Note de l'auteur :
Je voudrais remercier les personnes qui ont laissés des reviews parce que ça fait vraiment plaisir d'avoir des retours (positifs en plus!) pour ma première fanfic :)
Je remercie également La Dictateuse pour m'avoir relu et de m'avoir fait de la pub !
Je lui rend alors la pareil avec ce petit instant pub :
Si vous êtes de fans du Hobbit et shippeur du Tilbo (BilboxThorin) alors allez de suite lire sa fanfic Rentrons à la maison parce qu'elle juste trop bien ! (En plus moi je l'ai lu en avant première donc je sais que vous ne serez pas déçu, c'est génial du début à la fin).
Je vous laisse maintenant découvrir ce chapitre en espérant que ça vous plaira !
Bonne lecture :)
Chapitre 2 : Il faut qu'on parle
Quand John se réveilla il avait un mal de tête affreux.
Il sortit péniblement de son lit et se dirigea vers la salle de bain pour prendre un sachet d'aspirine.
Il n'avait pas la tête à faire un footing ce matin. Il se prépara et décida donc de prendre un taxi. Et il fut à la clinique en moins de cinq minutes.
Il cru que sa matinée ne finirait jamais.
Il aurait voulu rester chez lui à ne rien faire, posé sur son canapé à regarder des comédies.
Mais ce n'était pas possible. Il ne n'aurait pas pu laisser ses patients en plan.
Quand ce fut l'heure du déjeuné, il laissa échapper un soupir de soulagement.
Enfin une pause !
Mary le rejoignit à sa table.
-Ton mal de tête est passé ?
-Oui heureusement.
-Parce que ce matin tu faisais une de ces têtes ! Lui confia-t-elle.
-Oui je me doute…
Ils commencèrent à manger tout en discutant de la soirée de la veille.
Mary appréciait beaucoup Molly qu'elle trouvait très sympathique. Et Hershel, Mike et John avait l'air de former un trio d'enfer. Elle lui avoua qu'elle aurait bien aimé les connaître quand ils étaient plus jeunes cela aurait sûrement été fort amusant. John lui proposa de lui montrer des photos comme réconfort. Ce qu'elle accepta avec plaisir. Quant à Lestrade il avait l'air d'être assez protecteur envers John d'après l'infirmière.
-Eh bien après la mort de Sherlock, commença John dont le ton s'était fait sentir agacé sur le nom du détective, Greg est souvent venu me voir. Ses visites n'étaient jamais très longues au début. Je pense que quelque part il était gêné car il ne savait pas vraiment quoi faire ou dire. Et lui aussi avait été dévasté par les événements. Puis au bout d'un moment il venait me voir après le travail et on buvait un verre ensemble. On passait parfois nos soirées à critiquer ce satané détective arrogant, avec une certaine tristesse bien sûr… Et d'autres à parler de tout et de rien, expliqua John par rapport au côté protecteur que Mary avait sentit chez l'inspecteur à son égard.
-Et ce satané détective comme tu dis… , commença Mary.
-Eh bien quoi ? demanda sèchement Watson.
-Tu compte aller lui rendre une petite visite après le boulot ? questionna-t-elle sans se laisser démonter par le ton du médecin.
-Alors là sûrement pas !
-Vraiment ?
-Oui, en plus ce soir je vais boire un verre avec Hershel.
Quand Madame Hudson ouvrit la porte elle trouva Sherlock dans sa robe de chambre bleue, assit sur son fauteuil avec les deux mains jointes devant son visage.
Elle déposa le plateau qu'elle portait sur la table basse, puis s'installa dans l'ancien fauteuil de John.
-Je n'arrive pas y croire. Que vous êtes bien là ! Et en pleine forme !
-Oui je sais ça à fait cet effet là à pas mal de monde. J'ai même eu droit à un câlin de Lestrade…
-Vous avez quand même eu un sacré culot de faire ça, dit la logeuse sur un ton qui était pourtant sans reproches.
Le détective ne répondit rien.
-Vous avez parlé à John j'espère ? Il est courant ? S'inquiéta Mme. Hudson.
-Oui.
-Comment a-t-il prit la nouvelle ?
-Plutôt mal…
-Ça peut se comprendre en même temps. Faire un coup pareil ….
Une fois de plus il ne répondit rien.
-Bon, commença-t-elle en se levant, je crois que vous êtes en grande réflexion comme toujours alors je vais vous laisser.
-Oui faites donc ça.
-Oh et n'oubliez pas de boire votre thé tant qu'il est encore chaud, ajouta-t-elle avant de quitter la pièce.
