Titre original : Dead Line
Auteur: Meganekko
Traductrice: Naeloj
Beta: Konosuke
Disclamer: Tout appartient à Hiromu Arakawa et à Meganekko…La vie est dure
Résumé : Lorsqu'Edward se fait enlevé par des tueurs en série, Roy est le seul qui puisse le sauver. Mais va-t-il le faire avant minuit ? RoyEd
L'Ultimatum
Chapitre 2: Phone Calls
(Appels téléphoniques)
C'était environ deux heures de l'après-midi lorsque le Colonel fut soudainement (et selon lui, rudement) réveillé de sa sieste par la sonnerie du téléphone.
Il soupira fortement, en frappant la pile de paperasse sur le bureau où il avait posé sa tête. Maudissant celui qu'il l'appelait, il se blâma lui-même de ne pas pouvoir cramer la personne qui le dérangeait.
« Oui ? » répondit-il séchement.
« Euh…Colonel Mustang ?» fit une petite voix dans le téléphone, une voix que Roy reconnut immédiatement comme celle du petit frère d'Edward.
« Alphonse ? Que se passe-t-il ?»
« V-vous n'auriez pas vu mon frère aujourd'hui ?»
Roy passa sous silence le fait qu'il n'avait vu personne car il s'était isolé et s'était endormi dans son bureau. Il répondit d'une voix aussi neutre qu'il put en étouffant un baillement :
« Je suis désolé Al. Je ne l'ai pas vu. »
« Oh. » Roy put sentir l'inquiétude percer dans la voix du plus jeune des Elric.
« Il s'est probablement endormi à la bibliothèque. Il m'a dit qu'il allait à celle de Kite Street. Pourquoi n'essaierais-tu pas de le chercher là-bas ? »
« D'accord, merci.» Alphonse raccrocha, laissant Roy se demander où Edward pourrait être tout en raccrochant le combiné.
Un moment Pourquoi je m'en soucie ? Le FullMetal peut s'assumer seul, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Est-ce que je me suis vraiment inquiété pour lui d'ailleurs ? Mais peut-être qu'il a des problèmes ? Peut-être qu'il a besoin d'aide pendant que je reste assis en tentant de l'ignorer ?
« Assez !» rugit Roy, pestant contre lui-même. « FullMetal va bien. Il est entrain de dormir sur une pile de livres à la bibliothèque de Kite Street. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter. »
Roy eut un sourire méprisant à la pensée de petit adolescent tandis qu'il se rendormait : ses lumineux yeux dorés enfin calme, couvert et bordé d'étonnamment longs cils noirs. Sa bouche légèrement ouverte, sa respiration passant doucement à travers ses lèvres roses comme des pétales, ses cheveux d'or tombant sa peau tout aussi douce…
« AAAH ! ASSEZ !!» hurla Mustang, interrompant l'imagination trop active de son cerveau.
« Que se passe-t-il? » la voix d'Hawkeye traversa la porte, étonnée par le soudain éclat du Colonel.
« Rien Lieutenant»
« Bien Colonel»
« Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?» se questionna silencieusement Roy en passant ses mains gantÈs dans ses cheveux sombres. « Je n'aime pas le FullMetal. Je ne l'apprécie pas. C'est mon subordonné. Il est trop jeune. Il est trop détestable. C'est un homme bon Dieu ! Je ne l'aime pas !»
« Si, tu l'aimes » dit une voix narquoise dans son esprit, voix qui sonnait exactement comme celle de l'homme en question.
Une bataille de « Si / Non » ragea dans l'esprit de Roy durant plusieurs minutes avant que le téléphone ne sonne une nouvelle fois.
Roy prit le combiné et répondit avec un froncement de sourcils : « Allô ? »
« Est-ce que je parle au Colonel Roy Mustang, Alchimiste de feu ?» dit une voix rauque d'homme
« Oui…» répondit précautionneusement Roy
« Ecoutes attentivement: on en a un autre.» Roy voulut l'interrompre mais l'homme continua. « Ne dis rien, je n'ai pas encore fini. Je te défie de dire que tu ne sais pas qui c'est, patrouilleur paranoîaque. On en a pris un qui va faire devenir cette affaire plus personnelle.»
« Je ne sais pas de quoi vous parlez » dit froidement Roy
« Je pense que si. Veux-tu l'entendre crier ? Peut-être que tu trouveras alors son identité. »
Roy ne sourcilla pas, priant l'inconnu de ne pas lui faire entendre ce son :
« Que faites-vous ? » demanda-t-il en maintenant une voix calme et distante tandis qu'une tempête d'inquiétude rageait dans sa tête.
