Bonjour à tous, si vous êtes sur cette page c'est que vous avez lu le premier chapitre de cette fiction et que vous aviez envie de lire la suite, si c'est ça je vous en remercie (sinon je ne sais pas pourquoi vous êtes sur cette page). Cette fiction est celle qui a le moins de vu mais c'est pourtant celle que je préfère parmi les miennes, elle me tiens particulièrement à cœur et j'espère qu'elle vous plaira. Je remercie les personnes qui ont mit cette fiction en favorite, je sais qu'au moins deux personnes seront contente de lire ce chapitre.

A propos de ce chapitre, oui il est très cour et je m'en excuse. J'aurais voulu le faire plus long et c'est pour ça qu'il n'est poster que maintenant, j'attendais d'avoir de l'inspiration pour la suite mais finalement en le relisant je me suis dis que c'était bien de le finir comme ça, ça marque une transition qui serra utile pour le chapitre suivant. Car oui il y aura un chapitre suivant. Il arrivera un jour, je ne sais pas quand, mais il arrivera. Désolé pour les fautes, j'aurais beau me relire cent fois, il y en aura toujours.

Sinon bonne lecture et n'hésitez pas a laisser des reviews.

Alice in Nightmare

Chapitre 2 Fuite

Elle court le plus vite possible, comme si sa vie en dépendait. Et dans un coin de sa tête elle se dit que c'est sûrement le cas. Elle n'entend rien autour d'elle, mis à part les bruits de sa propre course. Mais les feuilles et les branches qu'elle écrase sous ses chaussures, les buissons qu'elle déchire en passant au travers, sa respiration saccadée et les battements de son cœur qui résonnent comme un tambour à ses tempes suffiraient amplement à masquer le moindre bruit. Elle ne doute pas qu'elle est poursuivie. Elle le sait, elle le sens. Elle se souvient que la femme aux longs cheveux noirs à trancher la main du garçon avant même qu'elle ne se rende compte de sa présence, et elle ne doute pas qu'elle puisse se déplacer dans une forêt sans faire le moindre bruit.

Alors elle court, elle court de toutes ses forces. Sans s'arrêter, sans se préoccuper de sa respiration qui devient de plus en plus sifflante, sans regarder où elle met les pieds. Quand elle trébuche, quand elle tombe, quand ses poumons lui hurle de s'arrêter, quand ses jambes manquent de se dérober sous elle, elle repense au sourire de la fille, un sourire de psychopathe. Et ses yeux rouge sang, promesse de souffrance et de mort. Et elle continue.

Et puis, plus rien sous ses pieds. Elle se sent glisser, flotter un instant puis tomber à terre sans ménagement. Son bras heurte durement le sol, elle veut crier mais le choc lui coupe le souffle. Elle dévale rapidement une pente raide, sa tête se cogne rudement contre une chose dur qu'elle devine comme étant un arbre. Et enfin, après une décente qui lui parut une éternité, la chute prend fin.

Elle n'eut pas le temps de reprendre ses esprits, ni même celui d'ouvrir les yeux, qu'on l'attrapa par le poignet et qu'on la remit debout sans ménagement.

« Alors c'est toi la nouvelle Alice. »

La voix est plus froide, plus grave que celle de Koito, elle appartient sûrement à un homme plus âgé -et plus musclé à en voir la force avec laquelle il l'a relevé- mais les mots qu'il emploie lui font penser au lapin, et elle se souvient que c'est à cause de lui qu'elle est ici. Que c'est ça faute tous ce qui lui arrive. Alors elle s'énerve et reprend connaissance du monde qui l'entoure. Elle se souvient de qui elle est et de où elle est.

« Je ne m'appelle pas ALICE ! hurle Gumi en ouvrant les yeux. »

Elle se dégagea de la poigne de l'homme d'un mouvement sec qui la surprit elle-même et recula d'un pas, fessant face à son nouvel ennemi. Car apparemment ici, ils en avaient tous après elle ici et s'acharnaient à vouloir l'appeler Alice.

Elle fit fasse à un homme plutôt grand mais pas aussi musclé qu'elle se l'était imaginer. De tous ceux qu'elle avait pu voir depuis que Koito l'avait poussée dans les égouts, c'était celui qui lui paraissait le plus normal : pas d'oreille de lapin, de sourire psychopathe ni de regard prometteur de souffrances plus terribles les unes que les autres. Non l'homme qui lui fessait fasse avait tout d'un être humain. Mis à part ses cheveux brun beaucoup trop longs pour un garçon de l'avis de Gumi, qu'il avait attachés en une natte qui reposait sur son épaule. Il fixait ses yeux bleu-vert sur la jeune fille et la regarda longuement avant d'afficher un petit sourire en total opposition avec sa voix froide.

« Dans ce cas, qui es-tu ?

- Je… »

La verte n'eut pas le temps de dire son nom que les buissons de la petite clairière dans laquelle l'avait conduit sa chute, se déchiraient et laissèrent apparaître la femme au katana blanc. Celle-ci lança un regard meurtrier à l'homme.

« Cette Alice n'est pas à toi, dit-t-elle haineusement.

- Je ne m'appelle pas Alice, soupira Gumi en prenant soin de m'être le plus de distance possible entre la psychopathe et elle.

- Elle ne t'appartient pas non plus, rétorqua l'homme en fixant sur la nouvelle arrivante un regard plus que glaciale. »

Cela ne parut pas déranger plus que ça la jeune fille qui posa la main sur son katana sans pour autant le dégainer. Elle regarda Gumi puis se focalisa entièrement sur le brun.

