Bonjour,

Voici la suite des aventures de Shun et Law. C'est un long chapitre. Vous allez lire la vie de Shun certains détails peuvent vous paraitre redondant avec une autre de mes fics mais juste des détails. Bonne lecture Biz à bientôt Peace'.


Chapitre 2 :

Il devait être approximativement neuf heures quand Law ouvrit les yeux. Il n'avait dormi que quelques heures, quand son guide vint le réveiller. L'homme lui expliqua que le déjeuner allait être servi et le roi exigeait sa présence, alors Trafalgar se devait d'y assister. Law attendit que l'autre s'en aille pour sortir du lit. Il ne voulait pas qu'il voit l'état de son corps. En effet Law était un peu souillé par certain liquide qu'il n'aurait jamais pensé trouver là le jour d'avant. Il se plongea dans ses pensées se rappelant sa courte nuit.

Quand il était revenu du bal, malgré l'heure, il décida de se coucher. En effet le capitaine corsaire voulait se lever tôt pour quitter le palais aux aurores. Mais de toute évidence le destin en avait décidé autrement. Trafalgar commença à se tourner, retourner pendant prèsd'une heure. Toute sa journée défilait sous ses yeux, surtout les moments avec le roi. Plus particulièrement quand l'homme faisait l'amour, avec ces hommes et la Tenryubito, le soir. Puis, lui revenait en mémoire le regard de Shun fixé sur lui. L'émotion que Law avait ressentie revint alors, c'était comme si cet être lui faisait l'amour. Son esprit vagabonda pendant un long moment. Law l'imaginait le touchant, caressant son corps, l'embrassant, lui susurrant des mots doux, puis plus obscènes pour l'exciter encore plus. Au bout d'un moment n'en pouvant plus, le corsaire décida de joindre le geste à la pensée. Il se caressa en imaginant que ses mains étaient celles du roi. Il en arriva à se masturber en fermant les yeux pour mieux revoir l'image de son amant dans sa tête. Pour la première fois Law expérimenta le plaisir charnel solitaire en se représentant une personne précise. Il n'aurait jamais cru que ce serait un homme. Encore moins l'un des plus puissants du monde. Qu'il posséderait tant d'expérience, dans un domaine où lui avait tout à apprendre. C'est donc très tard, voire très tôt le matin qu'il s'était endormi, encore tout retourné de ce qui venait de se passer. Effectivement, c'était difficile pour lui d'accepter qu'il avait joui et gémit de façon obscène. Ainsi qu'avoir utilisé en litanie le prénom Shun comme stimulus. La réaction de son corps à tant de plaisir l'avait choqué.

Maintenant après quelques heures de sommeil, il se leva maculé de liquide séminal, et ça, il n'aurait pas aimé être vu ainsi. Law partit donc à la douche et se rhabilla. Il se demanda comment son jeans et son t-shirtpouvaient avoir atterris sur son lit, alors qu'il n'avait pris que son smoking en sortant de l'hôtel. Mais bon dans ce palais tout paraissaient possible.

Quand il fut prêt, il sortit de sa chambre et se trouva nez-à-nez avec « son guide », comme il l'avait baptisé. L'homme le guida, Law ne reconnaissait pas l'endroit, il pensait qu'on le mènerait dans l'une des grandes salles d'hier. Puis le guide lui montra une porte et Law entra.

Il fut stupéfié par le spectacle devant lui. Le roi l'attendait seul, attablé devant deux couverts.

- Bonjour, Trafalgar, as-tu bien dormi ?

- Oui, merci Shun.

- Bien, viens prendre place avec moi, j'ai décidé de faire un déjeuner en petit comité, cela ne te dérange pas j'espère ?

- Euh, non.

Law s'assit à la place vide. Il sentit le roi le regarder avec un grand sourire sur les lèvres. Puis il lui chuchota avec le ton de la confidence :

- Alors, tu as vraiment bien dormi?

- Euh, oui, merci, répondit Law gêné, il baissa les yeux sur son assiette et demanda d'une voix plus basse, et toi Shun, tu as bien dormi ?

- Oui, mais à vrai dire, je me suis senti un peu seul, j'aurais préféré dormir à coté de quelqu'un. Mais j'ai quand même fait de beaux rêves.

