son rire cristallin résonna dans la pièce, alors que je me relevais, dépité.
« On dirait que tu as de nouveau quinze ans, lors de ton premier rencard. C'est trop mignon. » Dit-elle, d'un ton taquin.
« Ne te moque pas de moi ou je te le ferais payer. » Rétorquais-je.
« Je serais curieuse de savoir de quelle manière. » Me provoqua-t-elle, en relevant un de ses genoux, dévoilant son sous-vêtement d'un rouge carmin.
Je perdis mon souffle, quelques secondes, avant d'enfin m'approcher d'elle, lentement, après avoir pris le temps de me déchausser à mon tour. Je soulevais sa robe et la lui retirais délicatement, puis libérais sa poitrine de son soutien-gorge, sans pour autant la caresser. Elle voulait jouer, elle allait perdre. Uniquement vêtue de son shorty, alors que j'étais encore habillé, elle agrippa mon t-shirt pour me l'enlever. Mais je me dérobais à sa prise et emprisonnais ses poignets fins d'une main, au dessus de sa tête. Elle me lança un regard interrogateur et je m'emparais de ses lèvres, dans un baiser aérien. Elle voulut l'approfondir, mais je dérivais vers son cou gracile, embrassant la ligne de sa nuque, une clavicule, puis traçais de ma langue le contour d'un téton, sans même l'effleurer.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Murmura-t-elle, frustrée.
« Je te fais payer ton insolence envers un supérieur. » Susurrais-je, avant de dessiner une ligne humide sur son ventre, jusqu'à l'élastique du seul vêtement qui lui restait.
« Je crois que j'ai besoin d'un avis médical. » Soupira-t-elle.
« Ça tombe bien, je suis docteur. » Renchéris-je. « Que puis-je faire pour que tu te sentes mieux ? »
« J'ai envie de te toucher. Enlève-moi ça. » Répondit-elle, en désignant mon uniforme.
Je m'exécutais, de bonne grâce, ne conservant que mon boxer bien trop étriqué en vue de mon état. Je m'allongeais ensuite sur elle et remontais jusqu'à ses lèvres mutines, pour l'emporter dans un baiser passionné. Elle encercla ma taille de ses jambes, avec force, appuyant mon érection contre son aine. Je soupirais contre sa bouche, en prenant un de ses seins en coupe, pour en taquiner le téton d'un pouce. Elle se cambra contre moi, en quête de plus de contact. Je déposais alors une myriade de baisers sur son corps, de plus en plus bas, pour retrouver sa culotte pourpre. Je posais mes lèvres sur le tissu soyeux, avant de tirer dessus pour le retirer et de l'envoyer au sol, avec le reste de nos vêtements. Je la tourmentais ensuite longuement, de ma langue et de mes doigts, jusqu'à ce qu'elle se tende sur les draps en gémissant délicieusement. Je remontais alors à sa bouche, pour l'embrasser avec fougue, avant de retirer mon sous-vêtement et de m'enfouir quelque peu brusquement dans la chaleur de son corps. Elle me serra contre elle, griffant mon dos, emprisonnant mes hanches de ses cuisses fermes, alors que j'allais et venais en elle à un rythme implacable. Je sentis le plaisir monter dangereusement, quand elle jouit une deuxième fois. Je la pris alors plus fermement, accélérant la cadence de mes coups de reins, jusqu'à céder à un orgasme divin.
Elle se blottit contre moi et je la serrais dans mes bras, le souffle court, sa peau moite contre la mienne. Elle était magnifique, son visage parfaitement détendu, ses lèvres gonflées par mes baisers, ses cheveux étalés sur les coussins, dont quelques mèches folles restaient collées à son front humide.
« Je crois que je vous aime, madame McCoy. » Chuchotais-je, à son oreille.
Un rire léger secoua sa poitrine et vint chatouiller mon cou sensible.
« Je t'aime aussi. » Murmura-t-elle en retour, en cherchant le drap d'une main aveugle, avant de l'agripper pour le rabattre sur nous. Je l'embrassais pour lui souhaiter bonne nuit, avant de tendre un bras, pour éteindre la lumière sur la première nuit du reste de notre vie.
