Les auteurs : Denis, Guillaume et Thomas.
Thème : Fanfic Final Fantasy 7, aventure/action/comédie/humour (déconseillé aux âmes sensibles)
Statut : démarrée le 01/09/2005
Chapitre : modifié le 12/11/05
Emails
:
Denis : denis(underscore)predator(a)hotmail(point)com
Guillaume
: maitredestenebre(a)hotmail(point)com
Thomas :
kaihansen3004(a)hotmail(point)com
Remerciements à Lilalou10 pour ses corrections.
Résumé du chapitre précédent : Suite à un malheureux détail technique foireux combiné à tous les trucs les plus invraisemblables techniquement possibles ou non, les trois camarades ont disparu de leur canapé.
Final Fantasy Beta 7.0.3 reloaded 2 la résurrection
Chapitre 1 : Spécialiste premier soin.
Au moment même où Denis avait pressé le bouton START de sa manette, Thomas fut aveuglé par une intense lumière et assourdi par un sifflement strident. Après ce qui lui semblait être une éternité, le monde cessa de tourner autour de lui, et peu à peu il arriva à reprendre connaissance. La lumière et le sifflement en profitèrent pour disparaître progressivement. Ouvrant difficilement les yeux, il se rendit compte qu'il était couché par terre dans un endroit sombre qu'il ne reconnaissait pas. Il se redressa difficilement en grognant :
- Mais qu'est-ce que je fous là…
En face de lui se trouvait Denis, qui assis à quelques mètres semblait dans un état comparable. Guillaume était quand à lui toujours couché et marmonna :
- On est mort ?
- Non, pas trop, lui répondit Thomas.
- Pffffff, même pas drôle.
- Ben en fait, ajouta Denis, on est dans un couloir noir avec un peu de lumière au bout, je trouve que ça y ressemble quand même assez…
Guillaume ouvrit alors les yeux et se redressa pour observer autour de lui. Ils étaient dans une sorte de ruelle très sombre coincée entre deux bâtiments à moitiés en ruines. On ne pouvait pas voir le ciel à cause des toits qui se touchaient, et la faible lumière ambiante venait effectivement du bout de la ruelle qui semblait bien animée vu qu'un léger brouhaha en provenait, accompagné d'une faible musique. Sur le sol à la fois poussiéreux et boueux se trouvaient donc trois gars à l'air complètement ahuri, assis devant de gros sacs à dos.
- Je savais bien que j'aurais pas dû dire autant de conneries hier soir, j'ai une putain de migraine, ronchonna Guillaume.
- Moi aussi j'ai mal à la tête… soupira Thomas. Mais pour une fois je peux presque affirmer que c'est pas tes conneries.
Un silence s'installa…
- Mais c'est pas vrai bordel, s'exclama Guillaume. Comment a-t-il fallu qu'il m'arrive une connerie comme ça alors que j'ai même pas picolé.
- Mais qu'est-ce qu'on faisait hier soir déjà ? s'interrogea Denis.
Un nouveau silence s'installa.
- J'arrive pas à réfléchir, conclut Thomas. J'ai trop mal au crâne…
- Sûrs et certains que j'ai rien bu ?
- Si, répondit Denis à la question de Guillaume. Du Sprites…
Denis attrapa alors le sac à dos qui se trouvait devant lui et commença à chercher comment l'ouvrir. Après quelques secondes de flottement, Thomas lui indiqua un coté du sac en disant :
- La fermeture éclair est là.
- Dites, remarqua soudain Guillaume. D'où ils sortent les sacs à dos ?
- Je sais plus trop, il était à coté de moi en me réveillant, lui répondit Denis. Et j'ai l'impression qu'il m'appartient.
Alors que Denis essayait de faire fonctionner la fermeture éclair (ce qui se révélait soudain atrocement difficile dans la pénombre, d'autant plus quant on n'arrivait même pas à penser), Guillaume et Thomas s'intéressèrent également aux sacs devant eux. Mais malgré plusieurs tentatives infructueuses, personnes n'arrivait à ouvrir un des sacs à dos… Thomas craqua en premier :
- Putain fait chier sale connard de sac !
- Personne n'a un couteau que j'explose ce truc ? manqua de hurler Denis.