Law rougit encore plus comprenant l'allusion du roi, Shun avait l'air de savoir parfaitement ce qu'il avait fait dans la nuit, et ça le gênait un peu.

- T'inquiète pas, je ne dirais rien. Je ferais comme si je ne savais pas, comme une personne normale. Alors n'en parlons plus.

- Mais comment ? murmura Law.

- Mon fruit du démon, lui répondit aussi dans un murmure le roi. Devant l'air d'incompréhension de Law le roi rajouta, on en reparle plus tard promis.

Law acquiesça de la tête. Les deux hommes parlèrent de tout et de rien. Le roi faisant abstraction du côté pirate de Law en le considérant comme son égal. A la fin du déjeuner Law avait appris plein de choses intéressantes sur la politique, les alliances, les espions et bien d'autres choses qui l'aideront à faire tomber ses ennemies.

Après le déjeuner il retourna dans sa chambre et décida de rejoindre son bateau. Une heure plus tard il était sur son sous-marin, ses hommes s'affairaient autour de lui et posaient plein de questions. Lui ne voulait qu'une chose, qu'on le laisse seul. Après avoir raconté ce qu'il s'était passé et décrit ce qu'il avait vu, il s'exila dans sa cabine. Là, le capitaine s'assit à son bureau, prit son carnet de bord et reporta ces dernières vingt-quatre heures, puis alla reprendre son poste.


Au palais, tout le monde travaillait, sauf le roi qui s'ennuyait ferme. Shun n'arrivait pas à se concentrer. Vers dix-huit heures, il décida de sortir pour s'aérer, marchant dans les jardins, ses pas le menèrent vers les portes du château. Après mûre réflexion, il demanda à un des gardes d'avertir qu'il mangerait à l'extérieur et ne rentrerait que le lendemain matin. Puis il partit visiter la ville. S'arrêtant dans certains magasins et discutant avec les citadins. Cela ne lui était pas arrivé depuis des lustres. Shun mangea vers vingt et une heures dans un petit restaurant. Ensuite il continua sa promenade pour atterrir dans le port. Il pensa avec regret que le sous-marin de Law était parti, amenant avec lui le beau capitaine. Pour lui, se faire un ami était quelque chose de rare, cela tenait du miracle. Il déambula dans le port en regardant les bateaux et leurs équipages. Au bout d'un moment ne regardant pas où il allait, il percuta quelqu'un. Shun allait s'excuser quand il découvrit Law en face de lui. Il fut si content qu'il le prit dans ses bras sans réfléchir.

- Désolé, dit-il en libérant Law de son étreinte. Je croyais que tu étais parti sans me dire au revoir. Ce qui ne serait pas très sympas.

- Oui, désolé d'être partis sans te voir, mais je ne voulais pas te déranger.

- Tu ne me dérangeras jamais.

- Merci, mais que fais-tu là ? s'informa Law.

- Oh ! Je m'ennuyais au palais, alors j'ai décidé de sortir me promener. J'ai mangé dans un restaurant et maintenant j'allais me chercher un hôtel. Je n'ai vraiment pas envie de rentrer.

- Je comprends, tu n'as qu'à venir dormir chez moi, fit Law avant de se rendre compte de l'idiotie qu'il venait de dire. Lui qui voulait l'oublier, surtout après la nuit dernière, venait de l'inviter dormir avec lui. Car bien évidement toutes les cabines du sous-marin étaient pleines, donc le roi devrait dormirdans la plus luxueuse des cabines, la sienne. Au fait, tu dis toujours le palais, mais jamais chez moi, pourquoi ? rajouta-t-il pour penser à autres choses.

- J'ai du mal à le considérer comme mon chez moi. Sinon je serais ravi de venir visiter ton sous-marin. Je verrai si je reste ou pas plus tard ça te va ?

- Oui.

- Et toi que fais-tu là ? questionna à son tour le roi.

- Moi aussi, j'avais besoin de prendre l'air, pour me changer les idées, expliqua Law.

Les deux hommes se regardèrent d'un air entendu et Law ouvra la marche vers le sous-marin. Quelques minutes plus tard, ils étaient arrivés. Tout l'équipage de Law se précipita vers eux pour voir le nouvel arrivant. Le capitaine fit les présentations et après avoir donné ses ordres - surtout celui de ne pas le déranger- il se dirigea avec Shun dans sa cabine, tout en visitant le sous-marin.