L'homme en rit
« Tu essayes vraiment de rester impartial, n'est-ce pas Mustang ? Tu es déterminé à ne pas voir le lien entre tous ces meurtres… Mais ce n'est pas dure à trouver, sûrement que tu sais déjà de quoi je veux parler. »
« Non…»
« Alors laisses-moi te l'expliquer. Toutes ces filles qui sont mortes, qui , à ton avis, les a toutes charmées et ensuite leur a brisé le cœur en les laissant se réveiller seules ? Qui a tout oublié d'elles et a continué à mener sa carrière si parfaite ? »
Roy ouvrit grands ses yeux sous la surprise. Pour toute réponse, il parvint seulement à haleter, permettant à l'homme de continuer.
« Maintenant que tu as compris, je vais te donner une chance de trouver ma victime avant que je ne la tue. Tu as peu de temps, garde le bien en tête. J'aime prendre mon temps… Ma victime essaie vraiment de ne pas crier, mais j'attendrai. Je veux l'entendre crier et supplier pour avoir la vie sauve. Oh, tu veux entendre ? Je pense qu'ils ont commencé… Ecoutes ! »
Roy écouta attentivement, la crainte s'insinuant en lui comme une bête sauvage. Il attendit quelques secondes, puis…
Il entendit un cri, étouffé comme un bruit en arrière-plan d'une conversation téléphonique, feutré et indistinct.
« Arrêtez ! Laissez-moi…! »
Ces trois mots furent tout ce qu'entendit le Colonel avant que la voix rauque de l'homme ne continue.
« Je pense qu'il a encore… oh…. Disons jusqu'à minuit avant d'être complètement brisé. C'est une petite chance… Alors, retrouve-nous ! »
La ligne mourut dans un clique, mais le cri étouffé restait. Ces trois mots résonnant encore dans l'esprit de Roy.
Cette voix, il connaissait cette voix… C'était… Cela ne pouvait être personne sauf…
Edward.
Roy s'autorisa cinq secondes pleines pour essayer d'apaiser le choc.
« Edward…» murmura-t-il, sentant le froid l'envahir
Il se leva de sa chaise, la fit tomber et s'empara du téléphone. Il composa précipitamment un numéro qu'il utilisait souvent, la sueur froide coulait le long de son visage tandis qu'il entendait la sonnerie du téléphone se répéter encore et encore.
« Bon sang, réponds ! Tu vas – »
« Yo, c'est Hughes! Oh Roy?!»Hughes s'arrêta pour écouter avec attention ce qu'allait lui dire Roy après s'être présenter et avoir juré.
« Maes, as-tu entendu quelque chose à propos d'un autre kidnapping ? Rien ? »
« Roy, calmes-toi. » Hughes était choqué par la panique qui transparaissait dans la voix habituellement froide de son ami. « Qu'est-ce qui se passe ? »
« Ils ont enlevé Edward ! » La voix de Roy sonnait comme s'il était au bord des larmes, quelque chose que son ami de longue date n'avait pas entendu depuis près de six ans.
« Roy, calmes-toi et expliques-moi. Qui a enlevé Edward ? »
Ce n'est qu'à ce moment-là que Hughes remarqua que Roy avait appelé l'adolescent Edward. C'était inhabituel pour le Flame Alchemist, lui qui avait toujours aimé affirmer sa position en tant que supérieur du FullMetal et qui s'était toujours adressé à son subordonné par son titre.
« Ils viennent de m'appeler. Je l'ai entendu crier. Ils l'ont enlevé, le font hurler Maes ! Dis-moi si tu sais quelque chose ! Ils m'ont dit que j'avais jusqu'à minuit pour le retrouver ! S'il-te plait Maes, je n'ai pas le temps ! »
« On m'a rapporté qu'il y a eu du grabuge près de…» Le froissement du papier résonnait dans le téléphone. « Oh, Kite Street. Apparement, ils ont trouvés…»
Roy sentit ses lèvres trembler lorsqu'il étouffa le gémissement d'horreur qui les traversait.
« Roy?»
Kite Street, la bibliothèque de Kite Street. Si Edward avait été enlevé là, Roy aurait pu l'arrêter, il aurait dû ordonner à l'adolescent de rentrer de suite à la maison.
« Roy, viens au Département des Investigations, okay? »
« Quoi ? »
« Viens me voir au Deuxième Laboratoire, j'ai besoin que tu voies certaines choses. »
« D'accord. » répondit Roy. Il raccrocha sans prendre le temps pour les formules traditionnelles de fin de conversation
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Vingt minutes plus tard, après avoir quitté son bureau, ordonné à Hawkeye de superviser ses hommes et hurlé sur Fuery parce qu'il souriait, Roy arriva en coup de vent dans le sus-mentionné Deuxième Laboratoire. Il trouva immédiatement Hughes car personne d'autre n'était présent.