- Moi si, répondit Guillaume. Dans mon sac justement. J'ai même l'impression que je me suis coupé avec… Ha non, c'est pas une impression…
Un long silence suivit, et il finit par rajouter :
- Si on allait vers la lumière pour y voir quelque chose ?
- Non, lui répondirent-ils en chœur.
- Vous êtes cons ou quoi ? J'me vide de mon sang là. Je vais crever…
- On s'en fout, lui répondit Denis.
- Oui, ajouta Thomas. Mais pour voir nos sacs, ça ne serait pas plus pratique ?
- Jamais, continua Denis. Je l'exploserai avec les dents s'il le faut, mais je ne me rendrai pas contre ce stupide sac.
- Mais fais pas chier, bordel, s'exclamèrent ses deux amis. On va pas rester dans cette rue éternellement. La majorité l'emporte.
- C'est grâce à ça que j'adore la démocratie, soupira longuement Denis. Les bouffons y ont toujours le droit de parole avec la majorité...
Thomas et Guillaume se barrèrent tranquillement, laissant ronchonner Denis dans son coin.
- Salut ! Et pense à nous écrire de temps en temps !
Finalement les trois compères arrivent à la lumière. Denis a en effet invoqué la règle numéro 1 de survie : ne jamais se séparer ! (Comme l'ont appris à leurs dépens tous les adolescents des productions « cinématographiques » américaines). Une fois dans la rue, Guillaume s'interrogea :
- Y a que moi qui me demande où on est ?
- Et comment on y est arrivé ? ajouta Denis. Tu as réfléchi à ça aussi ?
- Dites, remarqua Thomas, la zik ça vous rappelle rien ?
- Vaguement, répondit Denis, mais c'est pas possible…
Guillaume choisit quand à lui une toute autre méthode de réponse…
- ON EST DANS LA MATRICE ! Opérateur ! Je veux toutes les matérias Maître !
Un gros silence d'incompréhension écrasa Guillaume, qui passait visiblement pour un débile, le temps que ses amis parviennent à réaliser qu'il n'était pas si loin de la vérité.
Ils étaient tous les trois dans une sorte de taudis, avec des ruelles de terre où poussaient encore quelques herbes folles qui séparaient des bâtiments composés de bric et de broc, aux toits en toile et aux éclairages de néon qui envahissaient les devantures des magasins. Les enseignes leurs étaient familières, tout comme la configuration des rues. L'hôtel, le restaurant au milieu d'une petite place, le magasin de vêtements à sa gauche, l'infirmerie et la boutique de…
- Non ! s'écria Denis. La boutique de matérias !
- C'est pas possible ! hurla Thomas. On est à Midgar !
Tout en hurlant, Thomas pointa du doigt la monstrueuse plaque suspendue qui occupait tout le ciel au dessus d'eux. Le doute n'était absolument plus permis. Guillaume prit alors un air dépité et constata :
- Merde les matérias tombent pas du ciel, c'est quoi ces opérateurs pourris.
- Bon sang, dit Denis. Guillaume, on n'est pas dans la matrice ! On est dans Final Fantasy 7 !
- Je suis pas con non plus, c'était juste que je pensais plus rationnel d'être dans la matrice que dans Final Fantasy 7.
- Je vois pas trop comment tu trouves l'un plus rationnel que l'autre… réfléchissait à haute voix Thomas. Comment on est arrivé là ?
La musique d'ambiance put à nouveau s'exprimer pleinement quelques secondes, jusqu'à ce que le trio récupère la parole, en commençant par Thomas :
- Vous pensez pas qu'on rêve ? C'est le plus logique non ?
- Avec un mal de crâne comme ça ? Ca m'a l'air suffisamment réel pour que je n'ai pas besoin de me pincer… remarqua Denis.
Guillaume était devenu un peu pâle.
- Quoi ? lui demanda Thomas. T'as vu Séphiroth ?
- Haaaaa ! hurla Guillaume en levant sa main droite et en se mettant à sautiller sur place de douleur. Je saigne ! Je vais me vider de mon sang !
Sa main était en effet ensanglantée et une belle coupure lui traversait toute la paume de la main. Denis siffla et dit :
- Ha ouais, pas mal la blessure. C'est les os ou les tendons qu'on voit là ?
