Chapitre 2:
PDV Chase
Cela fait plusieurs minutes que nous avons atterris, mais j'ai toujours l'impression de voler. Cette incroyable sensation s'estompe chaque fois que j'ouvre les yeux. Car, oui, le décor dans lequel je me trouve contraste beaucoup avec la vue que j'avais depuis les cieux. Mais je me raccroche à cette sensation pour ne pas laisser la panique me succomber.
La pensée qui occupe principalement mon esprit est ma sœur, Bree. Je m'inquiète plus pour elle que pour mon propre sort. J'espère qu'elle arrivera à s'en sortir toute seule, qu'elle est déjà loin et que Roman et Riker ne la trouve jamais. Il y a toute de même une idée qui persiste au fond de ma tête, peut-être a t elle trouvé M. Davenport et Douglas, elle pourra nous retrouver et nous sauver, notre équipe et moi, bien entendu. Elle est notre seul espoir.
Après ce qu'il semble être une éternité, Rodissius entre dans la pièce. Je me lève malgré les chaines qui retiennent mes poignets et mes chevilles.
"-Monsieur Davenport, c'est un plaisir de vous revoir.
-Comme si j'avais le choix..."
Ce fût un murmure mais Rodissius a entendu mes paroles, vu qu'il arbore un large sourire.
"-Chase, vous avez toujours été mon favori. J'admirais cette logique et cette intelligence qui dépassent celles de n'importe quel être humain, et de loin ! Alors, j'ai voulu vous tester.
-Me piéger vous voulez dire.
-Ne m'interrompez pas !"
L'explosion soudaine de Rodissius me prend de court. Alors je me tais. Il n'y a que ça à faire devant un fou dangereux, qui plus est votre capteur. Ce n'est pas le moment de gâcher de l'énergie en se défendant verbalement. (même si j'ai des dizaines de répliques bien trouvées !)
"-Je disais donc,... vous tester. Grâce au petit plan que j'ai imaginé, et qui a fonctionné comme sur des roulettes, j'ai enfin découvert votre faiblesse.
-Je ne suis pas sûr de comprendre. dis-je prudemment
-Laissez moi vous donner quelques indices... Cette faiblesse est la seule qui vous fait prendre les mauvaises décisions ( un comble pour l'homme le plus intelligent de la planète!). Cette faiblesse est celle qui vous rend humain. Avez-vous une idée monsieur Davenport ?"
Mon esprit tourne à grande vitesse, la panique voulant me submerger à nouveau. J'ai compris ce qu'il voulait dire à l'instant où il a commencé à parler, et ça ne me plait pas du tout. Malgré ma peur grandissante, je parviens à formuler.
"-L'amour...
-Oui, Chase, l'amour. Celui que vous portiez en Reese, celui que vous portez en l'humanité. L'amitié..."
Je frissonne en pensant à mon équipe, à mes amis.
"-... ou bien, l'amour fraternelle. achève-t-il avec un sourire satisfait
-Non, ne la touchez pas, Rodi..."
Je ne peux pas terminer ma phrase, puisque mon interlocuteur me donne un uppercut au niveau de la tempe. Je tombe le long de mon flanc gauche, mon monde se transformant en une explosion de douleur. Ma vision est déjà tachée de noir mais j'aperçois tout de même la silhouette de cet ancien super-héros s'éclipser.
"-Nous continuerons cet discussion plus tard, cher Davenport..."
Je perd peu à peu connaissance, enfermé et enchainé dans une cellule de prison gardé par mes pires ennemis qui veulent ma mort à coup sûr. Je e peux penser qu'à une chose avant de sombrer dans le sommeil. : "Bree... cours..." C'est avec cette dernière phrase que je m'abandonne dans les ténèbres.