En arrivant dans la chambre, Shun la détailla. C'était une pièce de taille normale et très sobre. Un lit, un bureau et des étagères pour faire la bibliothèque. Sur un côté, se trouvait une porte donnant accès à la salle de bain.

Law invita le roi à s'asseoir sur le lit, seul endroit où s'installer confortablement. Celui-ci s'assit au pied du lit et fit un signe de la main à Law, pour qu'il vienne se placer à côté de lui. En effet, le jeune capitaine n'avait pas bougé de l'entrée de la chambre. Il restait debout face au roi, ne sachant pas quoi faire. Quand Trafalgar s'assit le roi passa un bras autour de sa taille et l'approcha le plus possible de lui. Il enfouit son visage dans son cou et lui murmura :

- N'ai crainte, je me souviens de ma promesse. Je veux juste me reposer comme hier soir. Tu m'apaises vraiment. J'ai vu que tu te poses plein de questions sur moi. Je veux bien y répondre, mais tu dois me faire confiance. Car je vais me servir de mes pouvoirs pour que ce soit plus simple et je dois t'embrasser.

- Euh ! je ne sais pas trop, je … oui je te fais confiance.

- Bien.

Shun releva la tête et s'approcha des lèvres de Law. Il attendit que le capitaine ferme les yeux et l'embrassa. Des images se déversèrent dans la tête du Shishibukai, sûrement les souvenirs du roi. Il entendit dans sa tête Shun lui parler et commenter les images :

- C'est parti ! J'utiliserai mes dons pour faire des raccourcis. En effet, je peux te montrer et te faire ressentir tout ce que j'ai vécu ou tout ce que j'ai partagé avec les gens au cours de mes pérégrinations. Tu dois me promettre que tout ce que tu entendras ici ne sortira pas de ces murs, je suis sérieux. Je te fais confiance, alors tiens ta langue, tu promets ?

- Promis, répondit-il.

- Tu sembles sincère, je vais pouvoir démarrer. Mais pour comprendre qui je suis, il faut d'abord que je te présente ma famille. Eh bien, il se trouve que mon prédécesseur était mon grand-oncle. Tout commença quand il monta sur le trône il y a une cinquantaine d'années. Il avait alors trente ans et avait une jeune sœur de vingt ans, nommée Emeraude. C'est à cette époque qu'elle rencontra l'homme de sa vie, lors d'un dîner donné par son frère. Ils tombèrent follement amoureux, la princesse finit par demander au roi le droit d'épouser ce jeune homme de basse extraction – il était juste un docteur aux yeux de tous- même si pour cela il fallait qu'il la répudie. Mais le roi aimait trop sa sœur pour cela, alors il accepta à la condition que, le jour où il mourrait, elle ou sa descendance monte sur le trône. Quoi qu'en pensent les autres, Emeraude était sa sœur et la succession lui revenait de plein droit, en dépit d'un sang soi-disant souillé par les simples mortels. Son frère était homosexuel, et répugnait à faire un enfant même pour le trône, aussi elle accepta sans hésiter. Elle épousa donc le jeune docteur et ils eurent une fille, Jade, ma mère. A quinze ans Jade tomba amoureuse d'un marine. Ils filaient le parfait amour, mais tout bascula aux dix-huit ans de ma mère. Ma grand-mère tomba malade et décida de raconter à sa fille d'où elle venait et qu'elle était l'héritière du trône de Marie-Joie. Jade abasourdie alla tout raconter à son grand amour. Quelques mois plus tard, il décida de la demander en mariage et elle accepta. À ce moment-là, elle ignorait encore qu'il était juste devenu ambitieux. Ils se marièrent pour leurs 19 ans et ma mère tomba enceinte de moi et ma sœur. Oui j'ai une sœur ne soit pas si surpris. Mes grands-parents en furent ravis. A leur décès, ma mère devint la principale héritière du trône. Elle prenait à cœur son rôle de future reine. Pensant qu'elle se devait d'être auprès de son peuple et de le soutenir, elle essaya d'épauler toute personne dans le besoin, du mieux qu'elle pouvait. Mais cela ne plaisait pas à mon père, qui lui ne voyait que le trône. Un jour, ma mère alla dans un quartier défavorisé, prise entre deux feux, elle fut mortellement blessée. Mon père ne se sentant pas d'élever seul deux enfants en bas âge nous abandonna dans un orphelinat, et quitta l'île. À quatre ans, nous nous retrouvions donc presque orphelins. La situation paraissait un peu désespérée, je me rappelai d'une chose que ma mère me répétait souvent : « Si jamais il arrive malheur et que vous vous retrouviez tous seul, prend l'escargophone et appelle cette personne ». Alors après mettre échappé de l'orphelinat pour la matinée je récupérai l'escargophone caché dans notre ancienne maison. Ce jour-là, je n'avais aucune idée que ce geste allait changer nos vies à jamais. Mon grand oncle envoya un homme pour nous récupérer. Il mit une semaine avant d'arriver. Vois notre première rencontre :