Mais encore une fois il ne lui répondit pas. Il était dans le vague et ne s'était même pas rendu compte que sa logeuse s'était retirée.
Il était perdu. Il ne savait pas ce qu'il devait faire. Et il détestait ce genre de situation.
Il avait naïvement pensé qu'aller voir John puis s'excuser aurait tout régler. Qu'ils auraient pu repartir comme avant. Que la joie que John éprouverait de le savoir en vie prendrait le dessus, comme pour Mme Hudson. Mais dans le cas de John c'était la colère qui avait prit le dessus. Une colère douloureuse d'ailleurs… Son nez s'en souvenait encore. Il aurait dû le prévoir. Mais non il ne comprenait pas.
Il essaya alors de se mettre à la place de son ami. Il avait passé deux ans à le croire mort.
Oui, pour Sherlock cela n'avait pas parut si long. Il avait été occupé 24 heures sur 24 par des enquêtes, des mystères, plus au moins passionnants, qui avaient monopolisé toute son attention, le but final étant tout de même de démanteler le gigantesque réseau de Moriarty. Il avait fait cela en coupant les fils de la toile les uns après les autres, jour près jour. Mais John l'avait enterré, puis pleuré sans aucun doute.
Et ensuite ? Qu'avait fait John ? Il avait déménagé. L'appartement du 221 B Baker Street contenait trop de souvenirs qui chaque jour avait dû devenir de plus en plus difficile à supporter, puisqu'il s'était retrouvé seul. Il avait dû trouver un travail. Et reprendre une vie normale.
Lui l'ancien médecin militaire qui était devenu l'assistant d'un détective consultant, l'ami d'un sociopathe de haut niveau.
L'épreuve qu'il lui avait infligée avait été rude. Pourquoi n'avait-il alors pas pu prévoir que la colère l'emporterait sur la joie. C'était pourtant évident.
Il soupira.
Il voulait parler à John. Il voulait être pardonné mais il ne savait pas comment faire. C'était John, il allait forcément lui pardonner n'est-ce pas ? Jusqu'à ce que Sherlock ne revoit son ami il n'avait eu aucun doute. Ce dernier ne pourrait pas lui en vouloir bien longtemps ! Mais il n'avait pas prit en compte plusieurs éléments.
Le temps, le déménagement de John et sa réaction. Il n'avait pas pensé que John le frapperait. Tout à coup, le fait qu'il puisse être pardonné ne lui paraissait plus si sûr… Au fond de lui il espérait.
Il devait vraiment parler à John.
Il regarda l'heure 17:38. Il se leva, bu d'une traite son thé qui avait refroidit et parti se préparer.
Quand John eu finit sa journée il alla voir si c'était également le cas de Mary. Mais il la vit occupée avec un patient. Il attira alors son attention et lui dit au revoir d'un signe de tête auquel elle répondit par un sourire avant de se re-concentrer sur son travail.
John sortit de la clinique et frissonna à cause du vent qui s'écrasait sur son visage. Et en quelques secondes d'inattention il percuta quelqu'un.
-Oh excuser m…
Il s'arrêta reconnaissant ce cher Sherlock Holmes.
Il se figea un instant et décida de le dépasser en l'ignorant parfaitement.
Mais le détective le retint par le bras.
-Il faut qu'on parle.
-Oh vraiment ? Eh bien je n'en ai pas envie, lui dit sèchement John.
Il voulut se défaire de l'emprise de Sherlock mais ce dernier resserra la pression.
- Lâche-moi Sherlock.
-Non. Je veux qu'on parle.
Mais quelle tête de mule ! pensa John. S'il voulait dire quelque chose qu'il le fasse et vite !
-Bien. Mais lâche-moi.
Le détective le libéra lentement en le scrutant comme pour analyser s'il n'allait pas s'enfuir dès que ce serait fait.
-Je t'écoute.
-Pas ici. Allons à Baker Street.
John voulu contester mais se dit que si jamais l'envie de le frapper lui prenait, une bagarre en pleine rue ne serait pas une très bonne idée – surtout devant la clinique. Il suivit alors Sherlock qui avait déjà arrêté un taxi.
Le détective laissa monter le blond en premier.
Le trajet se fit dans un silence et une tension qui était palpable. John regardait par la fenêtre ne prêtant aucune attention à son voisin qui jetait des coups d'œil dans sa direction.
Arrivés à Baker Street Sherlock descendit du véhicule tenant ensuite la porte pour John qui ne le regardait toujours pas. Puis le détective paya le taxi et entra dans l'appartement, toujours en faisant passer John le premier.