« Hughes! »
Hughes releva la tête du livre qu'il lisait avec attention. Une expression sérieuse dominait son visage habituellement convivial.
« Ce sont les indices qu'ils ont ramassés dans une ruelle près de Kite Street. Visiblement, il y a eu une bagarre, on a aussi trouvé des traces de sang et … » Hughes tendit à Roy un long ruban avec une étiquette. «…Est-ce que cela te rappelle quelque chose ? »
Roy prit le ruban, l'esprit submergé par le flot de souvenirs de la nuit précédente tandis qu'une boule se formait dans sa gorge.
« C'est…c'est le ruban d'Ed. Il le portait dans ses cheveux la nuit dernière. Maes, j'y étais, j'aurais pu… J'aurais dû le protéger ! »
Roy se secoua immédiatement la tête alors que le cri d'Edward résonnait à nouveau dans son esprit
« Ce n'est pas ta faute ! » dit Hughes avec emphase en plaçant une main sur l'épaule de Roy.
« Je dois le trouver ! J'organiserai des recherches ! Je chercherai partout ! »
« Roy, arrêtes un moment, veux-tu ? As-tu remarqué quelque chose d'étrange la nuit dernière ? Tu étais de patrouille à Kite Street, n'est-ce pas ? Rien qui n'était pas à sa place ? »
« Je n'ai vu qu'Edward. Il allait à la bibliothèque. Nous avons discuté un peu puis nous nous sommes séparés. »
« C'est tout ? »
« C'est tout. » Roy baissa la tête. « Maes, ils m'ont dit que tous les meurtres me concernaient ! Toutes les filles qui ont été tuées, je suis sorti avec elles ! C'est ma faute, ils essayent de me blesser et maintenant, Edward est… »
« Hé ! les seuls fautifs sont ces meurtriers ! Ne te blâme pas ! Nous devons retrouver Edward et nous le trouverons. Avant qu'ils…» Hughes ne put exprimer l'état dans lequel serait le blond, laissant sa phrase finir dans le néant.
« Mais je n'ai aucune preuve. Je suis juste là, debout sans rien faire, pendant qu'Edward se fait torturer ou violer, qu'en sais-je ! Je ne peux simplement pas rester ici parce qu'il a besoin de moi, et qu'il n'est pas ici ! »
Le Colonel se retourna, serrant dans sa main le ruban rouge, et commença à courir vers la porte lorsque le téléphone de Hughes sonna. Ce son terrifiait maintenant l'homme aux cheveux noirs.
« Oui? » répondit Hughes d'une voix étrangement relaxée. « Oui…Pourquoi ? »
Roy avait l'impression d'être sur des charbons ardent alors qu'il écoutait les quelques brides de conversation qui pouvait entendre. Maes se tourna et lui tendit le combiné.
« C'est pour toi. »
« Allô ? »
Roy s'appuya sur la table et prit les preuves ramassées, gardant une voix calme. Ses yeux restaient inquiets et tristes. Hughes le remarquant en l'observant attentivement.
« Colonel Mustang, tu as déjà gaspillé une heure de ton temps. Tu ne veux pas venir chercher notre nouvelle victime ? Il est vraiment attirant… Je peux comprendre pourquoi tu vas venir. Pourquoi tu le regardes avec ce sourire spécial… Tu l'aimes, n'est-ce pas ? »
« Arrêtez de jouer à ce jeu malsain et laissez Edward partir !!» hurla Roy, perdant pour la première fois son sang-froid.
« Oh…C'est Edward. Il a un nom maintenant. Il semblerait que j'aie misé juste sur la personne qui ferait de cette affaire quelque chose de personnel… Je suppose que c'est l'Alchimiste d'Acier ? J'y ai pensé en voyant son automail.» L'homme claqua sa langue avec désapprobation. « Honte sur toi, Mustang. Tu sais que les relations entre militaires sont habituellement interdites.»
« Ne….Vous ne savez rien ! Vous feriez mieux de…»
« Quoi? Tu vas me poursuivre? Tu vas venir chercher ton chien avant que je ne le tue ? Il gémit comme un petit animal perdu, et il reste du temps avant minuit. Le temps s'écoule et pendant ce temps, il va saigner et saigner jusqu'à ce qu'il meurt !»
Roy resta silencieux, espérant pouvoir tuer grâce à son esprit.
« Je suppose que je peux te donner un indice ? …Hmm… Laisse-moi voir, pourquoi ne retournerai-tu pas à l'endroit où tu lui as fait ton sourire spécial ? Tu trouveras quelque chose qui t'aidera peut-être. Oh, ton Edward veut te dire au revoir !»
Un autre cri résonna dans le téléphone, si fort que même Hughes entendit.
« Arrêtez ! Laissez-moi !!»
« Et c'est faaait. »
La ligne mourut.