Un jour de grand soleil, alors qu'on s'était mis sous un grand arbre pour nous tenir à l'ombre, nous vîmes un grand homme se positionner devant nous. Il se courba et eu un rire forcé, puis il dit :

- C'est vous les deux gamins que je dois récupérer, bah pas de bol l'un de vous est vraiment une fille.

- Oui, bonjour Monsieur, vous venez de la part de notre grand oncle ? demanda ma sœur dans un grand sourire malgré la pique de l'homme envers son genre.

- Oui, je suis César, grand scientifique de la marine, alors debout je n'ai pas que ça à faire du baby setting, si au moins vous étiez tous les deux des garçons.

- Désolé Monsieur, reprit ma sœur toujours souriante.

- Pff… en route.

Nous nous levâmes et nous partîmes vers notre nouvelle demeure.

- Personnellement je n'avais rien dis mais j'avais bien compris que cet homme allait être horrible à vivre. Ma première impression était bien sûr la bonne. Donc, nous arrivâmes sans encombre à Marine Ford. Là, après une brève rencontre mon grand-oncle décida de nous installer chez les grands scientifiques de la marine afin de nous donner la meilleure éducation possible. Ils pourraient ainsi nous apprendre tout ce qu'il faudrait pour être des citoyens et ainsi être proche de notre futur peuple. Effectivement étant jumeaux nous pouvions tous les deux accéder au trône. Mais notre tuteur César Clown, que tu as rencontré récemment ne l'entendait pas ainsi. Lui aussi il voulait se servir de nous pour accéder au trône. Alors il décida de faire de nous un de ses sujets d'expérimentations, car nous avions des défaillances pour lui. La première était le sexe de ma sœur, il désirait avoir deux garçons à ses côtés et non une fille et un garçon. La deuxième il me trouvait trop faible. Il faut prendre en compte que je n'avais que quatre ans, mais pour lui ce n'était pas une raison suffisante. C'est à cette époque qu'il créa le premier S.A.D. et j'en fus la première victime. Mais au lieu de faire de moi un homme plus fort il me fit loup. Comme cela paraissait irrémédiable, César pensa s'aider de fruit du démon pour effacer son erreur. Il fallait donc trouver deux fruits du démon qui pourraient me guérir, le fruit de la guérison « chiyu-chiyu » et le fruit céleste ou divin « amano-amano ». Malheureusement pour moi, le fruit de la guérison ressemble étrangement au fruit du démon du sexe « sekkusu-sekkusu ». Tu as compris, je pense, que ces imbéciles de marines n'ont pas été capables de faire la différence entre les deux et on m'a donné le mauvais fruit ! Alors autant te dires qu'à quatre ans, cumuler loup-garou et succube a été une vraie partie de plaisir... tu t'en doutes, n'est-ce pas ?

- ….

- Je prends ton silence pour un oui. Le premier mal était déjà difficile à gérer, mais contrôler en plus un démon du sexe... Tout le monde avait envie de moi, à quatre ans, tu imagines ça ? Et puis que ce serait-il passé si j'avais eu envie de les manger après, car les deux phénomènes étaient souvent imbriqués, étrangement. Quand je pense qu'il voulait me guérir... d'être faible. Bref, je t'épargne les images pour cette fois, mais évidemment je suis devenu l'objet sexuel de l'équipe scientifique... la chair est faible, je ne t'apprends rien... Plus tu es jeune, et plus tu intègres de notions assez facilement, donc à cinq ans, j'avais réussi à comprendre et à dompter ce démon du sexe qui est en moi. C'est comme cela que je devins l'amant exclusif de César Clown et que je pus arrêter la série de viols que j'avais subi pendant l'année passée. Mais ma plus grande victoire était d'avoir conclu un pacte avec mon tuteur qui avait accepté de ne rien faire à ma sœur si je suivais toute ses expériences sans rien dire. Alors pendant quelque temps il nous donna toute l'éducation nécessaire pour monter sur le trône, surtout à moi.

