Tout le monde, ou presque, c'est déjà demander comment Harry et Ginny se sont retrouvés après les événements de l'année passée. Et bien voici ma vision des choses je dirais !

Sur le chemin qui le mena à Ginny il se demanda ce qu'il pourrait dire. " Hey salut Ginny, sans rancune, pour ton frère Fred qui est mort, on ressort ensemble et on oublie tout ? " Cela risquait d'être difficile avec Ginny, elle avait un caractère bien trempée à la Weasley. C'était d'ailleurs une des raisons pour laquelle elle lui était si chère. Arrivé devant le terrain, une peur irrationnelle s'empara de lui. Ne pouvant plus reculer, il s'avança au milieu du terrain doucement, sans oser lever la tête pour croiser la jeune femme. Arrivé au milieu il ne put toutefois retarder ce moment infiniment. Il releva la tête et scruta les gradins. Personne. Il tourna sur lui-même plusieurs fois en regardant bien autour de lui, mais rien.
- Ginny ? cria t-il.
- Harry ? lui répondit une voix surprise qu'il reconnu immédiatement comme celle de Ginny.
Il se retourna subitement en percevant sa voix. Elle se tenait non loin de lui dans un recoin caché à la vu de tout le monde, et de lui par la même occasion. Elle était recroquevillée en boule tenant ses genoux avec ses mains qui était crispées sur son jean, le visage parsemée de larmes et les cheveux en bataille. Elle se releva péniblement, en soufflant, sans doute courbaturée d'être restée si longtemps assise. Elle était dans un triste état. Il l'observa, son cœur battant à cent à l'heure. Alors qu'il allait parler, elle se mit à courir à toute vitesse pour lui sauter dessus, crochetant ses mains autour du cou du jeune homme et entourant sa taille de ses pieds. Il réagit instantanément et l'enserra de ses bras pour la maintenir et éviter qu'ils ne tombent par terre.
- Mon dieu ! murmura-t-elle en enfonçant son visage dans le cou d'Harry. Et c'est alors qu'elle se mit à pleurer ce qui fendit le cœur de son ami, qui ne sachant que faire, resserra encore plus ses bras autour de Ginny. Il inspira profondément l'odeur si délicieuse de la jeune fille.
- Si c'est un rêve, pitié, que l'on ne me réveille jamais.
- Tu es là, Harry. Dis-moi que tu ne pars pas, plus jamais. Plus jamais sans toi.
- Je te le promets, dit Harry solennellement.
- Comment vas-tu ? Je t'ai vu ... tout à l'heure... tu étais..., s'inquiéta Ginny en reculant un peu sa tête pour observer le visage d'Harry.
- Je pourrai te retourner la question. Mais je vais bien, oui. Je viens de terminer un périple de plus de 6 mois à travers le pays, d'affronter de terribles épreuves, d'avoir mis en danger mes deux meilleurs amis et de tuer Tom Jedusor. A part ça et le fait que tu m'aies manqué atrocement pendant ses longs mois, je vais bien oui.
- Qu'est ce que je devrais dire moi alors ? J'ai du patienter pendant tout un été à te regarder sans pouvoir passer du temps avec toi, car tu étais trop occupé à tes affaires pour te préoccuper de moi, puis vous êtes tous les trois partis précipitamment sans m'avoir fait le moindre adieu. Le pire c'est que Dolohov est arrivé peu après votre départ. Et puis je ne sais pas comment... il... il s'est dirigé directement vers moi et m'a infligée le sortilège Doloris en m'ordonnant de lui révéler où tu étais. Je ne sais pas comment il a pu savoir pour nous deux, j'ai eu de la chance je n'ai pas eu à mentir puisque je ne savais absolument pas où tu étais alors il s'en est allée, mais pas sans me lancer encore une fois un sortilège de torture. Je n'avais aucun moyen de vous savoir en vie. Puis l'école à recommencé. Là bas c'était pire, je me rappelai de chaque moment passé, dans chaque recoin de Poudlard, avec toi. J'ai cru que j'allais mourir. Heureusement Luna et Neville étaient là pour moi. Pour contrer le coup de ton départ, je me suis investi encore plus dans l'Armée de Dumbledore, en contrecarrant les plans de Rogue et de sa clique, au point de me faire punir, j'ai failli y rester mais par chance, je m'en suis sortie difficilement. Ma mère m'a ordonnée de rentrer à la maison en prétextant qu'elle s'inquiétait trop et que le climat de Poudlard devenait trop dangereux pour moi. Je me suis retrouvé à m'ennuyer chaque jour sans pouvoir rien faire pour mes amis restés à Poudlard ou pour vous trois. La crise de folie me pointait au nez. Pas de nouvelles de toi. Et puis cette bataille, sans vraiment pouvoir te parler, je te regardai du coin dans l'œil n'osant rien faire. Je me battais contre des Mangemorts alors que mon esprit était à des miles de là. J'ai cru que j'allais y rester. Ma mère m'a sauvé en tuant Bellatrix. Fred est mort, et je n'ai rien pu faire. Et pour couronner le tout j'ai du te regarder essayer de tuer le plus grand mage noir de tous les temps, avant de te voir tomber. Non vraiment c'était du gâteau ! ricana-t-elle ironiquement en pleurant encore plus.
Harry fut surpris par la tirade de Ginny, par son assurance et son honnêteté. Le fait que Dolohov l'ait toturée confirmait ses pires craintes : tout cela ne serait jamais arrivé s'il ne l'avait pas mis autant en danger dès le début en décidant de commencer réellement leur relation. Il avait raté sur toute la ligne. Il la lâcha tendrement. Ginny se retrouva sur ses pieds sans trop comprendre la réaction d'Harry. Il enroula tout de même ses bras autour de la taille de la jeune fille, reprenant confiance, il la fixa intensément dans les yeux. Elle fut étonnée de l'aplomb de celui-ci.
- Qu'est ce que ... ? questionna-t-elle.
- Tu es la fille la plus courageuse que je connaisse, Ginevra Molly Weasley. Mais aussi la plus belle, rusée et têtue. Je sais que je ne te ferai jamais changer d'avis. J'aurais trop à y perdre. Mais répond moi sérieusement à ceci. Si tu m'aimes vraiment, dis le moi. Au contraire, si tu ne te sens pas capable de vivre avec moi un instant de plus, alors je préfère que tu me le dises là maintenant, ce sera plus facile pour nous deux, je ne veux pas y croire vainement, je m'en remettrai même si j'en doute tout de même. La vie que j'ai mené jusqu'à présent ne reflète absolument pas ce que je souhaite te donner, et j'ose espérer que ce que je suis en mesure de te donner, te suffira ...
- Tu sais que tu es vraiment idiot toi ? Comment peux-tu dire de telles choses ? Je serais capable de tout pour te prouver la maintenant que je t'appartiens pleinement et ce depuis le début et pour toujours. Si tu n'es pas capable de ...
Elle ne put terminer sa phrase, Harry l'embrassa passionnément, avec toute la force de son amour. Jamais il ne s'était sentit aussi vivant. Le baiser sembla durer des heures, aucun des deux ne voulait lâcher l'autre. A chaque minute le baiser se faisait plus intense. Harry caressait du bout des doigts les cheveux roux de la jeune femme puis son dos. Alors qu'elle fourrageait ses doigts dans les cheveux d'Harry. Jamais il ne l'avait senti, et ne s'était sentit, aussi passionné. Ce fut Ginny qui arrêta leur élan, en reculant légèrement son visage tout en gardant ses mains qui cadraient le visage d'Harry. Il la scruta intensément, ses pommettes étaient rouges, ses yeux marron pétillaient, ses cheveux roux flamboyants retombaient sur ses épaules et son sourire heureux la rendait particulièrement belle. Il aimait tout chez elle. Vraiment tout. Pendant ce temps Ginny reprenait son souffle tout en le fixant. Elle aussi l'observa. Ses yeux verts étincelants qui la regardaient en ce moment même avec amour, ses cheveux noirs en bataille, ses lunettes qui le rendaient, bizarrement, attirant et cette cicatrice qui le rendait si particulier et unique. Ils se regardèrent longuement jusqu'à ce que Ginny rompe enfin le silence :