- Et tu souffrais pas avant ? s'interrogea Thomas.
- Déconnez pas, s'écria Guillaume. Faut faire quelque chose sinon je vais crever en me vidant de mon sang !
- On a peut-être des trucs de soins dans nos sacs ?
Tout le monde s'intéressa à nouveaux aux fameux sacs, qui commençaient à s'ennuyer un peu depuis la découverte du décor. Un nouveau choc attendait les trois amis.
- Mais c'est quoi ce sac à dos ! s'étonna Denis. C'est un paquetage de l'armée ou quoi !
Le monstrueux sac à dos kaki aux dimensions imposantes et bien rectangulaires semblait tout droit sortir des surplus militaires. A moins qu'il ne se révèle être un kit de camping pour survie en milieu extrême, étant donné la quantité surprenante de contenu qui semblait vouloir en déborder, et des points d'attache qui en recouvraient les flancs.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce machin ? s'exclama quant à lui Thomas. C'est trop la classe !
Celui de Thomas était de taille plus petite que la moyenne, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir l'air d'être rempli à ras bord. Il y avait des motifs de flamme qui remontaient sur les côtés et le devant du sac, avec une petite poche frontale qu'il s'empressa d'ouvrir.
- Je suis pas d'accord ! s'écria par contre Guillaume. Le mien il est moche !
En ce qui concernait le sac de Guillaume, il était noir, de taille plus ou moins conventionnelle, mais bien plus original avec ses lourds renforts de structure et ses curieuses sangles qui occupaient la majorité de la surface frontale.
- Bah, commenta Denis. Il est noir, c'est quand même plus la classe que si ça avait été rose bonbon !
- Mais je m'en fous ! Vous avez la classe avec vos sacs et pas moi !
- Non ! s'exclama Thomas. Moi, j'ai la classe ! Et pas vous !
Thomas venait de sortir de la petite poche frontale de son sac une paire de lunettes de soleil avec des flammes sur les montures et se prenait soudain pour un dieu vivant.
- Bon, dit Denis pour détourner la conversation. Et si on pensait à sauver Guillaume ?
- Et si au lieu de fouiller dans nos sacs on allait à l'infirmerie en face pour le soigner ?
- On paye avec quoi ? T'as des Gils ? lui demanda Denis.
- Merde, je vais vraiment crever là…
Tout le monde se mit à fouiller le contenu de son sac. Tâche curieusement plus facile une fois qu'on avait de la lumière et les idées un peu mieux en place, ajouté au fait le contenu du sac semblant finalement pas si chargé que ça, et assez organisé même (mais ça n'allait pas durer longtemps, à l'évidence). Ce fut Thomas qui s'écria en premier après seulement quelques dixièmes de secondes :
- Tadaaam !
- C'est quoi ce truc ? demanda Guillaume perplexe.
- Un spray de soin ! lui répondit Thomas.
- Mais… remarqua Denis. Y a pas ça dans Final Fantasy ?
- Et alors on s'en fout, tu crois qu'ils ont des sacs à dos dans Final Fantasy ? commenta Thomas alors qu'il commençait à secouer la bouteille pour en asperger la plaie.
- Tiens c'est con ça j'y avais jamais pensé. Aucun des héros n'a de sac à dos…
Alors que Guillaume restait perplexe à la remarque de Thomas, ce dernier commença à appliquer le spray sur son patient.
- Attention, s'exclama-t-il, ça va piquer un peu, c'est de l'alcool à 70°.
- Naaaaaaaaannnn !
- Mouarf, je déconne, t'inquiète pas.
- Bon sang, observa Denis. C'est moi ou ça cicatrise à vue d'œil ?
- Y a pas de doutes, on est pas dans notre monde.
Guillaume resta silencieux à la remarque. Une petite larme apparaissait au coin de l'œil. Denis l'observa avec curiosité.
- Ben qu'est-ce que t'as Guillaume ? On dirait que t'es en état de choc ?
Guillaume resta silencieux, mais visiblement il lui arrivait quelque chose…
- Ha merde ! s'écria Thomas. Y a marqué que c'est de l'alcool à 90° !
- YAAHAAAAA ! JE VAIS TE BUTER SALE ENFOIRE !