- Trois ans plus tard, l'année de mes huit ans, on découvrit le fruit du démon divin « amano-amano », un fruit dont la particularité est de réunir tous les pouvoirs contenus individuellement dans chaque fruit du démon et donc aussi celui de la guérison. Malheureusement, un corps ne peut supporter deux fruits du démon sans exploser, or, comme tu le sais, à cette époque je partageais déjà le mien, avec le loup qui se faisait appeler Hatori - un corps mais deux entités biens distinctes. Effectivement lors des quatre années passées chez les marines, le loup en moi était devenu un être à part entière. Il avait sa propre conscience, ses propres valeurs - . J'ai toutefois mangé ce fruit, sans exploser pour autant les scientifiques qui avaient repris leurs expériences sur moi en étaient ravis, car je devenais un sujet d'étude encore plus intrigant. Malheureusement, cela ne m'a pas guéri, et à l'âge de dix ans, je ne survécus pas à une série de viols particulièrement éprouvants pour mon jeune corps. Néanmoins, le fruit divin me permit de ressusciter dans mon propre corps. C'est à ce moment-là que c'est devenu encore plus dur et les expériences plus fortes. Donc le jour où les scientifiques ont découvert le fruit de la guérison, ils décidèrent de nous le faire manger pour voir si nous allions survivre à un quatrième fruit du démon. De plus cela augmenterait sûrement ma puissance de guérison, car avec le fruit divin cela me faisait deux fruits de la guérison. Je ne sais pas trop si ce doublon a aidé en quoi que ce soit, car Hatori était toujours là. Donc à cette époque mon loup et moi-même cumulions trois fruits du démon, dont deux étaient doublés, le sexe et la guérison.

- Je vais continuer à parler à la première personne. Cela m'est plus facile et avec l'image tu comprendras qui est la personnalité référente. Même si je vais surtout te montrer mon point de vue, plus que le sien. Car nous avons tous les deux tout partagé. Mais l'un de nous était toujours en protagoniste principal. Certaines personnes qui nous connaissent bien ne savent même pas que nous partageons le même corps grâce au pouvoir du « Hana Hana no mi » - que nous partageons avec mademoiselle Nico Robin que tu as croisé récemment - nous pouvons nous créer d'autres corps. Ces clowns abritent nos âmes. On devient donc deux être unique et à part entière – corps et âmes - comme on dit. Cette année-là, notre grand-oncle nous fit venir au palais.

Quand nous arrivâmes dans la salle du trône devant notre oncle, celui-ci se leva et nous dit de le suivre. On arriva rapidement dans un salon privé. Là on nous servit une boisson chaude et des gâteaux. Le roi prit ensuite la parole :

- Les enfants, il faut qu'on parle.

- De quoi voulez-vous parler oncle Antoine ? s'informa ma sœur.

- De votre futur. Vous êtes un prince et une princesse et avec cela il vous incombe certaines responsabilités.

- Je ne suis pas prince ! m'écriais-je.

- Si tu l'es ! Etant mon seul héritier.

- Hinata l'est aussi, je ne suis pas seul, renchéris-je.

- Effectivement mais comme tu es un garçon tu as la priorité. Quant à Hinata elle a un autre destin, expliqua-t-il calmement.

- Quoi ? Vous pensez que je vais vous laisser nous séparer. Je vais où elle va, je me dois de la protéger.

- Shun attend ! Je vais y aller seule, me dit ma sœur. Toi, tu dois régner pour t'occuper de notre peuple. Shun tu le sais, tu te souviens de tes rêves.

- Oui. Oncle Antoine sachez que j'ai un don de voyance qui se transmet par mes rêves. Il m'a permis de voir bien des choses. Pour réaliser toutes ces choses, mais aussi pour en éviter d'autres, je veux bien faire des concessions comme le mariage de ma sœur - malgré son jeune âge- mais pas avant ses seize ans. Quant à moi je veux devenir plus fort en apprenant l'art du combat. Cela vous va-t-il ?