- On est supposés faire quoi, là maintenant ? questionna-t-elle.

- Tout ce que tu veux. Je n'en ai aucune idée.

- Tu va peut être m'en vouloir, mais je suis crevée, je n'ai pas réellement dormi depuis longtemps ...

- Tout ce que tu veux, répéta t-il, en la prenant par la taille et en l'entrainant à l'extérieur du terrain.

Elle le stoppa.

- Pas si vite ! A mon avis ce sera difficile de trouver un lit dans Poudlard, avec le monde qu'il y a. Le peu de chambres qu'il reste doivent être dans un sal état. Si on restait ici ? demanda-t-elle. Il parut intrigué alors elle répondit à son interrogation silencieuse. Il y a toujours le lit de l'infirmerie sous les gradins près des vestiaires. C'est mieux que rien.

- Tu connais mieux Poudlard que moi ! s'offusqua t-il en partant dans un grand éclat de rire en voyant la mine contrite de la jeune Gryfondor. Allons-y.

Ils s'avancèrent vers le lieu indiqué par Ginny. Les couloirs sombres se succédaient, longs et interminables comme si on avait voulu que personne ne trouve ce coin. Il s'avéra que ce n'était pas si mal que ca. Deux lits étaient au milieu d'une pièce étriquée, plongé dans l'obscurité à cause du soleil qui était couché depuis longtemps. Ginny alluma la lumière pour mieux inspecter les lieux.

- Ouais, ca fera l'affaire. Nan ?

- J'ai vu pire crois-moi, dit-il en souriant.

Il hésita pendant un instant. Dormir avec Ginny le tentait énormément mais il ne savait comment formuler sa requête.

- Hum ... Viens.

Il ne savait quoi dire, à la place, il prit la main de Ginny, ferma la porte, éteignit la lumière et s'avança vers le premier lit. Il entrouvrit les couvertures. Mais avant il devait comme même lui poser la question, il ne devait rien lui imposer. Ca aurait été gênant et impoli.

- On dort ensemble ? Si tu ne veux pas ou que tu préfères dormir seule parce que t'es fatigué, dis le moi.

- Ne t'inquiète pas, Harry. Ca ne me dérange aucunement. Au contraire.

Il s'allongea s'installa sous les couvertures, puis tendit une des ses mains vers elle, en souriant. Elle s'en empara avidement et s'allongea à son tour, en se lovant contre le torse du Gryfondor. Il réajusta les couvertures pour qu'elle n'ait pas froid. Elle souleva sa tête et le regarda intensément.

- Je suis bien ici.

- Moi aussi. Quel honneur de dormir avec toi, Miss Weasley ! rigola t-il.

- Je te retourne le compliment, Mr Potter, dit-elle en rigolant avant de bailler dans une mimique qui fit chavirer le cœur d'Harry.

- Il est temps de dormir. Bonne nuit Ginny, dit-il en baisant son front amoureusement.

- 'Nuit Harry, murmura-t-elle en fermant les yeux.

Il la serra contre lui avant de tomber, lui aussi, dans les bras de Morphée.