…
USS Enterprise, point de vue du Lieutenant Hikaru Sulu.
Pavel avait définitivement trop bu et presque rien mangé. Un mélange forcément explosif, aussi Russe soit-il. J'en étais donc là, à le soutenir le long du couloir menant aux quartiers des officiers. J'avais laissé tomber l'idée de le ramener dans sa chambre, bien plus éloignée. Sans compter qu'il serait bien plus tranquille, seul avec moi, qu'avec un Burly complètement ivre. Et ce n'était nullement une excuse pour profiter de la situation. Je n'étais pas ce genre de type et j'espérais mieux pour notre première fois. Il n'empêche que je me réjouissais de dormir de nouveau à ses côtés. Arrivés à destination, je l'allongeais le plus délicatement possible sur mon lit. C'est qu'il faisait son poids, malgré les apparences. Il me fixa de ses yeux bleus quelque peu vitreux, alors que j'entreprenais de l'effeuiller, avec plus ou moins de coopération de sa part.
« 'Karu. » Marmonna-t-il. « Fais-moi l'amour. »
« Arrête de dire n'importe quoi. » Soupirais-je, malgré l'envie qui me taraudait les reins, à la vue de son corps presque nu, alors que je venais à bout de son pantalon. « Tu es saoul et on ne fera rien ce soir. Tu verras, tu me remercieras demain. Enfin, si tu t'en souviens, bien sûr. »
« Tu ne veux pas de moi. » Affirma-t-il, en se mettant en boule sur le côté, boudeur.
« Tu plaisantes, j'espère ? » M'exclamais-je, en tirant sur son épaule, pour qu'il se tourne vers moi. « Pavel… » Je soufflais, cherchant mes mots. « Je… je tiens vraiment à toi. Je n'ai pas envie de tout gâcher. » Avouais-je, en fermant les yeux.
En l'absence de réponses de sa part, je les rouvrais, inquiet, pour constater qu'il s'était simplement endormi. Je souris bêtement, devant son air presque enfantin et déposais un baiser léger sur ses lèvres mutines, avant d'éteindre la lumière et de me blottir contre lui.
…
USS Enterprise, point de vue du Capitaine James T. Kirk.
La sonnerie de mon communicateur me sortit brutalement de mon sommeil. Je sursautais, cherchant mes repères durant quelques secondes, dans l'obscurité, avant que Spock n'allume la lampe et que j'aperçoive enfin l'objet du délit, sur ma table de nuit. Je constatais qu'il était encore tôt, en décrochant gauchement.
« Kirk. » Marmonnais-je, d'une voix pâteuse.
« Ici M'Benga, Capitaine. Désolé de vous réveiller, mais notre homme mystère a repris conscience. » M'apprit-il.
« Je suis content de l'apprendre. Est-il en bonne santé ? » Demandais-je.
« Oui. Il va très bien, monsieur. » Répondit-il, simplement.
« Alors pourquoi me prévenir… » Je calculais rapidement. « …à peine deux heures avant notre quart ? Qu'y a-t-il de si urgent qui ne pouvait pas attendre que débute notre journée de travail ? » M'étonnais-je.
« C'est-à-dire que je ne sais pas vraiment quoi faire, Capitaine. » Dit-il, d'une voix incertaine.
« Auriez-vous oublié les rudiments de votre métier durant la nuit, Docteur ? » Ironisais-je, déconcerté.
« Non, de ce côté-là tout va bien. Ce que je voulais dire, c'est que je ne pense pas être la personne la plus qualifiée pour gérer la situation. »
« Mais de quoi parlez-vous, bon sang ? » M'écriais-je, ne voyant absolument pas où il voulait en venir.
« Le mieux, c'est que vous veniez, je pense, monsieur. » Affirma-t-il.
Je soupirais lourdement. Soudainement angoissé.