- Oui je comprends. Très bien elle ira là-bas et apprendra à connaitre son époux en tant que fiancée. Elle se mariera le jour de son seizième anniversaire et restera vierge pendant encore quelques années. Quant à toi tu vas apprendre à te battre de toutes les façons possibles.

- Merci grand frère, murmura Hinata soulagée d'avoir encore six ans avant de devoir épouser un homme plus âgé qu'elle. N'ai pas peur. Je suis sûre que je serais en sécurité. De toute façon on savait que ça arriverait à un moment où à un autre.

- Je sais Hinata. Je t'aime petite sœur.

- Moi aussi grand frère.

- C'est ainsi qu'Hinata alla vivre avec son fiancé sur l'île d'Aquarius. Moi je restai encore un an auprès de César, qui était furieux de savoir que j'allais partir. Le soir où il l'apprit, il entra dans une colère folleet le dernier soir ou nous fîmes l'amour –si je puis dire- notre rapport fut assez douloureux physiquement pour moi.Ça aussi je vais te l'éviter. Je fus enfin libre de mes mouvements sans « mon tuteur ». Mon oncle m'envoya sur une île, mais après une tempête mémorable je fus le seul survivant du navire. J'en profitai donc pour faire ma propre éducation. Je partis à la recherche de mes futurs maitres d'armes. Afin de survivre j'allai vivre dans certains bordels –soit comme clients, soit comme pute- je me nourris plus avec le sexe qu'avec la viande.

- L'année de mes douze ans, sur l'une des îles, je rencontrais une femme merveilleuse qui prit soin de moi pendant quelques mois. Son époux, lui, était moins gentil, du moins pas au début. Il était arrivé à endormir ma vigilance. Il s'avait qui j'étais et il a essayé de me vendre comme une vulgaire arme.

Marianne et moi étions dans la maison quand un groupe de marine entra en défonçant la porte. Ils nous mirent en joue.

- Fuis ! me cria Hatori dans ma tête, mais je ne pus.

L'époux de Marianne vint vers eux en souriant mais les hommes le tuèrent sur le champ. Puis ils reportèrent leurs regards sur nous. Je sentis de suite leur envie de faire du mal à ma protectrice, alors à l'aide de mon pouvoir je créai un champ de protection autour d'elle et les amenaient à me désirer. Je fus violé par tous les hommes. Marianne criait de me laisser, mais moi, je ne pouvais pas les laisser la toucher. Ensuite, ils voulurent s'en reprendre à elle, alors je réduisis à néant leur désir. Ils furent furieux surtout que je maintins aussi mon bouclier. L'un d'eux me mit une balle en pleine tête et quand je ressuscitai je découvris le corps inerte de Marianne, mais aussi ceux de nos assaillants. Un homme me regardait, ses yeux perçants –les même que Marianne- pénétraient mon âme. Je reconnu son fils –que j'avais vu en photo- il s'avança vers moi, mais je pris peur et m'enfuis de l'île –comme Hatori me le criait-.

- Je continuais mon chemin d'île en île et à mes quinze ans, je suis arrivé dans l'un des bordels d'une ville portuaire. Là je rencontrai un jeune prostitué qui venait d'arriver.

J'étais entré dans l'un des bordels qui me paraissait bien. Je le vis au premier coup d'œil. Il était d'une beauté à couper le souffle et il avait mon âge. Je me dirigeai vers la tenancière et lui remis une somme d'argent conséquente, tout en lui montrant le garçon.

- Avec ça tu peux le garder vingt-quatre heures.

- Bien.

Puis j'allai vers le beau brun aux yeux turquoise devant moi. Je lui agrippai le bras et l'amenai à ma suite. Nous entrâmes rapidement dans une chambre de la demeure. Là je pris le temps de le contempler, ses yeux m'hypnotisèrent. Tellement que je ne pus le toucher de suite. Je m'assis sur le lit et lui fis signe de me rejoindre. Je fis glisser l'une de mes mains sur ses joues et sur sa nuque. J'allais l'embrasser quand je le vis se tendre.

- Un problème ? demandais-je intrigué.

- Non, pardon.