Ce dernier s'arrêta devant les escaliers. Cela faisait maintenant environ un an et neuf mois qu'il ne les avaient pas monté. Il n'avait pas pu rester seul plus de trois mois à Baker Street et serait parti encore plus tôt s'il avait trouvé un appartement plus rapidement.
Il se décida enfin à gravir les marches suivit de près par Sherlock.
Il fit une nouvelle pause devant la porte. Il l'ouvrit lentement puis se figea.
-Que se passe –t-il ? demanda le détective surpris de la soudaine tension du médecin.
-Ravi de vous revoir Watson.
-Mycroft, lui répondit l'intéressé sur un ton amer en hochant la tête.
John en voulait également à l'aîné des Holmes. Il avait sans aucun doute participé à la mise en scène de Sherlock et ne lui en avait jamais soufflé un mot. Mais ce n'était bien sûr pas après lui qu'il en voulait le plus.
-Bon sang Mycroft que fais-tu ici ? s'énerva son frère.
Ce dernier se leva du canapé et s'approcha de son interlocuteur.
-Oh et bien je ne sais pas. Peut être pour la cellule terroriste souterraine qui ne va pas tarder à passer à l'action mais on ne sait pas où ni quand exactement ?
-Et bien repasse plus tard !
-Je ne crois pas non. D'autant plus que je vois que tu as déjà commencé à recueillir quelques informations, dit-il en désignant des photos et des documents éparpillés sur le bureau et la table basse. Même si elles m'ont l'air bien maigres je veux savoir ce que tu as déjà pu trouver.
-Plus tard ! cria presque Sherlock. J'ai d'autres choses à faire !
-Maintenant.
John était désespéré de devoir assister à cette puérile dispute entre frères. De vrais gamins malgré leur grande intelligence.
-Eh bien quoi le grand Sherlock Holmes n'est plus capable de résoudre une enquête ? Je croyais que ces deux années t'aurais au moins servit à régler les affaires encore plus rapidement, déclara alors Watson faisant ainsi taire les deux frères qui le regardèrent surpris.
Sherlock n'avait pas apprécié la remarque et son cerveau se mis à travailler à toute allure revoyant les minces informations qu'il avait en sa possession sur cette affaire de terrorisme souterrain.
1
5 novembre.
2
Guy Fawkes Niht.
3
Conspiration des poudres.
4
Vote sur la loi anti terroriste.
5
Parlement.
6
Souterrain = Au sens propre du terme ?
7
Bombe quelque part en dessous du Parlement lors de la session destinée à voter la loi anti-terrorisme.
Sept secondes.
-Une loi anti-terrorisme va être votée au Parlement aujourd'hui. Le jour de la Guy Fakes Night qui célèbre l'anniversaire de l'échec de la conspiration des poudres. Nous savons tous que la cible de cette conspiration était le Parlement. Étrange coïncidence n'est-ce pas ? Surtout quand on sait que ce n'en est pas une. Mycroft quand ton informateur a dit qu'il s'agissait d'un réseau souterrain il fallait le prendre au sens littéral. C'est pour ça qu'il est mort pour obtenir ce renseignement. C'était un renseignement précieux, extrêmement précieux. Quelque part en dessous du Parlement se trouve des tonnes d'explosifs. Je te laisse trouver où comme un grand et si vous voulez mettre la main sur le coupable il suffira d'enquêter sur les absents au vote de cette loi. Je pari sur Moran, le rat à la solde de la Corée du Nord.
Le détective avait déballé tout ça à une vitesse presque surhumaine.
Mycroft lui sourit.
-Et bien il faut croire que tu as envie d'impressionné quelqu'un. Tu as battu ton record.
Le cadet ne répondit pas à la provocation et se contenta de le toiser.
-Merci très cher frère.
Puis Mycroft partit satisfait.
John avait été impressionné par la démonstration de Sherlock, mais s'était appliqué à ne rien laisser transparaître. Il ne voulait pas donner cette satisfaction au détective.
Il s'était installé sur son ancien fauteuil. Sherlock prit alors place sur le sien.
John était assit bien droit, le dos contre son dossier comme pour garder une certaine distance avec le détective, qui lui, au contraire était assit sur le bord de son siège les coudes sur les genoux.
John attendait qu'il se décide à parler.
Il le vit alors pousser un soupir et prendre son visage entre ses mains. Il resta ainsi quelques secondes avant de faire réapparaître ses yeux.
-John… Je suis vraiment désolé…
-C'est bien.