« C'est moi qui l'ai trouvée en premier.

- Mais cette forêt n'est pas à toi.

- A toi non plus.

-Elle appartient au chapelier et mon maître est actuellement à son service, elle m'appartient plus qu'à toi. De plus c'est Koito qui l'a ramenée et la donc trouvé le premier.

- Elle n'appartient plus à cette imbécile de lapin depuis qu'il l'a perdu dans l'abysse. »

L'homme fronça les sourcils et fusilla la fille encore plus méchamment qu'il ne le fessait déjà.

« N'insulte pas un des joueurs ! »

Gumi ne comprenait rien à leur échange, elle avait vaguement comprit qu'ils se disputaient pour savoir à qui elle appartenait – mais elle n'appartenait à personne ! Elle soupira, ça ne lui servait à rien de s'enfuir à nouveau, elle le savait. Les deux autres n'auraient eu cas se lancer à sa poursuite et ça aurait sûrement fini en un affrontement mortelle pour savoir à qui elle reviendrait, et elle ne voulait pas de ça. Même si elle ne les connaissait pas et même si elle détestait déjà la fille aux yeux rouges, elle ne voulait pas que quelqu'un meure à cause d'elle.

Leur joute verbal prit fin au moment où ils allaient en venir aux armes. L'apparition de deux nouvelles personnes stoppa leurs gestes et les réduisirent au silence. Deux têtes blondes, que Gumi identifia d'abord comme des enfants, virent se placer de chaque côtés de l'homme et regardèrent la femme avec le plus de haine et de méprit qu'il était possible de le faire.

« Cet endroit ne vous appartient pas, commença un des deux blond.

- Nous vous sommons de partir, toi et les autres pions de ton équipe, continua l'autre avec une voix presque identique à celle de premier blond mais légèrement plus aigüe.

- Sinon nous appliquerons le règlement et vous tuerons, termina le premier. »

La femme aux cheveux noirs dévisagea les deux blonds avec méprit mais ne leur répondit pas. Elle fit un pas en arrière, signifiant ainsi qu'elle leur obéissait, bien que ce fut à contre cœur.

« Tu as gagné pour cette fois mais je te le ferrait payer, n'oublie pas qu'il est de mon côté. »

A ces paroles les poings de l'homme à la natte se contractèrent et il lui jetta un regard aussi noir que l'abîme.

« Ne le mêle pas à ça, cracha-t-il avec haine. Je t'interdit de le toucher ! »

La femme ignora sa réponse. Elle recula jusqu'au couvert des arbres et , avant de disparaître à nouveau, elle releva les yeux vers Gumi et lui sourit d'un sourire sans chaleur.

« On se révéra, dit-elle. Bienvenu en enfer petit ange. »

Et elle partit sans faire un seul bruit.

Le brun soupira et se détendit dès que les légers bruits de pas de la femme se furent éloignés mais il resta néanmoins légèrement contrarié.

« J'ai cru qu'elle ne s'en irait jamais. (Il se redressa de toute sa taille et se tourna vers les deux blonds.) Rin ! Len ! J'ai jamais étais aussi content de vous voir !

- Merci, c'est sympathique, répondit le blond à la voix plus aigüe. »

Maintenant que l'autre psychopathe était partie Gumi se permit de mieux les observer: ils se ressemblaient énormément, devant sûrement être jumeaux, tous les deux petit les yeux bleus et, évidemment, des cheveux blonds. Ils avaient la quinzaine et paraissaient plus sain d'esprit que toutes les autres personnes qu'elle avait rencontrées aujourd'hui. Gumi se demanda comment ils avaient pu se retrouver là, dans une forêt où des gens vous poursuivez alors que vous ne les connaissaient pas.

La seule différence qui permettait de les différencier était que l'un avait les cheveux détachés et tombant en boucles légères sur ses épaules, tandis que l'autre, le dernier à avoir pris la parole, les portaient attachés en une petite queue de cheval. Ils étaient tous les deux vêtue de vêtements de cuirs noirs qui leur allaient parfaitement, épousant la moindre forme de leur corps et n'entravant aucuns de leurs mouvements. Une tenu parfaite pour ce battre, devina Gumi. En se tournant vers l'homme brun elle se rendit compte qu'il portait lui des vêtements plus basique mais tout aussi noirs.

Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir d'avantage que tous se tournèrent vers elle. Les jumeaux la dévisagèrent tandis que l'homme à la natte lui adressa un petit sourire désolé.

« Alors qui es-tu ? Demanda-t-il.

- Je...

- C'est une Alice évidemment, la coupa le blond au cheveux lâcher.

- Je ne m'appelle pas Alice mais Gumi !

-Et moi Ron ! Fit le brun en lui souriant.

- Nous n'avons pas le temps pour ça, soupira le deuxième blond en fusillant le plus grand du regard. Il faut rentrer au manoir, le chapelier veut la voir. »

Sans attendre de réponse il se détourna et s'enfonça dans la forêt aussitôt suivit de son jumeau. Ron hocha la tête même si personne ne le regardait puis fit un signe à Gumi, l'invitant à les suivre. Celle-ci lui obéit, après tout elle n'avait pas vraiment le choix. Si elle s'échappait ils auraient vite fait de la rattraper. Et puis c'était les premiers qui, depuis qu'elle était tombée dans se maudit trou, ne la regardait pas avec des sourires de psychopathe.