« J'arrive. Kirk terminé. » Dis-je, simplement, avant de couper la communication.
Je me tournais vers Spock, pour partager ma perplexité, mais son expression m'inquiéta d'autant plus. Il ne semblait pas surpris le moins du monde, mais resta figé dans un mutisme buté.
« Viens-tu avec moi ? »
Il hocha la tête en guise de réponse, même si je percevais son appréhension à travers notre lien.
…
Après une douche sonique et un habillage express, durant lesquels un nœud s'était formé dans mon estomac, anéantissant tout espoir d'un bon petit déjeuner que nous n'avions, de toute manière, pas le temps de prendre, nous débarquâmes prestement à l'infirmerie. J'allais m'adresser à M'Benga, quand mon regard tomba sur l'inconnu qui se tenait fermement sur ses deux jambes, au milieu de la pièce. Quand je croisais ses yeux d'une couleur noisette tout à fait surprenante, je me demandais comment j'avais pu ne pas le reconnaître immédiatement. Je fus pris d'un vertige et me rattrapais au bureau de McCoy, à ma droite. Ma main tomba sur l'intercom et je l'actionnais tel un automate.
« Kirk à passerelle. » Articulais-je difficilement.
« Passerelle. » Me répondit la voix du navigateur de garde.
« Mettez le cap sur Vulcain. Distorsion facteur 8. Immédiatement. »
« Mais Capitaine. Le trou noir… »
« … peut attendre. Il ne va pas disparaître ! » M'emportais-je.
« À vos ordres, monsieur. »
« Kirk terminé. » Concluais-je.
L'homme en face de moi n'avait toujours pas prononcé un mot.
« Docteur, trouvez-moi McCoy. Sortez-le de son lit par la peau des fesses, s'il le faut, mais je le veux ici dans cinq minutes. » Ordonnais-je à M'Benga.
« J'y vais. » Répondit-il, en se précipitant vers la sortie, apparemment soulagé de quitter la pièce.
Un lourd silence tomba, quand la porte se referma.
« Je ne sais pas comment ça se passe, d'où tu viens, mais personnellement, mon univers commence sérieusement à me rendre dingue. » Dis-je soudainement. « Les voyages dans le temps, les mondes parallèles… c'est un peu trop, à la longue. »
« J'ai eu parfois cette impression, moi aussi. » M'assura-t-il, calmement. « Mais notre vie serait ennuyeuse sinon. »
Je souris à sa remarque, avant de redevenir sérieux.
« Je vais te poser une question. Si la réponse est la bonne, je t'en poserai une deuxième. Et seulement après, nous pourrons discuter. »
« Je t'écoute. » Dit-il.
« Combien d'année dans le futur ? »
« Date stellaire ? »
« 2260. » Le renseignais-je.
« 127 ans. » Calcula-t-il mentalement.
« Bonne réponse. Es-tu venu le chercher, ou le rejoindre ? » Enchaînais-je.
« Le rejoindre. J'ai entrepris ce voyage sans espoir de retour. »
« Très bien. Nous sommes déjà en route. Nous allons donc attendre patiemment Bones, parce que je tiens à ce qu'il soit là. Ensuite, tu pourras peut-être nous expliquer pourquoi tu n'es plus mort. » Décidais-je. « Remarque, ça nous fait un point commun supplémentaire. » Raillais-je, en me tournant vers Spock.
Il était resté figé, peu sûr de la marche à suivre.
« Je comprends mieux l'attirance dont tu me parlais hier soir. » Ajoutais-je. « Ne te tracasse plus avec ça, c'est normal, je l'ai ressenti aussi avec l'autre toi. » Lui assurais-je. « C'est une réminiscence de notre lien, je pense. »
Cette révélation sembla le soulager. Je m'asseyais donc calmement dans le fauteuil de Leonard, en fixant mon double, d'au moins 30 ans mon aîné, en faire de même sur son lit. Et un sourire naquit sur mes lèvres, alors que je tentais d'imaginer la tête du vieux Spock, quand nous débarquerions sur Vulcain.