- Tu n'as pas à t'excuser, dis-moi tous ! je peux tout entendre et puis on a vingt-quatre heures ensemble et j'ai envie de te connaitre.

Je savais déjà que lui et moi on s'entendrait. Je n'avais même pas besoin de lire en lui. Je voulais entendre sa voix, écouter ses mots. Je le vis baisser la tête et rougir. Il me raconta sa vie. Je ne fus pas déçu, lui aussi en avait bavé. Il était né d'un couple Tenryubito et avait vécu avec eux jusqu'à ses cinq ans. Là il avait passé un examen - tous les jeunes Tenryubito se doivent de le passer- ses notes avaient été catastrophiques car il n'y avait pas mis tous ses efforts. Alors son père s'en débarrassa car il était une honte et un déchet. Il le vendit à des pirates et le fit passer pour un enfant en fugue aux yeux de tous. Sur le bateau il servit d'esclave et de défouloir sexuel pendant dix ans. Il m'expliqua alors qu'il y a quelques mois il avait réussi à fuir l'équipage. Ne savant rien faire d'autre que le ménage et avoir des relations sexuelles, il s'était trouvé une bonne maison close pour vivre. Aujourd'hui était son premier jour, avant il avait fallu le soigner et le rendre présentable. Alors il était un peu stressé car à part les hommes de l'équipage, il n'avait jamais eu d'autres amants et qu'il avait un peu peur.

Je le compris complétement et je décidai d'y aller lentement avec lui. Je lui demandai son prénom et il me répondit qu'il n'en avait pas. Qu'il ne voulait plus de son prénom de baptême. Alors je lui promis d'y réfléchir s'il était d'accord car il devait en avoir un maintenant. Ensuite je lui racontai ma vie jusqu'à présent et il me sourit. Nous étions à peu près pareils et ne faisions confiance à personne sauf à nous et nous en remettions plus à personne sauf à nous même. Je me relevai d'un coup le prit par la main et je nous fis sortir en douce du bordel.

- Où va –t-on ? me demanda-t-il surpris. On ne peut pas sortir.

- Je vais te faire voir le monde. On va s'amuser et on peut sortir j'ai payé pour vingt-quatre heures. Je peux faire ce que je veux de toi et t'amener ou je veux.

Ensuite nous sommes allés nous amuser à la fête foraine non loin de son lieu de résidence. On est rentré au petit matin et on s'est endormi une bonne partie de la journée. Après avoir dormi ensemble nous avons pris un bain tous les deux. Nous avons passé tout notre temps à discuter. Je suis reparti dans la soirée sans le toucher.

- Je suis revenu le voir plus tard à plusieurs reprises et nous sommes devenus amants, c'était mon âmes sœur. Pour mes seize ans j'allais assister au mariage de ma sœur, mais au lieu de ça j'assistai à son enterrement. Hinata s'était suicidée quelques jours avant mon arrivée. Elle m'avait laissé une lettre m'expliquant son geste. Son fiancé était un monstre et elle ne pouvait pas l'épouser et lui donner une descendance. Elle s'excusait de me laisser seul. Tu sais je l'avais vu, mais j'espérais me tromper et je n'ai pas pu revenir à temps. Après, je me suis concentré sur ma relation avec Adam, c'est le nom que je lui avais choisis. Ainsi que sur mon entrainement et mon futur poste de roi.

- A mes vingt ans Antoine décéda et je devins le roi. Adam et moi on continua à se voir grâce à mon pouvoir de téléportation. Je le rejoignais le plus souvent possible et il devint mon seul et unique amant. En contrepartie, il continuait à travailler dans le bordel et me nourrissais avec tous ses rapports. C'était un accord qu'on avait passé. Ensuite je rencontrais le Shishibukai Dracule Mihawk.

En tant que roi il me fallait un protecteur pour une visite chez un autre roi de moindre importance d'après mes ministres. Pour ma part aller le voir était nécessaire pour éviter une guerre. Alors on confia ma protection à un Shishibukai, Dracule Mihawk. Au début nous firent comme si on ne s'était jamais rencontré, mais quand nous nous retrouvions seul il prit la parole.

- Roi Shun, l'un des hommes qui a tué ma mère m'a tout raconté avant que je lui ôte la vie. Je ne vous ai jamais mis en cause.