-Pourquoi tu es venu si tu n'es pas prêt à m'écouter ? dit Sherlock sans méchanceté en haussant les sourcils.
-Parce que je tenais à mon bras. Mais je peux m'en aller maintenant, lui répondit John en se levant.
Il allait sortir quand Sherlock posa sa main sur la sienne l'empêchant de tourner la poignée.
John allait s'énerver mais s'arrêta net quand il vit l'expression du détective.
-S'il te plaît John, lui dit-il d'un ton presque suppliant.
N'ayant aucune réponse il continua à parler.
-J'ai compris que tu ne me pardonnerais jamais ce que j'ai fais et je ne peux pas t'en blâmer.
- Ça s'est sûr, dit calmement John.
-Mais avant que nos chemins se séparent j'aimerais te remercier.
John fit les yeux ronds. Avait-il bien entendu ?
Que leur chemins se séparent ? Le remercier ?
Il devait être en train de rêver.
-Merci de m'avoir supporté, soutenu et de toujours avoir cru en moi. Tu as été le meilleur des hommes et le restera je n'en doute pas. Tu as été l'ami que je n'aurais pas pu ne serait-ce qu'espérer.
Sherlock Holmes venait de remercier quelqu'un ? Et ce quelqu'un c'était John par-dessus le marché ?
-Pourquoi j'ai l'impression que tes paroles sonnent comme des adieux ?
-Et bien je suppose que tu ne voudras plus me voir maintenant…
Sherlock était tellement idiot des fois pensa John.
Mais les paroles de cet idiot l'avaient touché.
-Espèce de crétin, s'exclama-t-il retirant brusquement sa main de la poignée poussant celle du détective au passage.
Ce dernier cru que John allait de nouveau le frapper au visage et ferma les yeux attendant le coup venir.
Il fut surpris de se retrouver dans les bras de John et non de nouveau avec le nez en sang.
-Tu ne comprends vraiment rien. Évidemment que je t'en veux ! Et je vais t'en vouloir longtemps ça tu peux me croire.
Il se détacha du détective toujours surpris par son geste.
-Mais je suis content de savoir que tu es en vie. Tu es mon ami Sherlock. Mon meilleur ami.
John remarqua que le détective était aussi immobile que statue, le regard dans le vide.
-Sherlock ?
Il ne bougeait toujours pas.
-Sherlock ? répéta John.
Toujours aucune réponse.
-OK là ça devient carrément flippant tu sais ?
Sherlock se reconnecta soudainement à la réalité et regarda John dans les yeux.
-Donc tu … Tu me considère comme… Ton meilleur ami ?
-Oui mais ne te réjouis pas trop parce que pour le moment je reste très hostile envers toi. Et puis tu étais prêt à accepter le fait qu'on se voit plus du tout aussi facilement ?
-Non bien sûr que non ! Mais je pensais que c'était ce que tu voulais et je ne peux pas retenir quelqu'un contre sa volonté…
-Pense mieux la prochaine fois.
Sherlock lui sourit et John lui rendit son sourire.
Mais subitement il s'inquiéta de l'heure et regarda sa montre, il était presque 19 heures.
-Bon je dois repasser chez moi avant d'aller boire un verre avec Hershel.
Il ouvrit la porte et descendit. Il croisa Mme. Hudson qui rentrait des courses. Elle fut étonnée mais très heureuse de le voir.
-John quelle surprise de vous voir ici !
Elle posa son sac et le prit dans ses bras.
-Alors vous vous êtes expliqué tout les deux ? demanda-t-elle regardant alternativement John et Sherlock.
-Oui on peut dire ça. Par contre je suis désolé mais je vais devoir vous laisser pour aujourd'hui.
-Oh ne vous en faites pas ! Mais revenez-nous vite !
Elle le salua, reprit son sac et alla s'affairer dans sa cuisine.
-Bon et bien Sherlock, à la prochaine.
John était déjà sur le trottoir et tournait le dos à son ancien appartement quand Sherlock, resté sur le seuil, l'interpella.
-On se revoit quand ?
-On verra bien ! lui répondit John qui attirait l'attention d'un taxi.
Sherlock referma la porte du 221B Baker Street ne sachant trop quoi penser de son entrevue avec… Son meilleur ami. Le câlin que John lui avait fait n'avait pas du tout eu le même effet que celui de Lestrade… Il avait bien sentit son pouls s'accélérer.
Puis quelque chose lui revint tout d'un coup en mémoire.
Hershel.
Qui était Hershel ?
Il monta chercher son téléphone et tapa le numéro de Mike Stamford.