- Merci, mais j'ai été faible et j'avais honte de ne pas avoir pu la protéger, c'est pour cela que je suis parti. Mais je ne serais plus jamais faible.

- Vous ne l'avez pas été. Voulez-vous que je vous aide ?

- Oui fais de-moi ton élève.

Il accepta et c'est ainsi qu'il devint mon maitre d'arme mais aussi mon ami.

- Il me considère comme son petit frère. Il m'assiste encore parfois comme garde du corps. C'est pour cela qu'il était là hier, mais je m'éloigne du sujet. Donc je continue, pour mes vingt-cinq ans je rencontrais en personne une jeune esclave – Elisabeth- qui apparaissait souvent dans mes songes. Elle aussi se faisait souvent violer et nous parlions dans nos esprits. J'avais créé une pièce où nous pouvions nous reposer psychiquement. Je lui appris à lire et écrire mais aussi à jouer au échec. Nous étions de grands amis.

Dracule et moi on revenait d'une visite chez un noble, il m'avait encore servi de garde du corps et j'avais voulu rentrer à pied. Il faisait froid, on était en hiver et il y avait de la neige partout. J'aime marcher dans la neige et lui aussi. Le silence que les nuits d'hiver nous offrent sont un vrai régal pour nous deux. - Il n'y a rien eu entre nous mais nous sommes assez ressemblants- . Nous marchions en silence quand un cri horrible retentit à quelques rues de nous. Sans réfléchir nous nous sommes mis à courir en sa direction. On y découvrit une jeune femme allongée dans la neige en train de bruler vive.

- Drac' ton manteau.

Nous enlevâmes tous deux notre pardessus lui éteint le feu avec le sien, moi j'enveloppai la jeune fille dans le mien. Je nous téléportai tous les trois dans l'infirmerie du château. Là je me mis à l'opérer car je suis aussi médecin. César m'avait appris les préceptes et dans mes différentes rencontres j'ai pu parfaire la technique. Drac' m'assista et nous réussîmes à la sauver. Mais il faut que tu saches qu'elle avait aussi était mutilée, la rendant stérile. Un an plus tard elle devint ma femme, mais étant lesbienne, nous étions surtout les meilleurs amis du monde. C'est comme ça qu'avec Adam nous devenions d'une certaine façon un ménage à trois. Pendant quelques années nous vivions tous très heureux et Elisabeth était une très bonne reine.

- Tout bascula le jour de mes trente ans. Mes opposants pour le trône me firent un « merveilleux cadeau d'anniversaire ». Ils assassinèrent Adam et Elisabeth me laissant seul au monde. Je te passerais aussi les images, elles sont assez sanglantes. Saches juste que je détruisis tout autour de moi et reconstruit tout juste après. Il y eut beaucoup de morts et de résurrections, sauf mes deux amours. Depuis quatre ans je n'ai plus que Mihawk à mes côtés et Hatori bien sûr.

Law vit Shun détacher ses lèvres des siennes et se mettre à parler :

- Désolé pour le baiser et pour toutes ces images, je t'en montrerais plus une autre fois. Je te laisse assimiler ça pour l'instant.

- Non ça va, fit Law.

- Tu dois vraiment te demander ce que tu fais avec un monstre comme moi.

- Non pas du tout…

- Traf…

- Oui !

- J'ai envie de toi !

- ….

- Non je déconne, je voulais détendre l'atmosphère, mais j'ai aggravé la situation, rigola le roi.

- Non c'est bon, j'ai juste été surpris. Shun ?

- Oui.

- Je voudrais bien t'aider mais…

- C'est bon ne te force pas et puis maintenant j'ai des tas d'amants et de maitresses alors tout vas bien.

- Ok, mais…

- Tu veux vraiment m'aider ?

- Oui.

- Alors je veux bien que tu fasses quelque chose pour moi. Le roi se rapprocha de Law et chuchota à son oreille. Puis-je passer la nuit avec toi, je ne te ferais rien que tu ne désires pas, je veux juste dormir à tes cotés. Il vit Law lui dire « oui » d'un hochement de tête.

Les deux hommes se levèrent et partirent de chaque côté du lit en silence. Ils se déshabillèrent et entrèrent dans le lit, vêtus que d'un boxer toujours sans un mot. Quand ils furent allongés, Law éteignit sa lampe de chevet.